51° 02′ 18″ N 2° 22′ 39″ E / 51.038333, 2.377500
Pour les articles homonymes, voir Dunkerque (homonymie).Dunkerque (prononciationDuinkerke en néerlandais, prononciationDuynkercke/Duunkerke en flamand occidental) est une ville française, sous-préfecture du département du Nord et de la région Nord-Pas-de-Calais. La ville est baignée par la Mer du Nord. Ses habitants sont appelés les Dunkerquois et les Dunkerquoises.
Historiquement, la ville et ses alentours ont appartenu au Comté de Flandre et ils relèvent de la zone linguistique flamande. De par sa position sur la Mer du Nord, la ville a depuis toujours suscité les convoitises.
La commune a été classée trois fleurs en 2009 au concours des villes et villages fleuris et son port est Pavillon Bleu en 2005 2006, en 2007 en 2008 et en 2009.
Les armes actuelles de la ville se blasonnent ainsi :
Coupé, en chef d'or au lion passant de sable, armé et lampassé de gueule, en pointe d'argent à un dauphin couché d'azur crété et oreillé de gueules.
La citation « Dunkerque a bien mérité de la Patrie » récompense l'héroïsme des habitants de la ville lors du siège de Dunkerque en 1793. La citation « Ville héroïque, sert d'exemple à toute la Nation » fut attribuée à Dunkerque en 1917. Quant aux médailles, elles sont de gauche à droite:
Drapeau de DunkerqueLe drapeau de Dunkerque est argent fascé d'azur, c'est-à-dire sur un fond blanc se trouve 3 bandes bleues, la bande la plus basse étant bleue. L'histoire de ce drapeau est peu connue : sous la domination espagnole, la marine dunkerquoise a un pavillon qui lui est propre. En 1662, alors que Dunkerque devient définitivement française, le roi Louis XIV, flattent les corsaires dunkerquois en leurs offrant un pavillon particulier afin de favoriser la course sur mer, délivré le 24 juin 1684, il est alors blanc chargé d'une croix bleue en son milieu. Durant le siècle suivant, les dunkerquois conservent deux pavillons : le premier bleu et blanc, et le second qui est une croix rouge sur fond blanc. Le 8 décembre 1817, le drapeau de Dunkerque est remplacée par décret officiel par le pavillon de l'arrondissement de Cherbourg, qui est blanc orné de deux bandes bleues. Au fil des temps, le drapeau porte une bande en plus et devient celui que l'on connait aujourd'hui
Dunkerque est la sous-préfecture la plus septentrionale de France, située dans le département du Nord à 70 km au nord-ouest de Lille et à 295 km au nord de Paris. La ville est également sur le Méridien de Paris, et depuis 2000 sur la Méridienne Verte, lignes imaginaires traversant la France de Nord en Sud. Dunkerque est également baignée par la mer du Nord, c'est le troisième port de France en matière de tonnage.
Dunkerque appartient à la région naturelle du Blootland, caractérisée par un paysage plat et la présence de nombreux canaux contrôlés (notamment le Canal Exutoire).
La superficie de la ville est de 37,34 km2, ce qui fait de Dunkerque, la ville la plus étendue de plus de 20 000 habitants du Nord-Pas-de-Calais, devant notamment Lille et Calais.Situation de Dunkerque par rapport aux communes adjacentes:
Dunkerque bénéficie de l'influence océanique, mais la mer a en hiver gelé plusieurs fois depuis 200 ans sur le littoral. Le dunkerquois, situé sur un axe majeur de migration aviaire, d'importance paneuropéenne et pour tout le paléractique nord-occidental, a toujours été riche en oiseaux marins. Des albatros y étaient encore visibles dans les années 1800 et deux pygargues y ont par exemple été tués en 1934 et 1836 (empaillés et visibles au Museum d'histoire naturelle de Lille). Des phoques y étaient présents (le nom du « banc des phoques » en témoigne), et leur population semble se reconstituer sur le littoral régional.
La biodiversité a fortement régressé en raison de l'artificialisation et de l'industrialisation des milieux, mais la communauté urbaine et la ville, via un Cadastre vert et la trame verte régionales et nationale cherchent à permettre sa restauration.
La station météorologique de Dunkerque est située au bout de la digue du Break, à côté de l'écluse Charles de Gaulle dans le port autonome de Dunkerque.
Le climat de la ville est tempéré océanique, il pleut relativement souvent et la variation de température est faible entre hiver et été, cette saison étant d'ailleurs rarement sèche.
La température minimale à Dunkerque a été atteinte en Février 1928, il faisait alors -18,0 °C, à l'inverse la température maximale fut de 38,2 °C le 19 juillet 2006.
Le 30 mai 1981, il est tombé 55 mm de pluie, et le 25 janvier 1990, le vent a soufflé à 155 km/h.
La ville est composée de plusieurs quartiers : Dunkerque-Centre, Dunkerque-Sud, Malo-les-Bains, Mardyck, Petite-Synthe et Rosendaël.
Ce quartier est le centre névralgique de la ville, sa superficie est de 2,65 km2 et 13 693 habitants y vivent.Le quartier correspond à la partie de la ville compris entre la gare, le canal « de Furnes » et le canal de Bergues, partie à laquelle s'ajoute la zone des Glacis.
C'est la zone correspondant à la place Jean-Bart, la place Charles-Valentin (place de la mairie) et le Centre Marine. Le quartier abrite la quasi-totalité des commerces de Dunkerque-Centre, les banques, le commissariat, le théâtre, l'église Saint-Éloi, le beffroi et bien sûr la mairie.
On y trouve plusieurs établissements éducatifs : entre autres le lycée Jean-Bart et ses classes préparatoires, le collège Guilleminot réputé pour ses sections sportives et l'établissement scolaire Notre-Dame-des-Dunes, mais aussi la caserne des pompiers, la poste centrale de Dunkerque, et les deux châteaux d'eau qui alimentent Dunkerque centre depuis 1903. Le quartier Saint-Gilles s'articulait naguère autour de la rue du même nom alors célèbre pour ses commerces. Elle fut nommée en l'honneur de Gilles l'Ermite.
La rue de Soubise qui traverse le quartier date de 1753.On y trouve le palais de Justice, et le collège Van Hecke.
La Citadelle a été construite à partir de 1659 par les Anglais, développé par La Motte-La-Myre et Claude Chastillon en 1662 et 1666, puis remanié par Vauban. La Citadelle accueille d'abord un gouvernement militaire, l'hôtel du gouverneur et une église, à partir de 1755 disparaissent les bâtiments militaires. Au XIXe siècle s'y installent des manufactures, puis des compagnies maritimes. Aujourd'hui s'y trouve notamment l'université du littoral et le siège de la communauté urbaine de Dunkerque.
Zone au Nord de Dunkerque-Centre, en construction actuellement, elle est située entre le canal exutoire, le quai des Anglais, la rue du Contre-Torpilleur et le Jardin des Sculptures. S'y trouve le LAAC (Lieu d'Art et d'Action Contemporaine).
Le quartier des Glacis dans son architecture actuelle date de l'après-guerre, car il fut totalement détruit pendant l'occupation allemande. Il est destiné alors à accueillir dans des chalets en bois, puis dans des HLM, les Dunkerquois de retour dans la cité de Jean-Bart quelle que soit leur classe sociale. S'y trouve, aujourd'hui, le collège Fénelon, l'église Saint-Jean-Baptiste, la patinoire et la piscine Paul-Asseman. L'avenue de la Libération qui traverse les Glacis fut renommée avenue de la Libération-Henri Loorius en l'honneur de l'adjoint au maire ayant tant contribué à l'essor de ce quartier. Le quartier doit son nom au fait qu'autrefois, la zone correspondait à la sortie de la ville et donc des fortifications, le glacis militairement parlant étant la zone au bas des murailles (s'entendant autrefois à la place du canal exutoire) où l'assaillant est le plus à son désavantage.
La Victoire s'articule autour de la statue de la Victoire, elle regroupe la « Petite Chapelle », le Leughenaer et la prison.
Une première gare est construite en 1875 et a pour effet de dynamiser le quartier. Détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est à nouveau édifiée en 1955. La création d'une gare TGV déplacée et d'une gare intermodale est en projet, tout comme la rénovation du quartier. La sous-préfecture fut construite en 1897, puis réhabilitée en 2005
Dunkerque-Sud est le quartier situé au sud-ouest du centre de la ville, sa superficie est de 1,1 km2 et il abrite 6 724 habitants en 1999.
La Basse-ville sort de terre en 1662 suite à la création d'une fortification entreprise par Vauban au Sud de Dunkerque. Elle est destinée à l'origine à abriter les matelots logés dans des îlots. En 1743, Dunkerque et la Basse-ville sont réunies au l'intérieur d'une même fortification, désormais séparées seulement par un canal. En 1864, on y construit l'église Saint-Martin. À cette époque s'y établissent bon nombre d'industries. Le creusement du canal exutoire en 1929 sur les fortifications, le canal devient alors la limite sud de la Basse-ville. Ce quartier est l'un des seuls à avoir traversé la seconde guerre mondiale sans grand dommage. On y trouve le lycée Vauban.
C'est la zone comprise entre la gare et Saint-Pol-sur-Mer
Il s'agit de la zone comprise entre Petite-Synthe, le canal de Bourbourg et l'avenue de la Belandrière
En 1666, la parcelle de terre comprise entre les canaux de Bergues et de Bourbourg, est à l'extérieure de la ville et appartient à la ville de Coudekerque-Branche. Le terrain abrite les stations des barques qui font les liaisons avec Bergues et Saint-Omer. En 1852, un historien rapporte que le terrain comporte de nombreuses usines, notamment des tanneries et des blanchisseries attirées par les mares et les ruisseaux de la parcelle. Le 3 février 1850, le nord de la parcelle est annexé par Dunkerque, car le roi des français Louis Philippe juge nécessaire l'édification d'une nouvelle enceinte, traversant le terrain, la partie à l'intérieure des murailles devient donc dunkerquoise. Cela à pour conséquence d'éveiller, à l'époque, la rancœur entre Coudekerquois et Dunkerquois, les premiers s'estimant volés d'une ressource économique. Le Quartier doit son nom à la construction au XVIe siècle, destiné à la pratique qu'un sport analogue au jeu de paume, se pratiquant avec un maillet : Le jeu de Mail. De nos jours, le quartier accueille en grande partie des habitations à loyer modéré, le nouveau pôle « santé » et le lycée de l'EPID.
Le quartier de Petite-Synthe est située au sud-ouest du centre, c'est le quartier situé entre l'avenue de Petite-Synthe (limite avec Saint-Pol-sur-Mer) l'autoroute A16 et la voix express, quartier auquel s'ajoute le quartier Dessinguez compris entre Saint-Pol et la voix express au nord de l'avenue de Petite-Synthe, ainsi que la zone industrielle de part et d'autre de l'autoroute.Les Dunkerquois sont 16 700 à vivre à Petite-Synthe, répartis sur une superficie de 11,45 km2.
Place Turenne (Malo)À l'origine Dunkerque était bordée de longs bancs de dunes. En 1775, Louis XVI cède les dunes à l'est de la ville à Dunkerque et Bergues. Au cours de l'année 1858, Gaspard Malo, un riche industriel, rachète à la ville 650 ha de dunes, afin d'en tirer profit. Il veut crée une station balnéaire dans la ville. Malheureusement, suite à des travaux dans le port. L'industriel est contraint de déplacer son projet vers l'est, la station balnéaire s'étendant alors sur le territoire de Rosendaël. Ce qui entrainera des querelles entre les villes notamment à cause du « Casino de Dunkerque » situé à Rosendaël. Gaspard Malo fait construire des hôtels, des cabines de plage et fait arriver les rails dans les dunes. La station devient un lieu de villégiature, on y fait construire de nombreuses villas au style architecturaux originaux. En septembre 1886, les habitants de la zone du casino demande l'érection de cette zone en commune portant le nom de « Rosendaël-Malo », mais le Conseil d'État refuse. Ce n'est pas le cas, le 21 juillet 1891 date à laquelle la loi créant Malo-les-Bains est promulguée, l'ancêtre de l'actuel boulevard de la République François-Mitterrand servant de ligne de démarcation entre les deux entités séparées. Dés 1892, le maire de Malo, Adolphe Geeraert entreprend de faire de la commune une véritable ville autour de la station balnéaire, il fait construire un hôtel de ville et une digue-promenade le long du front de mer. Au début du XXe siècle, Édouard Denièle fonde à la frontière orientale de la ville face à Leffrinckoucke, la station balnéaire de Malo-Terminus, qui comprend elle aussi une digue et un casino-hôtel. En 1932, les deux plages sont reliées via une grande digue raccordant les deux « Malo ». La ville comme toutes ses voisines subit le joug des deux guerres mondiales notamment au cours de la seconde, où la plage de « Malo-Beach » fut le point central de l'embarquement au cours de l'Opération Dynamo. Au cours de l'année 1959, on décide de construire une ZUP entre les deux stations balnéaire, c'est la naissance du quartier du méridien. C'est à cette époque que Malo-les-bains et Dunkerque soucieuses de mieux accéder aux ressources nécessaires à leur développement décide de fusionner. Le 17 décembre 1969, les deux villes ne font plus qu'une. Malo-les-Bains, l'un des pôles touristique de Dunkerque, jouit aujourd'hui de ses nombreuses infrastructures, Kursaal, casino, camping, patrimoine historique, mais surtout de sa longue plage qui font d'elle « la reine des plages du nord ». La superficie du quartier est de 3,76 km2 et, en 1999, 16 182 Dunkerquois y vivent.
L'histoire de Rosendaël commence lorsque des pêcheurs décident de s'installer à l'est de Dunkerque dans les dunes. En 1639, le creusement du canal de Furnes coupe le hameau en deux, trois siècles plus tard il deviendra la frontière sud de la ville. Le hameau étant en dehors des fortifications dunkerquoises, il subit de plein fouet, les différentes campagnes militaires qui s'abattent sur le dunkerquois, c'est le cas lors de la bataille des Dunes.En 1702, il est fait mention pour la première fois du nom de « Rosendalle ». La première partie du XVIIIe siècle, voit la construction de tavernes et de maison de plaisance :les « campagnes » dans le hameau. En 1768, la construction d'une chapelle fait du hameau un petit village. Au cours de la Révolution, le 27 février 1790, le village est intégré à la commune de Dunkerque. Trois ans plus tard, Rosendaël est anéanti lors du siége de Dunkerque pendant la Bataille d'Hondschoote. Après la reconstruction, Rosendaël devient une paroisse, celle-ci s'étend des glacis des fortifications de Dunkerque jusqu'à une taverne appelée « tente verte » à l'ouest, et du canal de furnes à la mer. Le 24 mars 1860, un décret consacre Rosendaël comme commune autonome occupant globalement le territoire de la paroisse, Téteghem et Coudekerque-Branche sont amputées d'une partie de leur territoire. La commune naissante aide Gaspard Malo a développé dans les dunes, une station balnéaire -Malo- en facilitant l'urbanisation. En 1891, Rosendaël perd la moitié nord de son territoire lors de l'indépendance de Malo-les-Bains. Privée de sa partie touristique, la ville devient « cité dortoir » pour les ouvriers travaillant à Dunkerque ou Leffrinckoucke. Une nouvelle fois, Rosendaël est meurtrie lors des bombardements de la Première Guerre Mondiale. La construction, en 1935, de l'hôtel de ville sonne le relèvement de la ville après la guerre. Au cours des années 30' est également construit à Rosendaël, le stade Marcel Tribut et la quartier« Excentric » œuvre de François Reynaert. Rosendaël est relativement épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. Le 8 octobre 1971, le conseil municipal de Dunkerque propose la fusion des deux villes à celui de Rosendaël qui répond favorablement, la ville est ainsi intégrée à Dunkerque le 1er janvier 1972. Quatre ans plus tard, Claude Prouvoyeur, maire de Dunkerque, implante à Rosendaël, le centre hospitalier de Dunkerque.
L'entrée de MardyckAujourd'hui, Rosendaël compte 18 272 habitants, vivant sur une superficie de 3,97 km2.
Le quartier de Mardyck est détaché du reste de la commune, sa superficie est de 8,69 km2 et 375 Dunkerquois y habitent.
Dunkerque est à proximité de deux autoroutes, d'une part l'A25 qui commence à Bergues et qui est reliée à Dunkerque par la N225, permet d'accéder à Lille et Paris (via l'A1), d'autre part l'A16/E40, la lie à Calais, à Boulogne-sur-Mer, au Tunnel sous la Manche, à Ostende, à Bruges et à Bruxelles, plusieurs sorties desservent Dunkerque : la sortie 52 dessert le Port industriel, la sortie 53 dessert le Port rapide et Mardyck, la sortie 54 dessert Mardyck et le Port-Est, la sortie 57 dessert le Port-Est et Petite-Synthe, la sortie 58 dessert Petite-Synthe, la sortie 59 dessert Dunkerque-Sud, la sortie 60 dessert Dunkerque-Sud et Dunkerque-Centre, la sortie 62 dessert Dunkerque-Centre, Rosendaël et Malo-les-Bains enfin, les sorties 63 et 64 desservent Malo-les-Bains et Rosendaël.
L'A25 a été achevé en 1972, il s'agissait à l'époque de relier Lille au port de Dunkerque alors en plein essor. Quant à l'A16/E40 , elle a été mise en service le 15 juin 1993, afin de relier les trois ports du Nord-Pas-de-Calais (Calais-Boulogne-sur-Mer-Dunkerque) ainsi que le Tunnel sous la Manche.
Dunkerque est également sur le trajet de plusieurs Routes Nationales: l'ex-N1 relie Paris à Bray-Dunes via Amiens, Montreuil-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer et Calais (La N1 est rebaptisée aujourd'hui D601 dans le département du Nord et cela depuis que sa gestion a été rétrocédée par l'État au département), l'ex-N225 (La N225 est rebaptisée aujourd'hui D625 pour la même raison que l'ex-N1) joint l'A16 à l'A25 et la N353 relie Fort-Mardyck à Dunkerque.
Des liaisons ferroviaires directes sont assurées au départ du centre-ville à destination de Paris (à 1 h 35 ou 2 h en TGV, selon les liaisons), Lille (à 35 minutes en TERGV), Arras et Calais (trois liaisons par jour, sauf les dimanches et fêtes).
La gare de Dunkerque est la première gare de marchandises de France avec un trafic annuel d'environ 12 millions de tonnes.
Bien que le potentiel existe, la liaison ferroviaire Dunkerque-La Panne-Gand n'est aujourd'hui plus utilisée. Les lignes de bus numéros 2 et 3 de DK'Bus Marine assurent cependant encore le transport de passagers entre Dunkerque et la Belgique.
Le canal Dunkerque-Escaut, qui est à grand gabarit, relie Dunkerque à Valenciennes et prochainement au futur canal Seine-Nord Europe.
L'aérodrome Louis Blériot, situé à Marck, dessert à la fois Dunkerque et Calais. L'aérodrome des Moëres dessert également Dunkerque.
La ville de Dunkerque et son agglomération (Dunkerque grand littoral) de 18 communes, sont desservis par la société DK'Bus Marine par neuf lignes régulières, des lignes de service à la demande. Elle transporte un peu plus de 15 millions de voyageurs annuels, parcourant un peu moins de sept millions de kilomètres annuels. Le trajet des lignes dépend de l'heure et de la période (scolaire ou vacances/férié), ainsi on a par exemple le « 2A » et le « 2 ». Toutes les lignes hormis le 9, passe par la gare de Dunkerque. Un ligne 10 (navette plage) existe également pendant les mois de juillet et août qui fait le trajet de la ligne 3 entre la gare et l'arrêt Malo plage.
Les différentes lignes de busLe nom de Dunkerque provient du néerlandais Duinkerk, qui signifie « Église dans les dunes ». On y parle un dialecte très particulier, avec des mots empruntés aux marins et au flamand occidental : le dunkerquois . La légende veut que la ville ait été fortifiée par le terrible Allowyn, franc converti par le bon saint Éloi, et ait ainsi été la seule ville de la côte (la mer allant alors jusque Saint-Omer) à être préservée des attaques et pillages des Normands. Aujourd'hui, Allowyn réapparaît à chaque carnaval de Dunkerque sous les traits du « Reuze » (de reuzen), le géant (voir : géants du Nord).
Il y a plus d'un millénaire, le Blootland est sous les eaux, l'histoire de Dunkerque commence lorsque l'amoncellement du sable dû aux courants marins forme des dunes qui ont alors sorti la zone des eaux. Malgré l'instabilité des dunes menacées par le vent et la mer, des pêcheurs choisissent de s'installer, formant alors un bourg sans nom.La rivière Vliet en s'écoulant vers la mer du Nord forme une crique : la Guersta les pêcheurs y installent naturellement leurs bateaux afin de les protéger.
À la fin du premier millénaire, un hameau s'est formé sur une dune de l'estuaire de la Vliet. Afin d'évangéliser la zone, on construit une chapelle pour les pêcheurs et leurs familles, le bourg a un nom : Dunkerque « l'église des dunes » en flamand. Au fil des années, les Dunkerquois apprennent à maitriser les dunes et les eaux intérieures afin d'éviter les inondations de l'arrière pays .
Au cours du Xe siècle, la Flandre connaît l'invasion des peuplades du Nord. En 960, Baudoin III dit Baudouin le jeune, quatrième comte de Flandre, auquel appartient la bourgade fait édifier une première muraille autour de la ville.
Les moines de Bergues-Saint-Winoc construisent de grands fossés appelés watergangs afin d'assécher les terres et les rendre cultivables. Le 27 mai 1067, Baudouin V de Flandre reconnaissant, leur attribue l'autel de Dunkerque ainsi que la dîme.
Au cours de XIIe siècle, Philippe d'Alsace, comte de Flandre, continue les travaux d'assèchement du Blootland, on lui doit notamment le construction de l'ancêtre du canal de Bergues le : Havendyck. Le comte octroie à Dunkerque le statut de « ville nouvelle » et exonère les Dunkerquois de tonlieux, en remerciement de la délivrance de sa fiancée - Élisabeth de Vermandois - aux mains des Vikings par les Dunkerquois.
En 1226, Dunkerque dispose d'un sceau, qui représente un poisson vu de sa droite. La fin du XIIe siècle voit un conflit entre le comte de Flandre, Gui de Dampierre et le roi de France, Philippe IV de France dit Philippe le Bel. Tandis que le roi a l'appui des riches bourgeois de Flandres les leliaerts, les « partisans des fleurs de lys » en flamand, le comte a le soutien du peuple — les clauwaerts, les grippes du lion de Flandres —. Finalement, les armées flamandes sont vaincues le 20 août 1297, lors de la Bataille de Furnes, Dunkerque devient alors française pour éviter d'être pillée. Cela ne dure pas puisque cinq années plus tard, le 11 juillet 1302, la ville redevient flamande suite à la bataille de Courtrai dite « bataille des Éperons d'or » dont les Flamands sortent vainqueurs.
Dunkerque dispose à cette époque d'un « corps échevinal », ni plus ni moins que l'ancêtre du conseil municipal, composé d'un mayeur (un maire) assisté de neuf échevins (les conseillers municipaux). Le corps se réunit à la maison commune ou Stadhuys (la mairie) attenante au clocher ou klokhuys dont la cloche informe les Dunkerquois des évènements importants. Quant à la justice et le commerce, ils sont réglementés par le bailli du seigneur de Cassel.
En 1311, Robert III de Flandre dit « Robert de Béthune » et fils de Gui de Dampierre accorde aux Dunkerquois plus d'autonomie, notamment commerciale. En 1322, Robert de Cassel alors seigneur de Flandre fait construire un château à Dunkerque. Trois ans plus tard, en 1325, les flamands refusant l'autorité du roi de France, détruisent le château. Robert de Cassel en représailles impose à Dunkerque un impôt très élevé pour les rebelles. En 1328, les révoltes n'étant toujours pas éradiquées, Louis de Nevers, comte de Flandre, demande l'aide du roi de France, le premier des Valois Philippe VI de France, lequel écrase la rébellion à la bataille de Cassel. Dunkerque subit une nouvelle fois les représailles. Lorsque que Yolande de Dampierre, fille de Robert de Cassel hérite de la seigneurie de Cassel dans laquelle figure Dunkerque, elle fait reconstruire le château de son père.
Le 13 juillet 1338 éclate la guerre de Cent Ans, Louis de Nevers reste fidèle au trône de France, et décrète donc l'arrêt du commerce avec l'Angleterre. Les villes flamandes, y compris Dunkerque, vivant du commerce avec l'île, se soulèvent alors contre le comte de Flandre. Louis II de Flandre dit « Louis de Mâle », fils de Louis de Nevers mort lors de la victoire anglaise à la Bataille de Crécy en 1346, signe alors la trêve entre la Flandre et l'Angleterre. Durant la guerre accoste à Dunkerque des bateaux transportant des vivres pour les troupes, l'importance du port croit jours après jours. Faisant fi des discordes entre son bailli et les échevins, les Dunkerquois acclame Yolande de Dampierre de retour de la prison du Temple à son entrée dans la ville, satisfaite elle entreprend l'exécution de travaux portuaires afin d'agrandir le port.
En 1378, commence le Grand Schisme d'Occident, deux papes se disputent le trône de Saint-Pierre, Louis de Mâle soutient Urbain VI et Yolande de Dampierre appuie Clément VII. Les Anglais, urbanistes, débarquent sur la côte pour une croisade religieuse, s'opposent alors à eux Jean Sporkin, gouverneur des terres de Yolande à la tête d'une armée. Les Anglais pillent Dunkerque, Yolande est contrainte à la fuite, ils attaquent les digues afin d'inonder le Blootland. Charles VI arrive à la rescousse, repousse les Anglais. Cependant l'arrière pays est noyé, les récoltes sont perdues et les bêtes sont mortes, Dunkerque a souffert plus que toutes les autres villes de la côte.
En 1384, Louis de Mâle meurt, le comté de Flandre passe à la Maison de Bourgogne de Philippe le Hardi. La Princesse de Dunkerque, Yolande, meurt en 1395, lui succède alors son fils Robert de Bar, il octroie à Dunkerque le droit de percevoir la taille afin de construire une muraille autour de Dunkerque pour prévenir des prochaines attaques. Parmi ces fortifications, il construit deux « tours à feux » indiquant l'entrée du port. L'une d'elle existe encore aujourd'hui: le Leughenaer ou « tour du menteur ». Lors de la construction de ces fortifications, les terrassiers découvrent une source d'eau douce, creusent plus pour découvrir d'où elle vient, ils découvrent une statuette de la Vierge. Les Dunkerquois crient au miracle, et bâtissent aussitôt une chapelle qui prend le nom de Notre-Dame-de-la-Fontaine qui deviendra Notre-Dame-de-la-Mer. En 1426, s'installe dans la cité, une communauté de religieuse : les « Sœurs Blanches ».
Au milieu du XVe siècle, les Dunkerquois construisent un amer, c'est la naissance de l'actuel Beffroi. Dix ans après, l'église Saint-Éloi l'utilise comme clocher. La ville de Dunkerque est, à cette époque, entièrement tournée vers la mer et le commerce, la ville hérite des traditions festives des gens de la mer et des Flamands, c'est d'ailleurs à cette époque que nait l'ancêtre du carnaval de Dunkerque.
Le sceau de Dunkerque avant d'être détruit dans l'incendieEn 1435, Jeanne de Bar épouse Louis de Luxembourg, Dunkerque passe alors à la Maison de Luxembourg. En 1477, à la mort de son père Charles le Téméraire, Marie de Bourgogne épouse Maximilien Ier du Saint-Empire, Louis XI envahit aussitôt la Flandre. Dunkerque revient au Royaume de France. Une nouvelle fois flamande, Dunkerque devient espagnole suite au mariage de Philippe le Beau et de Jeanne de Castille, mariage qui donne l'empereur Charles Quint, héritier de nombreuses Maisons d'Europe. En 1520, en tant que trente-et-unième comte de Flandre, est reçu triomphalement dans la ville. Dunkerque est impliquée dans le guerre que mène Charles Quint contre le roi de France, François Ier. En représailles, les pêcheurs dunkerquois sont attaqués par les corsaires français. Le magistrat de Dunkerque, prend la décision d'armer des bateaux en course afin de protéger ses bateaux de pêche. Sous le règne de Philippe II, la course prend de plus en plus d'importance, c'est les prémices des corsaires dunkerquois, parmi eux Cornil Petersen se distingue particulièrement . Le port a acquit une telle importance qu'en 1557, il sert d'abri à la flotte espagnole.
L'année suivante, suite à la prise de Calais, ville anglaise par les Français, Dunkerque se prépare à la guerre. En juillet, en dépit de la défense héroïque de Dunkerque par ses habitants, le Maréchal de Thermes conquit Dunkerque et y met le feu. Par le traité de Cateau-Cambraisis les Français la cèdent à l'Espagne en 1559. Le sceau ayant été détruit dans l'incendie, on en crée un nouveau, le poisson est alors remplacé par un marin à l’allure de corsaire. L'Inquisition nourrit un lot d’iconoclastes : « les gueux » qui s'opposent à la religion et conteste le pouvoir de Philippe II, Dunkerque ville flamande fidèle à son roi s'y oppose et subit donc les attaques des gueux. Les marins épuisés par la pêche qui n'est pas rentable, se tournent vers la course, les corsaires dunkerquois sont réellement nés. L'un des premiers d'entre eux est Michel Jacobsen, le « renard des mers », corsaire pour le compte de l'Espagne, il ramena les restes de l'Invincible Armada de Philippe II.
La Bataille des DunesDunkerque suscite de plus en plus les convoitises. Pour protéger son port, on construit, en 1622, le fort de Mardyck. Les Hollandais font plusieurs fois le blocus du port, qui sont vaincus par les corsaires ou par les éléments. Au début du XVIIe siècle, les Espagnols renforcent les fortifications bicentenaires par une nouvelle enceinte. En 1638 est construit le Canal de Furnes qui facilite le commerce entre Dunkerque et le reste de la Flandre. En 1646, la ville après 17 jours de siège devient française, grâce à Condé. Le 16 septembre 1652, Dunkerque est à nouveau espagnole.
Le 25 mai 1658, le maréchal Turenne fait le siège de la ville. Dix-neuf jours plus tard, le 14 juin 1658, une coalition franco-anglaise menée par Turenne et Lockhart attaque la ville, c'est la bataille des Dunes. Le 25 juin 1658 la ville se rend aux Français. Le soir même, Louis XIV la remet à Olivier Cromwell. La « folle journée » venait de se dérouler : en l'espace de 24 heures, la ville a été espagnole, française et enfin anglaise.
En 1662, Godefroi d'Estrades négocie difficilement l'achat de Dunkerque aux Anglais, mais finit par y arriver. Le 27 septembre 1662, Dunkerque devient définitivement française. Le 2 décembre, le Roi Soleil fait une entrée triomphale dans Dunkerque.
Vauban entreprend alors de fortifier la ville et développe son port, devenant le plus grand port de guerre du royaume. Ils construisent également un grand chantier naval, au parc de la Marine et la Basse-Ville. Dès 1670, Louis XIV encourage la course à Dunkerque. C'est à cette époque que Dunkerque va connaitre le plus célèbre de ses corsaires : Jean Bart, naviguant sur de petits navires il n'hésite pas à attaquer de gros vaisseaux grâce à ses remarquables talents de manœuvriers. Il est rapidement incorporé dans la Royale par Colbert puis anobli aux vues de ses faits d'armes et de ses prises, notamment celui de la bataille du Texel, le 29 juin 1694, où le corsaire dunkerquois reprend au Hollandais 120 navires de blés et sauve ainsi la France de la famine. En 1700, apparait à Dunkerque, la chambre de commerce qui fait prospérer les commerçants, la ville est alors une puissante place commerciale. À ce moment de l'Histoire, Dunkerque est imprenable sur la mer du Nord derrière les défenses de Vauban et possédant de redoutables corsaires. Cependant ce n'est pas le cas de toute la France. En 1713, elle est affaiblie par la guerre et est contrainte de signer le traité d'Utrecht qui lui impose de combler le port et de raser les fortifications, ce qui toutefois ne fut exécuté qu'en partie, et Louis XV la fortifia de nouveau. Comme de nombreuses villes du Royaume de France, Dunkerque s'imprègne de l'idéologie des Lumières, ce qui se retrouve dans l'urbanisme de la cité mais aussi dans les petits groupes qui se forment.
Dunkerque, au XVIIe siècle, est une ville sale et sans accès à l'eau potable que pourrait fournir un puits ou une source d'eau douce. Les échevins installent ainsi des citernes publiques pour récupérer l'eau de pluie et recrute une entreprise qui récupère les déchets des Dunkerquois. La Basse-Ville, à cette époque est le quartier le plus pauvre de Dunkerque, y vivent les journaliers et les dockers. Les matelots dunkerquois dépendent de la société dunkerquoise, pour assurer aux bateaux de commerce de pouvoir entrer et sortir du port sans s'échouer ou couler, ils créaient un corps de pilotes destinés à guider ces navires à travers les nombreux bancs de sable (Braeck, Schurken…), c'est l'ancêtre des bateaux pilote surnommés « pilotine ».
À l'hiver 1788-1789, il fait tellement froid que les bateaux sont pris dans les glaces. Les Dunkerquois sont affamés, la révolte, attisée par les groupes de réflexion des Lumières, est en marche. Le 30 mars 1789, 24 députés dunkerquois se rendent à Bailleul pour rapporter les doléances de la Flandre française. Le 18 juillet, arrive la nouvelle de la Prise de la Bastille à Dunkerque, se forme alors une garde bourgeoise dirigée par le colonel Emmery. En 1790, le mayeur devient officiellement maire. Devant ce conservatisme, des patriotes créent un club politique. Le 12 juillet 1790, est adoptée la Constitution civile du clergé, les membres du clergé refusant de se soumettre à la constitution sont expulsés hors de France, les sœurs et les moines réfractaires sont ainsi exilés. Lors de la fuite de Varennes, la garde bourgeoise de Dunkerque perd son étendard emporté par un chevalier royaliste, il adopte alors le drapeau de la Garde nationale, c'est le premier régiment d'infanterie à avoir un drapeau aux couleurs nationale. La déclaration de guerre avec l'Autriche provoque la radicalisation des positions. Le colonel Emmery est nommé maire. Le 21 juillet 1793, avec la mort du roi Louis XVI, Dunkerque redoute l'Angleterre, la ville est en danger. Les craintes sont confirmées quand Frederick, duc d'York et Albany, prend Ostende, Furnes et Ghyvelde. Le 23 août 1793, il arrive à Rosendaël, Dunkerque est en état de guerre, on a construit de batteries flottantes et renforcé les fortifications, le siège de la ville commence. Le 8 septembre, le général Jean Nicolas Houchard arrive à Dunkerque et libère la ville après la victoire lors de la bataille d'Hondschoote, Dunkerque reste française. Le 4 frimaire de l'an II (soit le 24 novembre 1793), Dunkerque adopte l'abolition de tous les cultes, Dunkerque signifiant « église des dunes » est renommée Dune libre. La Terreur à Dunkerque est relativement peu sanglante. En 1800, les églises sont rendues au clergé, apparaissent la paroisse et l'église Saint-Jean-Bastiste, la statuette de la Vierge cachée pendant la décennie précédente est rendue à la Petite Chapelle. L'activité du port est en déclin. La Restauration est bien accueillie à Dunkerque.
En 1838, on construit le phare à l'entrée ouest du port, et des bateaux-feux balisent les bancs de sable. Dix ans plus tard, le chemin de fer relie Dunkerque à Arras. Entre temps, le 7 septembre 1845 est inaugurée une statue à la gloire du héros de la ville : Jean Bart, sur la place qui porte désormais son nom. Napoléon III visite la ville deux fois, la seconde il proclame : « Que de progrès, depuis ma première visite, c'est remarquable », soulignant ainsi les avancés de la ville dotée dorénavant d'un port à flot. Le 18 mars 1858, Gaspard Malo achète un terrain de 641 hectares à l'est de Dunkerque, cela deviendra les villes de Malo-les-Bains et de Rosendaël. Le XIXe siècle voit se développer la lutte politique entre conservateur et libéraux, s'illustrent alors, outre Gaspard Malo, Benjamin Morel et Jean-Baptiste Trystram, ce dernier ayant contribué à l'essor du port qui est tant un port de marchandise qu'un port de pêche à la morue notamment. Les morutiers partent en Islande et aux îles Feroe en février et reviennent à l'automne. Pendant ce temps-là, ce sont les femmes dunkerquoises qui font tournées les familles et la ville. C'est à cette époque que s'illustre un célèbre sauveteur en mer, François Tixier, auteur de 57 sauvetages avant de mourir en mer. En 1868, la station balnéaire de Dunkerque se dote d'un casino, d'un kursaal, d'hôtels, d'une digue, de cabines de plage et de villas. Dans le cadre du Plan Freycinet, on construit à Dunkerque des darses. Quelques années avant 1900, on fait construire l'hôtel de ville actuelle, sur son fronton figure Louis XIV entouré des Dunkerquois célèbres.
Le 1er août 1914 à 18h00, les cloches du beffroi sonnent le tocsin, le gouvernement du président Raymond Poincaré a décrété la mobilisation générale car suite à l'assassinat de François-Ferdinand et aux jeux des alliances, la France est en guerre. Le 2 août 1914, l'Allemagne lance un ultimatum contre la Belgique, celle-ci refuse et est donc envahit dès le lendemain par l'Empire allemand, le même jour Dunkerque est déclarée en état de siège. Le général Bidon, gouverneur militaire du camp retranché de Dunkerque, prépare une nouvelle fois la ville à la guerre et les polders de l'arrière-pays sont à nouveau inondés, 7 000 ha servent à « l'inondation préventive » de août 1914 à mai 1915. En octobre 1914, l'armée allemande entreprends de marcher sur Dunkerque et Calais, c'est le début de la bataille de l'Yser dont les alliés belges et français(notamment les troupes de fusiliers marins de l'amiral Ronarc'h) sortent vainqueurs. Les troupes allemandes ne réussissant pas à prendre Dunkerque et conscient du rôle primordial de Dunkerque, la ville est sévèrement bombardée à plusieurs reprises par des zeppelins. L'église Saint-Éloi (milieu du XVe siècle) est en partie détruite. Les dunkerquois restés dans la ville participent à la défense nationale, les chantiers navals lancent le plus gros cargo de la flotte française. Dunkerque joue pleinement son rôle de ville à l'arrière du front : le port lui permet de recevoir le ravitaillement pour le front, le docteur Beigneux, directeur de la santé publique, mobilise des lits partout dans la ville(y compris aux casinos de Malo ou dans les collèges). À ce moment de la guerre, 20 000 soldats de toutes les nations alliées transitent par Dunkerque. Dans les airs, l'Escadrille des Cigognes dirigée par Georges Guynemer défend le ciel de la ville. Au sortir de la Grande Guerre, Dunkerque détruite reçue la légion d'honneur et la distinction « Dunkerque a bien mérité de la patrie », pour avoir résisté aux ennemis et avoir ravitaillé la population du Nord pendant la guerre, ainsi que la Distinguished Service Cross de la part de l'amiral Keynes au nom du roi Georges V. Le 15 avril 1922 est inauguré un cénotaphe en bas du beffroi en l'honneur des Dunkerquois morts pour la France. Durant l'entre-deux-guerre, la vie politique dunkerquoise est animée par deux hommes : Henri Terquem et Charles Valentin.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, en juin 1940, les armées franco-britanniques qui avaient avancé en Belgique pour contenir l'avancée des armées allemandes, furent prises en tenaille entre les forces venues par les Pays-Bas et celles qui passèrent plus au sud par les Ardennes. Hitler parle de la plus grande victoire de tous les temps et veut instaurer le 14 juin comme fête nationale en Allemagne. En se repliant, elles se trouvèrent finalement encerclées à Dunkerque. L'une des plus grandes opérations d'évacuation de l'histoire militaire permit de ramener en Grande-Bretagne plus 300 000 Britanniques et 100 000 Français. Beaucoup d'autres Français furent faits prisonniers. La ville de Dunkerque fut sévèrement bombardée par l'aviation allemande pendant cette bataille. Elle le fut à nouveau les années suivantes, cette fois par les forces alliées du général Liska composées surtout d'une brigade blindée tchèque, d'artillerie britannique et de FFI qui en septembre 1944 assiègeront l'Amiral allemand Frisius qui, sur ordre de Hitler, s'était retranché dans la Festung Dunkerque (ville forte en allemand), et ne se rendra que le 9 mai, le lendemain de la capitulation allemande à Berlin.
Au lendemain de la guerre, Dunkerque est détruite à plus de 70 %. La statue de Jean Bart, érigée au centre ville, reste intacte au milieu des ruines : les Allemands, malgré le manque de métal l'ont en effet épargnée car l'épée de la statue est pointée vers l'Angleterre. Le port est inaccessible jusqu'en juin 1946. La reconstruction du tissu urbain est entreprise par Théodore Leveau. L'architecte Jean Niermans aura la responsabilité de la reconstruction de l'habitat (îlots rouges). Dans la zone d'habitation des Glacis, une centaine de chalets américains seront aménagés et encore habités au début des années 1970.
En 1957, le groupe sidérurgique Usinor décide l'implantation d'une usine de production d'acier à Dunkerque. Suite à son ouverture en 1963, l'agglomération passe très rapidement de 70 000 habitants à 200 000 habitants. Dunkerque devient une grande agglomération industrielle.
Depuis 1989, juste après la fermeture des chantiers de France, la ville et la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) se sont engagées dans un projet urbain de grande ampleur : le projet Neptune. Défini dans un premier temps par l'architecte Richard Rogers, il s’agit de retourner la ville sur son port et d’urbaniser petit à petit les anciennes friches industrielles et les môles du port proches du centre afin d'étendre le centre-ville tout en créant des liens structurants entre ce secteur, celui de la gare et Malo-les-Bains.Le projet Neptune peut se décomposer à ce jour en deux phases principales :
L'implantation de l'université du littoral dans la Citadelle fut la première pierre de ce projet Neptune, mais la première phase des travaux s’est d'abord concentrée sur les aménagements urbains du centre-ville existant avec la rénovation des principales places de la ville (Jean Bart, Minck, Charles-Valentin, République, Gare) et de nombreuses voiries comme le quai des Hollandais, la rue Wilson… rendues plus sûres et plus agréables. Dans le même temps, de nombreux bâtiments privés et publics ont vu le jour : centres administratifs et tertiaires, équipements complémentaires universitaires (Restau U, bibliothèque, Maison de la Recherche…), équipements culturels (Musée Portuaire), de nouveaux logements mais aussi deux centres de commerces et de loisirs (le pôle et le centre Marine) comprenant des moyennes surfaces spécialisées, boutiques, restaurants, cafés et multiplexe de cinéma, destinés à renforcer l'offre commerciale du centre-ville.
La seconde phase concerne principalement l'urbanisation totale du secteur du Grand Large, qui reprend dans sa quasi-totalité la friche des anciens chantiers navals. Projetée par l'ANMA (Agence Nicolas Michelin et associés), le projet «Grand large» comprend environ 1 000 logements, dont les premières livraisons seront effectuées à la rentrée 2009.Dans ce secteur, de nombreux équipements publics ont été également implantés : outre de nouveaux équipements liés à la mer jouxtant le nouveau port du Grand-Large (centre de voile, pilotage, criée), le site a vu naître un centre de formation des apprentis pour les métiers de bouche (CEFRAL), un nouveau lycée des métiers (appelé Guy Debeyre) en remplacement du lycée Benjamin-Morel et une nouvelle école (école Neptune). Un parc urbain prend place au cœur de ce nouveau quartier, et de nouveaux projets devraient le compléter à l'avenir : un complexe de loisirs (discothèque ? patinoire-bowling ?) sur le front de mer, en bordure de « la cathédrale » AP2 (ancien bâtiment des chantiers de France) qui abritera le FRAC (Fonds régional d'art contemporain) à partir de 2012, et une maison de quartier. À travers ce quartier et via le môle 2, une nouvelle liaison entre Malo-les-Bains et la chaussée des Darses sera créée avec un nouveau pont au-dessus du chenal du port d'échouage. Parallèlement, ce môle 2 et auparavant le môle 1 seront à leur tour urbanisés avec notamment des projets de réhabilitation de certains anciens bâtiments du port (Halle aux sucres, chai aux vins…), et les darses adjacentes pourraient accueillir de nouveaux pontons pour la plaisance.
Après la première impulsion donnée par l'implantation des Pôle et Centre Marine, un nouveau volet de la redynamisation du centre-ville a été dévoilé en juillet 2008 à travers une exposition au musée des Beaux-Arts, prévoyant notamment :
Ce projet, établi par l'architecte-urbaniste catalan Joan Busquets, concerne principalement deux secteurs :
Dunkerque est l'une des sous-préfectures du Nord, le sous-préfet Jean-Régis Borius administre l'arrondissement de Dunkerque qui compte 379 702 personnes pour une superficie de 1 608 km2. L'arrondissement de Dunkerque regroupe notamment les villes de Bergues, Bailleul et Hazebrouck. Dunkerque est une sous-préfecture depuis 1803, date à laquelle elle a été déplacée de Bergues. L'actuel arrondissement est la réunion de l'arrondissement de Dunkerque et de celui de Hazebrouck, ce dernier fusionne en 1926 avec l'arrondissement de Dunkerque pour donner l'arrondissement que l'on connait aujourd'hui. Le territoire administré par Dunkerque correspond à l'ancien Westhoek français.
Dunkerque est également le centre de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD). Celle-ci fut créée par décret ministériel, le 21 janvier 1968, ce fut la première communauté urbaine volontaire de France. La CUD regroupe 208 705 habitants (55 % de la population de l'arrondissement) repartis sur une surface de 255 km2.
La communauté urbaine se compose de 18 communes allant de la frontière belge (Bray-Dunes) au Pas-de-Calais (Gravelines, Bourbourg, Saint-Georges-sur-l'Aa et Grand-Fort-Philippe). La CUD a connu seulement deux président depuis sa création, Albert Denvers jusqu'en 1995 puis Michel Delebarre jusqu'à aujourd'hui.
À noter que la CUD ayant été crée en 1968, elle n'est pas concernée par la loi Chevènement qui fixe le seuil de population minimal pour une communauté urbaine à 500 000 habitants.
Dunkerque est divisée en quatre cantons, mais n'est le chef-lieu que de deux d'entre eux :
La commune s'est considérablement agrandie en absorbant plusieurs communes voisines :
Dunkerque est une ville « fidèle » à son maire, à titre d'exemple, elle n'a connue que 9 premiers magistrats au XXe siècle, ce qui fait une moyenne d'un maire tous les 11 ans. Claude Prouvoyeur étant resté à la tête de la ville presque 24 ans, record que battra sauf incident Michel Delebarre le 30 septembre 2012.Lors des dernières élections municipales, Dunkerque a élu son maire dès le premier tour, en effet Michel Delebarre a recueilli 57,54 % des suffrages, devant Jacqueline Gabant(UMP) avec 18,63 %, Philippe Eymery (ext.droite) avec 11,01 %, Pierre Yana (MoDem)avec 7,72 % et Jacques Volant (LO) avec 5,10 %.L'abstention était de 39,46 %… Le conseil municipal est donc :
Les résultats de l'élection à Dunkerque diffèrent de ceux du pays, les socialistes résistant mieux au raz-de-marée : la liste de UMP arrive effectivement en tête avec 23,79 %(nat:27,87 %), la liste est cependant talonnée par le PS avec 22,21 %(16,48 %), arrive ensuite Europe Écologie avec 13,73 %(16,28 %), puis le FN ayant recueilli 9,04 %(6,34 %), enfin le MoDem obtient 8,58 %(8,45 %). Les autres ayant moins de 6 %. L'abstention, elle suit la moyenne nationale avec un taux de 59,23 %(59,35 %).
Pour cette élection, les résultats à Dunkerque divergent quelques peu de la moyenne nationale, le PS arrive en tête avec 33,25 %(28,90 %), arrive ensuite la liste du FN avec 14,26 %(9,81 %), puis l'UMP avec 14,22 %(16,64 %), l'UDF recueille 8,94 %(11,96 %) et les Verts obtiennent 8,63 %(7,41 %). Les autres listes recueillent moins de 6 %. L'abstention étant de 58,15 %, ce qui suit la moyenne nationale de 57,24 %.
La ville a suivi la moyenne nationale en donnant 52,30 %(53,06 %) des voix à Nicolas Sarkozy contre 47,70 %(46,94 %) pour Ségolène Royal, l'abstention étant de 16,73 %(16,03 %)
Dunkerque à l'image de la France, a massivement voté pour Jacques Chirac en lui attribuant 79,16 %(82,21 %) de ses voix, et donc 20,84 %(17,79 %) pour Jean-Marie Le Pen, l'abstention ayant été de 22,93 %(20,29 %). À noter que Lionel Jospin recueille au premier tour 17,54 %, Jean-Marie Le Pen obtient 19,49 % et Jacques Chirac est accrédité de 18,12 % des voix. L'abstention étant de 29,22 %.
Lors du 1er tour du 21 mars, les Dunkerquois à l'image du Nord-Pas-de-Calais votent majoritairement pour 3 listes : La première, celle du Daniel Percheron du PS à 35,09 % (reg: 29,89 %), puis celle de Carl Lang du FN à hauteur de 18,14 % (17,94 %) et enfin celle de Jean-Paul Delevoye soutenue par 16,18 % (17,27 %). À l'issue du second tour, la liste vainqueur est celle de Daniel Percheron qui obtient à Dunkerque 51,68 % des voix, taux très proche du score régional de 51,84 %, ce qui lui permet d'avoir 73 sièges au conseil régional. La liste de l'UMP réunit 28,93 % dans la ville, pour 28,43 % dans la région, elle obtient ainsi 24 sièges, enfin la liste frontiste recueille 19,39 % des voix, là où elle en a 19,73 % dans le Nord-Pas-de-Calais, ayant 16 sièges,. On peut constater que Dunkerque, comme souvent, obtient des scores très proches de ceux de la région, notamment au second tour.
Lors du premier tour, le maire sortant Michel Delebarre recueillant 49,87 % des suffrages est mis en ballotage favorable par la liste de droite de Franck Dhersin obtenant 30,93 % et celle du MNR de Philippe Eymery avec 13,20 %. L'abstention ayant été de 39,40 %. Au soir du second tour, Michel Delebarre est réélu avec 55,64 % des suffrages, face aux 31,87 % de Dhersin et les 12,49 % de Eymery. 40,65 % des inscrits étant abstentionnistes.
À l'issue du premier tour, la socialiste Marie Fabre et la candidate de l'UMP Jacqueline Gabant arrivent en tête avec respectivement 47,73 %(can:48,59 %) des voix et 21,05 % (19,32 %). Arrivent ensuite Marcel Lefevre (Les Verts) à 13,67 % (13,48 %), la frontiste Françoise Coolzaet créditée de 12,00 % des suffrages (11,20 %) et enfin le candidat du PC Fabrice Kharfallah avec 6,42 % des voix (6,54 %). Lors du second tour, Marie Fabre remporte, haut la main, l'élection puisqu'elle recueille 77,76 % des voix à Dunkerque, et au total 75,01 % dans le canton. L'abstention à Dunkerque ayant été au premier tour de 43,46 % et de 59,32 % au second, la grande différence entre les deux tours peut s'expliquer par le fait que les élections cantonales et municipales se déroulant le même jour, les Dunkerquois ont moins été voté au second tour car les municipales se sont joués en un tour, ils ne se sont pas déplacés « juste » pour les cantonales.
Le premier tour offre un ballotage entre la socialiste Danièle Thinon avec 38,49 %(34,90 %) des voix et Franck Dhersin obtenant 32,18 %(33,91 %). Les candidats battus étant Ghislaine Vancauwenberghe du FN à 13,10 %(13,84 %), le vert Philippe Rousselle à 8,34 %(8,28 %), le communiste Claude Tange à 4,00 % (5,09 %)et enfin le candidat d'extreme gauche Jacques Volant à 3,90 %(4,09 %).L'abstention étant de 38,46 % à Dunkerque. Au soir du deuxième tour, Danièle Thinon est élue avec 54,90 % des suffrages à Dunkerque, 53,56 % dans le canton contre Franck Dhersin recueillant 45,10 %(46,44 %) des voix. 33,63 % des inscrit dunkerquois étant abstentionnistes,. On peut constater que les relatives différences entre les résultats du canton et ceux de Dunkerque, bien que la ville représente un peu près la moitié des inscrits, sont dues au fait que Franck Dhersin est maire de Téteghem, ville appartenant au canton, il bénéficie, à l'image de Michel Delebarre pour Dunkerque, d'un électorat fidèle.
Lors du premier tour, les deux candidats admis au second tour sont le socialiste Joël Carbon avec 35,77 %(40,78 %) des suffrages et le candidat de l'UMP Stéphane Croo obtenant 27,09 % (21,27 %), devançant ainsi le frontiste Guy Gouteau avec 15,27 % (16,44 %) et le Vert Luc Bonnenfant à 9,78 % 8,16 %des voix, les autres candidats (PC et plusieurs d'extrême-gauche) recueillent moins de 4 %. L'abstention étant de 40,12 % à Dunkerque. À l'issue du second tour, Joël Carbon est élu recueillant 56,79 % des voix à Dunkerque, pour un total de 63,99 %, Stéphane Croo obtenant 43,21 % (36,01 %). L'abstention ayant été de 37,22 %. Les différences que l'on peut constater entre les résultats dans le canton et ceux de Dunkerque peuvent être expliquer par le fait que Coudekerque-Branche, chef-lieu du canton représentant la moitié de l'électorat de celui-ci, est ancrée à gauche et également par le fait que les quartiers de Dunkerque dans le canton sont une partie de Malo et de Rosendaël, quartiers plus à droite que le reste de la ville.
Au cours du premier tour, deux candidats recueillent à eux deux 60 % des voix, le socialiste Roméo Ragazzo crédité de 38,39 % (39,09 %) et le frontiste Yannick Le Floc'h ayant 26,13 % (21,65 %), arrivent ensuite la candidate de la divers gauche Clémence Declercq avec 4,80 %(10,87 %) et communiste Daniel Liennart obtenant 5,67 % (8,72 %). Les autres candidats (UMP, Verts et d'extrême gauche) recueillent moins de 8 % des voix dans le canton, bien qu'il fasse des scores plus élevés à Dunkerque (respectivement 9,75 %, 8,64 % et 6,63 %). L'abstention ayant été de 38,64 % à Dunkerque. Suite au second tour, Roméo Ragazzo remporte l'élection avec un score de 64,97 % des suffrages à Dunkerque et un total de 69,57 % dans tout le canton. Yannick le Floc'h obtenant donc 35,03 %(30,47 %). 35,51 % des inscrit dunkerquois étant abstentionnistes au second tour. Les différences entre les résultats du canton et ceux de Dunkerque, peuvent être expliquer par le fait que Roméo Ragazzo, étant maire de Fort-Mardyck, appartenant au canton, a bénéficié d'un électorat fidèle.
La partie « action sociale » concerne le CCAS et l'ADUGES , les « services fonctionnels » concernent la gestion du personnel, les assurances et l'informatique, la section « proximité » les quartiers et la police municipale, enfin la section « service à la personne » regroupent l'éducation, la culture, le sport et les animations.
En 2008, sur les 40 477 foyers fiscaux dunkerquois, 19 552 ont payé l'impôt sur le revenu, soit 48,3 % des foyers. Dans le Nord-Pas-de-Calais, sur les 2 133 125 foyers fiscaux, 988 830 le payaient soit 46,5 %. On peut donc en conclure que le nombre de Dunkerquois gagnant assez pour devoir payer cet impôt est dans les mêmes proportions qu'au niveau de la région.Les taux d'imposition de Dunkerque varient peu au cours des années, notamment en raison du fait que cela pourrait créer un déséquilibre au niveau de la communauté urbaine. La CUD décide d'ailleurs du taux de la taxe professionnelle qui est le même pour toutes les villes de celle-ci.
Dunkerque dispose d'un palais de justice, sa construction débute en 1858 et il est inauguré en 1864, il abritait alors les tribunaux civils, de commerces et de paix. Aujourd'hui il fait fonction de tribunal de commerce, d'instance et de grande instance.Le tribunal reçu les plaintes en février 1997 de quatre victimes de l'amiante, 7 ans plus tard la Cour de cassation conclut à un non-lieu, mais les « veuves de l'amiante » n'abandonnent pas pour autant, toutes les semaines, une centaine de veuves défilent devant le palais de Justice. Leurs acharnements porta ses fruits : en 2008, deux anciens patrons des chantiers navals sont condamnés pour « homicide, blessure involontaire et non-assistance à personne en danger ».Le tribunal de Dunkerque n'est pas remis en cause par la réforme de la carte judiciaire de l'ex garde des sceaux Rachida Dati, donc la ville gardera quoi qu'il arrive son tribunal d'instance, de grande instance et de commerce. Celui-ci sert également de tribunal pour enfants.La ville dispose également d'un conseil de prud'hommes situé dans le quartier de Soubise à Dunkerque-Centre, non loin du palais de justice.Les autres juridictions dont dépend la ville ne sont pas basées à Dunkerque mais dans d'autres villes du département, ainsi elle dépend du tribunal administratif de Lille, de la Cour d'appel de Douai et de la Cour administrative d'appel de cette même ville.
Le taux de violence pour Dunkerque est de 3,88 pour 1000 habitants.
La collecte des déchets à Dunkerque est confiée à la communauté urbaine de Dunkerque. Celle-ci a été la première collectivité (en 1989) à instaurer le tri collectif à l'aide d'une poubelle bleue destinée à recueillir les déchets recyclables.Elle construit également un centre de tri des déchets « TriSelec » dans la zone industrielle de Petite-Synthe et 4 déchèteries sur le territoire de la communauté. 29 % des déchets sont alors valorisés par le recyclage. En 2000, la CUD installe des poubelles vertes destinées aux déchets fermentescibles (déchets de jardins et d'alimentations). Cinq ans plus tard, ces déchets sont valorisés par le Centre de Valorisation Organique (CVO) qui les recycle en engrais. De 29 % on passe à 36 % de déchets valorisés, ici par fermentation. Enfin en 2008 est ouvert le Centre de Valorisation Énergétique (CVE), qui gère les déchets issus de la poubelle marron (contenant tout ce qui ne peut aller dans les autres) ainsi que les refus de TriSelec et du CVO. Les ordures sont chauffées et transformées par exemple en mâchefer, quant aux fumées, elles servent à faire fonctionner un alternateur qui fournit de l'électricité, puis elles sont traitées pour éviter la pollution.Le centre de tri gère 26 000 tonnes de déchets par an, le CVO en gère 14 000 tonnes et le CVE 79 000 tonnes, soit au total 89 % des déchets valorisés.
Sur la courbe de démographie, on peut constater que Dunkerque a payé un lourd tribut lors de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) divisant le nombre de Dunkerquois par deux, outre les départs des habitants désireux de se cacher plus au sud, ce nombre est lié aux nombreux morts lors de l'Opération Dynamo où elle fut bombardée par la Luftwaffe, puis dans les années qui suivirent par les avions de la Royal Air Force.Le premier creux correspond à la Révolution, on note cependant que la Terreur fut relativement peu sanglante.Hormis un creux au milieu de la Monarchie de Juillet (1830-1848), la population dunkerquoise croit linéairement jusqu'au début du XXe siècle, passant de 21 000 habitants environ à un peu moins de 40 000.La Première Guerre mondiale fut beaucoup moins mortelle pour la population dunkerquoise, malgré les bombardements de la ville par l'armée allemande. Durant l'entre-deux-guerres, le nombre de Dunkerquois continue de baisser, la ville étant en partie détruite, la population a peine à y habiter.La première grande augmentation de l'après Seconde Guerre mondiale, du sortir de la guerre jusqu'au milieu des « sixties », est due au phénomène du Baby boom, comme dans le reste des pays de l'Europe de l'Ouest et de l'Amérique du Nord. Il convient d'ajouter également le nombre d'habitants de retour à Dunkerque après la guerre. Le nombre de Dunkerquois triple presque passant de 10 000 à 27 000. On constate que le nombre de morts dus à la guerre et celui des naissances dues au baby boom et des retours dans la ville sont un peu prés équivalent.Enfin la seconde augmentation, qui est de loin la plus importante puisque la ville passe de 27 500 âmes à 74 000 (soit 2,5 fois plus), est due à l'absorption de plusieurs communes voisines : Malo-les-Bains en 1970 , puis Petite-Synthe et Rosendaël en 1972 (respectivement 15 223, 12 044 et 19 591 habitants en 1968, soit près de 47 000 au total).
L'économie de Dunkerque profite de la position de la ville. Elle est en effet située à moins de 300 kilomètres de cinq capitales : Londres, Paris, Bruxelles, Amsterdam et Luxembourg.
Dunkerque est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Dunkerque. Elle accueille également le siège d'une des quatre délégations de l'École nationale d'application des cadres territoriaux (ENACT).
Les principaux employeurs de la région dunkerquoiseDunkerque est au centre d'une aire urbaine, qui regroupe 56 communes (4 dans le Pas-de-Calais, le reste dans le Nord) abritant 265 974 habitants, ce qui fait de l'aire urbaine de Dunkerque la 34ème aire urbaine de France.
Le PAD est un établissement public de l'État financièrement autonome et ayant la personnalité civile, l'établissement est sous la tutelle du ministre chargé des ports maritimes et sous le contrôle économique et financier de l'État. Le port de Dunkerque présente un des revirements de tendance les plus remarqués du monde portuaire français. Transformé dans les années 1960-70 (extension vers l’ouest-17 km) et plus récemment socialement et économiquement, le port autonome a vécu des années 1990 difficiles. Il a réussi un repositionnement vers des marchandises à plus forte valeur ajoutée (conteneurs, rouliers, produits frais) notamment en gagnant la confiance de grands opérateurs. De longue date port industriel, Dunkerque cherche aujourd’hui à cultiver sa place dans les réseaux logistiques internationaux et européens. Les principales ressources du PAD proviennent :
Le PAD est en charge :
Actuellement, Dunkerque est le :
En termes de volume de marchandises, au PAD en 2005, ont transité :
soit un total de 53,3 millions de tonnes de marchandises (pour un trafic de 6 300 navires), ce qui représente une augmentation de 5 % par rapport à l’année 2004.
Depuis plusieurs années, le port autonome de Dunkerque fait preuve d’initiative dans ses secteurs d’activités : partenariat public/privé dans certains terminaux, engagement dans le feeder et le fluvial… Comme les autres ports européens, le port de Dunkerque se doit de conforter ses trafics, extrêmement industriels, et simultanément de développer des marchés stratégiques et porteurs. La conteneurisation, la logistique, l’automobile, le roulier transmanche, et pourquoi demain les autoroutes de la mer représentant autant de marchés potentiels pour le PAD.
Dunkerque est le siège et, avec Calais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer, l'un des sites de l'Université du Littoral-Côte d'Opale regroupant plus de 11 000 étudiants.
L'U.L.C.O. est basée sur plusieurs sites à Dunkerque, dont la plupart concentrés dans le quartier de la Citadelle à Dunkerque-Centre, avec près de 5 000 étudiants :
Le centre hospitalier de Dunkerque a été crée dans les années 1970 sous le mandat de Claude Prouvoyeur à Rosendaël. Il est composé de 3 parties : les ailes Est, Ouest et Sud réunies par un puits central contenant les ascenseurs. Le CHD a une capacité de 1 036 lits dont 307 en médecine, 135 en chirurgie, 114 en gynéco-obstétrique, 240 pour les longs séjours, 240 pour l'hébergement. Les accouchements ne se déroulent pas au CHD mais depuis le 1er juin 2009 à la polyclinique de Grande-Synthe ou à la clinique Villette non loin du CHD. Les urgences ne se trouvent plus, depuis 2006, dans le bâtiment en lui-même, mais juste à côté. Le centre compte 8 étages, le premier étage comporte l'accueil et l'administration, le second la cardiologie et la chirurgie, le quatrième la gastroentérologie, le huitième la néonatalogie, les 8 étages regroupent en tout 34 services. À partir du 3 juin 2009, le CHD accueille également le pôle de chirurgie précédemment à la polyclinique de Grande-Synthe.
La qualité de l'air passe de « très bonne qualité » (indice 1) à « très mauvaise » (10), elle est fonction de l'indice ATMO qui dépend des taux d'ozone (O3), dioxyde d'azote (NO2), dioxyde de soufre (SO2) et des particules en suspension (PM 10). Ces relevés indiquent que la qualité de l'air à Dunkerque est globalement bonne, cependant ils ne prennent pas en compte toutes les émissions polluantes (le nickel par exemple).
En 2002, Dunkerque, qui compte 27 000 sportifs licenciés, a été classée ville la plus sportive de France par le magazine « L’Équipe ».
La ville dispose de nombreuses infrastructures sportives:
Il y a aussi trois complexes en projet ou en construction:
La ville dépend de l'Archidiocèse de Lille et comprends plusieurs paroisses pour ce qui est du catholicisme. La communauté juive répond au Grand Rabin de France Gilles Bernheim. La ville dispose également de plusieurs établissement destinés à la pratique et l'enseignement de l'islam.
Dunkerque comporte de nombreux espaces verts et lieux de promenade.
Le Parc de la Marine est situé au centre-ville, entre le Centre et le Pôle Marine, il contient entre autres une aire de jeu pour enfant et un kiosque à musique. Le Parc du Château Coquelle est situé à Rosendaël autour du Château du même nom, il abrite une mare et également une aire de jeu. Tous les ans, la « fête du Château Coquelle » accueille des chanteurs célèbres (Emmanuel Moire, Amel Bent…). Le Parc de Malo abrite un aquarium et une aire de jeu. Le Fort de Petite-Synthe est un parc entourant le fort, il contient des terrains de sport (football, rouli-roulant, musculation…) et est traversé par le méridien de Paris, un monument le rappelant. Le Jardin des Sculptures quant à lui entoure le LAAC, il contient des œuvres d'art (sculpture faite d'ancre, de pierre, un poisson géant d'acier et un troupeau de moutons) et un lac, on y trouve également un ancien bunker. Le Parc Ziegler est situé à Malo, il abrite la maison de l'environnement et une mare. Enfin le Parc du Vent se trouve à Malo Terminus, il est composé notamment de Dunes.
Digue de Dunkerque La Tour du LeughenaerLes lieux de promenade sont :
La Ville compte plus de 80 ponts et passerelles, pour beaucoup de Dunkerquois ce sont de simples moyens de traverser les nombreux canaux de la ville,
le Pont Rougemais certains de ces ponts sont des monuments historiques ou des points névralgiques de la ville.
Dunkerque possède un port de plaisance, un port de pêche et un port industriel, en conséquence de quoi, l'accès doit donc être permis tant aux voitures qu'aux bateaux que ce soit un chalutier, un voilier ou un supertanker, c'est pourquoi la ville dispose de plusieurs ponts levant.
Le carnaval de Dunkerque est l'événement annuel majeur de la ville. C'est un ensemble de festivités qui ont lieu dans l'agglomération dunkerquoise de fin janvier à début avril. On distingue :
Le carnaval de Dunkerque n'est pas une manifestation récente : en janvier 1676, des masques parcouraient déjà Dunkerque. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les armateurs offraient à leurs marins un festin, une fête à la veille de leurs départs pour les mers périlleuses d'Islande, où ils y péchaient la morue. Ces fêtes furent à l'origine de la Visschersbende qui signifie bande des pêcheurs en flamand, cependant cette bande était différente du carnaval masqué des Jours Gras. Une année la bande et le carnaval tombèrent le même jour, les pêcheurs mirent alors masques et déguisements, le Carnaval de Dunkerque était né ! Le Carnaval est un des meilleurs indicateurs de la santé économique de la ville, fêtes fastes en temps de prospérité ou au contraire fêtes restreintes en temps de récession. Le Carnaval a survécu à une Révolution et deux Guerres Mondiales(bien qu'il n'ait pas été organisé pendant ces périodes), en 1946, la bande de Dunkerque slalome entre les ruines de la ville. Une autre preuve s'il en est besoin de la place qu'occupe le Carnaval dans la tradition dunkerquoise, est le fait qu'en 1991, malgré l'interdiction du Carnaval pour cause de guerre du Golfe, une bande dite bande annulée est improvisée à Saint-Pol puis à Dunkerque.
Le dunkerquois est un dialecte très différent du ch'ti, qui se parle à Dunkerque et dans son agglomération (y compris à Bergues). Ce dialecte est du français parsemé de flamand. Une de ses caractéristiques est l'affaiblissement des « R » à la fin e chaque mot. À l'image des autres accents, il passe inaperçu à Dunkerque, mais est caractéristique dans d'autres régions. Lors du carnaval, il est coutume de dialoguer en renforçant les tonalités du dialecte.
La ville, a servie d'arrière-plan dans plusieurs films ou feuilletons:
Dunkerque dispose de sa propre chaine de télévision ID7 diffusant une émission paraissant le lundi, elle comprend des reportages sur la ville, un agenda des sorties du week-end et les résultats sportifs Outre la presse quotidienne nationale, la ville lit La Voix du Nord et ses déclinaisons (Voix des Sport…) dont une édition est consacrée au Dunkerquois, elle parait tous les jours même le lundi depuis décembre 2008, elle lit également Le Phare dunkerquois un hebdomadaire paraissant le mercredi, et à moindre mesure Le journal des Flandres. La ville publie également des magazines: Dunkerque Magazine qui se consacre tous les mois à l'histoire et à l'actualité de Dunkerque, Dunkerque Quartier qui est le supplément de Dunkerque Magazine, qui se focalise sur les quartiers de Dunkerque et enfin Bouge2là fournissant tous les 15 du mois des informations pour les jeunes (sorties, loisirs, etc.)Plusieurs stations de radio émettent en FM à Dunkerque : France Musique (89.3 MHz), Radio Classique (90.2 MHz), La Radio de la Mer (90.7 MHz), Skyrock (91.1 MHz), Europe 1 (91.6 MHz), Fun Radio (92.2 MHz), France Bleu Nord (92.6 MHz), RTL (95.2 MHz), Virgin Radio (96.2 MHz), France Culture (96.8 MHz), RMC (98.4 MHz), Radio 6 (99.0 MHz), Delta FM (100.7 MHz), France Inter (103.3 MHz) et France Info (106.5 MHz).
Deux timbres postaux représentant la ville ont été émis.
Unités militaires ayant été en garnison à Dunkerque :
« Dunkerque », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang [sous la dir. de], Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)
: source utilisée pour la rédaction de cet article
Services de mobilité locale :