Ermont est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région d'Île-de-France. Elle est membre de la Communauté d'agglomération Val-et-Forêt.
Elle reçut l'un des premiers lycées mixtes du Val-d'Oise, le Lycée mixte d'Ermont (aujourd'hui lycée Van Gogh).
La commune est située au coeur de la vallée de Montmorency, à environ quinze kilomètres au nord-ouest de Paris. Elle est limitrophe des communes d'Eaubonne, Sannois, Franconville, Le Plessis-Bouchard, Saint-Leu-la-Forêt et Saint-Prix.
Le territoire communal n'est traversé par aucun cours d'eau significatif.
La commune est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable à Ermont est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution. L'eau distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise,.
Ermont comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Il se différencie du climat de Paris intra-muros par un écart de température de quelques degrés, particulièrement notable au lever du jour, et qui a tendance à s'accentuer au fil des années. Cet écart, de 2° en moyenne mais qui peut atteindre 8° par une nuit claire et un vent faible, s'explique par la densité urbaine qui augmente la température au coeur de l'agglomération. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière).
Le nom de la ville provient de l'anthroponyme ou du toponyme gallo-romain Ermedon.
On peut estimer au néolithique la date d'installation des premières populations dans la vallée de Montmorency et sur le site d'Ermont. Un village gallo-romain est établi sur la chaussée romaine de Lutèce à Lillebonne (près du Havre) dite chaussée Jules-César. Il fut détruit à la fin du IIIe siècle lors des grandes invasions germaniques puis rebâti au IVe siècle. Il prospère à l'époque mérovingienne aux VIe et VIIe siècles. L'existence d'Ermedonis est attestée par un acte de l'abbaye de Saint-Denis au IXe siècle, et un sanctuaire chrétien est édifié sur l'emplacement de la nécropole mérovingienne. Le village se nomme Ormont, et enfin Ermont au XIIIe siècle. À cette époque, le hameau de Cernay se développe en parallèle. Plusieurs communautés religieuses s'établissent sur le territoire d'Ermont, d'abord les Templiers au XIIIe siècle, puis l'abbaye Saint-Victor-de-Paris, les Célestins de Rouen et le prieuré du Bois-Saint-Père. Mais la communauté villageoise ne dépasse pas les 40 habitants en 1471.
Le village, essentiellement agricole et regroupé autour de son église, prend progressivement de l'importance. Il subit avec toute la vallée de Montmorency les ravages de la grande Jacquerie de 1358, puis les campagnes anglaises de la guerre de Cent Ans. Il connaît encore les destructions de la Fronde entre 1648 et 1652. L'activité essentielle du lieu est la viticulture, qui recule dès le XVIIIe siècle devant l'expansion des cultures légumière et arboricole.
Au XIXe siècle, l'expansion du chemin de fer participe au développement de la ville avec la création d'un important noeud ferroviaire sur son territoire.
C'est enfin au XXe siècle que se développent les zones pavillonnaires, ainsi qu'une importante croissance démographique qui fait progressivement reculer puis disparaître l'agriculture. Les lotissements s'établissent autour du noeud ferroviaire constitué des quatre gares actuelles (la gare d'Ermont-Eaubonne, de Cernay, d'Ermont-Halte et de Gros Noyer-Saint Prix).
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Ermont est le chef-lieu d'un canton ne concernant que la seule commune.
La ville fait partie de la juridiction d'instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La commune accueille par ailleurs une maison de la justice et du droit (60, rue de Stalingrad),.
Politiquement, Ermont est une commune de droite. Le maire de la ville, Hugues Portelli, est membre de l'UMP. Il est réélu pour un troisième mandat au premier tour des élections municipales de mars 2008, totalisant un peu plus de 56 % des suffrages exprimés. Toutefois ces élections ont montré une nette progression de la gauche rassemblée (PS, PCF, Verts : liste menée par Mathias Trogrlic) avec 35,6% des suffrages exprimés (soit une progression de sept points par rapport à 2001).
Hugues Portelli, Maire d'Ermont est également sénateur UMP du Val-d'Oise depuis 2004.
En outre, Ermont est une ville-canton, et même si Lionel Georgin, membre de l'UMP, a été réélu en mars 2008 Conseiller général, la candidate socialiste Dominique Dellangnol a rassemblé plus de 48,5% des suffrages exprimés. En nombre de voix, M. Georgin n'avait qu'un peu plus de 200 voix d'avance, c'est-à-dire très peu. Mme Dellangnol a attribué sa défaite au niveau très élevé de l'absention aux élections cantonales.
Aux élections législatives de juin 2007, les électeurs ermontois ont choisi Claude Bodin (UMP) pour les représenter à l'Assemblée Nationale. Les résultats totaux de la 4e circonscription du Val-d'Oise ont donné 55% à Claude Bodin contre 45% pour Gérard Sebaoun (Parti Socialiste). Ermont est la commune de la 4e circonscription où Claude Bodin a fait le plus mauvais score avec 51,5% des suffrages exprimés seulement contre 48,5% pour son adversaire socialiste.
À l'élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 30,76 %, suivi par Ségolène Royal avec 27,54 %, François Bayrou avec 21,82 %, Jean-Marie Le Pen avec 8,46 %, enfin Olivier Besancenot avec 3,52 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 51,01 % (résultat national : 53,06 %) contre 48,99 % pour Ségolène Royal (national : 46,94%). Au final donc, les Ermontois ont davantage voté pour la gauche que la moyenne de la France.
Avec un taux de taxe d'habitation de 14,32 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Ermont est dans la moyenne du département. Ce taux est néanmoins en perpétuelle augmentation depuis 2001. Il faut y ajouter 1,26 % pour la part syndicale, soit 15,58 % au total. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux (part syndicale incluse) était de 14,94 % à Eaubonne et de 16,47 % à Franconville ,.
Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Ermont (incluant Franconville, Le Plessis-Bouchard, Saint-Prix, Montlignon et Eaubonne) est de 66,26 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui le situe parmi les plus faibles du Val-d'Oise, très largement inférieur aux moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police n'est en revanche que de 27,93%, sous la moyenne du département de 28,83%.
Ermont a signé des serments de jumelage avec :
La ville d'Ermont est accessible par les lignes et du Transilien ainsi que par la ligne du RER. Il y a 4 gares dans cette ville, la plus importante est celle d'Ermont Eaubonne qui permet de rejoindre :
Les trois autres gares sont celles de Cernay qui dessert le quartier du même nom ; Ermont - Halte ; Gros Noyer - Saint-Prix.
De plus, la ville est parcourue par de nombreuses lignes de bus qui desservent les quartiers de la ville et les communes voisines. La ligne 138 est prolongée jusqu'à la gare d'Ermont - Eaubonne en heure de pointe du lundi au vendredi et toute la journée jusqu'à 19h le samedi pour se rediriger vers la porte de Clichy.
La commune d'Ermont ne possède aucun monument historique classé ou inscrit sur son territoire.
L'église Saint-Flaive fut construite en 1886 et 1887 à l'emplacement d'une église médiévale du XIe siècle devenue trop vétuste. Avec l'augmentation de la population dans les années 1960, l'église fut agrandie en 1964 grâce à une extension moderne de forme ovale sur son côté droit.
L'hôtel de ville. Le château fut édifié entre 1868 et 1870 et appartenait en 1875 à Benjamin Blanchard, maire de la commune de 1859 à 1877. Acheté par la municipalité le 30 juillet 1932, une extension fut immédiatement entreprise et le bâtiment est devenu l'hôtel de ville d'Ermont.
Le musée des arts et traditions populaires fut aménagé dans les anciens ateliers municipaux. Les collections rappellent le passé agricole et viticole d'Ermont.
Vingt établissements scolaires publics dispensent l'enseignement à Ermont :
sept écoles maternelles, huit écoles primaires, deux collèges et trois lycées dont deux professionnels. La commune accueille également un Centre de Formation des Apprentis.
La ville relève de l'académie de Versailles. Les écoles de la commune sont gérées par l'inspection générale de l'inspection départementale de l'Education nationale d'Ermont (1, rue de l'Est). La circonscription fait partie du bassin d'éducation et de formation d'Enghien-les-Bains.
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