Ferney-Voltaire est une commune et une ville de France située dans le pays de Gex, dans le département de l’Ain, à quelques kilomètres au nord de Genève.
Les habitants de la commune sont les Ferneysiens et les Ferneysiennes.
La ville se trouve, en France, à la frontière suisse très proche de l'agglomération de Genève, sur le bord nord-ouest de l'aéroport international de Genève (Cointrin). Elle est située sur la D 1005 reliant Genève (et au-delà la rive française du Lac Léman) à Dijon en passant par le col de la Faucille, et donnant accès au secteur français de l'aéroport.
Le climat y est de type semi-continental, avec des hivers froids, des étés chauds, et des précipitations tombant majoritairement en été.
La D1005 traverse Ferney-Voltaire du Nord au Sud, depuis Versoix jusqu'à Meyrin. C'est le principal axe routier de la commune avec la route entre la commune suisse du Grand-Saconnex et Prévessin-Moëns.
Quelques routes sont dotées de pistes cyclables, comme par exemple de l´avenue du Jura (centre) à l´avenue de Vessy (Ornex).
Ferney-Voltaire n´est pas reliée au reseau ferroviaire. La voie ferrée de Bellegarde-sur-Valserine à Divonne-les-Bains ne traverse pas Ferney-Voltaire. Les Transports Publics Genevois pensent à prolonger le tramway de Meyrin à Ferney Voltaire mais cet éventuel projet ne pourra se réaliser qu'à une échéance lointaine. La gare la plus proche de Ferney-Voltaire est celle de l´Aéroport international de Genève que les CFF deservent.
Ferney-Voltaire est desservie par les lignes F et Y des TPG. La desserte se fait en moyenne tous les quart d'heure aux heures de pointe et toutes les demi-heures le reste du temps.
La commune bénéfice aussi de cars TER, de Divonne-les-Bains à Bellegarde-sur-Valserine.
Le nombre total de logements dans la commune est de 4 040. Parmi ces logements, 83,2 % sont des résidences principales, 10,5 % sont des résidences secondaires et 6,3 % sont des logements vacants. Ces logements se constituent pour une part de 11,1 % de maisons individuelles, 86,5 % sont d'autre part des appartements et enfin seulement 2,4 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 33,5 %. Ce qui est très inférieur à la moyenne nationale qui s'établit à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 62,6 % sur l'ensemble des logements qui est inversement supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 4 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 11,8 % sont des studios, 17 % sont des logements de deux pièces, 29,5 % en ont trois, 23,7 % des logements disposent de quatre pièces, et 18,1 % des logements ont cinq pièces ou plus.
Ferney (initialement "Fernex") a pris le nom de Ferney-Voltaire à partir de 1878 en hommage à Voltaire qui y séjourna à partir de 1759 pour sa proximité de la frontière, en cas de problème avec l'administration royale, et de Genève, ville de son rival, Rousseau.
À son arrivée, le hameau comptait à peine une centaine d'habitants. Sur la statue de Voltaire, installée au centre-ville, il est qualifié de « Bienfaiteur de Ferney ». En effet, durant les quelques années où il habita la commune, il fit construire plus de cent maisons, finança la construction d’une église, d’une école, d’un hôpital, d’un réservoir d’eau et de la fontaine.
De plus, il fit assécher les marais et créa des foires et marchés, attira des artisans — horlogers, tisserands — à s'y implanter, et enfin nourrit les habitants durant la disette de 1771. Rasant l'ancien bâtiment, il s'y fait édifier un château (aujourd'hui classé monument historique). Enfin, il prêta de l’argent gratuitement aux communes voisines.
Il n'est pas exagéré d'écrire que Ferney serait resté un petit village sans l'activité du « Patriarche » qui l'a fait entrer dans l'histoire. À sa mort en 1778, Ferney comptait près de 1 000 habitants.
Une statue de bronze a été inaugurée en son honneur le 27 juillet 1890, financée et sculptée par Émile Lambert (qui était alors propriétaire du château).
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :
Le canton de Ferney-Voltaire fait partie de l'arrondissement de Gex ou Pays de Gex, compte 8 communes et 28 427 habitants.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le Lycée international est un établissement à l'architecture originale qui scolarise les élèves de l'arrondissement, mais comporte aussi des classes dites « internationales » gérées de façon privée ou par leur gouvernement de tutelle, où les élèves peuvent recevoir des cours dans leur langue maternelle (anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais, suédois) et préparer le Bac à Option Internationale. Il fut créé dans les années 1970 pour répondre à la demande croissante du fait de l'implantation du CERN.
La ville profite de sa grande proximité avec la ville de Genève. Un tiers de la population environ est composé de fonctionnaires des organisations internationales installée à Genève (ONU, OMS, BIT, OMC etc.), un deuxième tiers se constitue de frontaliers, habitant en France et travaillant à Genève ou dans le canton de Vaud. Cette population à fort pouvoir d'achat connaît un taux de renouvellement très important, qui favorise le maintien des loyers à des niveaux très supérieurs à la valeur des biens immobiliers à la vente. Le dernier tiers de la population qui travaille en France éprouve des difficultés de logement et subit un coût de la vie élevé. Cela force souvent cette catégorie de population à se loger plus loin dans le Pays de Gex.
La ville attire également la population suisse sur son marché du samedi et ses supermarchés.
La ville possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de l'Ain.
Le château de Ferney-Voltaire, acquis par la République française en 1998, est classé monument historique depuis 1958.
Lorsque Voltaire se porte acquéreur du domaine de Ferney, il le reconstruit entièrement en dirigeant lui-même les travaux dès 1758. Le château est terminé en 1762 et présente, côté cour, une façade classique organisée symétriquement autour d'une entrée encadrée de colonnes doriques, surmontée de pilastres doubles à l'étage, et d'un fronton portant les armes du seigneur. La façade, côté jardin, était animée d'un avant-corps en arrondi, encastré de pilastres ioniques et couronné d'un fronton curviligne. Il a été remplacé au XIXe siècle par une façade plate à fronton triangulaire.
Le parc est aménagé simultanément et participe à la mise en scène du château qui domine le site, notamment par l'implantation, au sud, de charmilles et vers l'ouest d'un jardin à la Française, d'une pièce d'eau et d'une large terrasse.
Voltaire fait aménager des ouvertures dans la frondaison des arbres en contrebas de la terrasse pour dégager la vue vers les Alpes. La grange voisine était aménagée en salle de spectacle. Très vite, Voltaire se rend à l'évidence: son château est trop petit pour accueillir ses nombreux visiteurs. Il fait appel en 1765 à l'architecte et potier Léonard Racle pour ajouter deux ailes qui donnent à l'édifice son aspect définitif.
À la mort de Voltaire, Catherine II impératrice de Russie projette de bâtir à l'identique le château de Ferney dans le parc de Tsarkoïeselo, son palais d'été. Dans ce but, elle fait construire une maquette et dresser à Léonard Racle les plans du château et de l'ensemble du domaine, et achète la bibliothèque du philosophe. Ces documents sont conservés à la bibliothèque nationale de Russie.
le CERNUne fontaine de 1628, rue de Meyrin est inscrite à l'inventaire complémentaire des monuments historiques depuis 1988.
Une maison, au 33 rue de Genève est inscrite à l'inventaire complémentaire des monuments historiques.
La maison de Loes, au 7 rue Meyrin est inscrite à l'inventaire complémentaire des monuments historiques.
L'église Notre-Dame-Saint-André est classée monument historique depuis 1988.
46°15′21″N 6°6′29″E / 46.25583, 6.10806
Services de mobilité locale :