Figeac est une commune française, située dans le département du Lot et la région Midi-Pyrénées. En occitan, la ville se nomme Fitsat, écrit Fijac.
Les habitants sont les Figeacois et les Figeacoises.
Le nom Figeac est de formation gallo-romaine, il est issu du nom d'un homme Fidius complété par le suffixe possessif -acum.
D'après une charte attribuée à Pépin le Bref, ce lieu était nommé Fiat. Une anecdote prétend qu'il aurait été déformé par la suite en Figeac à partir de l'expression latine Fige acum. Elle tente aussi, par cette façon, d'expliquer l'origine des monuments appelés aiguilles. Beaucoup de pèlerins se perdaient dans les forêts aux alentours de Figeac et l'abbé auraient répondu a ceux qui lui faisaient observer : Fige acum, qui se traduit par : Plantez une aiguille.
Le blasonnement en est : « D’azur à la croix pleine d'argent. »
Figeac est une étape sur plusieurs itinéraires du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle :
Figeac avait un hôpital Saint-Jacques.
Commune du Massif central située sur la rive droite du Célé, au débouché de l'Auvergne et du Haut Quercy, bâtie en amphithéâtre sur les pentes du puy Sainte-Marie.
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !La ville de Figeac est reliée aux villes voisines par plusieurs axes routiers :
Une déviation reliant la D840 (Rodez - Capdenac) à la D802 (A20) par le sud de la ville est en cours de construction. D'une longueur totale de 7,8 km, elle nécessite la construction de trois giratoires et sept ouvrages d'art pour un coût de 39 millions d'Euros. Un premier tronçon, à l'est, d'environ 2 kilomètres, a été inauguré le 7 mai 2010 entre la D840 et la D822 (Montauban - Villefranche-de-Rouergue), il aura couté près de 10 millions d'Euros. La partie Ouest sera terminée en 2013.
par avion, aérodrome de Figeac-Livernon
Une voie romaine franchissait le Célé à gué et l'on a trouvé des restes de murailles et des sarcophages gallo-romains.
Selon la légende, un vol de colombes, dessinant une croix dans le ciel, sous les yeux de Pépin le Bref, décida de la fondation, en ces lieux, d'un monastère, en 753. Le roi aurait dit Fiat là ! (qu'il [le monastère] soit fait là ! ), cette expression aurait donné le nom Figeac. Un miracle en appelant un autre, en 755, le pape Étienne II, venu bénir l'église, vit Jésus lui-même escorté par des anges, venir consacrer le monastère. Quoi qu'il en soit, le lieu était déjà habité dans l'Antiquité.
Selon Malte-Brun, une abbaye aurait été fondée dans la première moitié du VIIIe siècle. En 861, les normands y auraient tué soixante moines après avoir massacré les habitants réfugiés dans l'église.
Une abbaye, fut fondée en 838, après le pillage du monastère par les Vikings. Bien située sur les chemins de Compostelle et de Rocamadour, elle prospéra et entraina rapidement le développement d'une agglomération. A la suite de tensions croissantes, à partir de 1244, entre les consuls, représentants des principales familles marchandes, et l'abbé, Figeac, à l'issue d'une négociation menée par Guillaume de Nogaret et moyennant rachat par la couronne des droits abbatiaux, passa sous la dépendance directe de Philippe le Bel en 1302. Le roi lui accorda le rare privilège de battre la monnaie. Grâce à un artisanat prospère, la ville s'enrichit.
Selon Malte-Brun, en 1318, Philippe le Long, satisfait des habitants de Figeac qui l'auraient promptement reconnu roi de France, confirma les prérogatives, libertés, franchises déjà obtenues. Il accorda une charte particulièrement favorable : sceaux, drapeaux, consuls choisis parmi les habitants. Ils possédaient les murs, tours, remparts et fossés. Ces privilèges furent confirmés par Philippe de Valois (1334) et Louis XI, à l'occasion de sa visite en 1463.
Au service des Anglais, Bernardon de la Salle s'empara de la ville de Figeac le 14 octobre 1371, mais l'abandonna l'année suivante contre versement d'une indemnité.
Les guerres de Religion trouvèrent la ville divisée. Jeanne de Genouillac, fille de Galiot, seigneur d'Assier, travailla à gagner la population à la foi nouvelle. Les protestants tentèrent, à partir de Capdenac, devenue protestante en 1563, de s'emparer de Figeac à deux reprises en 1564, puis le 28 décembre 1568, avant d'y parvenir finalement en 1576 lorsque les calvinistes à l'intérieur de la ville ouvrirent les portes à ceux de dehors. Les armées protestantes s'emparèrent de la ville, se livrèrent à un massacre et brûlèrent une partie de la ville. La colline du Puy fut transformée en place forte. Le 10ème synode national protestant se tint à Figeac le 2 août 1579. L'édit de Nantes laissa la ville aux protestants et ce n'est qu'après la chute de Montauban, en 1622, que Louis XIII fit démanteler la citadelle.
Le XVIIIe siècle fut une période de prospérité au cours de laquelle les murailles défensives ainsi que les fossés disparurent. La Révolution vit la guillotine faire tomber cinq têtes, place de la Raison. Le maréchal Ney se cacha à Figeac, peu avant son arrestation.
Figeac est reliée au chemin de fer le 10 novembre 1862, date d'inauguration de l'axe Brive-Toulouse par la gare de Figeac. En 1864, l'ouverture de la ligne de chemin de fer vers Aurillac, au titre de la concession de Clermont au Lot, permet également une liaison ferroviaire avec le Cantal. les voies forment alors un "Y" caractéristique à la gare de Figeac.
Le 12 mai 1944, en répression aux harcèlements des résistants quercynois, les Allemands de la 2e division SS Das Reich arrêtèrent 800 Figeacois. 540 d'entre eux furent déportés vers les camps de Neuengamme et Dachau.
Au début du XXe siècle, Figeac comptait 5870 habitants.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Histogramme(élaboration graphique par Wikipédia)
Figeac, ville d'histoire, est tournée vers l'avenir, grâce à deux sous-traitants aéronautiques de rang international : Ratier-Figeac et Figeac Aero.
Ratier-Figeac (Ratier), fondée en 1904, fabrique des hélices depuis 1908 et est devenue le premier hélicier mondial, grâce notamment au transfert de fabrications réalisées aux États-Unis par Hamilton Sundstrand (actionnaire à 100%) et destinées à l'US Navy, et à sa sélection pour la conception et la fabrication de l'hélice de l'Airbus A400M. L'activité hélices connaît une forte croissance depuis quelques années suite à l'augmentation du prix du kérosène, ce type de moteurs, bien que plus bruyant, étant plus économe en énergie. Ratier-Figeac fabrique aussi des actionneurs de plan horizontal arrière, des vérins de portes et des équipements de cockpit (mini-manches pilote et co-pilote) pour divers avions de la gamme Airbus (A300/A310, A320, A330/A340, A380) et Bombardier (CRJ-200, CRJ-700…), ainsi que des pièces d'hélicoptères.
Figeac Aero réalise des prestations d'usinage de pièces de structure et de moteurs, et de fabrication de sous-ensembles pour les donneurs d'ordre aéronautiques. L'entreprise a connu une forte croissance ces dernières années en obtenant notamment des contrats outre-atlantique.
Aérodrome de Figeac-Livernon
En septembre 2003, Figeac s'est dotée d'un service de bus gratuits, dénommé simplement « Le bus ». Il est composé de 10 lignes et de 96 points d'arrêt. Le service est gratuit et assuré par 3 minibus de 28 places et 1 bus de 70 places. En plus, un service à la demande est proposé sur 4 « zones » (s'éloignant légèrement plus de la ville), 4 jours par semaine. La première année, 211 106 voyageurs ont été transportés. L'offre kilométrique du réseau régulier (hors service à la demande) est d'environ 200 000 kilomètres par an. La vitesse moyenne de transport de passagers est d'environ 21 km/h. Cette vitesse est plus élevée que dans la plupart des réseaux de bus (à cause de la petite taille de Figeac), ce qui a la particularité d'y rendre le bus compétitif par rapport au vélo, pour la plupart des voyageurs. Figeac est une des plus petites communes de France à s'être dotée d'un service de transport collectif.
Le Lycée Champollion de Figeac est un établissement public qui propose plusieurs enseignements : général, technologique, professionnel et en alternance. En 2009, 622 élèves sont scolarisés au lycée général, 291 au lycée professionnel et 150 professeurs y enseignent.
Institut universitaire de technologie de Figeac depuis 1995, grâce au soutien du président du conseil régional, Martin Malvy, la ville de Figeac dispose d'un établissement d'enseignement supérieur universitaire. Ce qui fait de Figeac la plus petite ville universitaire de France. L'Institut universitaire de technologie est rattaché à l'université de Toulouse II le Mirail. À la rentrée de septembre 2008, 347 étudiants étaient inscrits dans l'établissement. Le département génie mécanique et productique (GMP) a été le premier à ouvrir en 1995. Il forme des étudiants appelés tout naturellement à s'intégrer dans le tissu industriel de la Mecanic vallée qui va de Rodez à Brive et dont Figeac est l'un des pivots. Beaucoup poursuivent leurs études, pour les meilleurs, en école d'ingénieur. Le département technique de commercialisation (TC) a complété l'offre de formation en 1997. Ils sont de plus en plus nombreux à poursuivre leurs études en licence professionnelle; IUT ou école d'ingénieur. Enfin, depuis la rentrée 2001, un troisième département est venu se rajouter. Il s'agit d'un département carrières sociales (CS), option animation sociale et socioculturelle. Cette formation dispensée par quelques rares IUT (13 au total), attire un grand nombre d'étudiants de tous les coins de la France. Suite à son succès grandissant, l'IUT de Figeac s'est agrandi en 2006, afin d'accueillir un plus grand nombre d'étudiants.
Lycée agricole public se situant sur la route de Villefranche de Rouergue crée en 1979, elle offre une formation agricole, services et éducateur canin.
Le Groupe sportif figeacois rugby, club de rugby à XV qui évolue en championnat de France de 2e division fédérale
Le film de Louis Malle intitulé Lacombe Lucien, a été tourné à Figeac. Il traite de la résistance et de la collaboration en 1944. Le film Né en 68 a également été tourné à Figeac et dans ses environs.
Des festivals ont lieu chaque année, le Chaînon manquant festival « pluridisciplinaire d’artistes en découverte » qui a lieu au printemps, puis le Festival théâtral de Figeac dirigé par Marcel Maréchal en juillet, et les Rencontres musicales de Figeac au mois d’août.
Figeac est classée ville d'art et d'histoire et a été reconnue par le Conseil Régional Midi-Pyrénées comme l'un des 18 Grands Sites de Midi-Pyrénées. La vieille ville a gardé son plan et ses ruelles tortueuses du Moyen Âge et l'on peut y voir de nombreuses maisons anciennes en grès.
Cette église , reste de l'abbaye qui se rattacha à Cluny à la fin du XIe siècle, fut consacrée en 1092. Saint Hugues en fut l'abbé. Bien que très modifiée au cours des siècles, soit du fait d'embellissements, soit à cause des dégâts causés par les guerres de Cent Ans ou les guerres de religion, elle conserve néanmoins fière allure.
C'est une église de pèlerinage, semblable par ses dimensions à Saint-Cernin de Toulouse ou Sainte-Foy de Conques, dotée d'une triple nef, d'un vaste transept, d'un déambulatoire et d'une abside à chapelles rayonnantes. L'ancienne salle capitulaire est décorée de bois polychrome du XVIIe siècle.
Ancienne église Saint Thomas, il s'agit de l'église la plus modeste en dimension de la ville. Située à proximité de l'hôpital, à l'entrée de Figeac, elle est le dernier témoin de l'ancien couvent Carmélite qui fut jadis établi à cet endroit.
La bien nommée, puisqu'elle domine tout Figeac, sur la place du Foirail. Cette église d'origine romane fut plusieurs fois remaniée, notamment aux XIVe siècle et XVIIe siècles, lorsque les trois travées centrales furent réunies en une seule ; le chœur renferme de beaux chapiteaux romans sculptés et un grand retable en noyer sculpté, daté de 1696. C'est pourtant la plus ancienne paroisse de Figeac, née, selon la tradition, d'un miracle : La Vierge y aurait fait fleurir un rosier en hiver.
C’était le siège d’une confrérie Saint-Jacques.
La ville abrite le musée Champollion « les écritures du monde ». Plus de 6 000 visiteurs par an peuvent découvrir à travers les collections comment l'écriture est apparue dans le monde depuis 5 000 ans.
Enchâssée dans un ensemble architectural médiéval, son sol est couvert d'une immense reproduction de la pierre de Rosette (14 x 7 m), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par l'artiste conceptuel américain Joseph Kosuth. Inaugurée en avril 1991, cette importante œuvre contemporaine demande également à être contemplée depuis le jardin suspendu qui domine la place. Dans une courette attenante, la traduction en français des inscriptions est gravée sur une plaque de verre.
Ancienne place de la Halle, elle est entourée de maisons imposantes, certaines en torchis, aux balcons de fer forgé, sous les toits s'ouvrent des galeries couvertes, les soleilhos.
Pierre Cisteron (1589-1684?) armurier de Louis XIV a habité une maison à tourelle du XVe siècle qui occupe l'angle de la place.
Les deux « aiguilles » des environs de Figeac sont de grandes obélisques de pierre de forme octogonale reposant chacune sur un piédestal de quatre marches. Elles sont faites de pierres de taille cimentés. L'aiguille du Cingle, dressée au sud de la ville mesure 14,50 mètres. L'aiguille de Lissac ou de Nayrac, dressée à l'ouest, mesure 11,50 mètres.
On pense qu'il y en avait jadis quatre : une aiguille à chacun des quatre points cardinaux, mais on ne connait toujours pas leur utilité exacte. Étaient - elles des repères pour les voyageurs sur la route de Saint Jacques de Compostelle, ou des bornes limitant les terres du monastère de Figeac ?
De l'amont vers l'aval, on trouve quatre ouvrages pour franchir le Célé.
La mise en place d'un secteur sauvegardé a permis de mettre en valeur un riche patrimoine architectural de bâtiments civils datant du Moyen Âge du XIIe siècle au XIVe siècle :
Le domaine de Surgié est un village de vacances situé au bord du Célé en amont de Figeac. Composé d'une résidence et d'un camping, il offre de nombreuses activités aquatiques et un parc de loisirs. Le domaine devrait être restructuré pour la saison 2010.
Figeac est récompensée par deux fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris.
Bielefelt
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