Fontainebleau est une commune française. Située dans le département de Seine-et-Marne, elle est la commune la plus étendue de la région Île-de-France.
Fontainebleau est située au sud-ouest du département. La commune, qui s'étend sur 17 205 hectares, est la plus vaste de la région Île-de-France, et est presque entièrement recouverte d'une forêt qui s'étend également sur quelques communes limitrophes (25 000 hectares au total). Cette forêt est un lieu de promenade pour les Parisiens, mais surtout son relief très accidenté et ses nombreux rochers en font un lieu très réputé pour la pratique sportive de l'escalade. L'agglomération melunaise se situe à la limite nord de la forêt, et au nord-ouest se trouve Barbizon, un village célèbre pour les nombreux peintres pré-impressionnistes qui y ont vécu. Divers endroits de la forêt sont recouverts de silice (quartz) à l'état brut. Les nombreuses plantations de résineux effectuées par l'Office national des forêts sont critiquées par certains qui estiment que cela a mis à mal la diversité de son écosystème, à l'origine plutôt à base de feuillus.
La ville est sillonnée par le réseau de bus Aérial, et est desservie par la gare de Fontainebleau-Avon sur la ligne Paris-Montereau-Fault-Yonne / Montargis (Transilien R).
Les arrêts de Fontainebleau-Forêt et Thomery, situées sur la même ligne, desservent, quant à eux, la forêt de Fontainebleau.
La ville et son agglomération ont par ailleurs été desservies par un réseau de tramway, de 1896 à 1953.
Fontaine Belle Eau ou Fontaine Belleau puis Fontainebleau trouve officiellement son nom en 1169. Ce hameau est doté d'un rendez-vous de chasse et d'une chapelle par Louis VII.
Saint Louis, qui apprécie beaucoup Fontainebleau et l'appelle ses « déserts », y fait construire un pavillon et un hôpital.
Philippe le Bel y naît en 1268 et y meurt en 1314.
Au XVIIe siècle, Fontainebleau fait les délices de "Madame, belle-soeur du roi". Le 18 octobre 1685, Louis XIV y signe l'Édit de Fontainebleau, plus connu sous la désignation de Révocation de l'Édit de Nantes, qui a poussé à l'exil de nombreux protestants.
En 1725, Louis XV s'y marie.
Le 29 octobre 1807, Manuel Godoy, alors chancelier du roi espagnol Charles IV, et Napoléon signent le Traité de Fontainebleau, qui autorise le passage des troupes françaises par le territoire espagnol afin d'envahir le Portugal.
Le 20 juin 1812, le pape Pie VII arrive au château de Fontainebleau (lors de son transfert secret de Savone à Fontainebleau) accompagné de son médecin chirurgien, le docteur Balthazard Claraz. Le souverain pontife y reste enfermé pendant les dix-neuf mois que dure sa captivité. Du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, le Saint-père n'est jamais sorti de son appartement.
Le 18 avril 1814, Napoléon, peu après sa première abdication, fait ses adieux à sa garde, aux célèbres grognards, dans la cour du Cheval Blanc (devenue depuis Cour des Adieux) ; le moment fut selon la légende très émouvant. Le château de Fontainebleau était d'ailleurs une résidence appréciée de l'empereur.
Au total, 34 souverains, de Louis VI le Gros à Napoléon III, ont séjourné à Fontainebleau au cours de sept siècles. Du XVIe au XVIIIe siècle, tous les rois, de François Ier à Louis XV, y ont effectué des travaux importants (démolition – reconstruction – agrandissement – embellissement) d'où le caractère un peu "hétérogène", mais néanmoins harmonieux, de l'architecture du château.
Le 29, 30 juin et 1er juillet 1895 fut organisé à Fontainebleau un grand concours national de manoeuvres de pompes à incendie avec manoeuvres d'ambulances & de secours aux blessés. Ce concours a attiré 140 compagnies. A cette occasion avait lieu l'assemblée générale de l'Union Départementale des Sapeurs-Pompiers de Seine-et-Marne.
En juillet et août 1946, la ville accueille la conférence franco-vietnamienne de Fontainebleau pour trouver une solution au conflit et à l'indépendance vietnamienne ; mais cette conférence sera un échec.
Fontainebleau fut le siège de l'État-major des forces alliées en Centre-Europe (Allied Force Centre; AFCENT), forces terrestres (LANDCENT) et forces aériennes (AIRCENT) de l'OTAN de 1949 à 1967.
Aujourd’hui, la ville accueille une grande école d’affaires qui lui donne une renommée internationale : l’INSEAD, ainsi qu'une annexe de l'Ecole des Mines de Paris.
De 1926 à 1988, la ville avait perdu son statut de sous-préfecture et n'était plus qu'un chef-lieu de canton de l'arrondissement de Melun.
Population : 16 000 habitants et 34 000 pour l'agglomération qui comprend principalement Avon, ville « jumelle » où se trouve en particulier la gare. La population de Fontainebleau est stable depuis la fin de XIXe siècle même si celle de l'agglomération, et notamment d'Avon, a considérablement augmenté. Une des particularités de Fontainebleau est le surdimensionnement de son centre ville, de son animation et de sa vie commerçante de luxe. En outre, Fontainebleau abrite des écoles internationales (école primaire, collège et lycée anglophone et germanophone). Pour parodier une publicité célèbre, cette petite ville a tout d'une grande. Par ailleurs, les Bellifontains constituent une population active et huppée ; en effet, la noblesse et haute bourgeoisie y sont établies depuis des siècles.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Fontainebleau est une ville relativement touristique – chaque année, 300 000 personnes visitent le château et environ 11 millions la forêt – mais ne parvient pas à retenir ses visiteurs pour des séjours de courte durée. La ville abrite aussi le musée national des Prisons et un musée municipal principalement consacré au uniformes et armes des soldats du premier et second empire.
Elle attire également une population universitaire, largement étrangère, qui vient étudier, enseigner et travailler à l'INSEAD. L'ESIGETEL (École supérieure d'ingénieurs en informatique et génie des télécommunications) créée en 1986 y est également installée, près du Port de Valvins. C'est une école de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne. L'Université Paris XII est également présente à Fontainebleau, dans le cadre de l'IUT de Fontainebleau, lequel compte deux départements d'enseignement supérieur (Gestion des Entreprises ; Informatique), comme l'Université de Paris VII – Denis Diderot avec sa station de biologie végétale et d'écologie forestière (station expérimentale, fondée à la fin du XIXe siècle par le célèbre botaniste Gaston Bonnier).
Hormis les commerces de proximité et de loisirs et les professions libérales, l'activité économique de Fontainebleau est assez restreinte. Celle-ci pourrait connaître un nouveau développement en fonction de la réussite des reconversions des importantes casernes désaffectées que compte la ville et qui offrent une possibilité d'agrandissement de l'espace urbain inespérée pour une ville entourée de forêts.
La commune est desservie par deux gares (Fontainebleau – Avon située à Avon et Thomery située en pleine forêt) sur la ligne Paris – Montereau / Montargis ().
Fontainebleau, capitale du cheval et ville équestre, est dotée d'installations équestres prestigieuses comme :
Fontainebleau abrite un célèbre château royal, autrefois simple rendez-vous de chasse, plusieurs fois modifié et agrandi depuis François Ier. C'est là que Louis XIV révoqua l'Édit de Nantes par l'Édit de Fontainebleau le 18 octobre 1685. C'est dans la cour (appelée depuis Cour des Adieux), devant le château, que l'empereur Napoléon Ier abdiqua devant sa garde impériale en 1814.
La forêt est réputée pour la diversité de ses espèces et de son relief ainsi que par sa taille (15 000 ha pour la forêt dite domaniale et 25 000 ha pour l'ensemble du massif).
Débris de tombe dans le cimetière de FontainebleauLe cimetière de Fontainebleau est également un lieu fréquenté par les touristes intéressés par son aspect historique et stylistique. Les plus vieilles tombes datent du début du XIXe siècle. Certaines personnalités ayant contribué au développement de la ville y sont enterrées, telles que les deux célèbres sylvains Collinet et Denecourt. L'architecte renommé Henri Labrouste y gît dans le tombeau familial. Un grand nombre de soldats morts durant les deux guerres mondiales, dont des membres des forces militaires du Commonwealth, reposent dans une division réservée en aval. Le cimetière s'étale sur une côte à la lisière de la forêt. Aussi offre-t-il une vue panoramique sur la ville.
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