Fontenay-sous-Bois est une ville française située dans la banlieue Est de Paris, en bordure nord du bois de Vincennes.
Jusqu'au 1er janvier 1968, elle est dans le département de la Seine. Elle est maintenant dans le département du Val-de-Marne.
Ses habitants sont les Fontenaysiennes et les Fontenaysiens.
L'origine du nom de Fontenay se situe dans les nombreuses fontaines qui coulaient jadis sur son territoire.
Pour différencier les 31 Fontenay de France, un complément distinctif a été donné à la plupart des Fontenay. Le bois de Vincennes a été retenu pour caractériser Fontenay-sous-bois.
Mais la forme actuelle n'est stabilisée que tardivement. En effet, au XVIIIe siècle la forme "Fontenay-sur-le-bois-de-Vincennes" est courante et au XIXe siècle siècle la forme "Fontenay-sur-le-bois" prévaut.
Fontenay-sous-Bois est une ville de la proche banlieue Est parisienne, située à 3 km de Paris. C'est la 10ème ville du Val-de-Marne par sa superficie (5,58 km²) et la 7ème par son nombre d'habitants.
C'est la ville la plus au nord du département.
Elle a pour voisines (dans le sens des aiguilles d'une montre et en partant du Nord) : Montreuil-sous-Bois, Rosny-sous-Bois, Neuilly Plaisance, Le Perreux-sur-Marne, Nogent-sur-Marne, Paris (bois de Vincennes) et Vincennes.
La ville est partagée par une ligne de crête orientée Nord-Ouest / Sud-Est. De part et d'autre de cette ligne, de fortes pentes descendent jusqu'au bois de Vincennes et à l'Autoroute A86.
Les altitudes varient de 111 mètres au Nord et au Nord-Est à 44 mètres dans les parties Est et Sud-Ouest.
10% du territoire communal est occupé en sous-sol par d'anciennes carrières de gypse, pour la fabrication de plâtre, et de calcaire, exploitées jusqu'en 1928.
Les couches d'argile imperméable qui affleurent à flanc de côteau sont à l'origine des nombreuses sources qui ont donné son nom à la ville.
Fontenay est mentionnée pour la première fois en 847 par l’abbé Lebeuf, dans son Histoire du diocèse de Paris. En 982 un acte indique que l'église de Fontenay est dépendante de la cathédrale de Paris.
Le roi Charles V fait arriver les eaux des sources de Fontenay dans des abreuvoirs qu'il fait construire au château de Beauté. Les conduits passent à travers le village, et le roi exempte les habitants du droit de prise et des impôts qui se levent pour la chasse aux loups, à condition qu'ils entretiennent et nettoient les conduits.
Sous l'Ancien Régime, la seigneurie de Fontenay appartient à l'Abbaye de Saint-Victor. La culture de la vigne est la principale activité agricole.
En 1767, Jacques Maquer achète les terres de l'Abbaye et devient seigneur de Fontenay. Il habite alors un château, maintenant disparu, situé dans l'actuel parc de la mairie.
Aux confins des territoires de Montreuil et de Vincennes, il existe une léproserie accueillant les malades de Bagnolet, de Montreuil, de Neuilly-sur-Marne et de Fontenay.
En 1789, les habitants rédigent un cahier de doléances inspiré par des valeurs fortes comme la Liberté et l'Egalité. Ils demandent la suppression des privilèges, l'accession des membres du Tiers-état aux charges publiques, le droit de chasse pour tout le monde, etc....
Le 8 janvier 1793, en vertu de la loi du 20 septembre 1792, le Maire, Monsieur Lameau, clôture les registres des baptêmes, mariages et sépultures et transfère l'état civil à la Commune.
Le 15 mars 1848, le Conseil municipal, à l'unanimité, déclare son adhésion à la république et au gouvernement né de la révolution de février.
Le 28 décembre 1851, le Conseil municipal soutient les actes du 2 décembre, et fait voter "une adresse de félicitations à Monsieur le Président de la République pour les bienfaits que ses actes de vigueur et de fermeté ont déjà procurés à la France".
Au cours de l'histoire, la municipalité a souvent à se préoccuper de la question du bois du Parc de Vincennes, comme on le nommait alors. Ainsi, le 9 août 1835, le Conseil émet ainsi le voeu de voir l'étroite entrée du Parc élargie au-delà du logement du portier. C'est seulement en novembre 1961 que le maire eut l'autorisation d'acquérir le terrain situé devant la gare ferroviaire pour élargir la voie routière, et ainsi désengorger la circulation.
En 1856, le chemin de fer de Mulhouse traverse le Val de Fontenay. Il faudra plus d'un siècle pour qu'il s'y arrête.
En 1859, on peut aller à Paris par le train par la ligne de la Bastille.
En 1887, est créé l’Hospice Intercommunal par les communes de Fontenay sous bois, Montreuil et Vincennes.
Au cours du 19ème siècle les résidences se multiplient. Des artistes (Dalayrac, Pixérécourt), des écrivains (Béranger, Hector Malot), des inventeurs (Beau de Rochas) trouvent le calme à Fontenay.
Le fort de Nogent est construit.
Quelques industries s'installent à Fontenay parmi lesquelles, les sinapismes Rigollot qui laissent leur nom au quartier des Rigollots, la fabrique de pianos Gaveau et une usine de parapluies.
Fontenay a peu souffert de la guerre de 1870-1871. Pendant l'invasion prussienne, la municipalité n'émigre pas, elle suspend juste ses réunions entre novembre 1870 et avril 1871. Les écoles subissent un bombardement éphémère. Mais les habitants de Fontenay subissent l'occupation étrangère pendant plusieurs mois.
En août 1914, Sioul, artilleur cantonné à l'école Jules Ferry, rue Roublot, qui avait participé à la création par Bach (Charles-Joseph Pasquier) de la Madelon (paroles de Louis Bousquet et musique de Camille Robert) à l'Eldorado, chante la Madelon à ses camarades. La chanson obtient un véritable succès. Les canonniers la diffusent. En 1921, une plaque est apposée sur la façade de l'école. Elle rappelle que "la Madelon est partie d'ici en août 1914 pour faire le tour du monde".
Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1918, au cours de la première attaque massive de l'aviation allemande, Fontenay-sous-Bois est bombardée. Une bombe détruit des pavillons de la rue Charles-Bassée, faisant plusieurs victmes.
La Première Guerre mondiale fait 257 victimes.
La Seconde Guerre mondiale fait 276 victimes, prisonniers, fusillés et déportés engagés dans la résistance.
Le 23, 24 et 25 août 1944, de violents combats opposent les soldats de la Feldgendarmerie installés dans le fort de Nogent, aux membres des organisations de résistance. Les occupants sont chassés, mais 30 Fontenaysiens paient de leur vie leur héroïsme face à l'ennemi dont le dernier et inutile geste est de bombarder la gare de marchandises.
En 1935, la Belle de Fontenay, variété de pommes de terre et doyenne des variétés à chair ferme, apparaît à Fontenay-sous-Bois.
En 1960, la plaine orientale sur laquelle se trouvent les cultures fruitières, est déclarée ZUP (zone à urbaniser en priorité).
On construit l'A86.
C'est le début d'un essor économique important.
En 2009, la commune de Fontenay-sous-Bois est récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ 2010 ».
Fontenay-sous-Bois est divisée en deux cantons inclus dans l'arrondissement de Nogent-sur-Marne :
De par ce découpage administratif, une division de fait existe à Fontenay-sous-Bois, contribuant à l'image assez floue qu'a cette ville en région parisienne.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le recensement de 2006 montre que la population y est stable en nombre mais s'enrichit suite à la flambée de l'immobilier.
Fontenay-sous-Bois est un cœur de plaque ATM.
La ville est structurée par une colline qui la compose en grande partie et créé une juxtaposition de quartiers dont l'unité est difficile à réaliser (Fontenay-bois, le Plateau, Fontenay-village, les Rigollots, le Val...).
Cet urbanisme conduit à de grands contrastes de populations selon les quartiers : depuis les maisons très bourgeoises qui jouxtent le Bois de Vincennes jusqu'au quartier des Larris qui forme une ville verticale.
Le quartier du Val de Fontenay est un peu comme une ville nouvelle au coeur de Fontenay-sous-Bois, cachée par les Bureaux, excentrée à l'Est, limitrophe avec les communes de Rosny-sous-Bois, Neuilly-Plaisance, Montreuil-sous-Bois, Nogent-sur-Marne et Le Perreux-sur-Marne.
Il s'agit là d'un ensemble de quartiers caractérisé par une concentration urbaine beaucoup plus dense que dans les anciens quartiers de la ville.
Né de l'expansion urbaine de la Banlieue parisienne dans les années 1970-1980, le Val de Fontenay fut implanté sur le site le plus bas de la ville de Fontenay-sous-Bois, qui était un espace agricole dans lequel était cultivée la célèbre pomme de terre "La Belle de Fontenay".
Depuis, beaucoup de choses ont changé, et l'espace agricole s'est transformé en un espace d'habitations à haute densité, ainsi qu'un ensemble de zones commerciales, artisanales et industrielles.
On y trouve, entre autres, le ministère des anciens combattants, l'OFPRA (Office Français de Protection aux Réfugiés et Apatrides), sous tutelle du ministère de l'immigration, des bâtiments de la Société générale, d'Axa ou de la RATP, les laboratoire pharmaceutiques Roche, un centre de tri postal, ainsi que de nombreuses autres entreprises de technologie de pointe.
Le quartier est également une zone de transit pour les touristes à mi-chemin entre Paris et Marne-la-Vallée (Disneyland Paris), identifiable par un nombre élevé d'hôtels pour tous budgets.
Le quartier possède une grande variété architecturale, autour d'un habitat collectif organisé par petites unités.
La ville a servi de cadre à plusieurs films :
Sur une église du XIIIe siècle, une nouvelle église est bâtie à la fin du XIVe siècle. Les cloches sont baptisées en 1534, mais la nef n'est terminée qu'au milieu du XVIe siècle. Au XIXe siècle, des dégâts importants causées par la foudre entraînent des restaurations sous la conduite de l'architecte Claude Naissant. A noter : les voûtes d'ogive de la nef, les fonds baptismaux, le tabernacle, des dalles funéraires, un retable du XIXe siècle.
En 1858, il est décidé de construire une nouvelle mairie d'après les plans de l'architecte Naissant. Terminée en 1859, elle est agrandie en 1931. En 1972, la mairie quitte le bâtiment lors de l'édification du nouvel hôtel de ville. Depuis 1987, l'ancienne mairie est le siège de la Maison de l'habitat, de l'équipement et du cadre de vie.
Le bâtiment originel est construit au début du XVIIIe siècle. Il est dévasté par les alliés en 1815. Le bâtiment actuel est bâti au milieu du XIXe siècle. En 1893, l'Institution Sainte-Anne transforme le château en pensionnat de jeunes filles. A la fin du XXe siècle, la commune rachète le bâtiment et en fait la Maison du Citoyen et de la Vie Associative.
À la fin du XIXe siècle, la famille Gaveau installe son usine à Fontenay et implante une cité ouvrière. Au rez-de-chaussée du bâtiment principal, dans une galerie de 75 mètres de long, on débite les bois acheminés par un raccordement ferroviaire sur la ligne de Vincennes. Une machine de 300 chevaux-vapeur fournit l'énergie aux divers ateliers. Les tables d'harmonie sont mises à sécher pendant plusieurs mois à une température constante de 30°. À la grande époque, 2 000 pianos sont produits chaque année. L'usine emploie 350 ouvriers. Surélevée au début du XXe siècle, l'usine est ravagée en 1908 par un incendie. Un an plus tard, elle est remise en fonction. Les bâtiments sont repris au XXe siècle par l'entreprise Roche.
Le fort est bâti de 1841 à 1844. Destiné à barrer l'accès est à la capitale, le fort est établi sur la commune de Fontenay, mais est dit de Nogent en raison de la tradition qui veut qu'un fort soit baptisé du nom de la ville qu'il défend. Il connaît son baptême du feu durant la guerre de 1870. En décembre, les canons prussiens bombardent le fort. Il ne tombe pas mais est livré aux Prussiens lors de la reddition du 26 janvier 1871. Aujourd'hui, il est le siège du centre de recrutement de la Légion étrangère.
Elle est construite rue Roublot en 1928 dans le style des halles Baltard pour abriter le marché.
Disparue durant la Seconde Guerre mondiale, la Fontaine des Rosettes fut retrouvée par hasard, des années plus tard, sur un marché du Midi de la France. Récupérée par la ville de Fontenay, elle a été réinstallée dans le quartier des Rosettes, où on peut la voir aujourd'hui.
La ville évolue.
Les écoles maternelles
Les écoles primaires
Groupes scolaires
Les collèges
Les lycées
La ville acquiert, après délibération du conseil municipal en date du 3 mai 1901, un kiosque à musique construit pour l'Exposition universelle de 1900. L'Orchestre des régiments casernés à Vincennes venait y donner des concerts.
Le 15 décembre 2009, Fontenay-sous-bois reçoit le label "Ville Internet@@@@@ 2010" .
Voir le site de la ville : http://www.fontenay-sous-bois.fr
Services de mobilité locale :