| Aubergenville | Les Mureaux | Meulan | Verneuil-sur-Seine |
Gaillon est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Gaillonnais.
Le village de Gaillon est attesté en latin médiéval au XIIe siècle sous les formes Gaillo, Guaillum, Wallio et Gaallonii.
Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent qu'il s'agit du nom de personne germanique *Wadal (Förstemann cite l'anthroponyme Wadilus) suivi du suffixe -o /-one de localisation. Cependant, François de Beaurepaire indique que ce mode de composition est tout à fait inusuel avec un nom de personne germanique.
Il suggère donc un rapprochement avec Wail (Pas-de-Calais, Wadhil 1066), Gaël (Ille-et-Vilaine, Wadel 816) que Maurits Gysseling considère comme issus de wadellu(m) « passage à gué ». Il est lui-même dérivé du vieux bas francique *wad que certains spécialistes considèrent aussi comme probable étymologie du terme gué.
Il serait dans ce cas suivi du suffixe -o / -one et signifierait « lieu du gué ». D'ailleurs, Gaillon est traversé par un ruisseau en provenance de Sainte-Barbe-sur-Gaillon. On note près de Gaillon, le hameau de Gailloncel désigné sous sa forme normande de Waillonchel en 1231.
Homonymie avec Gaillon-sur-Montcient dans le département des Yvelines.
Sans remonter à la Préhistoire qui laissa pourtant quelques traces en notre contrée, c'est au cours de l'époque romaine qu'il faut commencer à voir un appréciable regroupement de populations dans la vallée et surtout sur les hauteurs la dominant.
Saint-Aubin-sur-Gaillon est peut-être la ville gallo-romaine d'origine, puisque l'archéologie y a exhumé des bains publics et des fana. D'ailleurs avec l'avènement du christianisme, Saint-Aubin fut longtemps paroisse mère de Gaillon. Par contre, l'archéologie moderne n'a pas révélé de trace d'un oppidum celtique sur le site du château de Gaillon. De même, on ne sait rien du nom ancien de l'endroit.
Un château ducal destiné à défendre la frontière de Normandie contre le roi de France est édifié vers le XIe siècle et il fait alors partie de tout un système de fortifications majoritairement construites le long de l'Epte côté normand (Malassis, Gasny, Baudemont, Écos, Château-sur-Epte, etc.), mais aussi entre Eure et Seine (rive gauche) parmi lesquelles Gaillon.
En 1192, au terme d'un accord conclus entre Philippe Auguste, le roi de France et Jean Sans Terre, le roi d'Angleterre et duc de Normandie, Gaillon passe sous la domination du roi de France, au même titre que le Vexin normand et quelques autres places fortes, dont Évreux. Jean Sans Terre n'est qu'un roi suppléant pendant la captivité de son frère Richard Coeur de Lion, mais dès sa libération et son retour en terre normande en 1194, ce dernier récupère quelques-unes de ses possessions après avoir défait le Capétien à Fréteval, mais pas Gaillon et Vernon que Richard perd au terme d'un traité avec Philippe. C'est pourquoi il consolide ses positions en faisant construire Château-Gaillard aux Andelys sur l'autre rive de la Seine. Ce n'est cependant qu'en 1204, après la chûte de la place forte et la conquête de toute la Normandie qui s'ensuit, que Gaillon est définitivement rattachée au domaine royal.
L'amitié entre deux hommes allait engendrer la célébrité de Gaillon. En effet, Saint Louis (Louis IX), roi de France, possédait le manoir féodal, vestige de l'ancien château fort des ducs de Normandie, attribué à Cadoc (ce même Cadoc à qui nous devons les armes de Gaillon). Le bon roi ne s'intéressait guère à cette propriété et c'est grand plaisir qu'il fit à son ami Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, en lui cédant tours et murailles médiévales contre une rondelette somme d'argent et menus avantages.
Les archevêques se succédèrent ensuite sur le siège épiscopal de Rouen mais en 1453, l'un d'eux, Guillaume d'Estouteville, célèbre bâtisseur normand, entreprit la construction de ce qu'il devenait convenable de nommer un château.
En 1494, son successeur, futur légat du Pape et premier ministre de Louis XII, grand mécène des arts, féru d'Italie, allait être la chance de Gaillon.
Georges d'Amboise entreprit, dès 1500 jusque vers 1509, la réalisation d'un palais, qui allait devenir le premier château de la Renaissance en France : vastes bâtiments accompagnés de galeries et de jardins, dont le Lydieu est alors la perle. Le château reçoit en 1508 la visite du roi Louis XII et de sa femme Anne de Bretagne.
Les successeurs du Cardinal d'Amboise s'efforceront de maintenir le château dans le meilleur état possible, y apportant même des embellissements.
En 1563, Monseigneur de Bourbon fonde la chartreuse dans la plaine d'Aubevoye, en complément logique de son palais.
Détruite par un violent incendie en 1764, elle fut reconstruite et vécut en tant que monastère de l'ordre des Chartreux jusqu'en 1790, pour être démolie à l'occasion de sa vente à un fermier, en 1834. L'affiche de cette vente portait la mention : « Ce domaine est des plus beaux de France ».
La ville fut secouée par une violente révolte paysanne, une jacquerie d'une certaine ampleur (on trouve notamment référence à cet épisode dans les mémoires de Madame de Sarry): après que le seigneur ait décidé de pendre le "gueux" Pierre Deschamps pour braconnage, les paysans se révoltèrent pour protéger celui qui était considéré comme "l'idiot du village", et qui était normalement pris en charge par les moines.
Pendant ces temps, les visiteurs célèbres se succédaient à Gaillon : Henri III, Henri IV, Louis XIV, le chancelier Séguier, Monseigneur de Harlay, mécène des lettres, auteur du Mercure de Gaillon les recevait royalement, accompagnés qu'ils étaient de la fine fleur des gentilshommes du moment.
Le fils du ministre Colbert, à son tour archevêque, fera embellir les lieux par les soins qualifiés de Mansart et de Le Nôtre, tandis que le Cardinal de la Rochefoucauld y recevra Benjamin Franklin et Louis XVI.
La Révolution n'épargnera pas Gaillon dont le château subira les extractions de vandales, et sera vendu en bien national. Il connaîtra la pioche des démolisseurs. Alexandre Lenoir, conservateur du musée des Petits Augustins de Paris, fera remonter différentes pièces de l'édifice dans la cour des Beaux-Arts. La merveille allait devenir par les soins de Napoléon Ier un pénitencier, signant ainsi sa déchéance.
Le XIXe siècle voyait la région bouleversée par des affaires retentissantes secouant le monde de la bourgeoisie locale : affaire Tournebut, relative à la Chouannerie normande ou le drame du château de Jeufosse. En 1840, on rendait hommage aux cendres de l'Empereur glissant par la Seine vers Paris.
On accueillait Louis-Philippe, mais bientôt, de décembre 1870 à mars 1871, Gaillon subissait la botte prussienne. En cette triste occasion, le mot de Victor Hugo resta célèbre: "les Gaillonnais sont à l'Allemagne ce que Cicéron était à Rome: peu d'amour, bien trop de dédain".
Gaillon est chef-lieu du canton de Gaillon mais aussi d'un canton dont elle ne fait pas partie : le canton de Gaillon-Campagne.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Graphique de l'évolution de la population 1794-1999
Les objectifs de ce Festival d'aquarelle sont multiples. D'une part, pour les artistes :
- Promouvoir l'aquarelle, faire mieux connaître ce médium
- Disposer d'un évènement important dans la moitié Nord de la France. Les grandes manifestations nationales liées à l'aquarelle sont exclusivement organisées dans la moitié Sud.
- Permettre les rencontres entre artiste internationaux et aquarellistes amateurs régionaux
Et d'autre part pour le public :
- Permettre au public Normand, Parisien, etc.,… d'avoir des expos de haut niveau à proximité
- créer un évènement phare afin de faire mieux connaître la ville et la région
- participer au développement de l'activité touristique.
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Gaillon / Cet article est sous CC-BY-SA
Découvrez le relief de votre quartier, de vos lieux d'excursions ou de votre destination de vacances. Déterminez le dénivelé de vos randonnées, en pleine nature ou en ville, du littoral à la haute montagne. Prenez de l'altitude et voyagez au gré de votre curiosité dans cette carte topographique de la France.
Gaillon, topographique, altimétrie, altitude, fleuve, balade, sommet, cartographie, trek, géographie, paysage, lac, carte, massif, marche, vélo, rivière, montagne, mont, topographie, vtt, relief, côte, trajet, forêt, pente, parcours, plateau, vallée, dénivelé, itinéraire, littoral, colline, montée, presqu'île, randonnée, île, promenade, descente, plaine.
Reproduction interdite