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Goussainville est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.
Située à deux pas de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, cette ville a la particularité d'avoir déplacé son centre de quelques kilomètres.
On y trouve un « vieux pays » qui est pile dans l'axe de l'une des pistes de l'aéroport, et dont la plupart des maisons, rachetées aux habitants qui le souhaitaient par Aéroports de Paris, ont été murées et ne sont pas entretenues. Quelques irréductibles, toutefois, y vivent encore. Le Vieux Pays a été racheté par la ville à ADP pour un euro symbolique en 2009.
Le nouveau centre se trouve un peu plus loin, étiré entre deux gares du RER D, la gare de Goussainville proprement dite et la halte des Noues.
Goussainville est une ville de la banlieue nord de Paris, à l'est du département du Val-d'Oise. Au coeur de la Plaine de France, elle est située à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Avec plus de 30 000 habitants au dernier recensement, Goussainville est l'une des plus grandes villes du Val-d'Oise.
Goussainville a également reçu deux fleurs dans le cadre du Concours des villes et villages fleuris.
Goussainville est desservie par deux gares du , Goussainville et Les Noues, ainsi que par les bus :
La Francilienne contourne la ville au Nord et à l'Est, pour rejoindre Roissy. L'autoroute A1 est facile d'accès à quelques minutes de la commune.
La ville est également traversée par la RD47 et la RN17.
La commune de Goussainville se trouve à côté de l'Aéroport International Roissy Charles de Gaulle.
Dans les carrières de Goussainville et des environs (Fosses, Le Plessis-Gassot…) foisonne toute une faune de coquillages fossilisés, notamment des huîtres, dont les origines remontent à plusieurs millions d'années. D'autre part, trouvés en surface de terres cultivées, de nombreux silex taillés, outils et armes rudimentaires tels que grattoirs, haches et pointes de flèches, outillages agricoles du Paléolithique au Néolithique témoignent de la présence d'hommes préhistoriques dans notre région depuis 100 000 ans.
Des fouilles dans les plaines environnantes ont mis au jour des thermes, des cimetières, des fosses-dépotoirs de villas gallo-romaines du Ier au Ve siècle. Des monnaies romaines ont notamment été découvertes dans des jardins du Village.
D'autres preuves matérielles, comme des fragments de poteries, de céramiques, de tuiles à rebord et d'amphores, confirment l'existence à cette époque d'une petite agglomération rurale et agricole, où se trouvaient probablement mélangés des hommes d'origine germanique, gallo-romaine, burgonde et celte.
L'origine du nom de Goussainville remonte probablement à cette époque où les domaines ruraux prenaient généralement le nom de leurs propriétaires. Ce domaine qui s'appelait alors « Gunsanevilla », c'est-à-dire « villa de Gunsana » (ou Chusana ?), pourrait avoir appartenu à l'une des épouses de Clotaire Ier, fils de Clovis et Roi des Francs de 511 à 561.
La plus ancienne charte où il est fait mention de Goussainville date du 22 janvier 831. Rédigée par les moines de l'Abbaye de Saint-Denis, alors propriétaire des terres elle concernait des redevances en nature a fournir par les paysans à cette abbaye. Une deuxième charte semblable est approuvée par le Roi Charles le Chauve le 12 septembre 861.
Dans une charte de 1125, Gazon de Burote jouissait d'un fief sur l'église, qu'il tenait de Mathieu le Bel. Il s'agit de la partie romane de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul dont il ne reste aujourd'hui que les deux travées du collatéral sud sous le clocher.
En 1137 apparaît le nom de Rocius, seigneur de « Gunsanevilla », qui fit don d'une partie des terres de son fief à l'abbaye du Val, près de Mériel. Ce don est celui du lieu-dit « La Grange des Noues » où les moines cisterciens construiront une ferme avec grange (charte de Louis VII). La grange actuelle et le bâtiment d'habitation sont ces XVIIe et XVIIIe siècles.
Au XIIIe siècle, les seigneurs locaux portent le nom de Goussainville, comme l'attestent leurs sceaux ou leurs blasons (Guyard de Gonseilla en 1247, Gachon de Gunseinvilla en 1221, Renaud de Gunsonville en 1238…).
Certains blasons, se présentant sous la forme d'un écu triangulaire orné d'une croix signalent leur participation aux croisades sous saint Louis.
En 1331, pendant la guerre de Cent Ans, Guy de Goussainville perd la moitié de ses terres au profit du Roi Philippe de Valois qui les donnent à Charles de Montmorency. Les descendants de Guy s'allieront avec la d'Aunoy et la seigneurie ne sera de nouveau réunie qu'en 1468, lorsque Catherine de Montmorency épousa Philippe d'Aunoy.
En 1520, Anne Baillet, petite-fille des seigneurs précédents, épouse Aimar de Nicolay, Premier Président de la Cour des comptes. À partir de 1550, les Nicolay, grâce à leur importante fortune, entreprirent l'agrandissement de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, dans le style Renaissance. L'influence du château d'Écouen, construit à la même époque, se fait sentir, notamment dans l'ordonnance du retable, pièce maîtresse de l'église. Les travaux se poursuivirent jusqu'au XVIIe siècle. Les tombes les plus remarquables sont celles des seigneurs de Goussainville et des fermiers de la Grange des Noues. Sous l'édifice, se trouvent d'anciennes caves du château dont l'une est voûtée d'ogives. Nicolas Nicolay, en 1645, nommé marquis par Louis XIV, fit construire un pigeonnier, fondre une cloche pour l'église du nom de sa fille Nicole-Elisabeth ; son petit fils Aîmar Jean projeta d'édifier un nouveau château, mais le déclin de sa fortune ne lui permit pas de le réaliser à l'exception des écuries. Le blason des marquis de Nicolay fut adopté plus tard comme emblème de la commune. Pendant la Révolution, le « cahier de doléances » de Goussainville fut soumis aux État Généraux de 1789. Les goussainvillois se plaignaient des lapins qui dévastaient leurs cultures, des impôts, des corvées et du problème des, transports des récoltes. Sous la Terreur, les cercueils des seigneurs furent sortis de l'église et fondus, les emblèmes religieux et seigneuriaux détruits, les cloches fondues à l'exception d'une seule, l'église transformée en Temple de la Raison, les biens de l'église vendus ainsi que ceux des émigrés, le curé obligé de prêter serment. Aymard Chrétien et Aymard Charles François de Nicolay moururent sur l'échafaud le 9 Floréal An II (28 avril 1794) et leurs biens furent confisqués au profit de la Nation.
Aymard-François de Nicolay, Comte d'Empire, Chambellan de Napoléon 1er est le dernier Seigneur de Goussainville dont il fut maire de 1807 à 1812. Le domaine seigneurial fut vendu par ses héritiers à M. Théodore Frapart qui fit bâtir vers 1860 une maison bourgeoise dans le parc de l'ancien château. Ses héritiers sont toujours en possession des écuries. En 1866 l'abbé Morel, curé de Goussainville créa une Confrérie des Dames de Sainte Geneviève. En 1870, les prussiens occupèrent Goussainville, détruisirent une partie des archives de la commune, incendièrent des maisons et la distillerie. Rappelons que jusqu'au milieu du XIXe siècle Goussainville se limitait au Village et à la Grange des Noues. La création de la ligne de chemin de fer amena des activités artisanales et industrielles près de la gare. En 1905 une sucrerie, du groupe Beghin-Say fut ouverte qui fonctionna pendant 80 ans et marqua fortement l'histoire de la ville et son peuplement par l'apport de main-d'oeuvre saisonnière. Vers 1913, avec la création d'un premiers lotissement au lieu-dit « La Chapellerie » débute la transformation progressive d'un village rural de 600 habitants en une ville de 30 000 habitants un siècle plus tard. Durant la Première Guerre mondiale, un cantonnement est établi dans le Village pour des soldats au repos et à l'entraînement. Trente deux garçons de Goussainville sont morts dans les tranchées dont quatre d'une même famille. Après la guerre un monument aux morts fut inauguré par le maire M. Ernest Harmand, Conseiller Général.
En 1923, les terres de la Grange des Noues sont divisées en parcelles de 400 m² et vendues à des ouvriers et petits épargnants. Il s'agit d'une grosse opération immobilière puisque 5 000 lots trouvent acquéreurs. En vingt ans, dans l'entre-deux-guerres, le village s'est transformé en ville de 7 000 habitants. En 1927, l'abbé Mercier construisît lui-même la chapelle Saint-Michel, grâce à une souscription et l'aide de ses paroissiens. L'église actuelle, située sur le même emplacement, fut érigée en 1956. Elle est remarquable par ses vitraux, son chemin de croix en ardoise et son baptistère. La Seconde Guerre mondiale fut également meurtrière avec dix-neuf déportés ou fusillés, dont une famille. Après la guerre des grands ensembles se construisirent pour faire face aux nombreuses demandes de logements, d'abord les HLM de la gare (1959), puis la Cité Ampère (1966), les Grandes Bornes (1968). Cette urbanisation s'accompagne de la construction de la Salle Paul Éluard, du théâtre, de gymnases et de nouvelles écoles.
La mairie du Village fut transférée en 1964 au centre de la nouvelle ville, place de la Charmeuse dans une ancienne maison, puis en 1995 un nouvel hôtel de ville fut bâti pour mieux répondre aux besoins d'une ville importante. La création de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle provoqua le déclin du village ancien, celui-ci se trouvant soudain dans l'axe d'une piste et d'une zone de nuisances sonores très élevées. Les habitants ont déserté les lieux, par décret, Aéroports de Paris a dû obligatoirement acheter les maisons mises en vente et les conserver (il ne s'agissait donc pas à proprement parler d'expropriations), la proximité d'une église classée Monument historique interdisant leur démolition.
Le 3 juin 1973, pendant le Salon du Bourget un Tupolev 144 s'écrase sur la ville, faisant 14 morts.
La vie économique goussainvilloise a d'ailleurs évolué pour partie, une grande part des entreprises implantées dans la localité depuis le milieu des années 70 ayant occupé des emplacements qui ne pouvaient plus être utilisés pour le développement urbain.
Plus de 5 200 emplois privés sont répertoriés sur Goussainville, au sein d'un tissu de nombreuses petites entreprises, la plus importante ne comptant en effet qu'un peu plus de 200 salariés.
La proximité de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle se traduit par l'implantation d'entreprises de service dont l'activité dépend pour partie de celle de la plate forme, notamment dans le domaine du gardiennage, principal pourvoyeur d'emplois locaux avec les différents segments de l'hôtellerie et de la restauration.
L'activité commerciale de Goussainville est toutefois réelle, de par l'importance de la population résidente, comme par le fait que la ville est aux limites de l'agglomération parisienne et que la zone de chalandise des commerces locaux couvre certaines des communes rurales ou en voie d'urbanisation du pays de France.
Après de nombreuses années de discussions et de projets inaboutis, le vieux village de Goussainville - dit Vieux-Pays - est sur le point de renaître tout en se métamorphosant. Le coeur historique de Goussainville resté à l'écart de la ville moderne est devenu en trente ans un village fantôme : la plupart des maisons sont murées et plus ou moins dégradées, des toitures effondrées, l'église elle-même (classée monument historique) est dans un état préoccupant. Seuls quelques habitants occupent encore les lieux, un agriculteur, un menuisier, une entreprise industrielle, ou encore un garage. La dangerosité de la situation, certaines constructions étant très fissurées et des murs s'écroulant, a poussé l'architecte des monuments historiques à autoriser début 2005 le Préfet du Val-d'Oise, Christian Leyrit, à signer des permis de démolition, l'ancien Château étant, lui aussi, dans un état de délabrement indéniable. C'est un rare exemple de village fantôme en Ile-de-France où rien n'a changé depuis le milieu du XXème siècle.
L'avenir du village passe par la création à l'initiative de la municipalité d'une zone d'aménagement concerté (ZAC) vouée à l'artisanat d'art, avec des potiers, des sculpteurs ou encore des ébénistes. Parallèlement, l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, désaffectée depuis plusieurs décennies, est en cours de restauration depuis fin 2005.
Par ailleurs, à l'heure actuelle, certains quartiers de la ville (Ampère, Grandes Bornes, Butte aux Oies) font l'objet d'une profonde rénovation urbaine dans le cadre d'une convention avec l'ANRU.
Dans l'avenir, Goussainville entretient de nombreux projets certains étant déjà commencés, notamment la construction de la nouvelle piscine municipale, un projet de ski-dome ainsi que d'une gare de fret TGV internationale dans le cadre du projet européen Euro Carex.
Goussainville est chef lieu du canton du même nom, composé de deux communes : Goussainville et Louvres, soit en tout 36 153 habitants. Ce canton est représenté au Conseil général par Luc Broussy (PS).
La ville fait également partie de la Neuvième circonscription du Val-d'Oise, dont le député est Yanick Paternotte (UMP).
Par ailleurs, Goussainville est la plus importante commune du Val-d'Oise à ne faire partie d'aucun regroupement de communes.
La commune fait partie de la juridiction d'instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise,.
Le taux de criminalité de la circonscription de police de Gonesse (incluant Goussainville, Arnouville-lès-Gonesse et Bonneuil-en-France) est de 89,46 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui le situe au-delà de la moyenne nationale (83/1000) et très légèrement supérieur à la moyenne départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police n'est en revanche que de 28,02%, légèrement inférieur à la moyenne du département de 28,83%.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Goussainville est rattachée au bassin d'enseignement de Gonesse et à l'Académie de Versailles.
La commune compte 14 écoles maternelles, 13 écoles élémentaires, quatre collèges et un lycée polyvalent. Le collège Georges-Charpak de Goussainville, ouvert en septembre 2008, grâce à son équipement des plus récents (tableaux numériques interactifs, vastes salles informatiques, manuels scolaires au format numérique…) est considéré comme le plus moderne de France. Il s'agit d'un établissement pilote unique en France.
Il existe plusieurs complexes sportifs d'importance sur la ville.
Il existe de nombreuses associations sportives sur la commune, les plus connues étant :
VOTV, la télévision du Val-d'Oise, réalise certains reportages dans la ville.
En plus des radios nationales, Goussainville est également couverte par France Bleu Ile de France (Fréquence 107,1 MHz).
Au niveau de la presse, la commune est couverte par l'édition du Val-d'Oise du Parisien. Le journal Bénéfice Net, qui paraît sur le pôle de Roissy, relaie parfois certaines informations, économiques notamment, concernant la commune.
La municipalité édite chaque mois un bulletin d'informations mensuel sur la commune, Goussainville Infos.
Éric Chevallier, débuta sa carrière comme bénévole au théâtre municipal. Devenant ensuite au sein de la société de production « Inter 3 Animation » présentateur de gala de variétés, il assuma pendant quelque temps le titre de plus jeune présentateur de France. Aux côtés de Serge Lama, Jeane Manson, Daniel Guichard et tant d'autres, il anime les premières parties de concert à Paris et en Province. Sa route durera 3 ans, au fil des contrats. Il s'expatria ensuite en Tunisie pendant dix années comme programmateur artistique et chanteur comédien. C'est là bas, qu'il rencontre à nouveau nombre de vedettes dont certaines qu'il propulsera : Gérarld Dahan, Dany Mauro etc. Rangé de spectacles et des événements de soirées, après 25 ans de carrière, il gère désormais des villages de vacances d'une chaîne nationale célèbre.
Ses parents étaient artisans encadreurs Bd PV Couturier.
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Goussainville (Val-d'Oise) / Cet article est sous CC-BY-SA
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