45°11′16″N 05°43′37″E / 45.18778, 5.72694
Pour les articles homonymes, voir Grenoble (homonymie). Agglomération grenobloise
Grenoble est une ville du sud-est de la France, chef-lieu du département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné, capitale des Alpes françaises. Elle est la ville-centre de la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon.
L’histoire de Grenoble recouvre une période de plus de deux mille ans. Au départ simple bourg gaulois, la ville a vu son importance accrue durant le XIe siècle lorsque les Comtes d’Albon la choisirent pour la capitale de leur Etat, le Dauphiné. Ce statut, consolidé par l’annexion à la France, lui permit de développer son économie. Grenoble devint alors une ville parlementaire et militaire, à la frontière de la Savoie.
Ses habitants se distinguèrent lors des différents évènements que connut le pays, que ce soit lors des Guerres d'Italie, de la Révolution française ou encore durant la Seconde Guerre mondiale.
Grenoble vit son importance s’accroître par son développement industriel. Il commença véritablement au XVIIIe siècle avec la ganterie et s’accentua dans la deuxième partie du XIXe siècle, avec la découverte de la Houille Blanche. Mais sa croissance la plus forte, Grenoble l'a connu durant les Trente Glorieuses. La tenue des Jeux Olympiques d’hiver symbolisa cette période de grands bouleversements pour la ville. Son développement continuant, Grenoble s'affirme aujourd’hui comme un grand centre scientifique européen.
En termes de population, Grenoble est la 16e ville intra-muros de France et son unité urbaine la 12e juste après celle de Strasbourg et devant celle de Rouen. Son aire urbaine concentrait 531 440 habitants en 2006 en prenant les limites de 1999. Ce qui en fait la 13e aire urbaine du pays juste après celle de Douai-Lens et devant l'aire urbaine de Rouen.
Ses habitants sont les Grenoblois(es).
Vue aérienne de Grenoble
Géographie
Situation
Localisation
La commune de Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaîne de Belledonne (à l'Est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes.
La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le Drac. Située sur la plaine alluviale de l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est une commune disposée sur un large plateau avec un très faible relief. Son altitude moyenne (avec très peu de différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres, ce qui la rend propice au déplacement à vélo. La ville entourée de montagnes très proches faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ». Les sports de montagne et en particulier le ski donnent à Grenoble un attrait touristique certain : une vingtaine de stations de ski entourent la ville dont les plus proches ne sont qu'à trente minutes par la route.
Quais de l'Isère au pied de la Bastille Téléphérique de la Bastille
Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent de ce que l'on appelle symboliquement le serpent et le dragon, du Drac (le dragon) et de l'Isère (le serpent), mais contre la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre la Bastille et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse.
Elle est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à près de 475 mètres, accessible depuis le centre-ville par le téléphérique de Grenoble Bastille, dont les cabines appelées communément « les bulles », sont devenues depuis, un des symboles marquants de la ville. Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse.
Climat
Grenoble et son agglomération bénéficient d'un climat un peu atypique, avec une amplitude des plus élevées en France. Alors qu'en hiver, la température peut descendre relativement bas (-5° de minimum en général), en été la ville subit les chaleurs les plus fortes du pays (plus de 35 °C parfois plusieurs jours de suite comme en 2003, 2005, 2006, 2009). Les montagnes environnantes forment une cuvette géante, dans laquelle la chaleur devient parfois lourde, à cause du manque d'air.
Le climat est semi-continental, mais avec diverses influences (méditerranéennes, montagnardes (beaucoup d'orages, et une météo « capricieuse »)).
Le temps d'ensoleillement annuel est toutefois proche de Toulouse. En effet, on peut avoir de longues périodes d'ensoleillement sur le bassin grenoblois, mais ces périodes sont compensées par de fortes précipitations qui peinent à se déplacer.
À Grenoble le Versoud a été enregistré le 23 juillet 2009 une minimale de 26,5 °C lors d'un exceptionnel effet de foehn.
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1961 - 1990:
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.
Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :
Voies de communication et transports
Article détaillé : Transport à Grenoble.
Voies routières
Article détaillé : Périphérie routière de Grenoble.
- La Rocade et le réseau autoroutier
Réseau Autoroutier de Grenoble.
Grenoble est reliée au Nord-Ouest à Lyon par l'intermédiaire de l'A48, au Nord-Est à Chambéry par l'A41, au Sud-Ouest à Valence par l'A49 et enfin au Sud l'A51, qui si elle était prolongée, relierait Grenoble à Aix-en-Provence en passant par Gap.
La ville est entourée par deux rocades.
- la rocade Sud, qui part du Sud-Ouest (Échirolles-Ouest) jusqu'au Nord-Est (Meylan)
- l'A480 à l'Ouest (Rocade Ouest).
Ce périphérique est donc inachevé.
- Projet de Rocade Nord
Depuis des années (au moins 1973), un projet de bouclement de la rocade par le Nord associé à un tunnel sous la Bastille est à l'étude à Grenoble. Cela permettrait de se rendre du Grésivaudan (Nord-Est) au voironnais (Nord-Ouest) sans emprunter la rocade Sud. De plus cela permettrait d'avoir une périphérie routière achevée à Grenoble. Ce projet a été soumis à une consultation (très critiquée ) organisée par le Conseil Général de l'Isère. Ce projet continue à faire l'objet de critiques et de plusieurs recours juridiques.
Pistes cyclables
"Métro Vélo gare", la vélostation en gare de Grenoble, et aussi la Station « Métro Vélo Campus » situé sur le campus, permet de combiner train et vélo pour les déplacements inter-urbains, soit en louant un vélo, soit en déposant son propre vélo à la consigne pour les trajets réguliers.
Grenoble dispose d'un réseau de pistes de cyclabes de plus de 300 kilomètres.
Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la FUBicy a attribué son Guidon d’or à la ville de Grenoble pour la généralisation des double-sens cyclables.
Transport ferroviaire
La gare de Grenoble
Grenoble intra-muros n'abrite qu'une seule gare. Mais l'agglomération grenobloise en comprend six au total :
- la gare de Grenoble dispose de lignes à destination de Lyon/Dijon, Paris/Lille (TGV), Nantes, Valence (Ville et gare TGV), Chambéry/Annecy/Genève, de Gap/Briançon ;
- la gare de Grenoble-Universités-Gières ;
- la gare d'Échirolles ;
- la gare de Saint-Egrève ;
- la gare de Pont-de-Claix.
Une gare supplémentaire se joindra probablement à cette liste d'ici 2012 :
- la gare de Domène, aujourd'hui ouverte pour la vente de billets uniquement, devrait rouvrir à moyen terme ;
L'agglomération à mis en place des voies supplémentaires à Grenoble-Universités-Gières (réalisé en 2007), pour disposer à l'avenir d'un réseau de trains de banlieue. Ces trains circulant à intervalles très réguliers (déjà toutes les 20 minutes en heure de pointe les jours ouvrables entre Rives et Gières en 2008), devraient alléger une partie du problème de trafic routier qui règne aux heures de pointe. En effet, l'on pourrait atteindre Grenoble en quelques minutes, depuis la banlieue. Ce réseau serait une alternative au métro, qui est impossible à mettre en place à Grenoble à cause des nappes phréatiques et à cause du manque de quai en gare de Grenoble. Aux alentours de 2015, l'axe ferroviaire du Sillon Alpin sera entièrement électrifié, ce qui offrira des TER entièrement à traction électrique, seule la ligne des Alpes restera assurée par autorails modernes, et futures locomotives à traction autonome, d'abord diesel (conformes aux nouvelles normes anti-pollution, remplaçant les actuelles BB 67300 de Chambéry, bruyantes, polluantes, et amiantées). Puis, ultérieurement, des engins à traction autonome, soit hybrides, soit bi-modes (comme le BGC Bombardier), soit à pile à combustible, ou hydrogène, en cas de raréfaction du pétrole. L'électrification totale de Grenoble-Veynes, n'est pas envisageable, même à long terme, mais peut l'être, seulement, dans le bassin grenoblois, dans le cadre des projets de tram-train (problèmes avec RFF pour négocier les péages d'utilisation des voies ferrées par un tiers tel que les organismes de transports publics locaux).
Transports en commun
Article détaillé : Tramway de Grenoble. Plan des lignes de tramway de l'agglomération grenobloise. Gare routière de Grenoble
Transport urbain, via le réseau TAG (transport de l'agglomération grenobloise) :
- Réseau de tramway :
- Quatre lignes de tramway sont en service. Ce sont les lignes A, B, C et D qui seront prolongées en 2011 pour la ligne B vers le polygone scientifique, et en 2013 pour la ligne A des deux côtés de la ligne (vers le terminus de la ligne 16 à Pont de Claix pour le prolongement Sud, et vers Sassenage pour le prolongement Nord) ;
- La ligne E, d'une dizaine de kilomètres, devrait voir le jour en 2012, en remplacement de l'actuelle ligne de bus 3. Elle reliera le Fontanil-Cornillon aux grands boulevards de Grenoble en se raccordant à la ligne C. À l'horizon 2014, cette ligne doit se poursuivre jusqu'à Meylan.
- Réseau de bus : vingt-cinq lignes de bus.
- Réseau de nuit Noctibus : trois lignes de bus en soirée (de 21 h à minuit) et quatre lignes de tram (circulant jusqu'à 1 h du matin).
- Réseau de trolleybus : projet à l'étude pour les lignes 1, 31 et 32 par le SMTC Grenoble
Transport interurbain, via le réseau Transisère dépendant du Conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs comprenant :
- cent lignes de bus (dont une ligne reliant directement l'aéroport de St-Étienne-de-St-Geoirs (dit aéroport de Grenoble - Isère) à Grenoble) ;
- trois lignes Express (Voiron-Crolles, Voreppe-Vizille et Express Tencin).
Transports aériens
Un ancien site d'aviation, l'aéroport de Grenoble-Mermoz a été supprimé en 1967 pour laisser place aux installations olympiques, et a été remplacé par deux plate-formes :
- l'aéroport de Grenoble - Isère situé à quarante kilomètres de Grenoble, actuellement en plein développement, est une plate-forme permettant des liaisons vers de nombreuses villes européennes et pouvant accueillir tout type d'appareil (jusqu'au Boeing 747-400).
- l'aérodrome de Grenoble - Le Versoud propose une autre plate-forme proche de Grenoble (13 km) pour le trafic léger avec une piste en dur de 900 mètres.
Urbanisme
Article détaillé : Morphologie urbaine de Grenoble. Plan des quartiers de Grenoble
Agglomération grenobloise
Au 1er janvier 2005, la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole s'étend sur les communes suivantes : Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, Fontanil-Cornillon, Gières, Grenoble, La Tronche, Le Gua, Meylan, Murianette, Noyarey, Poisat, Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Sassenage, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize et Vif.
Le territoire actuel de cette communauté d'agglomération comptait 396 657 habitants en 2006 (estimé à 398 906 habitants au 1er janvier 2007). L'unité urbaine de Grenoble comptait 427 659 habitants en 2006 et l'aire urbaine de Grenoble, 531 440 habitants.
Quartiers grenoblois
Grenoble comprend au total vingt-deux quartiers, parmi lesquels, on peut citer :
- L’Île Verte situé au nord est de la ville.
- Chorrier-Berriat : également appelé Saint-Bruno situé à l'ouest de la ville, l'ancien quartier ouvrier.
- Europole : situé à l'Ouest du centre-ville, derrière la gare SNCF et routière, considéré comme le quartier des affaires.
- Le Polygone scientifique : situé sur la presqu'île, au confluent du Drac et de l'Isère au Nord-Ouest d'Europole.
- Alpexpo - Grand'place : grand complexe au Sud de Grenoble.
- Les Quartiers Sud (dont la villeneuve de Grenoble) : les quartiers populaires de la ville s'étendent sur toute sa partie Sud, formant une couronne qui jouxte les quartiers populaires des communes du Sud de la périphérie.
- Notre-Dame : le centre historique de la ville. Il comprend de nombreuses rues et places piétonnes, et une ambiance nocturne très vivante.
- L’Hyper-centre : il réunit les places Verdun, Vaucanson, Victor Hugo et Grenette. Couplé au vieux-centre, ils forment les deux points les plus agités de la ville.
- Le parc Paul Mistral : Ce parc abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville, la tour Perret.
- Les Grands boulevards : il s'agit d'une des plus grandes artères urbaines de Grenoble.
Toponymie
Place Robert Schuman
Dans l'antiquité les premières mentions de la ville sont faites sous le nom de Cularo (littéralement, le village acculé à la montagne), d'origine celtique. Puis la ville deviendra Gratianopolis sous le règne de l'empereur Gratien (voir histoire de Grenoble).
Actuellement la commune de Grenoble est surnommée la Capitale des Alpes. La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon.
Histoire
Articles détaillés : Histoire de Grenoble et Chronologie de Grenoble.
Du bourg gaulois à la capitale dauphinoise
La première référence à Grenoble remonte à -43. Au départ simple bourg gaulois du nom de Cularo, le village accède au rang de cité romaine suite à la venue de l’empereur Gratien en 343. Elle est alors rebaptisée Gratianopolis.
François de Bonne, duc de Lesdiguières La Journée des Tuiles Entrée de l'exposition Vasque olympique
Il faut attendre le XIème siècle pour voir l'importance de la cité augmenter considérablement, lorsque les Comtes d’Albon, futurs Dauphins de viennois, la choisirent comme capitale de leurs Etats, le futur Dauphiné. Grenoble se retrouva alors capitale d’un Etat indépendant au sein du Saint-Empire romain germanique. Les dauphins successifs fondèrent l’université en 1338 et le Conseil delphinal s'installa à Grenoble en 1340.
En 1349, la ville se retrouve rattachée au royaume de France suite au rachat du Dauphiné. Grenoble devint capitale provinciale. La venue de Louis XI renforça ce statut de ville parlementaire, avec la création du troisième Parlement de France. La ville devint également un lieu de garnisons, à la frontière du pays. Elle s'affirma comme la principale ville de la province.
Grenoble eut à souffrir des affrontements des Guerres de religion et en sortie affaiblie. Ils furent marqués par de nombreux massacres et destructions. Les conflits prirent fin avec la victoire finale de Lesdiguières, lorsqu'il s'empara de Grenoble en 1590. Devenu administrateur du Dauphiné, il modifia et agrandit considérablement la capitale dauphinoise. Il lança entre autres la construction de la Bastille.
L’expansion économique
Le développement économique de la cité lui permit d’asseoir son importance. La présence de notables et autres parlementaires permit le développement de la ganterie, qui prospéra au cours du XVIIème siècle et connu son apogée durant le XIXème siècle. Les gants grenoblois s’exportaient alors dans le monde entier.
La révolution industrielle fut cependant un moteur tout autant considérablement de l’expansion économique de Grenoble. La découverte de la Houille Blanche par Aristide Bergès assura l’industrialisation rapide de la région. La tenue de l’exposition internationale de la Houille Blanche et du tourisme en 1925 mis en lumière ce développement.
Cependant, se croissance la plus forte, Grenoble la connu durant les Trente Glorieuses, avec la tenue des Jeux olympiques de 1968. Ce fut l’occasion de bouleversements considérables et du développement d’importantes infrastructures. D’autre part, la tradition d’innovation grenobloise se conserva favorisant un fort développement de la recherche scientifique à partir des années 1950 sous l’impulsion de Louis Néel. Aujourd’hui, Grenoble constitue l’un des grands centres scientifiques européens.
Les grenoblois dans l’histoire
Tout au long de son histoire, Grenoble s'illustra par les actes de ses citoyens lors des grands évènements historiques. Ainsi, durant la guerre de Cent Ans, la noblesse dauphinoise participa aux conflits contre l’Angleterre et ses alliés. De même durant les guerres d’Italie, elle se distingua sous la figure de Bayard, le "chevalier sans peur et sans reproche".
Ce fut également à Grenoble que se firent sentir les prémisses de la Révolution française en 1788. La population se mobilisa en effet pour défendre ses parlementaires lors de la Journée des Tuiles en attaquant les troupes royales, ce qui aboutit à la tenue des états de Vizille. Ce furent ces états qui entraînèrent les Etas généraux. Antoine Barnave et Jean-Joseph Mounier furent de illustres acteurs grenoblois durant la révolution.
Les grenoblois s’illustrèrent également durant la seconde Guerre mondiale dans leurs actes de Résistance face à l’occupant. Suite à l’arrivée allemande en 1943, les affrontements se firent de plus en plus violents (attentats, arrestations multiples...). En 1944, la ville fut nommée compagnon de la Libération par le général de Gaulle pour son rôle dans la Résistance française.
Héraldique
Article détaillé : Armoiries de Grenoble.
Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine de ce blason varie selon les historiens. Pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la Houille Blanche, les trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : Saint Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; Saint André, patron des Dauphins ; saint Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge, gouvernaient la cité.
Politique et administration
Grenoble est divisée en deux circonscriptions (qu'elle partage avec les cantons de Meylan et de Fontaine-Sassenage), six cantons, six secteurs, vingt-deux quartiers.
La place Victor Hugo
Les six cantons de Grenoble sont :
- le 1er canton (Mutualité, St Laurent, l'Île Verte, Abbaye-Jouhaux, Teisseire) compte 32 833 habitants ;
- le 2e canton (Hyper-centre, Parc Paul Mistral) compte 24 169 habitants ;
- le 3e canton (Alliés-Alpins, l'Alliance, Malherbe, Vigny-Musset, Baladins, Géants) compte 21 868 habitants ;
- le 4e canton (l'Aigle, la Capuche) compte 21 494 habitants ;
- le 5e canton (Polygone scientifique, Europole, Berriat-St Bruno, les Eaux Claires) compte 31 944 habitants ;
- le 6e canton (Mistral, le Rondeau, Beauvert, Village Olympique, Arlequin) compte 23 799 habitants.
En 2010, la commune de Grenoble a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ ».
Tendances politiques
Place des Géants, la Villeneuve Place Saint-André
Politiquement, Grenoble est une ville de Gauche, ayant eu seulement deux maires de Droite depuis l’après-guerre. La figure symbolique de ce progressisme grenoblois reste Hubert Dubedout, modèle du socialisme municipal. Sous son administration, la ville fut un véritable laboratoire social, avec des réalisations utopiques telles que la Villeneuve. On parlait alors de « mythe grenoblois ». Le maire actuel, Michel Destot, reconduit pour un troisième mandat, appartient au Parti Socialiste, de même que Didier Migaud, président de la Métro, ou André Vallini, président du Conseil général. Aujourd'hui, la ville affiche la plus forte densité associative de France.
À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 36,31 % (soit 26 004 voix), suivi de Nicolas Sarkozy avec 26,77 % (soit 19 177 voix), suivi de François Bayrou avec 19,65 % (soit 14 079 voix), et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,58 % (soit 4002 voix), aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %.
Au second tour, les électeurs ont voté à 58,04 % (soit 40 093 voix) pour Ségolène Royal contre seulement 41,95 % (soit 28 976 voix) pour Nicolas Sarkozy, résultats radicalement opposés à la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 84 686 inscrits sur les listes électorales, 85,32 % ont participé au 1er tour, le taux d’abstention fut de 14,68 %. La participation fut légèrement inférieure au second tour.
Ces dernières années, Grenoble s’affiche de plus en plus comme un centre important de l’écologisme politique en France. Aux dernières municipales, les Verts ont obtenu un score de 22,49 % au deuxième tour tandis qu’aux dernières européennes, la liste Europe Écologie termina en 1ère position, avec plus de 29 % des voix.
Grenoble est également de tradition pro-européenne. Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les grenoblois ont majoritairement voté pour la Constitution, avec 55,7 % de Oui contre 44,29 % de Non avec un taux d’abstention de 33 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Encore une fois, la ville se trouva en opposition à la tendance nationale.
Administration municipale
Secteurs de Grenoble
Grenoble est divisée en six secteurs qui divisent la ville en zones dirigées par des antennes de la mairie. Ce ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.
- Secteur 1 : Polygone scientifique, Europole, Berriat-St Bruno, Centre-Gare et Eaux Claires Nord ;
- Secteur 2 : Hyper-centre, Championnet, Mutualité, Île Verte, Saint-Laurent, Bastille ;
- Secteur 3 : Aigle, Rondeau, Eaux-Claires, Mistral ;
- Secteur 4 : Capuche, Alliés-Alpins, Bajatière ;
- Secteur 5 : Parc Paul Mistral, Abbaye-Jouhaux, Teissère, Malherbe ;
- Secteur 6 : Arlequin, Baladins-Géants, Village Olympique.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Grenoble :
Liste des maires
L'Hôtel de Ville dans le parc Paul Mistral. Article détaillé : Liste des maires de Grenoble.
Instances judiciaires et administratives
Préfecture
Grenoble est le siège d’une Cours d’Appel qui regroupe les départements de l’ancien Dauphiné, à savoir l’Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes. La ville comprend également un tribunal d’instance et de commerce ainsi qu'un Conseil des prud’hommes.
La commune de Grenoble est membre de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole communément appelée La Métro.
Grenoble abrite également la préfecture de l’Isère et un rectorat couvrant les départements de l’Isère, la Drôme, l’Ardèche, la Haute-Savoie et la Savoie.
L'agglomération est enfin le siège du Centre d'études de la neige, une unité de recherche de Météo-France.
Politique environnementale
AD Isère Drac Romanche : l'actualité des digues du bassin grenoblois.
En juillet 2005, sous la conduite de la Métro, l’agglomération grenobloise a signé le premier plan climat local de France.
Jumelages et coopération
Jumelages
Depuis les années soixante, la Ville de Grenoble s’est engagée dans des accords de jumelage afin de concrétiser son attachement à ses populations d’origine étrangère et favoriser les échanges culturels, scolaires et sportifs…
Coopération
Plusieurs accords de coopération sont engagés, fondés sur l’échange de savoir-faire et d’expériences entre collectivités françaises et étrangères.
- Pécs (Hongrie) depuis 1992
- Stendal (Allemagne) depuis 1992
- Bethléem (Palestine) depuis 1996
- Ouagadougou (Burkina Faso) depuis 1999
Population et société
Démographie
La population de la ville de Grenoble, après avoir atteint un pic en 1975 à 166 037 habitants, n'a cessée de diminuer jusque dans les années 1990, où elle est repartie à la hausse, hausse qui se confirme aujourd'hui puisque la population de la ville est estimée selon l'INSEE à 156 793 habitants en 2007. Grenoble est aujourd'hui la troisième ville-centre la plus dense de France, après Paris et Lyon avec 8 503 hab/km². Ceci est dû essentiellement à la relative petite taille de la commune (18,13 km²) en comparaison avec les villes de même importance (à l'exception de Nancy) ; à part la colline de la Bastille, tout le territoire est urbanisé. C'est également une ville cosmopolite; 40 communautés étrangères sont présentes dans la ville (chercheurs internationaux, étudiants étrangers…).
Article détaillé : Démographie de Grenoble.
Enseignement
Façade de l'ancienne chapelle des Jésuites devenue plus tard l'entrée du collège et du lycée Stendhal
L'académie de Grenoble regroupe les départements de l'Ardèche, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie.
L'agglomération de Grenoble est un des grands centres d'enseignement supérieur en France (plus de 60 000 étudiants), en particulier dans le domaine scientifique.
On y compte trois universités et plusieurs grandes écoles :
- l'université Joseph Fourier-Grenoble I (UJF) : sciences, techniques, géographie, médecine et pharmacie ; s'y trouve rattachée l'École polytechnique de l'université Grenoble I, plus communément appelée Polytech'Grenoble et appartenant au réseau Polytech.
- l'université Pierre Mendès-France-Grenoble II (UPMF) : sciences sociales et humaines ; s'y trouve rattaché l'Institut d'études politiques de Grenoble ainsi que l'IAE de Grenoble (Institut d'Administration des Entreprises), l'un des meilleurs de France avec Paris et Aix-en-provence ;
- l'université Stendhal-Grenoble III : langues, lettres, langage et communications ;
- l'institut polytechnique de Grenoble (INP Grenoble, ou Grenoble INP depuis 2008), établissement d'enseignement supérieur à rang de Grand établissement dans lequel sont regroupés six écoles d'ingénieurs (ceci depuis 2008, suite à une réforme répartissant autrement les filières de formation autrefois au nombre de dix) ;
- l'institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ;
- l'école nationale supérieure d'architecture de Grenoble ;
- l'école pour l'informatique et les nouvelles technologies (EPITECH) ;
- l'antenne locale de l'école privée Supinfo (école supérieure d'informatique)
- l'école supérieure d'art de Grenoble.
La Cité scolaire internationale dans le quartier d'Europole
Grenoble compte également deux écoles de commerce, l'école privée ESC Wesford (située dans l'ancienne chambre de commerce) ainsi que le groupe Grenoble École de management (GEM) qui proposent des cursus de formation après classe préparatoire et bac+2/+3. GEM, fort de ses vingt-et-une années d'ancienneté s'affiche comme la septième ESC de France.
L'UIAD (l'Université-Inter Ages du Dauphiné) propose des cours aux seniors.
La ville possède également un lycée hôtelier qui a la particularité de posséder son propre hôtel d'apprentissage.
Enfin plusieurs lycées disposent de classes préparatoires aux grandes écoles, comme le lycée Champollion ou encore le lycée Vaucanson.
La cité scolaire internationale située dans le quartier Europole comporte un collège et un lycée publics. Elle permet aux enfants de chercheurs et travailleurs étrangers de continuer leur scolarité et de la valider par l'OIB, un diplôme international équivalent au baccalauréat, en anglais, allemand, espagnol, italien, arabe ou portugais. Le cursus McLuhan propose aux élèves venant des États-Unis de poursuivre leur scolarité américaine. L'admission à la cité scolaire s'effectue en sixième ou en seconde, sur tests de langue. Chaque année une pièce de théâtre en anglais est jouée par les lycéens au théâtre de Sainte Marie d'en bas. De plus, les collégiens de la section allemande présentent deux soirées de théâtre chaque année. Le CDI partage sa salle de lecture avec la bibliothèque municipale internationale.
Manifestations culturelles et festivités
Plusieurs festivals se déroulent à Grenoble. Les plus importants sont :
- le Grenoble Jazz festival qui a lieu chaque année en mars ;
- le festival du court métrage en plein air qui a lieu début juillet ;
- le Cabaret Frappé qui a lieu fin juillet ;
- le festival Rocktambulle qui a lieu chaque année en octobre ;
- le Festival 38e Rugissants, festival des nouvelles musiques à Grenoble en novembre ;
- les rencontres du cinéma de montagne début novembre ;
- le festival international du cirque de Grenoble fin novembre.
Le forum Libération de Grenoble sur le devenir de notre société se déroule en septembre.
Autre thème, chaque année en avril a lieu une fête foraine, la Foire des Rameaux.
Santé
Le CHU Albert Michalon
Grenoble comprend plusieurs établissements hospitaliers au sein de son agglomération : le CHU Albert Michallon situé sur la commune de la Tronche, l'Hôpital Sud à Echirolles.
De nombreuses cliniques se répartissent également sur le territoire : le Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble (clinique d'Alembert, clinique des Eaux-Claires, institut de cancérologie Daniel Hollard), la clinique des Alpes, la clinique du Mail à Grenoble ainsi que la clinique Belledonne à Saint-Martin-d'Hères et la clinique Médicèdre à Echirolles (anciennement clinique des Cèdres à Grenoble).
La ville de Grenoble a obtenu la première place du 3e Palmarès santé, publié par la revue Impact médecine en 2008. Le CHU Albert Michallon a été désigné comme le plus sûr de province par L'Express et 5e au niveau national en 2009.
Sports
Palais des sports de Grenoble. Stade des Alpes de Grenoble. Patinoire Pôle Sud.
Située dans les Alpes, Grenoble a accueilli les Jeux olympiques d'hiver de 1968 dont de nombreux équipement sportifs subsistent encore aujourd'hui :
- le Palais des Sports situé dans le parc Paul-Mistral. Grenoble n'a eu de cesse, depuis les jeux de 1968, d'accueillir de grands événements sportifs prouvant ainsi sa capacité d'organisation et d'adhésion de sa population aux grandes « messes » du sport : championnats d'Europe indoor d'athlétisme, Coupe Davis, Masters de la perche, championnats du monde de boxe, matches internationaux de basket-ball, de volley-ball, de handball ou de hockey sur glace, compétitions internationales de gymnastique ou de patinage sur glace, critérium cycliste du Dauphiné Libéré, six jours cyclistes, jumpings internationaux, etc. Il est aussi utilisé comme salle de spectacles. Selon la configuration du plateau, il peut accueillir près de 12 000 spectateurs ;
- l'anneau de vitesse situé dans le parc Paul-Mistral et servant aujourd'hui de piste de roller ;
- la Halle Clemenceau, ancienne patinoire pouvant atteindre 2 042 places en configuration (basket, hand, volley). Reconfigurée en salle omnisports, elle est située dans le parc Paul Mistral à proximité du palais des Sports et du stade des Alpes ;
- les pistes olympiques hommes et femmes à la station de Chamrousse ;
- le tremplin de saut à ski de Saint-Nizier-du-Moucherotte aujourd'hui désaffecté ;
- la vasque olympique située dans le parc Paul Mistral. Elle fut réallumée à l'occasion des passages des flammes olympiques des Jeux olympiques d'hiver de 1992 et 2006, ainsi que pour la célébration des 40 ans des JO en février 2008.
- la Salle d'escalade Espace Vertical sur le site Bouchayer-Viallet représente une activité de montagne en plein essor, ainsi que la Via ferrata de Grenoble sur la colline de la Bastille. De plus, de nombreux sites naturels d'escalade sont répartis dans les trois massifs entourant la ville, représentant des milliers de voies tous niveaux confondus.
Toutefois l'image du sport grenoblois ne se limite pas aux sports d'hiver. La capitale des Alpes est riche de trois-cent-cinquante clubs exerçant dans soixante-cinq disciplines différentes représentant 33 000 athlètes licenciés et 1 800 cadres dirigeants. Un Grenoblois sur trois pratique une activité sportive de compétition ou de loisir.
Les clubs grenoblois les plus connus sont :
Les clubs grenoblois moins connus présents sur la ville sont :
- l'Aviron Grenoblois, un des plus important club d'aviron de France ;
- Les Grizzlys de Grenoble, évoluant en nationale 1 du championnat de France de baseball
- le Grenoble Basket 38 pour le basket-ball (GB38) dont le siège se trouve au centre sportif Hoche, il joue en Prénationale de la ligue des ALPES;
- le GMC38 pour le cyclisme (Grenoble Cyclisme 38), qui regroupe les meilleurs coureurs des huit clubs de l'agglomération grenobloise. L'équipe première évolue actuellement en deuxième division nationale et comporte dans ses rangs des coureurs de niveau national et international ainsi que l' ex-champion du monde sur piste Jérome Neuville.
- Les Centaures de Grenoble, football américain, deux fois vainqueurs du casque d'argent en 1988 et 2004. Actuellement en 2e division. Club formateur de Philippe Gardent et Thibault Giroud tous deux anciens joueurs NFL Europe et NFL pour Philippe Gardent (Carolina Panthers et Washington Redskins).
- Le GSMHGUC pour le handball.
- Le Hockey Club de Grenoble (HCG), crée en 1985, Hockey sur gazon et Hockey en Salle. Il évolue en Régionale en gazon et en Nationale 2 Homme et Femme en Hockey en salle.
- Les Yéti's de Grenoble, créé en 1994. Un des ténors de la ligue élite du championnat de France de roller in line hockey.
- le Trampoline club du Dauphiné pour le trampoline, le tumbling et la gym acrobatique. Le club a été champion de France de 1re division nationale en 2006 et possède plusieurs internationaux.
- le GVUC pour le Volley-ball (Grenoble Volley Université Club). Il évolue actuellement en Nationale 2 et joue au gymnase Malherbe ;
Médias
Le bassin grenoblois bénéficie de la présence de nombreuses télévisions locales, parmi lesquelles on peut citer TéléGrenoble, France 3 Grenoble et France 3 Alpes.
Début 2008, l'ancien rédacteur en chef du 6 minutes édition Grenoble a lancé Grenews.com, une webTV d'information locale. Les grenoblois ont également la possibilité d'écouter plusieurs radios locales telles que, Alpes 1, Radio Malherbe Grenoble Radio Campus Grenoble, Max FM, Hot Radio, France Bleu Isère, New's FM, Radio Grésivaudan, Radio Kaléidoscope et Radio Kol Hachalom.
Au niveau de la presse écrite, là aussi, un large choix de journaux locaux et de magazines est diffusé sur Grenoble. Les lecteurs peuvent, entre autres chose, lire Le Dauphiné libéré, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, l'hebdomaire du mercredi Grenews.com, Grenoble & moi, Métroscope, Le Petit Bulletin, Les Antennes le gratuit citoyen de la région grenobloise,Guide du Dahu, Tramy, Les nouvelles de Grenoble, Minizou et Isère Magazine.
En ce qui concerne les médias locaux sur la toile, on retrouve le site du Dauphiné libéré ainsi que GreBlog MonGrenoble. Grenoble a été l'une des quatorze villes récompensées par le label Ville Internet en 2008 avec la mention maximale @@@@@.
Personnalités liées à la commune
Article détaillé : Personnalités grenobloises.
Économie
Centre européen des nanotechnologies Minatec
Au cours du XIXe siècle, Grenoble s'est progressivement industrialisée. Grenoble et sa région sont pionnières en matière d'hydro-électricité : quelques carrières, de l'industrie de transformation mais surtout la houille blanche. Grenoble organisa ainsi l'exposition internationale de la houille blanche en 1925. Toutefois, dans le courant du milieu du XXe siècle, la ville connaît un certain déclin industriel, bien que son industrie du gant soit réputée dans le monde entier (Gant Perrin, etc.).
Depuis plusieurs décennies, la ville s'est réorientée et elle est réputée aujourd'hui pour être un important pôle de recherche scientifique (universités, Synchrotron, etc.). Elle possède, en outre, plusieurs entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies (STMicroelectronics, Sun Microsystems, Hewlett-Packard, Schneider Electric, R&D France Télécom, etc.). D'autres grandes sociétés y ont leur siège comme Teisseire et les Éditions Glénat. Le tourisme représente aussi une part non négligeable de l'économie locale avec les nombreuses stations de sports d'hiver implantées dans la région.
Grenoble est le siège d'une Chambre de commerce et d'industrie qui gère l’aérodrome du Versoud, Grex et Euromart. Elle gère aussi Grenoble École de management.
Revenus de la population et fiscalité
Revenus fiscaux de l'Unité Urbaine en 2006:
Redevables de l'ISF dans la ville de Grenoble:
Emploi
Institut Laue-Langevin
Emplois dans l'Unité Urbaine de Grenoble en 2006
Au sein de la ville de Grenoble, les emplois sont répartis de la manière suivante:
Répartition par domaine d'activité
Entreprises de l'agglomération
Le tissu économique grenoblois est caractérisé par une place prépondérante donnée à l’industrie et aux services aux entreprises (représentant 4 901 établissements fin 2003, soit 39 % des établissements implantés sur l’agglomération de Grenoble).
Les entreprises de l'Unité Urbaine se répartissent de la manière suivante fin 2006:
Grenoble bénéficie, de par son statut de technopôle européenne, de la présence importante sur son territoire de grands groupes industriels, fleurons de l’économie locale et nationale, implantés à l’international et souvent leaders sur leurs marchés.
Les plus grandes entreprises de la région grenobloise sont (en 2007), par ordre d'importance:
Recherche et technologies de pointe
La recherche scientifique tient une place primordiale dans l'agglomération grenobloise. Le Polygone scientifique ainsi que d'autres lieux de l'agglomération regroupent huit organismes de recherche nationaux (CEA, CNRS, CEMAGREF, CEN, CRSSA, INRA, INRIA, INSERM), quatre centres de recherche internationaux (l'EMBL, l'ESRF, l'ILL, l'IRAM) et trois centres techniques industriels (CETIM, CSTB, CTP). De plus les universités et l'INP Grenoble possèdent aussi de nombreux laboratoires de recherche. Cette recherche de haut niveau s'appuie sur la présence à Grenoble d'équipements de renommée mondiale, à l'image de l'ESRF, l'un des trois plus importants synchrotrons de la planète, ou du réacteur de recherche de l'institut Laue-Langevin qui constitue la source de neutrons la plus intense du monde.
L’expertise de Grenoble en matière de hautes technologies s’organise principalement autour de trois domaines :
Polygone scientifique de Grenoble Le synchrotron ESRF INRIA Rhône-Alpes, Inovallée
- un pôle numérique et logiciel qui comprend le domaine des micro- et nanotechnologies, ainsi que l’informatique et l’électronique : Grenoble bénéficie d’un écosystème riche dans les nanotechnologies, avec la présence de grands groupes industriels, un grand nombre de PME/PMI et de nombreux laboratoires de recherches (LETI, INRIA, etc.).Ceci s’est traduit en 2002 par l’Alliance-Crolles 2, collaboration entre Freescale Semiconductor (ex-Motorola), NXP Semiconductors (spin-off de Philips Semiconductors) et STMicroelectronics, qui fut le plus gros investissement industriel réalisé en France depuis dix ans (avec 2,8 milliards d’euros investis). Cette alliance a pris fin en 2007 et c'est un accord entre STMicroelectronics, le CEA et IBM qui lui a succédé.Également, le Pôle d'Innovation Minatec, lancé à l'initiative du CEA-Leti et de l'INP Grenoble, est un centre majeur en Europe pour les micro et les nanotechnologies. Grenoble fait ainsi partie des quelques sites qui, dans le monde, possèdent les bases scientifiques, technologiques et industrielles suffisantes pour atteindre une reconnaissance internationale dans ce domaine.Enfin en septembre 2005, le gouvernement français nomme Minalogic comme pôle de compétitivité. Ce pôle Minalogic (MIcro NAnotechnologies et LOgiciel Grenoble-Isère Compétitivité) a pour ambition de construire un centre de dimension internationale pour les puces miniaturisées intelligentes, grâce à la mise en commun de moyens issus à la fois de l’industrie, de la recherche et de la formation en micro-nanotechnologies et technologies du logiciel.Grenoble est également un grand pôle en informatique et en électronique avec la présence de grandes entreprises (Hewlett-Packard, Bull, Yahoo!, etc.) et une recherche active. L’industrie du logiciel est très développée dans l’agglomération : le multimédia et les développements de logiciels, positionnent Grenoble, tant en industrie qu'en recherche, dans les premiers rangs au niveau européen.Le pôle numérique avec la microélectronique et les nanotechnologies, en passant par le logiciel et les systèmes embarqués, compte 30 000 emplois dans le Grand Grenoble dont 9 000 en électronique professionnelle, 11 000 dans l'informatique, 7 000 en micro-électronique et 3 000 pour le développement logiciel. En plus de la présence de leaders mondiaux du secteur, Grenoble offre un tissu dense de PMI-PME et de start-ups. Ce foisonnement est soutenu par une formation et une recherche académique de qualité, notamment par le biais de l'école nationale supérieure d'informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble, considérée comme l'une des meilleures écoles d'ingénieurs de France pour la qualité de son recrutement et de sa recherche.
- un pôle biotechnologies : dans le domaine des biotechnologies et de la bio-informatique, Grenoble est reconnu comme pôle d'excellence dans plusieurs disciplines qui se situent dans le champ scientifique, à la croisée de la chimie et de la biologie : ingénierie de la santé, imagerie médicale, neurosciences et cancérologie.La ville est également reconnue pour son expertise dans le domaine des biopuces. L’entreprise bioMerieux a implanté son centre de recherche en biologie moléculaire à Grenoble.Grenoble abrite aussi des projets de recherche fédérateurs comme Nanobio, le génopôle Rhône-Alpes et le cancéropôle Rhône-Alpes ainsi que le programme européen Nano2Life et participe au pôle de compétitivité mondial Lyonbiopôle.
- un pôle lié aux nouvelles technologies de l'énergie : Grenoble occupe aujourd’hui une place importante pour le développement et l’expérimentation de l’énergie solaire photovoltaïque et de la pile à combustible.Le pôle de compétitivité Tenerrdis, dans lequel l’agglomération grenobloise est impliquée, a pour ambition de développer les nouvelles technologies de l’énergie, composante majeure du développement durable et répond à un enjeu majeur : améliorer le rendement des panneaux solaires.
Grenoble fut aussi une des premières villes de France à posséder un technopole, Inovallée (ex-ZIRST), en 1971.
D'autre part, l'aire urbaine de Grenoble est un fleuron national pour son taux d'emplois métropolitains supérieurs (12,7% de l'emploi total, soit 28 202 emplois). Elle se situe au premier rang des grandes aires urbaines de province, devant toutes les métropoles régionales. Ils sont principalement spécialisés dans la recherche et l'informatique.
Tous ces domaines font de Grenoble, avec 21 000 chercheurs (14 500 dans la recherche publique, 6 500 dans la recherche privée), le 2e centre de recherche en France après Paris, et un pôle de recherche scientifique majeur en Europe ce qui lui vaut parfois le surnom de « Sillicon Valley française ».
Culture et patrimoine
Vieux Grenoble Palais du parlement du Dauphiné Escalier de la maison dite de Vaucanson Théâtre Sainte-Marie-d'en-bas Fort du Rabot et Belledonne La Bastille depuis le centre-ville Poudrière Vauban Esplanade Alain Le Ray Immeuble Grands Boulevards Fontaine avenue Alsace-Lorraine Article détaillé : Liste des monuments historiques de Grenoble.
Grenoble est classée ville d'art et d'histoire.
Monuments et lieux touristiques
La vieille ville
Grenoble demeura une petite ville parlementaire jusqu’au milieu du XIXème siècle, ce qui explique la relative petite taille de son centre historique. Il n’en demeure pas moins plein d’attrait et riche de nombreux ouvrages témoins de l’histoire de la cité.
- la vieille-ville avec ses places Grenette, aux Herbes, et la place Saint-André avec la statue du chevalier Bayard et au n°7 le Café La Table Ronde, établissement fondé en 1793, ce qui en fait le deuxième plus vieux café de France ;
- le jardin de ville (dont une partie serait due à Le Nôtre) avec la Tour du Trésor (XIVe siècle) et l'ancien hôtel de Lesdiguières de 1602 dû à l'architecte Pierre La Cuisse, (naguère hôtel de ville et actuellement maison de l'international) ;
- le quartier Saint Laurent et les quais de la rive droite, la porte Saint-Laurent (reconstruite en 1615 sur l'ordre de Lesdiguières) et la porte de France. La passerelle Saint-Laurent suspendue au-dessus de l'Isère date de 1837, elle se trouve approximativement à l'emplacement où était le premier pont sur l'Isère construit par les romains ;
- Au 97 rue Saint-Laurent, ancien Hôtel des monnaies, bel immeuble du début du XVIe siècle. Les Dauphins y frappaient des pièces d'or et d'argent de même valeur que les monnaies du royaume, mais à leurs armes. Le bâtiment a conservé son couloir Renaissance aux belles voûtes nervurées. Dans la cour, on accède à un bel escalier à vis par un portail surmonté d'un fronton triangulaire et encadrée de deux colonnes et chaque étage possède des coursives à la mode italienne ;
- la Tour de l’Isle (XIVe siècle), premier hôtel de ville de Grenoble et aujourd'hui annexe du musée de Grenoble abritant la collection des dessins ;
- Le Palais du parlement du Dauphiné dont la partie la plus ancienne remonte au XVe siècle - place Saint-André. Il abrita le palais de justice jusqu'en 2002 ;
- l'hôtel de François Marc (conseiller au Parlement de Grenoble) — rue Barnave — de 1490. Beau portail en arc brisé rehaussé d'un écu sculpté d'un lion (symbolisant l'évangéliste Marc), porche voûté d'ogive et anciennes fenêtres gothiques sur cour carrée ;
- l'hôtel d'Ornacieux, dit maison de Vaucanson — rue Chenoise — construit après 1620. Un beau portail en pierres bicolores permet l'accès à la cour et à son escalier d'honneur, l'un des plus beaux de la région Rhône-Alpes. Dans cet hôtel vécut Jacques de Vaucanson, célèbre mécanicien et inventeur d'automates ;
- au 10 rue Chenoise, très bel hôtel du XVe siècle de style gothique tardif avec belle façade et cour intérieure bien restaurée ;
- l'hôtel de Pierre Bucher (procureur général du roi et doyen de l'université de Grenoble) — rue Brocherie — qui comporte deux parties. La plus ancienne date de 1560. Édifiée sur trois niveaux aux baies géminées rehaussées de médaillons, elle témoigne du profond changement de l'architecture de cette époque qui passe du gothique à la renaissance. La partie sur rue, avec sa belle porte cochère et sa majestueuse façade avec entresol est représentative du XVIIIe siècle ;
- au 16 rue Jean-Jacques Rousseau : Hôtel Coupier de Maille datant du XVIIème siècle avec une magnifique porte monumentale en bois ;
- le lycée Stendhal, ancien collège des Jésuites (XVIIe siècle) — rue Raoul Blanchard. En 1673, le père Bonfa y peint la célèbre horloge solaire, aidé de ses élèves. C'est une fresque couvrant 100 m² de murs et de plafonds dans l'escalier principal. Ce cadran solaire à réflexion fonctionne encore parfaitement : à l'aide d'un miroir placé sur la fenêtre le soleil se reflète et donne une tache lumineuse qui, passant sur les lignes du plafond et des murs, indique l'heure solaire, le mois et le signe du zodiaque. Ses dimensions et son intérêt astronomique en font une œuvre unique au monde ;
- la ferme de Vaulnaveys (ou Tour Prémol) — Village Olympique — date du XIIe siècle.
Patrimoine religieux
La ville possède également un important patrimoine religieux, témoignage de l’influence considérable qu’eurent les évêques de la ville durant des siècles.
- place Notre-Dame : la cathédrale Notre-Dame (XIIe et XIIIe siècles) avec dans le chœur un des plus imposants ciboriums de France (de style gothique flamboyant du XVe siècle, atteignant quinze mètres de hauteur) et ses vestiges (dont un baptistère du IVe siècle) et aussi l'ancienne église Saint-Hugues du XIIIe siècle. De la place Notre-Dame on aperçoit la Tour de Clérieux datant du IXe siècle ;
- la Collégiale Saint-André (début XIIIe siècle) abritant le mausolée élevé au chevalier Bayard ;
- l'ancienne église Saint-Laurent (XIe siècle) et la crypte Saint-Oyand (VIe siècle), devenues musée archéologique Saint-Laurent, l'un des très précieux et rares témoins de l'art du haut Moyen Âge en France ;
- l'église Saint-Louis (XVIIe siècle) — rue Félix Poulat — ;
- l'ancien couvent des Visitandines de Sainte-Marie-d'en-Haut (fondé en 1618) - rue Maurice Gignoux - aujourd'hui Musée dauphinois. À l'intérieur, la Chapelle de la Visitation, véritable joyau de l'art baroque français, a reçu en 1662 un grand retable en bois doré et un superbe décor de fresques dû au peintre Toussaint Largeot ;
- l'ancien évêché (du XVIIIe siècle) aujourd'hui musée de l'histoire de Grenoble et de l'Isère. Beau portail d'entrée, escalier et rampe. Le bâtiment date du XVIIIe siècle , mais le sous-sol comporte des vestiges d'époque nettement plus anciennes : des remparts du IIIe siècle et un baptistère utilisé entre le IVe et le Xe siècle ;
- l'ancien couvent des Minimes de Grenoble — rue du Vieux Temple — fondé en 1646. Aujourd'hui, l'ancienne chapelle est transformée en salle de concert (salle Olivier Messiaen) et accueille l'orchestre Les Musiciens du Louvre ;
- l'ancienne chapelle de Sainte-Marie-d'en-Bas — rue Très Cloîtres — datant de 1652 est aujourd'hui transformée en théâtre. La façade possède un beau portail encadré de colonnes jumelées portant un entablement et des pots-à-feu, rehaussé d'un motif de nuées rayonnantes.
Patrimoine militaire
La cité fut en outre une importante place de garnison, à la frontière du royaume. Le patrimoine militaire demeure très visible de nos jours en divers endroits de la ville.
- la Bastille, qui domine toujours la ville de son imposante silhouette, les casemates, le fort du Rabot, le téléphérique de Grenoble d'un dénivelé de 260 mètres ;
- le jardin des Dauphins au contrebas ;
- l'ancienne poudrière construite par Vauban - rue du commandant Lherminier - datant de fin XVIIe siècle ;
- L'esplanade Alain Le Ray, ancienne cour d'honneur et ses bâtiments de la caserne militaire De Bonne, inaugurée en 1883, rénovés lors de l’aménagement récent du quartier ;
- Les restes des derniers remparts de la ville près du parc Paul Mistral.
Epoque industrielle
Grenoble connu une importante extension, à l’ouest au-delà de ses remparts, durant le XIXème siècle, suite au développement économique de la ville. Le centre-ville augmenta considérablement et ce fut l'occasion de moderniser la ville et de construire des quartiers dans les styles architecturaux de l’époque.
- Ce centre-ville avec la place Victor Hugo (où se trouve une statue d'Hector Berlioz) symbolise cette extension dans le style haussmannien, avec le percement des grandes artères urbaines que sont le cours Jean Jaurès ou encore l’avenue Alsace-Lorraine ;
- La place de Verdun, centre du pouvoir administratif de la ville, encadré de bâtiments remarquables (préfecture, ancienne université, ancien musée-bibliothèque, etc.), les rues et les immeubles du XIXe siècle ;
- Le quartier Bouchayer-Viallet avec le Magasin et la réhabilitation de la petite Halle qui témoignent du passé industriel de la cité ;
- les Halles - place Sainte-Claire - de 1874, construites dans le style des anciennes halles de Paris ;
D'autres éléments plus excentriques ont également été construits à cette époque telle la Casamaures bâtie de 1855 à 1878 en or gris (du ciment) de style orientaliste.
Ouvrages du XXème siècle
On observe également aujourd’hui à Grenoble de nombreux monuments datant du XXème siècle. Le parc Paul Mistral, créé avec l’exposition internationale, conserve en son sein la tour Perret, vestige de cet évènement symbole du développement industriel grenoblois. Le parc concentre également de nombreux ouvrages datant du bouleversement des Jeux Olympiques :
- L’hôtel de ville érigé à cette époque ;
- La vasque olympique, placée à l’entrée du parc ;
- Le Palais des sports, d'une remarquable complexité technique ;
Grenoble possède également d’autres ouvrages remarquables des « Trente Glorieuses », comme entre autres les grands boulevards et leur architecture, couvrant des évolutions allant des années 30 jusqu’aux années 70, les imposantes Trois Tours de l'Ile-verte, l’immeuble en « S » ainsi que la Maison de la Culture.
D’autre part, de nombreuses œuvres d’art contemporain couvrent actuellement la ville, que ce soit au niveau de la gare ou dans le parc Albert Michalon.
Les constructions plus récentes du musée de peinture et du stade des Alpes sont incontestablement des ouvrages importants dans le patrimoine architectural de la ville.
Espaces verts
Grenoble a obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2008.
Parc Georges Pompidou
La ville compte plus d'une cinquantaine de parcs de taille très variable, du petit square au grand parc urbain, d'une dizaine d'hectares ou plus. D'autre part, on compte environ 40 000 arbres à Grenoble.
Les principaux parcs et jardins de Grenoble sont les suivants,:
- Parc Paul Mistral (21 hectares, au nord du secteur 5).
- Parc Jean Verlhac (14 hectares, secteur 6).
- Parc Georges Pompidou (6 hectares, secteur 4).
- Parc Bachelard (au sud du secteur 3).
- Jardin des dauphins (2 hectares, au nord du secteur 2 au pied de la Bastille).
- Jardin des Plantes (17 000 m², secteur 2)
- Parc Albert Michallon (16 000 m², secteur 2).
Gastronomie
Site historique de Cémoi
Le patrimoine gastronomique de Grenoble est symbolisé par ses célèbres noix ou son gratin dauphinois. La commune voisine de Sassenage est également célèbre pour son fromage.
La ville fut également le lieu de création des usines de sirop Teisseire en 1720, de la fabrique de pâtes Lustucru en 1824, de la biscuiterie Brun ou encore de la chocolaterie Cémoi en 1920.
La grenobloise est également un variété de salade produite dans la région.
La ville de Grenoble ne possède aucun restaurant étoilé du Guide Michelin. Toutefois, le restaurant Grand Hôtel d'Uriage-les-Bains à proximité de la ville est récompensé par 2 étoiles.
Patrimoine culturel
Musées et lieux culturels
Le Musée de Grenoble Maison de la culture « MC2 » Théâtre municipal
- Musée de Grenoble : l'un des grands musées de Beaux-Arts français, collections couvrant les principales périodes de l'histoire de l'art de l'Antiquité à nos jours ;
- Musée dauphinois ;
- Muséum d'histoire naturelle de Grenoble ;
- Musée archéologique Saint-Laurent ;
- Musée de l'Ancien Évêché ;
- Musée des troupes de montagne ;
- Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère ;
- Musée grenoblois des sciences médicales ;
- Musée des automates ;
- CCSTI - La Casemate : centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Grenoble ;
- Le Centre national d'Art contemporain dit Le Magasin ;
- Le Centre d'art Bastille ;
- La Bibliothèque municipale de Grenoble et ses collections patrimoniales.
- La MC2 ;
- le Théâtre Municipal de Grenoble ;
- le Théâtre 145 ;
- Le 102 : lieu autogéré et sans subvention, occupant depuis vingt-quatre ans des locaux en convention avec la Ville de Grenoble. Le 102 est connu pour ses concerts de musiques improvisés ainsi que ses séances de cinéma expérimental et documentaire.
Filmographie
- Le Vieil Homme et l'Enfant de Claude Berri (1966) (tourné près de Grenoble) ;
- Le Silencieux de Claude Pinoteau (1973) (action en partie à Grenoble) ;
- L'Amour violé de Yannick Bellon (1978) (tourné à Grenoble et Fontaine)
- Buffet froid de Bertrand Blier (1979) (tourné près de Grenoble) ;
- Clara et les chics types de Jacques Monnet (1981) (action en très grande partie à Grenoble. On y découvre la foire des rameaux) ;
- Les Filles de Grenoble de Joël Le Moigné (1981) ;
- La Femme d'à côté de François Truffaut (1981) (scène entre Gérard Depardieu et Fanny Ardant tournée dans le parking de Grand-Place) ;
- "Double messieurs" (avec Carole Bouquet, Jean-François Stévenin) (tourné à Grenoble et ses environs)
- Mauvaises fréquentations de Jean-Pierre Améris (1999) ;
- Les Rivières pourpres (1999), dont une partie se déroule à Grenoble même, près de Grenoble (Livet-et-Gavet, Apprieu) et dans le Mont-Blanc ;
- Une hirondelle a fait le printemps (2001), de Christian Carion, qui se déroule dans le massif du Vercors, dont une scène au Clavaux (Livet-et-Gavet) ;
- La Trilogie (Un couple épatant / Cavale / Après la vie) de Lucas Belvaux (2002) ;
- Rois et Reine d'Arnaud Desplechin (2004) ;
- Peindre ou faire l'amour (2005) ;
- La Petite Chartreuse (2005), dont l'histoire se déroule en partie à Grenoble, en Chartreuse et dans Belledonne (notamment dans le village de Revel) ;
- Le Grand Silence (2006), film documentaire réalisé par Philip Gröning sur le monastère de la Grande Chartreuse ;
- Affaire de famille (2008), film de Claus Drexel avec André Dussollier, Miou-Miou, etc.
- Par suite d'un arrêt de travail... (2008), film de Frédéric Andréi avec Charles Berling, Patrick Timsit, Dominique Blanc, etc. dont une partie se déroule à Grenoble ;
- Un crime au paradis avec Jacques Villeret, Josiane Balasko, etc. Le tribunal est celui de Grenoble.
Grenoble et humour
- Fernand Raynaud est l’auteur d’un sketch resté célèbre (Ne me parle pas de Grenoble) que l'on pourrait prendre comme une critique envers Grenoble. En fait, il est question d’un truand assez minable qui espère se refaire en s'installant dans cette ville. Malheureusement on se méprend sur ses intentions et on lui propose un travail. Le personnage particulièrement choqué décide de quitter Grenoble. Il est difficile de ressentir un grief particulier contre la capitale des Alpes mais le choix n'est pas innocent.
- Boris Vian de passage à Grenoble en 1952 note la particularité architecturale des pissotières du cours Jean Jaurès qui donnent une position très digne à celui qui l'utilise.
- Un sketch dénommé Koumak de Patrick Timsit évoque, lui aussi, la ville de Grenoble pour se moquer des vols à escales trop fréquentes pour se rendre dans un lieu de villégiature (pour aller à Koumak, tu fais Paris - Abidjan, Abidjan- Moscou, Moscou - Los Angeles, Los-Angeles - Grenoble et Grenoble -Koumak)
- Grenoble est évoqué dans Le Schpountz, pièce et film de Marcel Pagnol, mais pas de façon très sympathique (dialogue de Charpin)
- Serge Papagalli est l'auteur et l'acteur contemporain dont l'humour est le plus apprécié par les grenoblois
Lieux de culte
La cathédrale Notre-Dame La collégiale Saint-André
Églises catholiques
- Diocèse de Grenoble-Vienne
- Paroisse catholique Notre-Dame de l'Espérance : églises Saint-Luc, Saint Vincent de Paul, Saint-Joseph, Saint-Louis et Saint-André ;
- Paroisse du Christ Roi : églises Saint Jacques & Saint François de Sales ;
- Paroisse Jean-XXIII : églises St Jean, Sacré-Cœur, St Bruno et St Pierre du Rondeau ;
- Paroisse La Sainte Trinité : Centre œcuménique St Marc ;
- Le Passage : rue champollion, maison des jeunes catholiques ;
- Le Centre Catholique Universitaire.
Églises protestantes
- Association de l'Église anglicane de Grenoble ;
- Diaconat protestant ;
- Église réformée de Grenoble ;
- Église évangélique mouvement missionnaire mondial ;
- Église protestante évangélique de Grenoble ;
- Assemblée de Dieu de Grenoble ;
- Église chrétienne évangélique ;
- Église évangélique ;
- Église évangélique de Pentecôte ;
- Foyer évangélique universitaire de Grenoble ;
- Église évangélique baptiste de Grenoble ;
Mosquées
- Mosquée Al Kawthar, 15 rue des Trembles ;
- Mosquée Al Fath, 50 rue Très-Cloître ;
- Centre Culturel Musulman de Grenoble, 8 rue Lazare Carnot ;
- Association Culturelle des Musulmans de Grenoble, 7 place Edmond Arnaud.
Synagogues
- Associations Cultuelle Zekhout Abot et Consistoriale Juive de Grenoble.
Temple bouddhiste
- Association culturelle bouddhiste laïque, pagode Hoa Nghiem en Isère ;
- Sangha Loka de Grenoble (18 chemin des Marronniers), cercle de pratique affilié à l'institut Karma Ling ;
- Centre d'études bouddhiques (rue Thiers).
Église mormone Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours
- Paroisse de Grenoble Vercors
- Paroisse de Grenoble Belledonne
NB : les lieux de cultes sont classés par confession et par nombre sur la commune de Grenoble.
Galerie
Notes
- ↑ Résultat des élections municipale de Mars 2008 sur le site officiel de la préfecture de l'Isère
- ↑ « Capitales secrètes de l'Europe », article du Time (en anglais)
- ↑ Populations légales 2006 des communes du département de l'Isère. Un site internet, Populationdata.net, lui attribue 560 222 habitants en 2008.
- ↑ L'Insee la référence 014 car elle était la quatorzième aire urbaine en 1999, mais en 2006 elle est passée à la treizième place.
- ↑ Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 21/07/2008.
- ↑ http://www.meteociel.fr/climatologie/villes.php?code=7487&mois=7&annee=2009
- ↑ Données INSEE compuslées par linternaute - Données climatiques de Grenoble
- ↑ Météo-Grenoble, bulletin du 24 mai 2009 à 17:40
- ↑ Lettre du cadre territorial, Rocade de Grenoble : quand le rapport s'effeuille !
- ↑ http://www.lametro.fr/440-piste-cyclable-grenoble.htm
- ↑ Petite histoire du Dauphiné , Félix Vernay, 1933, p9
- ↑ Petite histoire du Dauphiné , Félix Vernay, 1933, p58
- ↑ Histoire de Grenoble, Vidal Chaumel, Editions Privat, p.68,123,126,223
- ↑ Petite histoire du Dauphiné’’, Félix Vernay, 1933, p129
- ↑ Petite histoire du Dauphiné’’, Félix Vernay, 1933, p78
- ↑ http://www.ordredelaliberation.fr/
- ↑ Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
- ↑ Nadir Boumaza, « Grenoble, un mythe urbain moderne », dans Revue de géographie alpine, vol. 85, no 85-4, 1997, p. 175-185 [texte intégral]
- ↑ Sabine Germain, « Toujours plus haut », dans L'Express, 25 janvier 2007 [texte intégral]
- ↑ a et b Résultats de l'élection présidentielle de 2007, ville de Grenobe. Consulté le 2 octobre 2009
- ↑ Grenoble, Les résultats des élections municipales 2008, 2008, Le Figaro, Source : Ministère de l'Intérieur. Consulté le 2 octobre 2009
- ↑ Résultats de les élections européennes de 2009, ville de Grenobe. Consulté le 2 octobre 2009
- ↑ Résultats du Référendum sur la Constitution européenne 2005, ville de Grenobe. Consulté le 2 octobre 2009
- ↑ http://www.grenoble.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=548
- ↑ http://www.grenoble.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=92
- ↑ Grenoble-Sfax
- ↑ http://ksup-gu.grenet.fr/26942554/0/fiche___pagelibre/
- ↑ Atlas 2006 des centres d'enseignement supérieur
- ↑ Newsletter #3 - Amicale de Génie Industriel (A-INPG)
- ↑ - Classement du Point 2009
- ↑ http://www.lexpress.fr/palmares/hopitaux/default.asp Palmarès de l'Express des hôpitaux les plus sûrs de France
- ↑ Site officiel du GB38
- ↑ Classement du label Villes Internet 2008.
- ↑ a, b et c http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES/RS/UU1999/RS_UU199938701.pdf
- ↑ http://www.linternaute.com/ville/ville/emploi/435/grenoble/
- ↑ Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par
- ↑ http://territoires.rhonealpes.fr/IMG/pdf/CCIgrenoble.pdf
- ↑ http://www.grenoble.cci.fr/cgi-bin/charge_ccig.pl
- ↑ http://www.grenoble.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=404
- ↑ http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Plan_Nano_innov/31/8/Pole_Nano_Grenoble_52318.pdf
- ↑ Classement L'Express/L'Étudiant 2007 des écoles d'ingénieurs
- ↑ http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP840.pdf
- ↑ http://www.grenoble-isere.com/46-recherche-technologique.htm
- ↑ Source : Conservation départementale du patrimoine de l'Isère.
- ↑ http://www.grenoble.fr/jsp/site/Portal.jsp?page_id=540
- ↑ http://www.gralon.net/tourisme/parcs-et-jardins/info-jardin-des-dauphins-842.htm
- ↑ http://www.teisseire.com/societe/historique.html
- ↑ http://www.lustucru.fr/saga/saga.htm
- ↑ http://www.grenoblecmieux.com/Brun.html
- ↑ http://www.grenoblecmieux.com/Cemoi.html
- ↑ http://www.businesstravel.fr/200903041931/art-de-vivre/restaurants-bonnes-tables/guide-michelin-2009-liste-des-restaurants-etoiles.html
- ↑ http://www.framemuseums.org/jsp/fiche_musee.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=M114311147790617&LANGUE=0&RH=
Voir aussi
Bibliographie
- René Bourgeois, Stephan Corporon et Vincent de Taillandier, Promenades dans Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 2004.
- Grenoble, Capitale alpine, Arthaud.
- Fantastique Grenoble - JO/68, Arthaud, 1968.
- Jean-Marie Guétat, William Lachenal et Georges Muller, Du Tram au TAG, éditions La Vie du Rail, 1987
- Marc Fénoli et Béatrice Méténier, La bastille et son téléphérique, éditions les affiches de Grenoble et du Dauphiné, 2006.
- Anne Cayol-Gerin et Marie-Thérèse Chappert, Grenoble richesses historiques du XVIe au XVIIIe siècle, éditions Didier Richard, Grenoble, 1991.
Liens externes
- Site officiel de la ville de Grenoble.
- Site officiel de la Métro.
Articles connexes
Sur les autres projets Wikimedia :
- Grenoble (+ 1000 photos), sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
Plans et vues satellites
- 45°11′16″N 5°43′37″E / 45.18778, 5.72694 - Plans et vues satellites de Grenoble.
Grenoble (ouest) vue de la Bastille
- Portail Grenoble Métropole
- Portail des communes de France