Guérande (Géraundd en gallo, Gwenrann en breton) est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département de Loire-Atlantique et la région des Pays de la Loire.
Guérande est un pôle touristique de la Côte d'Amour, la commune est renommée pour ses marais salants et sa cité médiévale. Elle appartient au parc naturel régional de Brière.
Guérande se situe à 19 km à l'ouest de Saint-Nazaire, 70 km au sud-est de Vannes et 80 km à l'ouest de Nantes.
La commune de Guérande se situe sur la presqu'île guérandaise, territoire ainsi nommé car il est entouré, à l'ouest par l'océan Atlantique, à l'est par le marais de Brière, au sud par La Loire et au nord par la Vilaine.
Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Guérande est une commune urbaine, une des 9 communes de banlieue de l’unité urbaine de Saint-Nazaire, qui s'étend de Donges au Croisic, et qui fait partie de l’aire urbaine de Saint-Nazaire et de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).
Le Pays de Guérande est divisé en deux entités (ou terroirs) distinctes : le pays paludier et le pays métais, séparés par l'abrupt du coteau de Guérande.
Il est situé entre le côteau de Guérande et la presqu'île du Croisic et est formé par les marais salants et les terrains adjacents ; l'altitude est ici de 0 à 10 mètres. On y trouve les îles de Lénifen et de Saillé (village paludier), la presqu'île de Lanclis au nord-ouest, les villages paludiers de Kerignon, Pradel, Mouzac au pied du sillon.
Il correspond à une ligne de faille qui s'étend de Piriac-sur-Mer à Saint-Nazaire selon une orientation nord-ouest/sud-est, déterminant l'existence d'une ligne parallèle au sillon de Bretagne au nord, et à la côte de la Presqu'île du Croisic au sud. Cet ensemble de reliefs paralèlles est une réactivation d'accidents tectoniques anciens par les derniers contrecoups de la surrection des Alpes au cours du dernier million d'années. L'altitude passe ici brusquement de 10 mètres à 40-60 mètres. La ville est implantée au point culminant (59 mètres au niveau de l'ancien Petit Séminaire) de la ligne de crête qui offre une vue à la fois sur les côtes et sur l'arrière-pays (vers les marais de Grande Brière).
Il s'étend sur le revers du côteau jusqu'à Herbignac au nord et Piriac-sur-Mer à l'ouest ; il descend en pente douce vers la Brière au nord-est.
Une expression utilisée dans la région guérandaise exprime la situation de la cité entre les marais salants, le pays blanc (pour le sel), et la Brière, le pays noir (pour la tourbe) : « Guérande : entre Pays Blanc et Pays Noir ».
Les marais du Mès, les marais de Grande Brière et les marais salants de la presqu'île guérandaise, dont une partie relève de la commune de Guérande, sont inscrits sur la liste des « zones humides protégées » (convention de Ramsar).
La presqu'île de Guérande, particulièrement la cuvette occupée par les marais salants, jouit d'un microclimat océanique relativement sec et venté, et changeant au cours de la journée sous l'influence des marées et des brises thermiques.
Moyennes avant 1980, en général sur la période 1950 - 1975) :
Grâce aux conditions climatiques particulières de la région guérandaise, outre le développement des marais salants, des établissements médicaux y sont installés (lycée climatique de La Baule, centres héliomarins de Pen-Bron et du Croisic, centres de thalassothérapie de La Baule et de Pornichet).
La végétation présente aussi des particularités liées à ce climat particulier : par exemple, le chêne vert (Quercus ilex), si caractéristique des paysages méditerranéens, est subspontané et est en extension. La presqu'île de Guérande est un des points les plus septentrionaux pour cette espèce végétale. Pour la faune, depuis le XIXe siècle est observé un anoure nocturne : le pélobate cultripède connu antérieurement sur la côte languedocienne, et dont c'est la station la plus septentrionale connue (observé régulièrement dans les dunes de Batz-sur-Mer et de La Turballe). D'autres observations de même type ont suivi, notamment d'insectes méridionaux.
Guérande est la seconde ville du comté de Nantes du XIIe siècle au XIXe siècle, puis du département de Loire-Atlantique, tant sur le plan économique que par le nombre d'habitants. L'industrie textile « à domicile » y est très implantée jusqu'au XVIIIe siècle ainsi que l'orfèvrerie. La position administrative, la production de sel et l'agriculture (élevage et vignobles) ont assuré cette situation jusqu'au transfert vers Saint-Nazaire au début du XIXe siècle des administrations (sous-préfecture et tribunal) et l'essor industriel (construction navale et chimie) de l'estuaire de la Loire. Sa proximité avec ces nouveaux centres de développement économique, lui ont toutefois permis de retrouver grâce au développement des infrastructures de transport une nouvelle orientation économique.
L'économie locale est actuellement toujours majoritairement orientée, par la surface qui lui est consacrée, vers l'agriculture (élevage de bovins et maraîchage, ce dernier en cours de régression, et industrie salicole avec ses dérivés). Le remembrement récent de la commune a toutefois porté un arrêt aux productions d'intérêt local, et a permis l'extension des grandes exploitations.
Les activités tertiaires et l'artisanat (PME-PMI) sont particulièrement dynamiques. La majeure partie de ces entreprises sont implantés proches de la rocade dans la "Zone d'activitées de Villejames" qui comprend une zone artisanale ainsi qu'une zone commerciale en expansion . Situé également à proximité de la Route Bleue , mais de l'autre coté de la rocade , le nouveau "parc tertiaire de Kerbiniou" connait lui aussi un essor . A l'entrée de La Baule la zone d'activitées des Salines est pour sa plus grande partie située sur la commune de Guérande : ce que nombre de visiteurs ignorent.
Le secteur industriel est surtout représenté par des moyennes entreprises tels que MSL (composants électroniques) ou la SODIPA (emballages alimentaires). Les activités liées au tourisme et aux loisirs (hostellerie, restauration, et commerces associés) sont en constante augmentation depuis 20 ans et forment le bassin d'emploi majoritaire de la commune. Aussi le caractère saisonnier de nombre d'emplois liés au tourisme engendre une précarité qui fragilise notamment les plus jeunes. Une antenne de l'ANPE a été ouverte dans la commune en 2004.
La population active guérandaise se caractérise également par des migrations pendulaires vers le bassin d'activités nazairien : en effet celui-ci concentre une grosse partie des emplois industriels de la région (Chantiers navals STX Europe , Airbus, Zone de Brais).
La ville voit dans ses murs, chaque semaine le « grand marché » du samedi sous les halles et en centre-ville (autour de la collégiale) et le « petit » marché le mercredi. Le marché de Guérande est une institution pluricentenaire (celui du samedi est antérieur au XIIe siècle) toujours vivante, et toute l'année.
Les coteaux de Guérande, exposé au sud-ouest sont un terroir favorable aux maraîchers qui produisaient une carotte rouge-orangé, moyenne et de gros diamètre : "la carotte guérandaise", encore cultivée au conservatoire des espèces végétales de l'Institut national de la recherche agronomique.
Sur ce coteau était aussi produit un vin rouge réputé, de bonne garde pour l'époque - 3 à 5 ans selon les années -, qui était vendu dans le reste de la Bretagne et exporté vers l'Angleterre. Cette production a régressé au cours du XVIIIe pour disparaître au début du XXe siècle. Il a traversé néanmoins la crise du Phyloxera, et quelques ceps survivent encore dans des parcelles abandonnées ou dans des talus. Les vignes étaient plantées en bas de coteau, de Trescalan à Careil principalement, sur des sols colluvionnés argileux et profonds. Les parcelles les plus réputées étaient le "Clos Saint Aubin", (ou Clos de la Pierre) entre Guérande et Saillé, et le "Clos de Marsillé".
On trouve encore par-ci par-là quelques rangs de vignes (à usage personnel) dans l'arrière-pays, avec notamment quelques plans de Noah qui ont échappé à l'arrachage et à la vigilance des « douanes ».
La polyculture est en régression générale dans la presqu'île guérandaise, la pression foncière et la rentabilité économique ayant eu en grande partie raison de cette activité. L'élevage bovin est en extension, particulièrement depuis le remembrement de la fin des années 1980.
L'abondance des monuments, vestiges et sites archéologiques de toutes époques a conduit à son classement de la totalité du territoire communal en zone archéologique protégée et en « zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager » (ZPPAUP) ainsi que, pour le secteur intramuros et sa périphérie immédiate, en « secteur sauvegardé » (depuis 1976). En conséquence, les aménagements et travaux sont obligatoirement précédés d'une autorisation spécifique et d'une fouille archéologique préventive.
La presqu'île guérandaise (au sens large, et en incluant les marais de Grande-Brière motière) contient à elle seule, près de 50 % des monuments mégalithiques subsistants du département de Loire-Atlantique.
La région de Guérande a en effet été occupée dès la Préhistoire, principalement à partir du Néolithique moyen (Chasséen).
Quelques sites archéologiques attestent d'occupations antérieures, remontant à l'épipaléolithique et au Mésolithique (industries microlithiques du type Tardenoisien, avec ou sans "pointe du Chatelet", trouvées en plusieurs points de la commune). Des éléments isolés font même penser à une occupation encore plus ancienne (Moustérien, vers - 85 000 ans), mais les sols granitiques et l'urbanisation n'ont laissé que peu d'éléments.
En revanche, de nombreux mégalithes témoignent de l'occupation chasséenne. On peut citer le menhir de Bissin (haut de 3,5 m), la pierre de Congor (ou de Saillé) (dans le "Clos de la Pierre", encore planté de vignes au début du siècle), l'habitat préhistorique sur un éperon barré (de type oppidum) et l'allée couverte ruinée, sur la butte de Sandun, site occupé du Chasséen ancien à l'âge du Bronze, le très grand enclos mégalithique de Brétineau (ou Tertre de Boga) : quadrilatère de menhirs alignés juxtaposés, certains haut de 2 mètres, aux dimensions impressionnantes = 78m par 12m, en faisant une des enceintes mégalithiques la plus grande d'Europe, situé près de Sandun (ne se visite pas, propriété privée), le dolmen de Brandu (ruiné) avec un pétroglyphe gravé, le menhir de Kerhué (ou de Quéniquen), et en limite de commune sur Saint-Lyphard, les dolmens de Kerbourg et le menhir de la Pierre Blanche, etc. (cette liste se limite aux mégalithes signalés sur les cartes ou dont la préservation ne pose pas de problème)
Les récentes fouilles du site de Sandun font actuellement référence pour la chronologie du Chasséen atlantique.
Articles connexes : Liste des sites mégalithiques de Loire-Atlantique, Dolmens de Kerbourg et Tumulus de Dissignac.Lors de la construction de la ZAC de Beaulieu et de la ZI de Villejames, des habitations, des enclos, et un « temple » (site reconstruit à l'époque romaine et transformé en fanum) ont été mis au jour. Des fermes et habitations ont été mises en évidence sur l'ensemble du territoire de la commune, ainsi que des ensembles de sépultures (malheureusement fouillées au XIXe siècle). La forte densité de vestiges autour de l'actuelle cité médiévale laisse supposer que le site de Guérande est occupé depuis cette période au moins.
Des fours à sel (type four à augets) ont été découverts en plusieurs lieux de la région. Ils montrent une première exploitation salicole en presqu'île guérandaise. De l'eau salée et des saumures sont évaporés sur le feu dans des augets (d'où le nom de sel ignigène), pour produire des pains de sel qui seront ensuite exportés sur de grandes distances.
Stèle basse de La Madeleine / Kerbourg, période de La TènePlusieurs petits gisements d'étain et de plomb sont aussi exploités dès cette époque dans la presqu'île (notamment à Batz-sur-Mer et autour de Donges) pour la fabrication du bronze et des ports d'exportation de ce métal sont signalés dans l'estuaire de la Loire par les géographes grecs : Ptolémée d'Alexandrie et Strabon parlent de Corbilo et de Brivates Portus, mais leurs positions actuelles sont pures conjectures (Donges, Saint-Nazaire, Penhoët, Clis ?).
À la fin de l'âge du Fer (époque de la Tène), la presqu'ile guérandaise se trouve à la frontière entre les Vénètes et les Namnètes. Elle est probablement dans la sphère d'influence vénète, au moins pour sa partie ouest (deux stèles basses ont été découvertes, à Clis et à La Madeleine), mais elle est mentionnée par les auteurs antiques comme territoire namnète, la limite entre les deux cités étant habituellement fixée sur la Vilaine. La position de la presqu'île entre la Vilaine (Vicenonia en gaulois tardif) et la Loire, l'une, voie navigable desservant les Redones et l'autre, voie navigable entre les Namnètes et les Pictons qui avaient un port important à Rezé, en font carrefour important, y compris par mer avec les Vénètes et les Grecs (Massaliotes notamment).
Le site d'implantation de la cité médiévale n'a pas révélé de traces d'ensembles monumentaux gallo-romains, même si de nombreux vestiges attestent d'une occupation à cette époque, dès le Ie siècle d'après quelques monnaies et des céramiques trouvées lors de travaux récents. Mais les recherches archéologiques ont été très ponctuelles, et ont été menées essentiellement à la périphérie de l'agglomération moderne (lieux-dits : Bois Rochefort, Pradonnais, Moulin de Beaulieu, etc.) ; aussi, certains auteurs remettent en cause l'existence d'un vicus (agglomération rurale). Ils pensent plutôt à un site d'habitat diffus, plus ou moins dense, le long des axes de circulation ou reliés à ceux-ci.
Une voie carrossable relie cette agglomération à Nantes (Portus Namnetum) par les rives de La Loire, et se prolonge vers l'ouest jusqu'à Clis et Piriac-sur-Mer. Une autre voie (appelée le « Pavé de Beaulieu » car dallée) relie le site à Vannes (Durioritum), traversant la Vilaine soit par un pont à Rieux (Duretie) soit par bateau à La Roche-Bernard. Le site d'implantation de la cité est donc à l'intersection de deux voies carrossables secondaires. Toutefois, la presqu'île guérandaise reste à l'écart des axes principaux, la voie carrossable principale qui relie Nantes à Vannes est de l'autre coté des marais de Grande-Brière.
Le coteau de Guérande et son arrière-pays sont densément occupés aux IIe siècle-IIIe siècle par de grandes exploitations agricoles (villae). Une forte densité de constructions a notamment été découverte à Clis au XIXe siècle où un ensemble monumental à abside de 67 mètres sur 49,50 a été fouillé par Léon Maitre. Un mur en opus regulatum haut d'un mètre, et long d'une dizaine, est encore visible aujourd'hui entre Clis et Maisons brûlées, au Réquer, à mi pente sur le coteau (lieu dit : Château Grannon).
Au IVe siècle, Guérande fait partie de la province romaine de Troisième Lyonnaise (Lugdunensis Tertia) dont le chef-lieu est Tours (Tours est donc aussi siège archiépiscopal) ; une garnison y serait stationnée. La région est évangélisée sous la conduite de Saint-Germain l'Auxerrois dans le deuxième quart du V° siècle. En 448, les Armoricains chassent temporairement les Romains de la région. De retour, la garnison romaine se serait implantée à Grannona (qu'une hypothèse assimile à Château Grannon près de Clis, voir paragraphe précédent).
De l'effondrement de l'Empire Romain, en 476, jusqu'en 486 (bataille de Soissons), la presqu'île guérandaise, est intégrée au royaume gallo-romain de Syagrius. Une hypothèse assimile une des résidences (villae) de ce dernier "Roi", appelée Clivus (ou Clivius), au village de Clis.
Après la bataille de Soissons, le territoire de la presqu'île de Guérande passe sous la domination des Francs, comme l'ensemble des territoires appelés par la suite Neustrie, notamment le comté de Nantes. Mais vers 560, une bataille oppose Clotaire, futur roi des Francs et le "roi" breton Canao Ier, probablement en presqu'île de Guérande. Lors de l'occupation de Nantes par Lambert II, la presqu'île de Guérande devient territoire breton.
La fondation de Guérande est datée du haut Moyen Âge, plus précisément de la seconde moitié du VIe siècle. En effet, selon des sources médiévales postérieures, la fondation du Bro Wenrann et celle de l'occupation continue du site jusqu’aujourd'hui, est attribuée à la colonisation bretonne contemporaine du roi du Broërec Waroch II (entre 575 et 595). La cité s'implante autour d'une église, d'où l'origine probable de son nom qui signifie « champ/parcelle, consacré/pur » (cf. infra: Origine du nom de Guérande).
Cette implantation bretonne s'est faite corrélativement à une entrevue dans sa résidence nommée Aula Quiriaca de Waroch avec saint Félix, évêque de Nantes et le lettré et futur évêque de Poitiers, Saint Fortunat, entrevue rapportée par ce dernier dans ses Epistolae. La rencontre, située vers 580, de ces trois importants personnages fait penser à une négociation entre les parties ayant des intérêts stratégiques entre Loire et Vilaine c'est-à-dire : les Bretons (Waroch) et les Francs de Nantes (Saint Félix) et du Poitou (Fortunat). Il est aussi rapporté que l'avancée bretonne est arrêtée à Saint-Nazaire en 577 par une intromission divine.
Du VIe siècle au IXe siècle, le « Bro Wenrann » est beaucoup plus étendu que ce qu'on appelle actuellement la presqu'île de Guérande : il inclut Donges au sud, Pontchâteau à l'est, La Roche-Bernard au nord.
Une population de colons bretons venant de Bretagne insulaire (des Cornouailles) s'implante durablement dans la région au VIe siècle. Elle sera renforcée par une seconde vague d'immigrants au cours du siècle suivant. Le Pays guérandais (entre Brière et Atlantique) constitue l'avancée la plus au Sud de la langue Bretonne (limite sud des noms de lieu en Ker- ; plus de 50% des toponymes de la commune sont d'origine bretonne certaine).
La cité (re)trouve son Saint Patron avec la translation des reliques de Saint Aubin au plus tard durant la seconde moitié du VIIe siècle. Une tradition tenace fait de Saint Aubin un enfant du pays. Aubin d'Angers a été moine puis abbé au monastère de Tincillac en Bro Wenrann , qu'il quitte pour devenir évêque d'Angers de 529 à 550.
Vers 800, Charlemagne reconquiert très temporairement les territoires entre Loire et Vilaine, ainsi que le sud du Pays de Vannes (ou Broërec) notamment la presqu'île de Rhuys et Vannes. Les Marches sont alors reconstituées, mais les populations de langue bretonne restent dans la presqu'île de Guérande.
Les institutions religieuses se développent dans la cité comme le montre la construction d'une seconde église au VIIIe siècle et dont on a retrouvé des éléments remaniés sous l'actuelle Collégiale. Nominoë, Roi et unificateur de la Bretagne, instaure un évêché (très temporaire) à Guérande, et sépare ainsi la région guérandaise de l'évêché de Nantes, sous influence franque, pour la rattacher à l'influence bretonne, et à l'archevêché de Dol. En 851, suite à la Bataille du Grand-Fougeray, Charles le Chauve, Co-Empereur et Roi des Francs, et Erispoë, Roi « héréditaire » de la Bretagne, se rencontrent à Angers pour signer le traité d'Angers qui donne à la Bretagne les pays rennais, le nantais et le Pays de Retz (partie nord de l'Herbauges). Par la suite, le pays de Guérande demeurera jusqu'en 1789 dans le Duché de Bretagne.
À la suite de ce traité, probablement dans un souci d'apaisement des relations avec l'archevêché de Tours et l'évêché de Nantes, l'évêché de Guérande est supprimé, et le Pays de Guérande est définitivement rattaché à l'évêché de Nantes en 857. De cette situation politique est restée une double tutelle sur la ville de Guérande : l'évêque de Nantes et le Duc de Bretagne se partageront jusqu'à la Révolution les droits et propriétés sur la cité. C'est aussi durant cette période que se structurent les premières institutions urbaines de la ville, dont la constitution d'une milice armée pour défendre la cité. Cette milice sera jusqu'au XVIe siècle une force armée reconnue pour sa qualité militaire, et utilisée dans des conflits régionaux ou extérieurs jusqu'à la Révolution comme troupe constituée.
C'est en 854 qu'apparait la première mention écrite connue (et explicite) de la ville de Guérande.
Puis, en 854-855 apparaissent les premières mentions écrites des salines dans les alentours de Guérande : à Clis et à Saillé. Si la récolte du sel est une pratique très ancienne, ce document montre que la construction des salines, selon la conception actuelle des marais salants de Guérande, se fait bien avant le IXe siècle. (Il s'agit probablement d'un héritage gallo-romain.)
Vers 870, le Roi Salomon de Bretagne, installe à la tête de la paroisse de Guérande et des églises et chapelles qui y sont rattachées, un chapitre de quatorze chanoines. Le chapitre de Guérande est donc un des plus anciens de France.
La milice de Guérande face aux Normands en 919 - in : « Vie de Saint Aubin », manuscrit du XIe siècle , BNFLa région est affectée par plusieurs incursions des Normands de 843 à 1013 (voir Histoire de Nantes). Ces incursions auront pour conséquence la désorganisation politique et économique de la région, ainsi que de toute la Bretagne. Les implantations monastiques sont abandonnées, et les moines, se replient en amont d'Angers, puis en Bourgogne. Vers 900, les normands s'implanteront à La Roche-Bernard sur La Vilaine (en 919), ainsi que dans l'estuaire de la Loire, dans l'Ile Bothy, de part et d'autre de la presqu'île de Guérande, et ils occupent Nantes durant une vingtaine d'années.
En 939, les Normands quittent la Bretagne, les raids se font plus rares après 960, le Pays de Guérande reprend sa place dans le Duché de Bretagne qui se réorganise sous le règne d'Alain Barbetorte dit al louarn.
À la mort d'Alain le Grand, comte de Vannes, Alain Barbetorte reçoit en partage des terres et des apanages dans Guérande et aux alentours, une autre partie allant à l'évêché de Vannes.
Au XIe siècle, L'ancien Plou Wen-rann est divisé en trois seigneuries : la châtellenie de "Guerrande", de langue bretonne, la châtellenie du Pont (Pontchâteau), et la Vicomté de Donges, ces deux dernières majoritairement de langue gallèse. À Guérande, le duc est représenté par un vicarius (viguier), attesté vers 1065. La ville reste donc sous la tutelle directe des ducs. Il est probable que c'est à cette époque que l'évêque de Nantes installe dans la ville, à côté du viguier, un Sénéchal des régaires, pour administrer les biens et droits repris de l'évêché de Vannes.
Au XIIe siècle- début XIIIe siècle, une nouvelle collégiale est construite en style roman (chapiteaux historiés dans la nef, style roman final « pré-gothique ») sur les fondations plus anciennes. C'est à cette époque que la ville prend son extension actuelle ; des fortifications sont construites. La ville de Guérande se dote alors d'une flotte de navires rouliers qui vont exporter le sel et le vin sur les côtes françaises et vers les pays d'Europe du Nord, particulièrement l'Angleterre. La Loire et la Vilaine sont aussi des axes commerciaux importants. La grève du Traict, dans les marais salants, est utilisée comme port, les navires remontent certains des étiers des marais salants (secteur des hameaux de Congor et Pradel) pour charger le vin et le sel.
En 1206, Philippe Auguste destitue les viguiers au profit de sénéchaux royaux. Guérande est alors intégrée dans la sénéchaussée de Nantes, dont les limites sont celles de l'évêché et du comté. La chatellenie de Guérande est temporairement partagée entre André de Vitré et Eude (ou Eudon) de Châteaubriant. En 1207, Philippe Auguste rend le duché à Guy de Thouars et la chatellenie de Guérande est reconstituée. En 1214, un acte d'arbitrage indique que Guérande est à la « disposition » de Pierre Mauclerc, baillistre de Bretagne.
Le 13 juillet 1312, une bulle du pape Clément V institue à la tête du chapitre de la collégiale un prévôt avec mitre et crosse. La nomination du prévôt sera ensuite systématiquement ratifiée par le pape et le duc de Bretagne (puis le roi de France). Au chapitre est adjoint un théologal, qui fait office de curé de la paroisse, et une fabrique qui gère les biens de la paroisse. En outre, le collège a la gestion d'une psalette (chœur et école de chanteurs), d'une serpenterie (école de musique et musiciens) et d'une régence (école ouverte aux psalteurs et aux enfants des paroissiens qui y font leurs « humanités »). Le sacré collège sera dissout à la Révolution (voir le tableau de Jacob Catrou dans la collégiale, peint en 1642, classé MH).
En 1341, lors de l'institution de la gabelle, impôt sur le commerce du sel, Guérande, étant ville productrice de sel, bénéficie d'une exemption. Le commerce du sel vers la Bretagne et le Nord de la France (pour la salaison du poisson, notamment vers Boulogne-sur-Mer en Picardie), ainsi que l'Europe du Nord, permet l'essor économique de la région guérandaise. Mais l'ensablement inexorable du Traict et l'augmentation du tonnage des navires entraîne, à partir du XIVe siècle, le déplacement des activités portuaires vers Le Croisic et Le Pouliguen.
Maison du Potier, XVIe - XVIIe, place du PiloriLa guerre de Succession de Bretagne, entre deux prétendants à la succession de Jean III, Jean de Montfort et Charles de Blois, doit être replacée dans le contexte de la guerre de Cent Ans. À l'échelle locale, ce conflit a eu pour conséquence, malgré la destruction de la ville de Guérande, de redonner un souffle à la région.
Un acte daté du 26 décembre 1332 indique que Guerrande, Baas et Saillé appartiennent à Jean de Bretagne, comte de Montfort. C'est un bien qui lui vient de sa mère Yolande de Dreux, comtesse de Montfort l'Amaury, descendante de Pierre Mauclerc, et c'est le seul qu'il possède alors dans le Duché de Bretagne. La Ville, suivie par une vingtaine d'autres places fortes bretonnes, prend le parti de Jean de Montfort ; cette loyauté, confirmée jusqu'à la fin de la guerre, explique l'attachement que les ducs de Bretagne de la dynastie de Montfort montreront pour la région guérandaise.
Printemps 1342 : le sac de Guérande, par les troupes espagnoles et génoises sous le commandement de Louis de la Cerda, dit Louis d'Espagne, Amiral de France, du parti de Charles de Blois, dont il est le cousin. Après un bref siège, au motif que la ville serait tenue par des troupes anglaises (ce qui est très probablement faux), la ville et les cinq églises sont pillées et incendiées, si l'on en croit le récit de Jean Froissart. Selon la chronique du siège, le pillage permit de collecter un grand butin, plus que les hommes n'en purent porter. La population aurait été passée au fil de l'épée ; il y aurait eu 8000 morts selon d'autres sources, proches de Louis d'Espagne, mais probablement excessives, puisqu'il n'y avait que 4000 à 5000 habitants dans la cité et les faubourgs. Dans une autre version, les bourgeois de la ville furent mis à la rançon, et les incendiaires des églises pendus. Les troupes franco-espagnoles démantèlent les fortifications.
Cette chronique du siège nous fournit indirectement des informations sur la ville : elle est décrite comme une place fortifiée stratégique du fait de son contrôle de la côte, peuplée, riche et commerçante, productrice de vin, avec des navires en grève. Curieusement, le sel n'est pas signalé comme une source de richesse.
Ce sac ne serait qu'un coup de main aux conséquences limitées, car dès l'année suivante, courant 1343, la place de Guérande est toujours sous l'autorité de Jean de Montfort, administrée pour lui par Guillaume du Verger, avec le titre de lieutenant du comte. Des troupes y stationnent, et Guillaume du Verger fait réparer les fortifications et les renforce en faisant creuser des fossés. Cependant, durant l'été 1344, les troupes de Charles de Blois sont de nouveau autour de Guérande . Ce siège semble s'être encore conclu par la reddition de la cité.
Après la mort de Jean de Montfort en 1345, son fils, le futur Jean IV poursuit le conflit. Les troupes guérandaises restent fidèles au parti Montfort, bien que l'évêque de Nantes soit passé au parti de Charles de Blois.
Le 12 avril 1365, le premier traité de Guérande est signé dans la collégiale Saint-Aubin, alors en cours de reconstruction, un lieu symbolique pour le parti vainqueur, puisque cette ville était la seule des Montfort en Bretagne au début du conflit. Le traité met fin à la guerre de Succession de Bretagne et voit Jeanne de Penthièvre renoncer au duché en faveur du fils de Jean de Montfort, Jean IV.
Voir aussi : Premier Traité de Guérande (1365)
La paix retrouvée, Guérande, ville ducale, devient en 1365 le siège d'une sénéchaussée distincte de celle de Nantes. Cette sénéchaussée s'étend sur treize paroisses, c'est-à-dire presque toute la presqu'ile : d'Herbignac, Assérac, Mesquer et Saint-Molf au nord, jusqu’à Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne au sud. Le Croisic et Batz-sur-Mer y sont intégrés. Donges reste administrée par la Sénéchaussée de Nantes.
En 1371 : nouveau siège et prise de Guérande par Bertrand du Guesclin.
Les nobles bretons se rebellent contre Jean IV qui s'exile en Angleterre dans ses possessions de Richemont. En 1378, le roi de France profite de cette situation pour essayer de s'emparer de la Bretagne, mais la noblesse bretonne rappelle Jean IV et le conflit reprend contre la France. En 1379, Olivier III, seigneur de Clisson tente de prendre la ville.
Un second traité de Guérande est signé le 4 avril 1381 entre le duc Jean IV et Charles VI dans la chapelle de Notre-Dame la Blanche (intramuros) récemment reconstruite. Ce traité règle définitivement les problèmes de succession dans le duché de Bretagne et clarifie les rapports entre le royaume de France et le duché de Bretagne.
Voir aussi : Second Traité de Guérande (1381)
Signe de ces nouveaux temps de paix, le mariage de Jean IV, duc de Bretagne, avec Jeanne de Navarre, est célébré à Saillé, au cœur des marais salants, en 1386 .
Les remparts actuels sont construits après ces conflits sur les ruines des fortifications antérieures, principalement sous le règne de François II.
Blason du Monastère Saint-Yves, XVIIIeEn 1404, le duc Jean V approuve la création du couvent dominicain Saint Yves situé dans le faubourg Bizienne ; en 1405, il instaure une foire annuelle au profit de ce monastère (les 20 et 21 mai). Le pape Benoît XIII donne son accord en 1409, alors que la construction est déjà commencée.
Au cours de la « guerre folle », en pleine mobilisation, la duchesse Anne, par une lettre du 9 avril 1484, octroie aux Guérandais divers privilèges, en compensation de la fourniture de troupes et pour s'assurer du soutien financier de la ville durant ce conflit : elle « anoblit les Marais salants, les dispensant d'impôts ... ». Les Guérandais n'oublieront pas ces privilèges, pas plus que ceux donnés aux habitants de la Grande Brière (l'indivision actuelle des marais de Grande Brière sont une conséquence de ces lettres patentes).
En mémoire de ses nombreux séjours dans « sa bonne ville » et de sa fidélité à la Maison de Montfort, Anne de Bretagne aurait, selon la tradition, donné une couronne d'or à Guérande, une d'argent à Saillé, et une de cuivre doré à Trescalan (aujourd'hui dans la commune de La Turballe). Les deux premières ont disparu, mais la troisième existe encore, et est toujours portée par les mariés lors de leurs noces.
Le "Château" est démoli en 1614 à la requête des États de Bretagne. Ce "logis" fortifié avait servi de maison seigneuriale aux ducs de Bretagne lors de leurs séjours à Guérande et d'atelier monétaire à Jean de Montfort durant la Guerre de Succession de Bretagne. La "rue du Château Gaillard" commémore son existence, mais sa localisation précise demeure incertaine faute de recherches archéologiques et de textes historiques précis. La porte Saint-Michel, qui servait de logis au lieutenant de police et au lieutenant militaire de la Place de Guérande, représentant le duc de Bretagne, n'était pas la résidence ducale.
Les États de Bretagne se réunissent plusieurs fois à Guérande, notamment en 1625, probablement dans le bâtiment servant de Cohue et de Tribunal qui était localisé à l'emplacement des halles actuelles ou dans le monastère Saint-Yves. Le Chapitre et la Ville de Guérande envoyaient chacun des députés aux États et au Parlement de Bretagne.
Au cours des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, la ville se transforme, des demeures bourgeoises en granite remplacent les maisons du XVe siècle et XVIe siècle. Ces hôtels particuliers et ces maisons représentent près de 50% du bâti visible aujourd'hui dans le secteur intra muros.
La noblesse de la presqu'île de Guérande, particulièrement celle de la cité, se joint à la « Conspiration de Pontcallec » entre 1717 et 1719. La plupart d'entre eux signeront l'acte d'union de la « conspiration ». Parmi les familles qui se sont jointes à la conspiration, on retrouve les Morvan de Kerpondarmes, alors députés de Guérande aux États de Bretagne, les Rohan-Pouldu, qui ont un hôtel en ville et des terres dans la presqu'île, les Kerpoisson, les Rollan, Roger, Lizet, etc. Les conspirateurs se sont alors fortement armés, dans l'attente d'un renfort de troupes espagnoles, qui n'arriveront jamais.
En 1789, le couvent dominicain, situé à l'extrémité du « faubourg Bizienne », est vendu comme « bien national », et, servant de « carrière », est en grande partie détruit dès cette époque.
En mars 1793, des jeunes gens refusent le tirage au sort dans le cadre de la levée en masse, des révoltes éclatent en Mayenne, dans le Léon, le Morbihan, l'Ille-et-Vilaine, la Loire-Inférieure, la Vendée et le Maine-et-Loire. Entre les 11 et le 20 mars, les deux tiers de l'Ouest sont touchés.
le 19 mars 1793, avec des renforts arrivant de Savenay, quelques centaines de paysans font le siège de Guérande qui ouvre ses portes grace semble-t-il à la complicité d'une partie des Gardes Nationaux stationnés dans la ville. Les conséquences de ce siège suivi d'une mise à sac pour les vivres et les munitions, sera importante pour les archives municipales et départementales : en effet, celle-ci seront recherchées par les insurgés dans les édifices municipaux ou éclésiastiques, ainsi que dans les offices notariaux et d'avocats et détruites volontairement sur la place du Marché-au-Bois. Une grande part des inconnues de l'histoire de la ville viennent de ces événements. Les insurgés recherchaient les listes de conscriptions et tous documents permettant d'établir les assiettes fiscales espérant par ce moyen échapper aux nouveaux impots, et l'enrôlement dans l'armée. Ces troupes se dirigent ensuite vers Penchâteau (au Pouliguen) espérant ainsi y prendre les canons qui défendent la côte, puis avec d'autres troupes venant de Pontchâteau, elles se rassemblent devant La Roche-Bernard et gagnent Rochefort-en-terre.
Lors de la création des communes et des départements en 1789-90, la sénéchaussée de Guérande (ou de Campsillon) disparait. Les paroisses qui en faisaient partie deviennent généralement des communes. Le territoire communal de Guérande est formé à partir des paroisses et trêves de Guérande, Saillé, Trescalan et La Madeleine. Le bourg de La Madeleine est même coupé en deux avec Saint-Lyphard.
Guérande devient tout de même chef-lieu de district, mais la délimitation du Morbihan et de la Loire-Inférieure ampute le Pays guérandais de trois communes du nord de la presqu'île : Pénestin, ancienne trève de la paroisse d'Assérac, Camoël et Férel, anciennes trèves de la paroisse d'Herbignac.
De surcroît, lors de la création des arrondissements en 1800, Guérande perd son statut de chef-lieu qui est attribué à Savenay (puis à Saint-Nazaire en 1868). Perdant son rôle de centre religieux et administratif, la ville perd sa bourgeoisie et ses commerces.
En 1865, Guérande subit un nouvel amoindrissement du fait de la séparation de l'ancienne paroisse de Trescalan, qui deviendra par la suite la commune de La Turballe.
Les marais salants de Guérande, principale source d'approvisionnement en sel pour l'Europe du Nord, maintiennent leur prospérité jusqu'au milieu du XIXe siècle. En 1840, on dénombre encore 2350 paludiers ; 25577 œillets sont cultivés, 493 seulement ne le sont pas. Cependant, dans la deuxième moitié du XIXe siècle et au XXe siècle, l'industrialisation de la production du sel des salins du Midi et de l'Est provoque la chute des cours du sel et l'effondrement du commerce des salines de la côte atlantique : il ne reste que 370 paludiers en 1934. Le développement économique et industriel de Saint-Nazaire isole le Pays guérandais, qui se tourne vers ses ressources agricoles (élevage et culture maraîchère). La ville vit au rythme des foires aux bestiaux mensuelles, avec chaque année le point d'orgue de la foire aux bœufs et aux porcs du 30 juin qui attire des acheteurs et des vendeurs de toute la région, et même bien au-delà.
Gare de Guérande, vers 1902Le développement des stations balnéaires (Le Pouliguen, Pornichet, puis La Baule) et du tourisme, la construction de la voie ferrée La Baule-Guérande, embranchement de la ligne Saint-Nazaire-Le Croisic, entre 1872 et 1879, donnent à Guérande un nouveau souffle économique, avec notamment le développement du commerce des bovins vers Nantes. L'inauguration de la gare et de la ligne reliant La Baule à Guérande a lieu le 11 mai 1879. Dans un premier temps, trois trains de voyageurs desservent Guérande chaque jour, puis six. Le projet initial prévoyait la prolongation de la ligne de Guérande à La Roche-Bernard, mais cela n'est pas immédiatement réalisé.
En 1905-1906, est construite une ligne d'intérêt local « Guérande, Piriac, Herbignac » de la Compagnie du Morbihan (CM), inaugurée le 1er juillet 1907. Cette ligne à voie métrique a fonctionné jusqu'au 1er juin 1938, époque où se manifeste la concurrence des premières lignes de cars. Cette seconde gare, proche de la précédente (voir paragraphe précédent) se trouvait à l'emplacement de la caserne des pompiers et de la gendarmerie. Durant cette période, un raccordement entre Herbignac et La Roche-Bernard permettait de relier Guérande à Vannes et à la presqu'île de Rhuys. Mais seul le tronçon « Guérande - La Turballe - Lérat - Piriac » était suffisamment fréquenté.
Quant à la ligne Guérande-La Baule, relevant du réseau de l'Etat à partir du début du XX° siècle, elle est sur le déclin à partir de 1940 : le trafic voyageurs est réduit aux trains ouvriers vers Saint-Nazaire. Le trafic voyageur cesse définitivement en 1955, tandis que le trafic marchandises se poursuit jusqu'en juillet 1971.
La portion de voies ferrées entre la gare de Guérande et la zone industrielle de Villejames est déclassée en 1981 laissant place à l'actuelle avenue Anne de Bretagne . Le reste de la voie jusqu’à la Baule est à son tour déclassé en 1990 et récemment transformé en piste cyclable, élément important du réseau Vélocéan. La gare est détruite, ce qui modifie la physionomie du quartier où vont s'élever des logements, une éphémère zone commerciale , la nouvelle poste et le centre culturel Athanor. Depuis quelques années, ce secteur de la ville subit de nouvelles transformations, avec la création d'une zone paysagère (la coulée verte, vers le Bois Rochefort) et la construction à la place de l'ancien centre Leclerc d'un cinéma multiplexe de 6 salles avec des restaurants et de nouvelles voies piétonnes.
En 1970-1971 : Création du Parc naturel régional de Brière, un des premiers parcs régionaux de France. Le flanc nord du coteau de Guérande, vers les marais de Grande Brière, est dans son périmètre. La limite du Parc naturel correspond au tracé de la "Route bleue", voie express qui doit relier Vannes à Saint-Nazaire , par le barrage d'Arzal sur la Vilaine. Seul le tronçon de Guérande à Saint-Nazaire est réalisé actuellement.
Il existe une variante de ce blason en losange : d'hermine plain, en losange. Ce blason en losange a pour supports deux lions casqués.
Pour Victor Adolphe Malte-Brun, les armes de Guérande sont : de gueules, à deux lions passants d'argent.
Autre blasonnement connu (contemporain du précédent) : de gueules, à deux lions passants d'argent, au chef d'hermine.
Blason au-dessus de la porte Saint-Michel.Ornements extérieurs : exemple du timbre de l'horloge de la Collégiale, daté de 1642. Description : d'argent à quinze mouchetures d'hermine, posées 5, 4, 3, 2 et 1 ; l'écu timbré d'un lion casqué d'argent, et soutenu par deux lions aussi casqués du même. Ce blason (timbré de la couronne, et entouré de la cordelière de la duchesse Anne de Bretagne) est aussi celui qui figure sur la porte Saint-Michel (mais l'état actuel fait suite aux restaurations de la porte Saint-Michel de 1895-1900).
Logo de Guérande.
La ville de Guérande possèderait un drapeau, ressemblant à celui du Québec : croix noire sur fond blanc (appelée « Kroaz du », utilisée aussi par les troupes des ducs de Bretagne), avec une moucheture d'hermine dans chaque quartier, porté par les navires armés par la ville, notamment pour le commerce du sel et du vin vers l'Europe du Nord.
Cette bannière, comme les armes de la ville, montrent et rappellent que Guérande est une possession ducale, et pas un fief, ni une ville ayant bénéficié d'une émancipation urbaine. La milice de Guérande constituait aussi le noyaux, avec d'autres, des bataillons permanents des armées du duché, puis du royaume de France.
La langue bretonne, implantée dès le VIe siècle, sera la langue vernaculaire de la commune de Guérande jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, et ne disparaîtra de la presqu'île guérandaise que dans les années 1960 (parler proche du vannetais), en concurrence avec le parler gallo, langue romane de Haute-Bretagne. Ce maintien du breton s'explique en partie par les liens économiques avec le reste de la Bretagne. Aujourd'hui, les locuteurs du gallo sont aussi en voie d'extinction dans la région : la langue des paysans locaux est en règle générale du français teinté de gallo (disparition des conjugaisons et des diphtongaisons) et de bretonnismes (une centaine environ).
Le nom de la commune était orthographié Guerrande jusqu'au XVIIIe siècle. Il est issu de deux mots bretons : gwenn (« blanc » en breton moderne mais également « pur, sacré » autrefois) et rann (« parcelle »). En breton moderne, Guérande s'écrit Gwerrann ou Gwenrann. Les habitants sont appelés Gwenranniz (Gwenrannad au singulier).
Quatre hypothèses existent quant à l'étymologie de Guérande :
Les formes anciennes du nom Guérande sont Werran 854, Uuenran 8 juillet 857, Uuerran 10 juillet 865, Uuenrann 5 février 870, Guarranda et Guerrandioe 1070, Gerran 1112, 1114 et 1139, Guerrandia 1112, Varrandi 1178-1241, Garrande 1305 et Guerrande 1311. La forme attestée en 1872 dans le dialecte breton de Batz-sur-Mer, commune voisine, est Uéreñn. L'absence de gw- initial y est surprenante.
Il existe d'autres attestations indirectes du nom de Guérande en breton vannetais : le mot guéran attesté en 1774 au sens de « muletier, saunier », et aussi l'expression sé-guéran (littéralement « robe de Guérande ») qui désigne une blouse de paysan.
On identifie ce village au cœur des marais salants avec la Villa Saliacum que l'on trouve dans des documents antérieurs à l'an 1000 (donation aux moines de Saint-Aubin d'Angers en 971). Ce nom laisserait entendre une origine gallo-romaine. Ces moines s'y établirent et y fondèrent un prieuré. La forme bretonne du nom de Saillé est Selak (forme attestée au XXe siècle à Batz-sur-Mer).
Le canton de Guérande comprend les communes de Guérande, Mesquer, Piriac-sur-Mer, Saint-André-des-Eaux, Saint-Molf et La Turballe.
Guérande fait partie de la communauté d'agglomération Cap Atlantique, avec La Baule, Batz-sur-Mer, Le Croisic, etc.
(Cette liste est incomplète, les dates indiquées sont celles des actes sur lesquels le nom figure, souvent celle de leur entrée ou fin de fonction). La charge était en général achetée pour une période de quatre ans.
La ville de Guérande est traditionnellement ancrée à droite, tendance qui se confirme lors des différents scrutins nationaux ou locaux où les partis de droite remportent une majorité des suffrages exprimés dans la commune.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Guérande est jumelée avec :
Classé Monument historique en 1877.
Elle comprend actuellement 10 tours, 4 portes, dont deux flanquées de tours, et une poterne (ouverte au XIXe siècle), reliées par une courtine, sur une longueur de 1,434 kilomètres (pour comparaison : Cité de Carcassonne, 1,250 km pour l'enceinte intérieure). Elle a pris son aspect actuel à la suite du sac de Guérande par les troupes de Louis d'Espagne en 1342.
Les premiers aménagements paysagers ont été réalisés par Emmanuel-Armand de Wignerod Du Plessix Richelieu, duc d'Aiguillon, lieutenant général de Bretagne de 1753 à 1765, avec des plantations d'ormes, le comblement des douves, l'arasement des boulevards et l'aménagement du mail, donnant avec la croissance des arbres un charme très romantique qui amènera Balzac, Zola, Flaubert et beaucoup d'autres à résider ou visiter la cité au XIXe siècle.
Une tour a été détruite par un riverain en 1818 pour ouvrir une porte privative (la tour Sainte-Catherine), ce qui a alors déclenché une prise de conscience de l'intérêt de ce patrimoine et son classement dans les premiers inventaires des monuments historiques.
L'enceinte a fait l'objet de restaurations récentes (depuis les années 1970) pour la consolider et restituer les éléments d'élévations confirmés. Les ormes atteints par une épidémie et morts dans les années 1980, n'ont pas été remplacés par d'autres essences. Seuls ceux plantés sur le Mail, classés Monument historique, ont été remplacés par des nouveaux ormes résistants à la maladie.
Porte Saint-MichelLa Collégiale de Guérande est classée Monument Historique depuis 1853. La reconstitution de l'histoire de ce bâtiment est complexe, les recherches archéologiques effectuées au XIXe siècle puis sur les trois places périphériques lors des réaménagements réalisés ces dernières années ne lèvent que partiellement les questions posées.
Plan de la CollégialeSaint-Aubin « 0 » : une construction antique ayant été réutilisée comme premier lieu de culte n'a pas été découverte lors des explorations du site. Mais sa présence est possible. En effet, comme un peu partout dans le centre de la cité, des fragments de tegulae (tuiles romaines) ont été découverts. De plus le centre du chœur et la croisée du transept n'ont pas été explorés par les fouilles anciennes restées assez superficielles. Les recherches archéologiques récentes n'ont pas exploré l'intérieur du bâtiment.
Saint-Aubin I : Un premier bâtiment est implanté sur le site actuel au VIe siècle, d'après la tradition, sous l'égide du Roi de Vannes Waroc'h II. Cet édifice religieux, probablement modeste, serait à l'origine de l'implantation urbaine actuelle. Les éléments le concernant ne sont connus que par des écrits tardifs et postérieurs, les fouilles du XIXe siècle en ont peut-être révélé des éléments, mais leur imprécision ne permet pas d'autres interprétations.
Saint-Aubin II, la basilique de Salomon : Après la translation des reliques de Saint-Aubin d'Angers, un second bâtiment plus grand est construit à la fin du IXe siècle ou au Xe siècle. Cet édifice sera très rapidement entouré d'un cimetière. Un des Sarcophages trouvé sous le cœur actuel, au niveau du chevet, au XIXe siècle a été déposé dans la Chapelle Basse ou crypte de la Collégiale.
Saint-Aubin III, la Collégiale romane : Les incursions des Normands, aux conséquences importantes dans la région, obligent peut-être la reconstruction des bâtiments, en style roman tardif, ou la démographie de la ville et l'affirmation de sa puissance commerciale peut aussi être à l'origine de cette construction comme manifestation de prestige. Cette phase débutée après le milieu du XIIe siècle se termine par la construction de la façade principale au XIIIe siècle. Il s'agit probablement plus d'une extension avec une construction d'une nef élargie, que d'une reconstruction complète de l'édifice. Le chœur du Xe siècle a probablement été conservé, au moins en partie. Le mur nord du chœur a probablement été reconstruit à la fin de ce cycle de construction.
Saint-Aubin IV, la Collégiale gothique : Après le Sac de Guérande, 1342, et la Guerre de Succession de Bretagne, la Collégiale ruinée est reconstruite à partir de 1380 en style gothique : le transept sud et la « Crypte » au XIVe siècle, le transept nord est repris ensuite puis le cœur et le chevet sont reconstruits au XVe siècle. Une nouvelle façade gothique termine le bâtiment, la charpente sur les transepts est posée en 1541.
Blason du Chapitre de la Collégiale - armorial du XVIII siècle (BNF)Au XVIe siècle : pose des vitraux de saint-Aubin et de Saint-Julien (gauche et droite du cœur), puis XVIIe siècle : pose du grand vitrail du couronnement de la vierge, au centre du chevet et enfin, le mobilier de l'église : stalles, Autels, Jubé (enlevé en 1804, et entré au Musée de Cluny à Paris (actuellement Musée national du Moyen Âge, N°inv. 1604) et depuis sa porte centrale est mise en dépôt au Musée de la Porte Saint-Michel), et aménagement de la Sacristie.
Transformations et évolutions postérieures du bâtiment : En 1705, un ouragan détruit le campanile de style renaissance en haut de la façade. Une nouvelle flèche est construite, elle sera détruite par une tempête en 1785. En 1789-1790, l'église est délabrée, les tuyaux de l'orgue sont fondus, les cloches aussi. L'église servira temporairement au culte de l'Être Suprême. L'église est rendue au culte en 1802.
Place du Pilori, Classée Monument Historique depuis 1910. Construite en style gothique au XIVe siècle.
Ancienne chapelle des templiers construite au début du XVe siècle (façade rue de Saillé) reliée aux bâtiments de l'ancien hôpital Saint-Jean (place Saint-Jean). Cet ensemble a été transformé au XIXe siècle en école publique, puis en bibliothèque municipale. Il est utilisé aujourd'hui comme salle d'exposition (Collection de poupées actuellement) et de réunions. Ces bâtiments mériteraient une restauration et notamment une restitution des volumes de la chapelle.
Certaines parties des marais et du "Traict" sont classés en Réserve naturelle (étape majeure pour les oiseaux migrateurs) ou sous le contrôle du Conservatoire du littoral. Le Traict et les marais sont classés site Natura 2000. Les marais salants de la presqu'île guérandaise sont aussi inscrits depuis 1971 sur la liste des zones humides à protéger de la Convention de Ramsar.
La fleur de sel de Guérande bénéficie d'une charte de qualité, et le sel de Guérande, d'un Label rouge.
Les marais salants de Guérande, comprennent deux bassins salicoles : le plus grand et le plus connu entre Guérande et la presqu'île du Croisic, sur le Traict, et le bassin du Mès, plus modeste, à Mesquer.Ils font partie des marais salants de l'Atlantique, situés pour plus des trois quarts d'entre eux, entre la Gironde et la presqu'île de Quiberon.
Les marais salants de Guérande sont catalogués "Sites remarquables du goût".
Voir aussi : Batz-sur-Mer ; Fleur de sel
Moulin en poivrière à l'architecture caractéristique, fin du XVe siècle, classé monument historique. Il porte les armes de la famille de Carné, dont un gisant est visible dans la Collégiale.
Plusieurs moulins sont encore visibles autour de Guérande : Drézeux, Colveux, Bout de la Rue, Kercabu, Beaulieu, Trévaly, Saillé, Careil.
Classé monument historique en 1925, visites guidées.
Construit à partir de la fin du XIVe siècle, et agrandi au XVe et XVIe siècles. Ce manoir présente une courtine crénelée de même appareil que les remparts de Guérande.
Sous la Réforme, il a servi de point d'appui aux protestants implantés en presqu'île de Guérande. (il y avait alors un temple à Guérande, un à la Roche-Bernard, et un au Croisic).
Nom cité dès 859, appelé alors Aula Clis, ce village possède une architecture intéressante et plusieurs vestiges archéologiques encore visibles.
Mur romain (en opus regulatum très caractéristique) (IIIe siècle ?) encore visible sur une dizaine de mètres et haut de plus d'un mètre. Placé en limites de propriétés privées, son état se dégrade faute d'entretien.
Fontaine "Gallo-romaine", l'état actuel correspond plus à l'architecture du XVIe siècle.
Chapelle Sainte Catherine du XVe siècle, partiellement détruite à la révolution et reconstruite en 1812.
Croix du Requer, près de Clis - figuration naïve très ancienne du Christ en croix sur une face et d'une Vierge à l'Enfant sur l'autre, datée du XIIIe siècle, et placée sur un socle reconstruit en 1825. Classée Monument Historique en 1944.
Situé sur une presqu'île au cœur des marais salants, village à l'architecture traditionnelle : façade dissymétrique avec une porte cintrée, lucarnes en chien assis avec fronton triangulaire, et crossette saillante en bord de toiture.
Ancienne fondation monastique (prieuré) remontant au Xe siècle. Église reconstruite à la fin du XIXe.
Maison de la Compagnie des Indes, et autres maisons remarquables du XVIIe et XVIIIe siècle.
Maison des Paludiers, musée dont les collections sont centrées sur les techniques salicoles, ainsi que sur les arts et traditions populaires.
11 septembre 1386 : Mariage de Jean IV, duc de Bretagne, avec Jeanne de Navarre, fille de Charles le Mauvais, Roi de Navarre, dans l'église de Saillé.
Première mention en 1370 du bourg de « La Magdelaine », une maladrerie et une chapelle se trouvait à l'entrée du bourg près du calvaire. L'église actuelle a été construite à la fin du XIXe siècle, après la création de la Paroisse de « La Madeleine de Guérande », le 4 août 1850.
La population stable avec environ 1 200 habitants jusqu'aux années 1970, est en constante augmentation depuis (environ 3 200 habitants aujourd'hui) par la proximité des axes routiers desservant Saint-Nazaire et les industries de l'estuaire de la Loire.
L'architecture des fermes et hameaux environnants est de type briéronne, du Pays métais, c'est-à-dire des chaumières en longère, sans étage habitable, avec petits appentis, et étable centrale, caractéristiques de la région (avec des secteurs sauvegardés dans le cadre de la charte du Parc naturel régional de Brière). Les bâtiments principaux, en pierre locale, étaient enduits à la chaux grasse étendue d'argile, et couverts de roseaux coupés dans les marais de Grande-Brière. Les bâtiments annexes (grange, abris pour le matériel agricole) sont en bois, avec murs en pisé (argile jaune) et toitures en chaume. La majeure partie de ces constructions « fragiles » a disparu aujourd'hui.
À proximité : Dolmens de Kerbourg (commune de Saint-Lyphard) et menhir de la Pierre Blanche à proximité, bloc de quartz blanc, près de la limite communale.
Quelques scènes de longs métrages ont été réalisées dans la commune, parfois avec la participation de ses habitants :
Hebdomadaire paraissant le vendredi (le marché de Guérande est le samedi, et celui de Saint-Nazaire le vendredi !). C'est le titre de presse locale qui a le plus fort tirage de Loire-Atlantique (18000 à 20000 exemplaires, minimum 17000 vendus). Propriété du Groupe Hersant (GHM) dans le groupe de presse France-Antilles. Fruit de la réunion du "Guérandais", fondé en 1890 et de "Guérande Journal", s'est d'abord appelé "La Presqu'île Guérandaise" sous titré Organe d'Intérêt Régional et de Propagande Touristique des Plages et du Pays Guérandais. À la libération, il se renomme "La Presqu'île Guérandaise Libérée" (l'hebdomadaire le plus répandu en presqu'île et sur la côte d'amour). Pas de site internet.
Guérande est le point de départ de deux sentiers de grande randonnée
Services de mobilité locale :