Guyancourt est une commune française, située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. Elle fait partie de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Le site de la commune était déjà habité au Néolithique selon les vestiges tels que flèches, grattoirs de silex, haches polies… retrouvés à Bouviers, Troux et Villaroy. Une urne découverte à La Minière atteste des implantations romaines, les sarcophages de l'église Saint-Victor datent de l'ère mérovingienne (fin VIe ou début VIIe siècle). Puis après 700 ans de règne des seigneurs sur la commune, Guyancourt est intégré, en 1693, dans le « Grand Parc » du roi Soleil, qui s'étendait autour du château de Versailles. Après la Révolution, ce sont les fermiers Guyancourtois qui dominent les espaces économique, social et politique de la commune. Ces derniers disparaissent avec l'urbanisation de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines transformée depuis en communauté d'agglomération.
La commune de Guyancourt se situe dans l'est des Yvelines à trente kilomètres environ à l'ouest de Paris.
Les communes limitrophes en sont Versailles au nord-est, Buc à l'est, Châteaufort au sud-est, Magny-les-Hameaux au sud, Voisins-le-Bretonneux au sud-ouest, Montigny-le-Bretonneux à l'ouest et Saint-Cyr-l'École au nord-ouest.
Le territoire communal est situé sur le plateau de Saclay à environ 160 mètres d'altitude, profondément entaillé dans sa partie nord par la vallée de la Bièvre qui le sépare du plateau de Satory. La vallée de la Bièvre est protégée par un site inscrit depuis le 4 mai 1972 et un site classé depuis le 7 juillet 2000.
Le territoire est partiellement urbanisé et les espaces naturels ont été préservés. L'espace rural occupe 43 % de la superficie totale partagé entre une partie boisée, principalement les versants de la vallée de la Bièvre qui appartiennent pour l'essentiel à la forêt domaniale de Versailles (la superficie de la forêt de Versailles est de 1 052 hectares), et un espace agricole qui occupe la partie est-sud-est de la commune, 20 % pour les espaces verts inclus dans la partie urbanisée. Et enfin la partie urbaine construite avec 37 % du territoire. Cette partie urbanisée s'articule en onze quartiers.
La source de la Bièvre se trouve dans le hameau de Bouviers à 134 mètres d'altitude dans le nord-est du territoire. Le cours de la rivière traverse les quatre étangs de La Minière : l'étang Braque, l'étang du Moulin à Renard, l'étang de La Minière et l'étang du Val-d'Or. Elle poursuit ensuite sa route vers la ville de Buc, qu'elle rejoint dans l'étang de la Geneste.
L'origine du nom de Bièvre n'est pas connue avec certitude. On trouve communément une étymologie liée au castor (« beber » en celte) : l'animal aurait donné son nom à la Bièvre. Cependant, il n'y a jamais eu de castors dans la rivière... Aussi l'origine du mot pourrait-elle bien être le mot celte « beber », mais au sens de brun, couleur de la boue (cette couleur serait d'ailleurs elle-même à l'origine du mot « beber » au sens de castor).
De nombreux autres plans d'eau agrémentent la commune : l'étang de la Commanderie (Villaroy), le lac de Villaroy, l'étang du Château (Centre Ville et Pont du Routoir), l'étang des Roussières, (Garennes), l'étang de la Grande Île (Europe). il existe aussi l'étang du Bois Robert, mais il est asséché et ne reçoit des eaux pluviales qu'en cas d'orage violent.
Guyancourt est situé pour partie dans une zone de carrières. Celles-ci ont été creusées essentiellement pour des besoins agricoles liés à l'amendement des sols. On allait chercher en profondeur des matériaux absents en surface pour améliorer les terrains cultivés soit par un allègement des sols en y ajoutant des sables ou l'inverse avec l'alourdissement des terrains sableux avec des argiles ou des marnes pour retenir l'eau en surface. À Guyancourt ce sont des marnes qui ont été extraites.
Trois zones sont concernées sur le territoire de Guyancourt pour une surface globale de 154 hectares. Dans ces zones, le service des carrières impose si besoin, des prescriptions techniques permettant de réaliser les constructions envisagées.
Guyancourt comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. Les vents dominants du secteur ouest protègent relativement les Yvelines des pics de pollution venant de Paris et de sa petite couronne. Les épisodes orageux sont assez fréquents en période estivale.
La température moyenne annuelle est de 10,7 °C. La moyenne des précipitations annuelles est de 695 millimètres.
Toutes ces voies, qui sont aussi des axes importants de la ville nouvelle, sont aménagées avec deux chaussées séparées.
Enfin des cheminements réservés aux cyclistes ont été aménagés dans la ville.
La commune est comprise dans la zone carte orange 5, et desservie essentiellement par le SQYBUS.
Sur le plan ferroviaire, la gare la plus proche est la gare SNCF de Saint-Quentin-en-Yvelines.
D'autres gares sont également accessibles en transports en commun, principalement :
De plus, il existe un transport en commun en site propre (TCSP). Il a été mis en service en 2001. Les premiers tronçons de Saint-Quentin en Yvelines préfigurant la liaison " St-Quentin-Massy " envisagée ultérieurement.
La commune est desservie par la ligne 505 de la société de transport Hourtoule et par la ligne 501 de la société de transport Veolia Transport Houdan.
L'étymologie du nom de Guyancourt est Guy de Chevreuse selon l'abbé Jean Lebeuf (1687 - 1760), historien et érudit, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres fondée par Colbert en 1663. Guy de Chevreuse a bâti en 1065 le village Guidonis Curtis, c'est-à-dire « la cour, le terrain, la culture de Guy ». Mais aucun texte écrit ne vient conforter cette analyse de l'abbé.
L'alternative à la théorie de Jean Lebeuf est une origine germanique qui se traduit par la « cour de Guyan » (ferme ou village de Widan) ou du germain Wido (wid c'est le bois).
Le nom s'est ensuite contracté en « Guidoncourt », « Guyoncourt », « guiencourt » « Guyencourt » et enfin « Guyancourt » sur le cadastre napoléonien de 1811.
Le site de la ville était déjà habité au Néolithique. Ces premiers habitants ont laissé des centaines de vestiges tels que flèches, grattoirs de silex, haches polies… qui ont été retrouvés à Bouviers, Troux et Villaroy». Certaines pièces sont conservées au musée d'archéologie nationale installé dans le château de Saint-Germain-en-Laye .
L'occupation persistait à l'époque romaine. Monsieur Leclère, agriculteur, le démontra de façon fortuite en 1892 en déterrant dans son champ de la ferme de La Minière, une urne datant de cette époque.
L'époque mérovingienne
Les travaux de restauration de l'église Saint-Victor en 1998, ont mis au jour des sarcophages datant de l'ère mérovingienne (fin VIe ou début VIIe siècle).
Mathilde de Guyencourt
L'historien Jean Lebeuf (1687 - 1760), signale dans son Histoire du diocese de Paris, une Guyancourtoise célèbre en la personne de Mathilde de Guyencourt qui en 1262 était la seconde abbesse de l'abbaye de Longchamps. L'abbaye royale de Longchamp fut fondée en 1255 par Isabelle de France, soeur de Saint-Louis, dans la paroisse d'Auteuil.
Le temps des seigneurs de Guyancourt (1065-1693)
Les fortifications du château fort au début du XXe siècle.Le premier seigneur de Guyancourt serait le créateur de Guyancourt : Guy de Chevreuse selon l'abbé Jean Lebeuf. Guy de Chevreuse a bâti en l'an 1065 le village "Guidonis Curtis", c'est-à-dire la cour, le terrain, la culture de Guy.
Puis plusieurs seigneurs se succèdent jusqu'en 1693, date à laquelle le roi intègre Guyancourt dans son grand parc. Le chevalier Philippe de Guyencourt en 1272. Séraphin Thillement, secrétaire du Roi, seigneur de guyencourt mais aussi de Gallye, de Bouviers, de la Minière, du Val-St-Benoist et de Montigny-le-Petit en 1365. Jean de Meillecourt et Étienne Bouchard en 1413, Germain Braque, général des Monnaies, en 1443. Maître Guillaume Brinon, Procureur au Parlement en 1463. Robert Piedefer, avocat général au Châtelet en 1500. Puis la famille Piedefer règnent sur les terres de Guyancourt jusqu'en 1649, date à laquelle leur succèdent la famille Bérulle.
Enfin en 1693, c'est Pierre de Bérulle qui vendit son domaine à Louis XIV.
Maison-Dieu
Au XIVe siècle il existe une Maison-Dieu destinée à servir de logement aux pauvres, aux passants, aux voyageurs et aux pèlerins. En 1779 il est signalé que cette maison est située à proximité de l'église et que quatre vieilles femmes du village y demeurent
Guyancourt et le château de Versailles
En 1693, Guyancourt fait partie du « Grand Parc » du roi Soleil, qui s'étendait autour du château de Versailles.
Plan d'intendance de 1787.La vocation essentielle des communes avoisinantes à la grande concentration humaine qu'est le château est surtout maraîchère, pour subvenir aux importants besoins de la Cour. Le Plan d'Intendance de 1787 repris sur le site des Archives Départementales des Yvelines, présente la "paroisse" ainsi : "Superficie de la paroisse (mesure locale), 3054 arpents 18 perches, dont : terres labourables, 2071 arp. 59 per. ; prés, 19 arp. 83 per. ; bois, 501 arp. 18 per. ; bts cours et jardins, , 161 arp. 51 per. ; friches, 210 arp. 17 per. ; chemins carrefours et rivières, 89 arp.90 per. Éléments d'arpentage (triangulation, distances, bornes, repère, propriétaires limitrophes - terre du roi, Petit parc de Versailles, Dames de St-Cyr, sieur Descareau, territoire de Saint Louis de Versailles). Limites de la paroisse soulignées en rouge ; une partie du mur du "Petit Parc de Versailles" matérialise cette limite. Jeu de couleurs pour distinguer la nature des cultures et du sol. Constructions soulignées en rouge. Église identifiée (plan au sol, croix), entourée du cimetière. Plusieurs hameaux : Bouviers, Trou (grande ferme), La Minière, Vilaroy (grande ferme). Ferme de La Commanderie. Moulin à vent représenté sur sa masse avec ailes et girouette. Tracé d'une "rigolle" partant des "Terres du roy" au Sud, passant par Guyencourt et sortant du territoire de la paroisse près de Vilaroy. Mur d'enceinte du parc de Versailles percé de deux portes (Porte de la Minière, Porte du Désert). Plusieurs étangs : de La Minière, étang du Bois Robert (sur le territoire de Saint Cyr). Fontaine des Gobelins (lisière sud de Bouviers). Le ruisseau des Gobelins traverse d'ouest en est le territoire de la paroisse. Source de la Bièvre.
Château à Guyencourt avec colombier (quadrilatère entouré de douves et parc non dessiné entouré de murs. Orientation : rose des vents ; fleur de lis indique le nord. Tentative de restitution du relief (lavis brun). Signature de l'arpenteur : Genty.."
Le premier des étangs de La Minière a été créé en 1668, à l'initiative de Jean-Baptiste Colbert. L'étang de La Minière fait partie d'un dispositif général pour alimenter en eau le parc de Versailles, ce sera la rivière du Roi Soleil. Les eaux de l'étang de La Minière seront montées au sommet du plateau de Satory par des moulins à vent successifs munis de chaînes à godets. Puis de Satory, l'eau sera acheminée à proximité de l'actuelle pièce d'eau des Suisses.
La Révolution française
Grâce au cahier de doléances envoyé aux instances gouvernementales (1789), nous savons que les Guyancourtois, qui étaient pour la plupart de modestes paysans, vivaient difficilement dans des conditions de famine. Cité dans de nombreux manuels scolaires, le Cahier de Doléances de Guyancourt traduit l'immense désir de liberté, la volonté de justice et le refus des privilèges d'un peuple poussé à bout.
Une épidémie de choléra frappa la commune de Guyancourt en 1850. On retrouve trace de cette épidémie sur une plaque murale de l'église Saint-Victor indiquant que l'abbé Chaude a élevé deux autels en 1854, l'un à sainte Julienne et l'autre à sainte Geneviève à titre d'ex-voto contre cette épidémie.
La guerre franco-allemande de 1870
La France, dont Guyancourt, est en partie occupée par les armées prussiennes. L'ennemi répand la terreur, les maisons sont pillées, les habitants maltraités. Quatre cents d'entre eux (chiffre énorme pour l'époque) préfèrent s'enfuir.
À la suite de cette cuisante défaite, il est mis en place le système Séré de Rivières qui permit notamment la construction de fortifications pour défendre Paris. C'est dans ce cadre que la batterie de Bouviers est construite en 1879. Occupée par les militaires jusqu'en 1932, le fort fut loué à partir de 1933, à la société Hispano Suiza qui y fabriqua des munitions et y procédait à des essais de moteurs et de canons. Après la Seconde Guerre mondiale, seules les activités de conception et d'essais moteurs, bancs réacteurs, compresseurs et turbines (notamment celle destinée au Transsibérien reliant Moscou à Vladivostok) furent maintenues à Guyancourt. Puis Hispano Suiza ferma cette usine en 1990. Le site fut acheté en 1999 au ministère de la Défense. La batterie a été transformée en 2006 en Café Musiques et ainsi préservée et ouverte au public.
Un important village agricole au début du siècle
Vue du village depuis le clocher au début du XXe siècle. Carrefour entre la rue de la Rigole et l'actuelle rue Croizat La distillerie de la Ferme de Bel Ebast.Au début du XXe siècle, Guyancourt est un gros village où l'on cultive le blé, l'avoine, la betterave, le fourrage et la pomme de terre. Les fermes de Guyancourt dominent les espace économique et politique de la commune.
Au dénombrement de 1901, la population s'élève à 614 habitants, 182 ménages sont logés dans 141 maisons. Le village à lui seul compte 303 habitants, le hameau de Bouviers est aussi très important avec 133 habitants, La Minière représente 116 habitants, Troux en a 39, enfin les Graviers et le passage à niveau en ont 7 chacun. La majorité des villageois vivent de l'agriculture, on retrouve les fermes royales avec 7 fermiers importants et 4 fermiers plus modestes. Ces fermes occupent environ 150 employés (ouvriers agricoles, contremaîtres, charretiers, bergers, charrons, domestiques…). Il existe aussi des indépendants : 1 maréchal ferrant, 2 charrons, 1 laitier et son aide. Une importante entreprise de Travaux Public, la maison Folain, qui recrute son personnel, de l'ordre de 100 personnes en été, sur l'ensemble de la région pour travailler essentiellement à Versailles. À Guyancourt y travaillent : 1 ingénieur (le gendre du patron), 2 commis, 6 maçons, 3 carriers, 1 tailleur de pierre avec aussi 6 employés de maison.
Quelques artisans indépendants résident aussi à Guyancourt : menuisier, maçon, blanchisseuses, nourrices et gardes d'enfants… Une dizaine d'ouvriers du bâtiment travaillent à l'extérieur de la commune ainsi qu'un dizaine d'artisans (plombier, égoutier, fumiste, typographe, employés…). L'école est assurée par 2 instituteurs, les effectifs approchent les 50 élèves par classe. La majorité des enfants étudient jusqu'à 13 ans pour passer le Certificat d'études primaires qui marque la fin de la scolarité obligatoire. Puis les enfants partent comme commis, serveuses, valets de ferme, apprentis, domestiques, ouvriers agricoles…, très peu poursuivent les études. Une perceptrice est aussi employée par un fermier. La voirie est entretenue par 6 cantonniers, 4 de la commune et 2 du département. Enfin 1 garde champêtre assure la surveillance du territoire et 1 curé représente l'église catholique.
Les commerces sont nombreux, avec pas moins de 16 marchands de vin pour 614 habitants. Cette abondance de commerce de boisson s'explique notamment par la présence de nombreux militaires dans la région. Ceux du plateau de Satory fréquentaient les commerces de La Minière, les 200 militaires de La Batterie de Bouviers étaient très proches des hameaux de Bouviers et de Troux et du centre village. Les distractions étant quasi inexistantes, les commerces de boisson prospéraient.
Quelques autres commerçants assurent la consommation courante : 1 charcutier, 1 boulanger, 2 épiciers (où on trouve tout:charbon, essence, mercerie, conserve…), 1 marchand de poissons, 1 marchand de légumes et 1 chiffonnier. Les autres boutiques et services traditionnels se trouvent à Versailles : vêtements, outillage, chaussures, mode, médecin…
De 1918 à 1920, le fermier Eugéne Henri Pierre Besnard, propriétaire de la ferme de Bellebas fit construire à la sortie du centre village, une cité ouvrière. Ces maisons jumelées, construites en pierre de meulière et briques, étaient destinées aux ouvriers agricoles de la ferme de Monsieur Besnard. Il s'agit là d'une pratique comparable aux industriels du Nord, mais assez exceptionnelle dans le monde rural. Henri Besnard a été par ailleurs Maire de Guyancourt à cette époque. Son fils lui aussi à la tête de la ferme de Bellebas, lui succède quelques années plus tard comme maire (voir la liste des maires dans le paragraphe administration). Ces maisons sont toujours visibles rue des graviers, une seule ayant été détruite pour réaliser la place Hélder Câmara. Sur la carte postale ci contre c'est la distillerie de la ferme de la famille Besnard. Il s'agit d'une véritable usine, construite en 1891 et qui fonctionnera jusqu'en 1960. Après la récolte des betteraves sur les terres de la ferme, celles-ci sont déchargées dans les cuves au premier plan de la carte postale. Après avoir été nettoyées et lavées, elles sont découpées. Puis c'est la fermentation du moult dans des cuves, l'alcool est extrait par distillation. Les résidus servent ensuite à l'alimentation du bétail.
L'aérodrome de Guyancourt
L'aviation se développe à Guyancourt avec la construction de l'aérodrome de l'entreprise Caudron en 1930. Le 1er juillet 1933, la société Caudron, en difficulté financière, est rachetée par Louis Renault.
Le 8 août 1934, aux commandes d'un Caudron-Renault, Hélène Boucher enlève d'une part le record de vitesse sur 100 km à 412 km/heure et d'autre part le record des 1 000 km à la moyenne de 409 km/heure. Le 11 août, elle s'adjugeait le record du monde féminin à 445 km/heure. Mais le 30 novembre 1934, H. Boucher se tue lors d'un vol d'entrainement au commande d'un Caudron "Rafale".
L'aérodrome est utilisé pour le tournage de nombreux films :
- Anne Marie en 1936 de Raymond Bernard (le fils de Tristan Bernard) sur un scénario de Antoine de Saint-Exupéry avec l'actrice Annabella,
- The spirit of Saint Louis en 1957 de Billy Wilder avec James Stewart, Murray Hamilton...Le film fut tourné en Californie et près de New York, mais aussi en France, à l'aérodrome de Guyancourt, qui tient lieu du Bourget en 1927…
L'aérodrome de Guyancourt sera fermé le 1er octobre 1989 pour des raisons de sécurité. Sur les anciennes pistes sont aujourd'hui construits une partie des quartiers de Villaroy et de l'Europe. Les dénominations des rues (Jacqueline Auriol, Roland Garros…) et des équipements publics (Gymnase de l'Aviation, école Saint-Exupéry…) sont les derniers vestiges de cette aventure.
Les guerres du XXe siècle
La Première Guerre mondiale
La guerre de 1914-1918 a coûté la vie à trente-six Guyancourtois.
La Seconde Guerre mondiale
La stèle de Lanot et Allviger.Dans le Bois Robert, une stèle est érigée en mémoire de Jean Lanot et de Jean Roger Allviger fusillés le 23 août 1944 par les nazis. Ce lieu de mémoire est situé à l'emplacement où furent sommairement exécutés ces deux résistants membres des Forces françaises de l'intérieur. Jean Lanot avait 22 ans et Jean Roger Allviger 25 ans. Une rue de Bouviers portent les noms de ces deux résistants.
Ce même jour c'est la commune mitoyenne de Voisins-le-Bretonneux qui est libérée après de violents combats dans les rues du village. Le sergent-chef Jean Vourc'h et le marsouin Danton Jouglard y perdront la vie. Une plaque commémorative sur le monument aux morts de Voisins rend hommage à ces soldats. Les combats continuent, les allemands étant retranchés dans l'aérodrome de Guyancourt, ils en seront délogés par la 2e division blindée de Leclerc le 24 août. Paris est enfin libéré le 25 août 1944.
La fin du siècle
À partir du début des années 1950, la région parisienne connaît une croissance démographique importante. La mise au point du premier Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme (SDAU) a été confiée par le général De Gaulle à Paul Delouvrier, délégué général au District de la Région de Paris de 1961 à 1969, qui a été à ce titre considéré comme le père des villes nouvelles.
Il est décidé de créer plusieurs ville nouvelles autour de Paris. À l'ouest de Paris, le choix se porta sur le site de Saint-Quentin, à l'époque très peu urbanisé, hormis la petite ville de Trappes. C'est d'ailleurs l'étang de Saint-Quentin, situé à Trappes qui est à l'origine du nom de la Ville Nouvelle dont Guyancourt fera partie. Par la suite le Syndicat d'Agglomération de la Ville Nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines s'est transformé en communauté d'agglomération le 1er janvier 2004.
En 1950, Guyancourt n'est qu'un petit village. La commune va croître de façon importante à partir de 1970 pour atteindre, en 2007, le chiffre de 28 600 habitants environ en offrant plus de 24 000 emplois.
Le centre village s'est organisé autour de l'église Saint-Victor et des fermes agricoles de Bel-Ebat et de Chateauneuf. Les quatre hameaux (La Minière, Villaroy, Bouviers et Troux) se sont développés essentiellement avec les exploitations agricoles. Des implantations spécifiques comme la Batterie, d'abord garnison militaire puis usine, pour le hameau de Bouviers, une commanderie au XVIIe siècle pour Villaroy ou l'aérodrome pour le centre village sont venus conforter ces activités.
C'est uniquement avec l'arrivée de la Ville Nouvelle à partir des années 1970 que Guyancourt est passé d'un gros bourg à une ville de près de 30 000 habitants.
Les zones d'activité occupent environ 15 % du territoire et accueillent essentiellement des activités tertiaires : bureaux, sièges d'entreprise, dont Bouygues (Challenger), centres de recherche (INRA La Minière, Technocentre Renault).
La population de Guyancourt est de 28 219 habitants en 2006 selon les chiffres officiels du recensement effectué par l'INSEE.
La population des ménages est de 27 884 habitants en 2005 soit une augmentation de 15,6 % par rapport aux 24 127 habitants de 1999. En 2006 la part des hommes est de 49 % et la part des femmes de 51 %. L'état matrimonial en 2005 pour les plus de 15 ans est le suivant : 45 % de marié(e), 44 % de célibataire, 9 % de divorcé(e) et 2 % de veuf (veuve).
Le nombre des ménages est de 10 303 en 2005 contre 8 373 en 1999 soit une augmentation de 23,1 %. La commune compte 1 881 logements de plus qu'en 1999 ce qui représente une augmentation de 21,6 % avec 10 591 logements en 2006 contre 8 710 logements en 1999. La comparaison entre les nombres de logements et de ménages explicite les difficultés de trouver un logement dans la ville. Par ailleurs les phénomènes de décohabitations des familles, divorces, vieillissement de la population explique la diminution du nombre de personnes par ménage : 2,7 en 2005 et 2,9 en 1999.
Nombre retenu à partir de [[1962 "]] : population sans doubles comptes
Histogramme(élaboration graphique par Wikipédia)Guyancourt appartient à la première circonscription des Yvelines. Cette circonscription est composée des quatre cantons suivants : canton de Versailles-Nord : 32 177 habitants, canton de Versailles-Nord-Ouest : 28 585 habitants, canton de Viroflay : 15 211 habitants, canton de Montigny-le-Bretonneux : 60 295 habitants. Étienne Pinte en a été élu député UMP, lors des dernières élections de juin 2007. Il fut par ailleurs, jusqu'en 2008, le maire de Versailles.
L'Opération d'intérêt national (OIN) de Massy-Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines est une Opération d'Intérêt National dont le territoire s'étend sur 49 communes donc Guyancourt, qui vise à mettre en place un projet d'aménagement adossé à un projet scientifique pour le développement équilibré de ce territoire dans les prochaines décennies.
Le département des Yvelines a été créé seulement en 1968 en application de la loi du 10 juillet 1964. Il est issu pour partie de la Seine-et-Oise. Jehan Despert peut être considéré comme le « père » des Yvelines, car c'est lui qui suggéra à Gaston Palewski, alors président du Conseil général de Seine-et-Oise, le nom de ce département lors de sa création, en référence à l'antique forêt d'Yvelines, dont la forêt de Rambouillet est la relique et d'où rayonnent la plupart des cours d'eau qui irriguent ce territoire.
Le canton de Montigny-le-Bretonneux regroupe les villes de Montigny-le-Bretonneux et Guyancourt. Avec plus de 60 000 habitants, c'est un des plus importants en France. L'élu de ce canton est François Deligné (PS), élu au premier tour le 9 mars 2008 avec 51,89 % des voix et par ailleurs maire de Guyancourt et vice-président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.
En 1972, création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines en application de l'art. 3 de la loi no 70-610 du 10 juillet 1970 tendant à faciliter la création d'agglomérations nouvelles. Le 17 septembre 2003 le comité syndical de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines vote sa transformation en communauté d'agglomération, qui prend effet le 1er janvier 2004.
Guyancourt constitue avec six autres communes (Elancourt, La Verrière, Magny-les-Hameaux, Montigny-le-Bretonneux, Trappes et Voisins-le-Bretonneux) l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, ville d'art et d'histoire. Le Comité Syndical de la Communauté d'Agglomération se compose de représentants élus par les conseils municipaux des 7 communes.
La communauté d'agglomération gère le développement économique, le schéma directeur des transports, le programme local de l'habitat, la politique de la ville et des équipements d'intérêt communautaire comme le théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines ou le réseau des Médiathèques. Elle gère aussi les grosses infrastructures : voirie, réseaux et espaces verts.
La ville assure la gestion des équipements et l'organisation des services mis en place pour répondre aux besoins des habitants, de l'enseignement à la voirie, en passant par la petite enfance, le sport, la culture, la protection sociale…
Le président de la communauté d'agglomération est Robert Cadalbert (PS), par ailleurs conseiller municipal de Guyancourt.
L'hôtel de ville est situé 14, rue Ambroise-Croizat dans le centre-ville. Une mairie annexe est située dans le quartier des Saules au 23, boulevard Paul Cézanne. La police municipale accueille le public au 14, rue Ambroise-Croizat dans les locaux de l'ancienne mairie.
Les fermes de Guyancourt dominent les espaces économique, social et politique de la commune dès 1790 et ce jusqu'aux années 1945. On retrouve à la tête du conseil municipal essentiellement les grands fermiers, l'alternative résidant dans les marchands (François et les Fleureau de 1881 à 1891) ou les entrepreneurs (Folain de 1904 à 1919). Ce n'est qu'à partir de 1944 que les élus sont issus des partis de gauche.
Lors des dernières élections municipales du 9 mars 2008, la liste menée par le maire sortant M. François Deligné (PS) obtient 73,14% des voix soit 31 élus, la liste menée par Mme Joseline Laurent (UMP) obtient 17,05% soit 3 élus et la liste menée par M. Julien Oechsli (MoDem) obtient 9,81% soit 1 élu.
Liste des maires successifs de 1790 à 2008Les enfants Guyancourtois sont aussi représentés par leurs élus du CME (Conseil Municipal des Enfants) qui existe au sein de la commune depuis 1990. De plus, Guyancourt est l'une des premières villes à avoir son conseil municipal des enfants. Voici les "maires enfants" qui se sont succédé :
Guyancourt avait aussi un CMJ (Conseil Municipal des Jeunes) mais qui a été supprimé.
sources infos cme-cmj:la revue de presse du Conseil Municipal des Enfants de Guyancourt(uniquement donnée au conseil municipal des enfants) et les connaissances d'un conseiller municipal des enfants sortant(mandat:2006-2008).Guyancourt Magazine 351
La ville de Guyancourt compte deux cimetières : le cimetière "ancien" du centre-ville situé entre les rue de la rigolle et rue Jean Maillier et le cimetière paysager situé rue du moulin à Renard dans le quartier du Pont du Routoir. Il existe dans le cimetière du moulin à Renard un carré pour les défunts de religion musulmane et un jardin du souvenir avec colombarium pour les défunts qui ont choisi l'incinération.
Initialement le cimetière était situé autour de l'église Saint-Victor jusqu'au milieu du XIXe siècle. C'est un décret du 14 juin 1854, signé par Napoléon III, qui autorisa la commune à déplacer le cimetière rue de la Rigole.
La décheterrie, située rue Jacqueline Auriol, est ouverte gratuitement aux habitants de Guyancourt, sur présentation d'une pièce d'identité et d'un justificatif de domicile. Les artisans et les commerçants peuvent y déposer leurs déchets professionnels pour une participation de 31,88 € par m3. Par contre, les industriels n'y ont pas accès et doivent utiliser les filères qui leurs sont propres.
L'art urbain s'est largement développé depuis le début des années 1980 avec la réalisation de nombreuses oeuvres dans les rues, jardins et équipements de la ville.
Guyancourt constitue avec six autres communes (Elancourt, La Verrière, Magny-les-Hameaux, Montigny-le-Bretonneux, Trappes et Voisins-le-Bretonneux) l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines qui a reçu le label ville d'art et d'histoire attribué par le Ministère de la Culture.
Ville jumelée avec :
Guyancourt présente un tissu économique de 916 établissements avec plus de 26 700 emplois. La ville affiche un taux de chômage relativement bas de 6,3 % au 1er mars 2006, très inférieur au taux national de 9,5 %.
Guyancourt accueille non seulement de nombreuses PME-PMI et commerces, mais aussi plusieurs grandes entreprises au rayonnement international et national. Les entreprises employant plus de 500 personnes dans leur site de Guyancourt sont les suivantes :
Crèches, écoles maternelles, écoles élémentaires, activités périscolaires, collèges, lycées et université offrent aux enfants un parcours éducatif complet.
En 2006, la ville de Guyancourt a obtenu le label Ville amie des enfants. Organisée par l'Association des Maires de France et l'UNICEF France en 2002, l'initiative réunie à ce jour plus de 150 villes françaises.
Les crèches accueillent les enfants âgés de 10 semaines à 3 ans. Les amplitudes horaires d'ouverture sont de 7h30 à 18h30 avec un nombre de 463 berceaux. En 2006, 806 enfants étaient accueillis sur l'ensemble des structures de Guyancourt. Il existe 3 moyens d'accueil pour les crèches:
La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles sont gérées par l'inspection générale de l'inspection départementale de l'Éducation nationale de Versailles.
Écoles maternelle et élémentaire
Il existe 15 écoles maternelles 13 écoles élémentaires réparties dans l'ensemble des quartiers d'habitation.
En accompagnement de celles-ci, la ville organise en dehors du temps scolaire différentes activités :
La BIJ
La Boutique Info Jeunes est située 2 quater rue du Moulin dans le centre-ville de Guyancourt. La boutique se consacre uniquement à l'accueil, à l'écoute et à l'information des jeunes. La BIJ travaille en partenariat avec le Centre Départemental Information Jeunesse des Yvelines.
Conseil Municipal des enfants
Depuis 1990, le Conseil Municipal des Enfants fonctionne avec 35 élus des classes de CM1, CM2, 6e et 5e. Le CME participe directement à des actions en faveur de l'environnement, de l'amélioration des conditions de vie dans les établissements scolaires, de solidarité, d'aménagement urbain (skate-parc)…
Points jeunes
Cinq 'points jeunes' répartis dans les quartiers proposent des activités libres, des ateliers… Les animateurs sont présents pour aider, orienter et encadrer les jeunes dans des projets variés.
Mission locale
La mission locale a pour objectif d'aider à l'insertion sociale et professionnelle des 16 - 26 ans. Elle est située au 3 rue des Droits de l'Homme dans le quartier du Parc.
Collèges
Lycées
Enseignement supérieur
Recherche
Le sport en chiffres : 7 000 licenciés fréquentent les terrains de sports, les gymnases, les terrains de tennis, de pétanque, de football, de tir à l'arc… de la ville grâce aux 36 associations sportives qui proposent une quarantaine d'activités.
Les gymnases stades et piscines sont utilisés 140 400 heures par an. Les cinq stades bénéficient d'une occupation de 1 200 heures par an.
Une centaine de sportifs en herbe sont assidus à l'école municipale des sports.
La piscine Andrée-Pierre Vienot remporte accueille annuellement 134 500 visiteurs. Elle est ouverte 340 jours par an.
L'Open de France est le plus ancien et le plus important tournoi de golf d'Europe continentale. C'est en 1906, au golf de Paris - devenu depuis La Boulie - que se déroule le premier Championnat International de France Open. Il est remporté par Arnaud Massy. L'Open de France est une épreuve officielle de PGA Tour Européen. Il se dispute désormais chaque année vers la fin du mois de juin sur le parcours de l'Albatros du golf national à Guyancourt. En 2006, pour le centenaire du tournoi, la dotation de l'épreuve était de 4 millions d'euros, c'est John Bickerton qui remporta l'épreuve, devant Padraig Harrington et Michael Campbell. L'Open de France 2007 s'est déroulé du 28 juin au 1er juillet et c'est Graeme Storm, le vainqueur.
Guyancourt a accueilli en 2007, du 20 au 24 août, et pour la cinquième fois, le départ et l'arrivée du Paris-Brest-Paris, la plus importante randonnée cyclotouriste du Monde avec 5 312 participants de 36 pays.
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Guyancourt / Cet article est sous CC-BY-SA
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