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La Haute-Marne est un département français formant la partie méridionale de la Région Champagne-Ardenne. Le territoire de ce département s'intercale entre la Lorraine au nord-est, la Franche-Comté au sud-est et la Bourgogne au sud-ouest. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 52.
Villes et villages remarquables; Arc-en-Barrois -Bourbonne-les-Bains - Bourmont - Châteauvillain - Chaumont - Colombey-les-Deux-Églises et son nouveau mémorial Charles de Gaulle inauguré en octobre 2008 par le Président de la République et la Chancelière allemande- Condes - Joinville - Langres - Saint-Dizier - Wassy
L'économie de la Haute-Marne est marquée par plusieurs caractéristiques essentielles.
La première est l'importance des massifs forestiers du département (qui est l'un des plus boisés de France) qui trouve illustration dans l'existence d'une activité importante de travail du bois, et constitue, pour un certain nombre de communes rurales un élément important de ressources. Comme il est précisé dans l'article sur la géographie locale, près de 40 % du territoire départemental est couvert de bois et de forêts. Sur les 245 000 hectares (environ) occupés par les boisements, 40 % appartiennent aux collectivités territoriales, et un peu moins de 13 % sont du domaine de l'Office national des forêts. Cette situation fait de la Haute-Marne l'un des rares départements français où la propriété forestière est d'abord publique avant d'être privée.
La seconde est l'activité agricole, notamment dans le domaine de l'élevage, ceci conduisant notamment le département à disposer d'un secteur agro-alimentaire relativement développé. Saint-Dizier abrite ainsi les usines de la marque Miko, tandis que deux groupes laitiers importants (Entremont et Bongrain) ont une unité de production importante dans le département, produisant à la fois des fromages de marque et des fromages destinés à être vendus sous marque de distributeur.
Mais l'industrie haut marnaise est d'abord liée à la métallurgie, et notamment au secteur de la fonderie, le département étant l'un des plus pourvus en emplois sur ce secteur. C'est ainsi que les fonderies haut marnaises ont, dans le passé, fabriqué les fameuses entrées Guimard du métro de Paris, et tous les produits de fonte que l'on puisse rencontrer, notamment dans le mobilier urbain. Cette industrie connaît cependant de longue date une réduction de ses effectifs, du fait des stratégies des groupes auxquels les entreprises locales sont rattachées.
La Haute-Marne a également une industrie du matériel agricole, qui a connu ces dernières années une réduction sensible de ses effectifs, suite au rachat de McCormick France par des investisseurs étrangers.
Les activités industrielles comprennent également historiquement la coutellerie (sur le secteur de Nogent), la production de pièces en plastique (notamment dans le secteur de l'optique) mais l'ensemble des secteurs industriels du département ont, depuis trente ans, été affectés par les réductions d'effectifs et les fermetures d'entreprises, notamment dans le textile qui a quasiment disparu de la carte économique du département.
Depuis 2000, le département a ainsi perdu plus de 2 000 emplois industriels et le plan social prévu chez Miko en ce début 2008 va sans doute encore dégrader la situation. Au total, le département a perdu, sur l'ensemble des activités, plus de 1 450 emplois, les créations d'emplois dans le champ des services ne compensant pas l'évolution générale à la baisse des effectifs salariés.
Le département souffre par ailleurs d'un enclavement. Bien que traversé par deux autoroutes (A5 et A31), les principaux axes routiers ( comme celui entre Saint-Dizier et Chaumont, une nationale dévolue au département) n'ont souvent pas le gabarit requis. Au niveau ferroviaire, le département n'est ainsi pas desservi par une ligne de train à grande vitesse. Cette mauvaise intégration du département au maillage de nos réseaux de transport nuit manifestement à son développement, et explique entre autres la poursuite du processus d'émigration de la population.
Les activités commerciales et de services, présentes comme partout en France, constituent aujourd'hui les principaux pourvoyeurs d'emploi dans le département, sans toutefois permettre d'éviter une forme de désertification rurale, qui affecte singulièrement les cantons les plus dépeuplés du département, ni le déclin démographique de certaines villes, l'exemple le plus net étant fourni par Saint-Dizier qui a perdu plus de dix mille habitants en trente ans.
Au demeurant, l'analyse des données en termes d'emplois et d'établissements dans le secteur du commerce et des services présente des caractéristiques fréquemment rencontrées, ailleurs en France. Les emplois du secteur du commerce sont en contraction globale sur le département, et les commerces de proximité continuent de se raréfier, supplantés notamment par les grandes surfaces implantées dans les villes les plus importantes.
Dans le secteur des services, le vieillissement de la population entraîne une demande nouvelle sur l'aide à domicile comme sur l'accueil des personnes âgées qui constituent les principaux vecteurs de création d'emplois en ce domaine.
Pour les autres segments du secteur des services, la tendance est à la stabilisation des effectifs, sinon leur contraction.
La quasi absence d'offre de formation supérieure dans le département et le fait que la plupart des jeunes entrent précocement dans la vie active ne risquent pas, à moyen terme, d'inverser la tendance.
48°05′N 05°15′E / 48.083, 5.25
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La Réunion |
