Hières-sur-Amby est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.
Les habitants sont des Hiérois et Hiéroises.
La commune se trouve à la jonction de deux unités morphologiques distinctes : l'Isle Crémieu et la plaine de l'Est Lyonnais, 150 m en contrebas. Le soulèvement alpin du tertiaire a contribué à l'exhaussement et au basculement du plateau de l'Isle Crémieu, essentiellement formé de calcaires secondaire. La faille occidentale est soulignée par les falaises que contourne le Rhône. La plaine, profonde dépression entre les socles anciens du massif central et des Alpes, peu à peu comblée de dépôts secondaires puis tertiaires, a été finalement modelée par les avancées et reculées glaciaires du quaternaire, dont la dernière phase finalisera les grandes lignes du relief actuel. La communes de Hières s'est ainsi développée sur un reliquat morainique au pied des falaises culminant aux alentours de 213 m.
L'oppidum de Larina devait appartenir aux Allobroges. Conquis par Rome au IIe siècle, ce territoire appartient à la Gaule Narbonnaise. Après la chute de l'Empire romain, durant le Haut Moyen Age, la région connaît un épisode burgonde dont l'habitat de hauteur et la nécropole de Larina sont en partie contemporains. Puis Mérovingiens et Carolingiens se succèdent, dans un cadre de vie à caractère largement rural. Durant le Bas Moyen Age, à partir du Xe siècle, la hiérarchisation des pouvoirs se renforce et la féodalité s'installe.
Le nom de la paroisse de Hières apparaît pour la première fois en 1291 dans un acte de vente. Vers 1300, ceux de Marignieu et de Saint Étienne sont également mentionnés. Plus tard, les hameaux de Bourcieu et la maison forte de Hières cristallisent d'autres habitats. L'église de Marignieu cesse d'exister au XVIIe s., remplacée par celle de La Brosse sur La Balme. L'église de Saint Étienne est ruinée au XVIIIe s. et les offices sont transférés sur Hières. Le château de Hières est sur un promontoire à la sortie du Val d'Amby au nord du bourg. Le bâtiment fut brûlé sous la révolution, l'édifice actuel reflètent des reconstructions contemporaines.
Jusqu'au milieu du XIXe s., les ressources locales furent basées sur l'agriculture et le commerce sur le Rhône, comme en témoignent les ports du Noyer ou de la Bruine. Deux moulins se trouvaient à proximité: le moulin de la Bruine (ou moulin Violet) et le moulin d'Avaux. Des moulins appartenant à Pierre d'Optevoz étaient déjà mentionnés au XIIIe s. à Avaux; les moulins actuels fonctionnèrent jusqu'en 1926 avant d'être rachetés par "la Société de la Soie de Paris".
Le site archéologique de Larina classé Monument historique
Services de mobilité locale :