Hombourg-Haut est une commune française située dans le département de la Moselle. C’est une ancienne cité médiévale fortifiée, édifiée au XIIIe siècle par les évêques de Metz. Le village qui s’étend aux pieds de l’imposante église collégiale occupe un site remarquable, planté sur une colline gréseuse dans un décor vert et boisé.
La commune de Hombourg-Haut est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-est. Elle est située à 360 km de Paris, 115 km de Strasbourg, 50 km de Metz et 25 km de Sarrebruck (Allemagne).
La commune est traversée par la Rosselle.
Les communes limitrophes sont Freyming-Merlebach, Betting, Guenviller, Macheren et Saint-Avold. Les quartiers se nomment Vieux-Hombourg, Les Chênes, La Chapelle, Langenberg, Riviera, Hombourg-Bas et Hellering.
Hombourg-Haut ne dispose pas d’une desserte Bus, mais elle est desservie par 3 lignes interurbaines 126, 127 et 138 du réseau TIM (Transports Interurbains de la Moselle) et une ligne transfrontalière (MS 1 : Saint-Avold - Sarrebruck) :
Les Lignes TIM:
Le berceau de la commune se trouve à Hombourg-Bas. Ce village se développa autour d’un premier château qui était aux mains du dernier comte de Hombourg, Hugo de Lunéville-Metz, mort sans héritier mâle en 1152. Le duc de Lorraine et l’évêque de Metz Étienne de Bar se disputèrent la place que ce dernier emporta et le château, appelé Altburg, devint le siège d’une seigneurie épiscopale ou avouerie, qui restera la propriété des prélats messins jusqu’au XVIe siècle.
Obsolète, le vieux château fut vendu en 1270 à Jacques de Varsberg. Un nouvel évêque, Jacques de Lorraine, jeta son dévolu sur la longue colline voisine pour y construire, sans doute à partir de 1245, un nouveau et formidable château qui étonna les contemporains qui le nommèrent « la guérite du monde » ou « le miroir de beauté ». Ce château devint à son tour le siège et le chef-lieu de l’avouerie de Hombourg/Saint-Avold. Les officiers des évêques et quelques fois les prélats eux-mêmes y résidaient. Devant son château, Jacques de Lorraine fit ériger une ville-forte, l’actuel Vieux-Hombourg, ceinte d’un long rempart. L’ensemble était destiné au refuge de toute la région et affirmait de manière hautaine le pouvoir de l’évêché sur la partie est de ses territoires, sentinelle menaçante pour les seigneurs voisins. Hombourg-Bas fut annexé à la nouvelle ville, les deux entités ne formant dès lors plus qu’une seule communauté.
Jacques accorda libertés et franchises à sa nouvelle ville et y installa en 1254 un chapitre composé de 13 chanoines qui durera jusqu’en 1743. Les chanoines firent construire leur nouvelle église collégiale à partir de 1300 environ. Les travaux s’étalèrent sur près d’un siècle. En 1279, ils établirent aussi un hôpital pour les pauvres, à Hombourg-Bas.
Souvent disputé aux cours des XIII et XIVe siècles, Hombourg fut à l’abri des menées guerrières durant les XV et XVIe siècles. La ville fut engagée et vendue à plusieurs reprises lors de complexes tractations. Ce Moyen Âge prospère et paisible a légué ses plus beaux fleurons à la ville comme la superbe église collégiale ou encore la Vieille porte, jadis entrée principale de la forteresse. Érigée entre 1250 et 1270, la chapelle Sainte-Catherine est l’ancienne chapelle domestique d’un lignage de chevaliers qui occupaient un écart fortifié du château appelé Ritterburg.
En 1572, la seigneurie de Hombourg fut vendue à Henri, duc de Guise, mais en 1581 elle entra dans le giron du duché de Lorraine sous Charles III et constitua le bailliage de Hombourg/Saint-Avold dont les gouverneurs résidaient au château. Elle fut cédée aux princes de Phalsbourg, Louis de Guise et Henriette de Lorraine en 1621. Malgré les occupations françaises du XVIIe siècle, elle demeura dans le domaine ducal jusqu’en 1766, pour être définitivement rattachée au royaume de France.
Prise à partir de 1633 dans le maelström de cette véritable guerre européenne, la ville de Hombourg, comme toute la seigneurie, subit les privations et les épidémies autant que les exactions des soudards venus de tout le continent et en paya le prix fort. La guerre fut prolongée par une occupation française très lourde qui porta un coup définitif à la ville dont Richelieu fit démanteler le château en 1634.
Hombourg-Bas resta désert pendant une trentaine d’années à l’instar du village voisin de Hellering. Trop inadapté à la modernité, le pauvre rempart médiéval de la ville s’écroula pan après pan et Hombourg ne fut plus qu’un simple et gros bourg rural qui s’entêtait à conserver son statut de ville tandis que ses prérogatives administratives et militaires glissaient définitivement vers sa voisine, la ville de Saint-Avold.
En 1758, Charles de Wendel installa une forge sur la Rosselle, point de départ de la vocation industrielle de la ville. La famille d’Hausen prit la relève sous le premier empire. Les maîtres de forge sarrois, Gouvy en rachetant l’usine en 1850, transformèrent leur établissement en une aciérie compétitive qui donna de l’emploi à des générations de Hombourgeois. Paternalisme oblige, la firme Gouvy développa aussi une véritable culture associative à travers la musique, le sport, les mouvements de jeunesse et les loisirs en général. La famille Münch pérennisa l’œuvre des Gouvy en achetant leur usine en 1935, offrant du travail à près de 250 personnes. Deux beaux bâtiments, le château d'Hausen et la villa Gouvy témoignent du dynamisme des XVIII et XIXe siècles.
Après la suppression du chapitre en 1743, le duc Stanislas permit à des franciscains-récollets d’origine allemande de s’installer à Hombourg. Ils y construisirent un couvent en 1769 et administrèrent la paroisse avec entrain avant d’être expulsés en 1792. Leur couvent reste un bel élément du patrimoine communal. En 1811, « le grand Hombourg » prit définitivement forme par l’annexion du village jusqu’alors autonome de Hellering et par la réintégration de Hombourg-Bas, qui avait été érigé en commune indépendante en 1792.
Dès le début du XXe siècle notre ville fut associée à l’essor fulgurant que prenait l’exploitation de la houille dans la région. Après la seconde guerre mondiale des cités minières surgirent du ban communal : cité de la Chapelle, de la Riviera et des Chênes. L’apport de l’immigration joua un rôle déterminant dans l’extension et la prospérité de la ville qui, si elle ne recensait que 1507 âmes en 1801, enregistra une explosion démographique qui la porta au point culminant de 10 571 habitants en 1968.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Hombourg-Haut est jumelé avec San Giorgio di Pesaro (Italie).
En 1458, alors deuxième ville d’Allemagne et reine de la Hanse, Lübeck prit le grand juriste à son service au poste de Syndicus ou conseiller juridique et diplomatique. Dès lors, pour défendre les intérêts de son nouvel employeur, il voyagea à travers l’Empire, négociant avec les plus grands, le pape Pie II et l’empereur Frédéric III de Habsbourg.
Il mourut, trop jeune, en 1464, emporté par la peste à Lübeck et fut inhumé dans l’église Ste-Marie de cette ville. La stèle de son tombeau portait l’inscription en latin suivante : L’an de grâce 1464, le vendredi suivant St-Pierre-aux-liens mourut l’éminent docteur en arts et dans les deux droits, Simon Batz de Hombourg, syndic de Lübeck.
Ce lettré supérieur du monde universitaire médiéval, classé parmi les pré-humanistes, laissa une extraordinaire et inestimable collection de recueils épistolaires appelés Briefbücher à la bibliothèque de Lübeck où elle se trouve toujours. Toutes les matières enseignées par la scholastique, théologie, droit, histoire, mathématiques, musique, y sont représentées mais également les grands auteurs latins.
Connu, reconnu et honoré de son vivant autant en France (Membre de l’Institut) qu’en Allemagne (Membre de l’Académie Royale des Arts de Berlin), il tomba dans l’oubli après sa mort.
Redécouvert récemment, grâce surtout à l’action menée sur place à Hombourg, et à de remarquables enregistrements discographiques, il retrouve petit à petit la place qui fut la sienne. Romantique classique, sa conception de la musique est proche de celle de Schumann, Mendelssohn et Brahms.
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