| Carqueiranne | La Crau |
Hyères (prononcé [jɛʁ]), parfois appelée Hyères-les-Palmiers, est une commune française située à seize kilomètres à l'est de Toulon dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Chef-lieu de deux cantons, la ville, située sur la rive de la mer Méditerranée, à l'embouchure du Gapeau, est une station balnéaire surnommée « Hyères les Palmiers » grâce aux 7 000 palmiers plantés dans la commune et cultivés dans les pépinières.
C'est à Hyères, en 1887, que Stéphen Liégeard inventa le terme de Côte d'Azur : « le long de cette plage baignée de rayons qui mérite notre baptême de Côte d'Azur, Hyères la première eût l'idée de mettre ses dons bénis au service de la maladie et de l'espérance. »
Ses habitants sont appelés les Hyérois.
La commune d'Hyères inclut notamment la presqu'île de Giens et les îles d'Hyères. Ces îles comprennent Porquerolles, Port-Cros et l'île du Levant ainsi que de nombreuses petites îles et îlots. On les appelle aussi les « îles d'Or », nom qui leur fut donné à la Renaissance, sans doute parce que, sous certains éclairages, les micaschistes de leurs roches ont des reflets d'or. Outre ces îles, la ville est composée de nombreux quartiers tels que La Capte, Giens, L'Almanarre, L'Ayguade, Les Salins-d'Hyères ou Les Borrels. La ville longe la mer sur trente-neuf kilomètres de côte, et est la plus au sud de la Provence. Ces côtes sont tour à tour de sable ou de falaises rocheuses.
La plus ancienne des stations climatiques de la Côte d'Azur est située dans un site abrité. Ses vieux quartiers s'accrochent au versant sud de la colline du Castéou (204 m) et dominent la ville moderne et la rade qu'enserrent le cap Bénat et la presqu'île de Giens. La notoriété de la ville remonte au XVIIIe siècle.
La commune est située à sept-cent-deux kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, à soixante-cinq kilomètres au sud-est de Marseille, à seize kilomètres à l'est de Toulon, à trente et un kilomètres au sud de Brignoles, à cinquante-huit kilomètres au sud-ouest de Draguignan et à quarante-huit kilomètres au sud-ouest de Saint-Tropez.
Du sud-ouest à l'est, la commune est baignée par la mer Méditerranée, avec le Golfe de Giens au sud-ouest de la presqu'île et le quartier insulaire de Porquerolles au sud. Du sud-est à l'est se trouve la rade d'Hyères avec les îles de Bagaud, Port-Cros et Le Levant. Au nord-est, la commune est limitrophe de La Londe-les-Maures, de Pierrefeu-du-Var au nord, le Gapeau la sépare de La Crau au nord-ouest, la station balnéaire de Carqueiranne est située à l'ouest.
Hyères possède une linéaire côtière de 114 kilomètres.
Le fleuve du Gapeau passe dans la commune arrivant par Toulon, celui-ci est un petit fleuve mal connu des habitants. Prenant sa source au pied du massif de la Sainte-Baume, il parcourt 47,5 kilomètres, par les communes de Méounes-lès-Montrieux, Belgentier, Solliès-Toucas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, la Crau et puis trouve finalement son embouchure aux Salins d'Hyères.
L'altitude minimale est à 0 mètre soit le niveau de la mer, sa maximale est à 364 mètres pour une altitude moyenne de 182 mètres.
La mairie est à 29 mètres.
Hyères est située sur la Côte d'Azur et bénéficie d'un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et relativement humides. La rade peut être soumise à des vents violents avec un record établi à 148 km/h le 28 novembre 1983. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée au nord par le massif des Maures. Elle est parfois exposée au levant qui s'engouffre dans la rade entre Port-Cros et le Cap Bénat mais est protégée du sirocco par Porquerolles et la presqu'île de Giens. En moyenne annuelle, la température s'établit à 15,9 °C avec une moyenne maximale de 20,1 °C et une minimale de 11,8 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 29 °C en juillet-août et 6 °C en janvier et février, valeurs douces grâce à la présence de la Méditerranée et de l'agglomération toulonnaise. Les jours de gel sont assez rares mais le 10 février 1986 fût relevée la température de -7,5 °C. À l'inverse, le 7 juillet 1982 la température de 40,1 °C établissait un record. L'ensoleillement moyen s'établit à 2 899,3 heures par an avec une pointe à 373,8 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent à Hyères 665 millimètres sur l'année, valeur relativement faible par rapport à d'autres communes du pourtour méditerranéen et surtout les pluies sont très inéquitablement réparties avec moins de sept millimètres en juillet et près de quatre-vingt quatorze millimètres en octobre. Le record de précipitations relevées en vingt-quatre heures s'établit à 156 millimètres le 16 janvier 1978.
La départementale D559 de Fréjus et la nationale 98 de La Londe-les-Maures
On trouve la départementale D559 et l'autoroute A570 depuis Toulon et la D554 de La Crau
Accès par le nord avec la D12 en direction de Brignoles.
La D197 part vers la presqu'ile de Giens et la D42 vers le hameau de L'Ayguade
La commune d'Hyères étant très étendue en superficie, elle a été subdivisée en plusieurs quartiers et hameaux qui possèdent une mairie annexe. Ces mairies annexes sont les suivantes :
Rue du Vieux-HyèresHameaux de l'est :
La Presqu'ile :
Les Iles :
Le nom d'Hyères est une déformation du nom de l'ancienne colonie romaine Areae. Le nom de cette ville semble provenir des salins qui s'étendaient à proximité, peut-être depuis l'Antiquité tardive, après altération du terme latin areae désignant des marais salants. Hyères est citée pour la première fois en 963 sous la forme Eyras ou Eras. On doit faire l'élision et parler de la ville d'Hyères ainsi que des îles d'Hyères, mais ce point de grammaire est souvent contesté par les hyérois eux mêmes. En 1801, la ville s'orthographiait indifféremment Hières ou Hyères. Le nom de la commune s'écrit Ieras en provençal selon la norme classique et Iero selon la norme mistralienne (prononcé [ˈjeɾɔ]),
Voir article Chronologie d'Hyères
Avenue GambettaC'est au IVe siècle avant JC, qu'un comptoir commercial fortifié fut construit par des marins grecs de Massalia, sur les rives de la Méditerranée, à Hyères dans le lieu-dit de L'Almanarre. Le comptoir se nommera Olbia qui veut dire « L'Heureuse » en grec et puis leur présence s'est étendue lentement sur la presqu'ile de Giens. Ce bastion fortifié à pour but de sécuriser la navigation côtière vers l'Italie suite aux incursions des "barbares" Ligures. Une caserne de 165m de côté constituée d'un double mur avec des tours aux angles et sur le périmètre fut installée. Son intérieur est découpé en quatre par deux artères.
Chaque quartier était composé de dix îlots d'habitation séparés par des ruelles de 2,20 m de large. À ceux-ci viennent s'ajouter deux sanctuaires dédiés à Aphrodite et Artémis. On suppose que la population se situait entre 800 et 1000 habitants.
Et puis au IIe siècle avant notre ère, c'est aux Romains de s'établir sur la commune lorsqu'ils fondent Pomponiana, une station de galères à proximité d'Olbia la grecque.
Gontran Ier, roi des Francs, fit détruire Olbia en 578.
Hyères est cité pour la première fois en 963 sur deux documents: une bulle du pape Léon VIII et une charte de Conrad, roi de Bourgogne et de Provence, qui concèdent Hyères et ses alentours en confirmant l'attribution à l'abbaye bénédictine de Montmajour. Il est fait mention de salines et de pêcheries.
Dès la première moitié du XIe siècle, ceux-ci y construisent le château.
Une charte mentionne en 1056, la fondation par Guy et Astrude de Fos de l'église Saint-Nicolas située à l'est du Gapeau, à l'angle nord-ouest des Salins d'Hyères, et la dote, entre autres, de « la dîme sur la chasse aux lapins des îles ». L'acte évoque aussi la donation d'« une maison jouxtant l'église Saint-Paul, et située sur la place du marché », place sur laquelle se tiennent des foires. L'église Saint-Nicolas, avec tous les biens et droits qui y sont liés, est placée sous la tutelle du chapitre de la cathédrale Saint-Etienne et Saint-Trophime d'Arles. Le lieu-dit Saint-Nicolas témoigne encore de l'emplacement de cette chapelle aujourd'hui disparue qui figurait encore sur un plan de la fin du XVIIIe siècle.
En 1062 et 1075, donation par l'évêque Rostaing et ses frères des églises Saint-Michel et Saint-Georges à l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille. Les terres de la première se situaient au voisinage d'une source nommée Alma Narra, ce qui la place sur la colline de Costebelle. La seconde était située à l'est des salins, entre les Bormettes et Léoube. Dans cette charte, Hyères est citée en tant que castrum Heras : c'est la première mention de fortifications. Et donation de salines de l'étang de Fabrégat à l'abbaye de Saint-Victor. Cette charte signée dans la chapelle Saint-Benoît des Salins évoque le château d'Hyères dit Castellum Eiras.
Raymond-Geoffroy de Fos en 1216, privé de ressources, vend pour 18 000 sols royaux à la communauté de Marseille ses possessions à Hyères (un 1/12e) et la terre de Brégançon, ainsi que les salines des Îles d'Or, qui lui venaient de sa mère.
Le 14 septembre 1257, les Fos doivent vendre tout ce qui leur reste de « Hyères, son château, sa ville, son territoire, ses îles » au comte de Provence, Charles d'Anjou. Ce dernier y installe un viguier, son représentant, et entreprend de réaménager la cité et le château. C'est de cette époque que datent les plus vieux vestiges.
Hyères, au début du XIVe siècle, est la huitième ville provençale avec environ 5000 habitants mais la Peste noire, arrivée par Marseille en 1347, ravage la Provence et emporte plus du tiers de la population. Celle-ci ne possède plus que 1900 habitants cent ans après.
En 1481, Hyères, comme toute la Provence, est intégrée au domaine royal français.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Source : Cassini et INSEE.Histogramme(élaboration graphique par Wikipédia)Hyères est divisée en trois cantons, mais n'est chef-lieu que de deux d'entre eux :
La troisième partie d'Hyères appartient au canton de la Crau.
- élection présidentielle de 2007 : 67,43 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 32,57 % pour Ségolène Royal (PS), 84,44 % de participation.
- élection présidentielle de 2002 : 72,29 % pour Jacques Chirac (RPR), 27,71 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 78,96 % de participation.
- élections législatives de 2007 : 54,15 % pour Jean-Pierre Giran (UMP) élu au premier tour, 15,14 % pour Mireille Chabot (PS), 56,87 % de participation.
- élections législatives de 2002 : 65,78 % pour Jean-Pierre Giran (UMP), 34,22 % pour Philippe David de Beauregard (FN), 53,32 % de participation.
- élections européennes de 2004 : 24,49 % pour Michel Rocard (PS), 21,75 % pour Françoise Grossetête (UMP), 37,48 % de participation.
- élections régionales de 2004 : 41,18 % pour Renaud Muselier (UMP), 37,55 % pour Michel Vauzelle (PS), 61,68 % de participation.
- élections cantonales de 2004 (Canton d'Hyères-Est) : 48,82 % pour Francis Roux (DVD), 28,87 % pour Jean-Pierre Noyer (PS), 61,68 % de participation.
- élections cantonales de 2004 (Canton d'Hyères-Ouest) : 46,43 % pour Daniel Barbarroux (DVD), 29,86 % pour André Sales (PS), 63,16 % de participation.
- élections municipales de 2008 : 34,22 % pour Jacques Politi (DVD), 30,60 % pour Jean-Pierre Giran (UMP), 67,19 % de participation.
- élections municipales de 2001 : 44,34 % pour Léopold Ritondale (DVD), 26,25 % pour Jean-Pierre Giran (RPR), 63,28 % de participation.
- Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe : 51,55 % pour le Non, 48,45 % pour le Oui, 66,48 % de participation.
Hyères a développé des associations de jumelage avec :
La ville de Hyères compte 1500 commerces et services.
La commune est considérée comme le plus important centre horticole du Sud-Est, depuis les années 1980. Avec son grand marché aux fleurs de la SICA, situé à l'ouest de la ville, des centaines de producteurs et acheteurs se regroupent sur ce marché.
Les exploitant pour la plupart équipés de serres, cultivent une riche diversité de fleurs coupées comme des Roses, Iris, oeillets, Strélizias, Glaïeuls, Gerberas, Anémones, Chrysanthèmes, Tulipes. La production est vendue dans toute l'Europe. Le Var représente 50% de la production régionale et plus de 25% de la production nationale.
Des recherches sur la multiplication végétale " in vitro ", sur l'énergie solaire dans les serres, sur la génétique végétale est effectué pour développé les différentes espèces.
Les vins d'Hyères ont l'AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) des Côtes de Provence crée en 1977. Elle gagne en notoriété chaque année avec une croissance extraordinaire de leurs exportations vers l'Europe mais aussi vers les États-Unis, le Japon et l'Australie.
La vigne est cultivée en terrasses ou restanques, les rosés représentent en moyenne 75 % de la production, 20 % pour le rouge et 5% pour le blanc. Les cépages, issus de Cinsault, Grenache, Cabernet, Sauvignon, Tibouren, Syrah donnent une particularité à ce vin de Provence.
Voir: Les Salins-d'Hyères
Olbius Hippolyte Antoine Riquier lègue le clos Riquier par testament à la ville d'Hyères le 13 avril 1868. Le 14 juillet 1872, sur une idée conjointe de la municipalité et d'Albert Geoffroy Saint-Hilaire, alors directeur du jardin d'acclimatation de Paris, une convention est signée donnant à bail pour vingt-six ans le terrain du clos Riquier afin d'y créer un établissement où l'on pourrait cultiver, étudier et créer des espèces tropicales susceptibles de s'acclimater dans nos régions. Cet endroit était une annexe du jardin d'acclimatation de Paris. De nos jours, ce parc de sept hectares est à la fois un jardin d'agrément et un jardin botanique avec de nombreuses essences exotiques rares. Le Parc Olbius Riquier porte le label Jardin remarquable. Un petit parc animalier est installé dans le jardin on y voit des daims, des chèvres, des oies, des perruches, des perroquets, un nandou et des singes.
Panorama floralVille fleurie: 4 fleurs, médaille d'or en 2003 du concours européen des Villes fleuries.
Commanderie construite par l'ordre du Temple au XIIe siècle. Au XIVe siècle elle comprenait corps de logis, grange, cellier, moulin, four et la tour Saint-Blaise, son seul vestige actuel. Après la suppression de l'ordre du Temple elle fut affectée à la communauté des frères de la commanderie hospitalière de Baulieu, qui les afferma d'abord à divers particuliers. En 1673, elle les céda à la ville, par bail emphytéotique. La chapelle resta affectée aux pénitents bleus jusqu'en 1765. La ville transforma à cette date la chapelle en halle, puis fit ajouter un étage interne en 1770. Elle fit procéder à l'aménagement d'un niveau intermédiaire, avec démolition des voûtes et construction d'un escalier intérieur. L'hôtel de ville occupa dès lors les lieux jusqu'en 1913. Après restauration, c'est aujourd'hui un lieu d'exposition. Cet édifice a été classé Monument historique le 30 mars 1987.
Monument historique classé en 1992. Exposition permanente d'ex-voto qui racontent des événements qui se sont déroulés pendant les guerres de religion. La légende veut que le trésor des Templiers y soit caché.
Rouvert au public en 1999, le site archéologique d'Olbia, ancien comptoir de la cité de Marseille, juxtapose des éléments préhistoriques, grecs, romains et médiévaux. Située au bord du golf de Giens, à Hyères, sur la route des comptoirs entre Nice et Marseille, Olbia (« la Bienheureuse » en grec) est évoquée par Strabon (Ier siècle av. J.-C.) dans sa Géographie. Le site a été fouillé dès le XIXe siècle par divers archéologues, dont le prince Frédéric, futur roi du Danemark, Alphonse Denis, maire d'Hyères, et le lieutenant-colonel Poitevin de Maureillan.
Le château et les fragments de la première enceinte urbaine dominent le site dont l'escarpement fut retenu pour ses possibilités de défense. Au sommet, le château ne conserve que les vestiges du XIIIe au XVe siècle qui ont échappé à son démantèlement en 1620. L'enceinte de la partie la plus ancienne de la ville encadre le château et délimite une zone déjà largement abandonnée par la population au XIVe siècle au profit de la ville basse.
Collégiale Saint-PaulC'est de cette époque que date la reconstruction générale de l'ouvrage dont les fragments sont encore visibles, tant pour la ville haute que pour la ville basse.
Le castel Sainte-Claire est le premier des édifices qui, à partir du milieu du XIXe siècle, ont réinvesti les espaces vacants de la vieille ville. C'est une villa bâtie dans un style roman de fantaisie par Olivier Voutier, le découvreur de la Vénus de Milo. Par la suite, l'écrivain américain Edith Wharton y résida de 1927 à 1937 alors que Robert Mallet-Stevens et de nombreux autres artistes oeuvraient, au clos Saint-Bernard, pour Charles de Noailles.
Située 2, avenue Jean-Natte, cette villa fut construite en 1881 par l'architecte Pierre Chapoulart pour l'industriel Alexis Godillot. Elle était destinée à la fois aux réceptions données par l'industriel mais aussi à la location aux hivernants.
Située 714, avenue de la Font des Horts, cette villa d'inspiration palladienne fut construite par l'architecte Victor Trotobas pour la baronne de Prailly, en 1857. Elle est agrémentée d'un arboretum exotique, d'une chapelle qui date de la même époque. Elle fut la propriété de l'écrivain Paul Bourget qui y reçut de nombreuses personnalités entre 1896 et 1935. Elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1976.
Catholiques:
Protestants:
Livres dont l'action se passe à Hyères
12 146 élèves pour la commune qui est dans l'académie de Nice.
Construction historique, sociale et économique toujours en fonction. Edifié vers 1450, il est à l'origine du formidable essor qu'a connu la ville depuis. En Provence on dit "l'aïgue è d'oro"(l'eau est Or), On peut par cette expression mesurer l'importance apporté par cet édifice au fil des siècles. Le béal à géographiquement marqué la ville. Façonnant au gré de son parcours les rues et carrefours.
Pour exemple, on peut mentionner,le partage des eaux du canal de fuite du dernier moulin (rue Brest).
Rue des PorchesEn créant une diffusion de l'eau en "patte d'oie", il a engendré la place Lefebvre.
L'association des arrosants du canal Jean Natte gère avec la mairie son fonctionnement.
Peintures fin XVIIIe et XIXe siècle françaises et étrangères. Collections d'archéologie du site d'Olbia, sculptures du XIXe siècle.
Construction en 1834 du théâtre Denis sur l'initiative d' Alphonse Denis et d'autres actionnaires. En 1848, ce théâtre devient la propriété d'Alphonse Denis. En 1879, il est racheté par la municipalité ; il fera l'objet d'importants travaux en 1881, 1932,1933,1935 et 1956.
Devenue depuis juin 2005 une médiathèque en lieu et place de l'ancienne recette des impôts, place Théodore-Lefebvre.
Plusieurs personnalités sont nées à Hyères dont la plus célèbre est certainement Jean-Baptiste Massillon (voir la catégorie: Naissance à Hyères)
Dès 1760, Hyères va devenir une station hivernale de renom auprès des Anglais avec en particulier les séjours du prince de Galles le futur roi d'Angleterre Georges IV en 1788 et 1789. De nombreuses personnalités y séjourneront ou s'y fixeront attirées par son climat. La colonie anglaise sera très importante et la ville possèdera jusqu'à trois églises anglicanes. Cette présence britannique culminera avec la venue de la reine Victoria en 1892.
En 1791, Charlotte Turner Smith publie son roman Celestina qui se passe à Hyères. Le docteur anglais Edwin Lee publie en 1857 un livre sur les vertus de son climat et en novembre 1880 Alphonse Smith publie The Garden of Hyères
En 1883, Robert Louis Stevenson vint à Hyères et y séjourna pendant deux années et il écrivit :" Je ne fus qu'heureux à Hyères". D'autres écrivains célèbres y habitèrent également comme Jules Michelet qui y décéda en 1874, Joseph Conrad ou Léon Tolstoï dont le frère décéda et fut enterré à Hyères, tout comme Saint-John Perse (Alexis Léger), enterré au cimetière de Giens. D'autres y possédèrent une maison comme Edith Wharton ou Paul Bourget.
De nombreuses personnalités y séjournèrent également comme Nicolae Bălcescu ou Paul Taffanel qui vint à la villa Espérance, conçue par son beau-frère Marcel Deslignières en 1884. Le peintre Giulio Vittini, dont quelques oeuvres sont toujours visible en Mairie et au musée .
Les personnalités nées à Hyères :
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