48°44′32″N 02°13′34″E / 48.74222, 2.22611
Igny (prononcé [iɲi] ) est une commune française située à quinze kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne et la région Île-de-France.
Depuis la ferme fortifiée d’Amblainvilliers au XIIIe siècle en passant par les domaines dépendants de Vilgénis, appartenant aux familles de Vigny puis de Bourbon-Condé, Igny est, après avoir été au XIXe siècle un site important de production de fraise et bénéficié au XXe siècle de nombreux lotissements successifs, devenue une commune résidentielle de grande banlieue parisienne, mêlant massifs forestiers, centre-ville au charme rural ancien et résidences pavillonnaires récentes. Elle est connue dans le département pour organiser chaque année en décembre un festival de bande dessinée réputé.
Ses habitants sont appelés les Ignissois ou les Ignyssois.
Igny est située en Île-de-France, à l’extrême nord-ouest du département de l’Essonne, en totalité intégré à l’agglomération parisienne, au cœur de l’ancien territoire, aujourd’hui région naturelle du Hurepoix. La commune occupe un territoire approximativement rectangulaire de trois cent quatre-vingt deux hectares dans la vallée de la Bièvre et sur les contreforts est du plateau de Saclay, large de deux mille cinq cent mètres d’ouest en est et long de deux mille sept cent mètres du nord au sud. L’institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48°43'48" N et 02°13'29" E au point central de ce territoire. Plus de 60 % de ce territoire sont aujourd’hui urbanisés et construits, ne laissant que 28 % soit cent dix hectares d’espaces classés ruraux, en grande partie constitués de forêt pour près de quatre-vingt hectares et ne laissant que vingt hectares de culture. La rivière la Bièvre qui traverse ce territoire du nord au sud-est est ainsi presque totalement bordée par les espaces de vies, elle est complétée au sud du territoire par le ruisseau de Vauhallan, la rigole de Favreuse ne faisant qu’une brève boucle à l’extrême ouest du territoire. Cette implantation sur les côteaux et au creux d’une vallée implique une différence d’altitude relativement marquée sur un territoire relativement exigüe, le point culminant à cent cinquante-quatre mètres au nord-ouest n’étant distant que de quelques centaines de mètres du point le plus bas à une altitude de soixante-deux mètres à la frontière avec Massy. La commune d’Igny, presque exclusivement résidentielle, apparaît comme la transition entre l’urbanisation importante des chefs-lieux de Palaiseau et Massy et les villages agricoles de Vauhallan et Saclay. Avantage de sa situation sur le cours d’une rivière, elle est aujourd’hui traversée par trois axes majeurs, la ligne de grande ceinture empruntée par la ligne C du RER d'Île-de-France et les routes départementales 444 et 117, au croisement de ces dernières avec la RD 60. Plusieurs quartiers constituent actuellement les espaces d’habitation, dont certains comme le Pileu ou Amblainvilliers sont partagés avec les communes voisines de Palaiseau, Massy ou Verrières-le-Buisson.
Excentrée à l’extrême nord-ouest du département, Igny est située à quinze kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, vingt kilomètres au nord-ouest d’Évry, trois kilomètres au nord-ouest de Palaiseau, vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, trente-cinq kilomètres au nord-est d’Étampes, douze kilomètres au nord-ouest de Montlhéry, dix-sept kilomètres au nord-ouest d’Arpajon, vingt-huit kilomètres au nord-est de Dourdan, trente kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, quarante-deux kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt et seulement dix kilomètres au sud-est du chef-lieu yvelinois Versailles et cinq kilomètres au sud-ouest du chef-lieu alto-séquanais Antony. La commune est en outre située à deux cent quatre-vingts dix-huit kilomètres au nord-ouest de son homonyme Igny dans la Haute-Saône et cent treize kilomètres au sud-ouest d’Igny-Comblizy dans la Marne.
À l’est, la rivière la Bièvre forme une frontière naturelle avec la commune voisine de Verrières-le-Buisson, elle est rejointe à la frontière avec Massy par son affluent le ruisseau de Vauhallan qui descend du plateau de Saclay qui traverse le sud de la commune en formant pour partie une frontière naturelle avec Palaiseau. Sur le plateau à l’ouest du territoire communal circule aussi la rigole de Favreuse, canal artificiel d’irrigation et de drainage des eaux de pluie. À l’extrême nord de la commune subsistent un étang au lieu-dit « Les Damoiseaux » et un petit lac en contrebas de la forêt de Verrières.
Igny est implantée à l’extrémité est du plateau de Saclay dans la vallée de la Bièvre. Le territoire s’étage ainsi entre cent cinquante-quatre mètres d’altitude à l’ouest sur le plateau dans le bois communal des Brûlis et soixante-deux mètres d’altitude au sud-est sur les berges de la rivière à proximité du parc du château de Vilgénis et de la confluence avec le ruisseau de Vauhallan. Des bornes géodésiques matérialisent certains points de la commune, dont une avenue Jean Moulin à soixante neuf mètres, une en centre-ville à proximité de la voie ferrée à soixante-et-onze mètres. Comme l’ensemble de l’Île-de-France, le terrain est constitué de couches successives caractéristiques du bassin parisien, sur les hauteurs, du sable de Fontainebleau et de la meulière, puis des couches de marne mêlées de gypse, du calcaire et enfin de l’argile, ces strates étant mises à nues dans la vallée par l’érosion de la rivière.
Igny est limitrophe au sud du chef-lieu de canton et d’arrondissement Palaiseau, en partie séparé par la frontière naturelle du ruisseau de Vauhallan, qui prend sa source dans la commune voisine au sud-ouest, Vauhallan. Cette même commune est en partie séparée par la rigole de Favreuse qui traverse l’ouest du territoire Ignissois avant d’atteindre la commune voisine à l’ouest et au nord-ouest, Bièvres. Cette commune pris son nom de la rivière la Bièvre qui matérialise la frontière avec la commune voisine de Verrières-le-Buisson au nord et au nord-est, puis avec Massy à l’est et au sud-est dans le parc du château de Vilgénis.
Igny, située en Île-de-France, bénéficie d’un climat océanique dégradé. En moyenne, la température relevée s’établit à 10,8°C avec une maximale de 15,2°C et une minimale de 6,4°C. La température réelle maximale intervient en juillet avec 24,5°C et la minimale en janvier avec 0,7°C. Elle se distingue de Paris par un écart constant de température de -2 °C, qui s’explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L’influence du climat continental engendre des records extrêmes avec -19,6°C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2°C le juillet 1952. L’ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l’année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 598,3 millimètres de pluie. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002,.Igny étant implantée dans la vallée de la Bièvre, elle est traversée par trois axes suivant le cours de la rivière dans la vallée. Le plus important est la ligne de Grande Ceinture qui parcourt la commune du sud-ouest au nord dans sa portion entre Massy et Versailles, aujourd’hui empruntée par la ligne C du RER d'Île-de-France avec une station dans la commune, la gare d'Igny. Le territoire communal est aussi parcourue du nord au sud-est par deux axes routiers importants, la route départementale 444 qui assure la jonction entre la route nationale 118 à Bièvres et l’autoroute A10 à Massy et en parallèle, la route départementale 117 qui démarre à Bièvres et traverse tout le département vers le sud-est. Le centre-ville est installé à l’intersection de ces deux routes majeures et d’une autre réservée au trafic local, la route départementale 60 qui entre par l’est en provenance de Verrières-le-Buisson et quitte le territoire à l’ouest vers Vauhallan.
En plus de ces infrastructures routières et ferroviaires, s’ajoutent plusieurs lignes d’autobus qui disposent d’arrêts dans la commune, dont trois lignes de bus RATP, la 294 au départ de la gare et à destination de la station de métro Châtillon - Montrouge, la 495 entre la gare de Massy - Palaiseau et le centre commercial Vélizy 2 et la 496 entre la gare de Massy - Palaiseau et la mairie de Vauhallan. En outre, la commune est située à seulement dix kilomètres au nord-ouest de l’aéroport Paris-Orly, trente-huit kilomètres au sud-ouest de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, l’aviation d'affaires étant dirigée vers l’aéroport de Toussus-le-Noble distant de huit kilomètres à l’ouest.
Outre le centre-ville qui correspond au cœur historique de la commune, l’urbanisation de la commune a créé plusieurs quartiers, dont celui partagé avec Massy et Palaiseau appelé le Pileu. À l’extrême nord du territoire se trouve le quartier résidentiel du Bas Igny, dominé par la le lieu-dit Les Brûlis, au-delà de la voie ferrée est installée la prairie d’Amblainvilliers et le quartier homonyme commun avec Verrières-le-Buisson puis le lieu-dit Vilgénis, du nom de l’ancien domaine du château, aujourd’hui urbanisé par le quartier du Parc des Érables et le hameau de Gommonvilliers à la frontière avec Massy. La voie ferrée et la voie rapide le sépare de la zone d'activités de La Sablière et du hameau du Marché Palu. Au sud-ouest, à la frontière avec Vauhallan est installé le quartier pavillonnaire du Beausite, dominé par le lieu-dit La Normandie, commun avec la ville voisine. À l’ouest du centre-ville à l’intersection des RD 444 et RD 60 se trouve le dernier quartier dit du Versoir dominé au nord-ouest par les Bois Brûlés.
Le nom de la commune est dérivé du mot latin ignis signifiant le feu, désignant un lieu ayant subi un important incendie, étymologie corroborée par l’appellation des bois communaux Brûlis et Brûlés au nord-ouest du territoire. La première mention écrite du lieu intervint au début du XIIIe siècle dans un cartulaire de Philippe Auguste sous le nom de Rivus de Ignaco. Une autre étymologie tendrait à privilégier la thèse d’une propriétaire terrien gallo-romain nommé Ennius ou Enius qui aurait donné au lieu l’appellation d’Igniacum.
Une hypothèse d’étymologie du lieu ferait remonter l’existence du domaine à un propriétaire terrien gallo-romain du nom d’Ennius ou Enius. Cependant, aucune trace ni aucun vestige ne subsiste sur le territoire au-delà de la sépulture du curé Jean du XIIe siècle, attestant toutefois de la constitution d’une paroisse dès cette époque. En 1180, un seigneur d’Igny, Pierre de Munelles assura durant deux mois la garde du château de Montlhéry. La première mention certaine du lieu intervint au XIIIe siècle dans un cartulaire de Philippe Auguste sous la dénomination de Rivus de Ignaco.
Au XIIIe siècle fut construite la tour de guet qui constitue aujourd’hui le clocher de l’église Saint-Pierre, en complément de l’édification de la ferme fortifiée d’Amblainvilliers. La présence de ces édifices à la fois agricoles et de défense entraina la ruine du domaine lors de la guerre de Cent Ans, la région fut ravagée par les Anglais, qui s’emparèrent du lieu en 1358. Au XIVe siècle, un autre curé du lieu prénommé Guillaume devint seigneur de Gommonvilliers.
C’est la famille Du Puys qui reconstruisit les domaines d’Igny et Gommonvilliers. Entre le XVe et le XVIe siècle, le village fut repeuplé par l’immigration bretonne dont est issue une des familles illustre du lieu, les Vigny qui dirigea le domaine entre 1579 et 1651. En 1584, l’artiste peintre Éloy Le Mannier vint finir ses jours à Igny. En 1610, le seigneur François de Vigny fut mortellement blessé dans un affrontement avec les paysans du lieu sur le pont Monseigneur sur la rigole de Favreuse.
Cependant, à partir de 1580, le domaine fut rattaché au château de Vilgénis puis vendu en 1648 à Pierre d’Albertas qui laissa à son neveu, ce dernier le vendit au magistrat et homme d'affaires Claude Glucq des Gobelins. Vendu en 1744 à Élisabeth-Alexandrine de Bourbon-Condé, les domaines revinrent par héritage au prince Louis V Joseph de Bourbon-Condé, contraint rapidement à l’exil.
La Révolution française entraîna la division en parcelles des domaines, exception faite de la vaste ferme de Gommonvilliers qui se spécialisa dès 1850 dans culture de la fraise. En 1822, les héritiers Condé vendirent les bois et terres à des rentiers et propriétaires fonciers. En 1844, l’abbé Mullois fondit l’orphelinat dans l’ancienne ferme Formé et le donne en 1862 à l’institution Saint-Nicolas des Frères Lasalliens. En 1883 fut achevée la voie ferrée de la ligne de Grande Ceinture, facilitant le transport de voyageurs et des marchandises. À cette époque, des artistes vinrent séjourner dans la vallée de la Bièvre, dont à Igny Jean-Baptiste Corot, Antoine Chintreuil et Léopold Desbrosses.
En 1904 fut organisé le premier lotissement sur le plateau du Pileu alors que les guinguettes s’installaient sur les rives de la Bièvre. En 1920 fut créée une société à participation d’épargne pour organiser l’accession à la propriété. En 1931, la commune acquit l’ancienne maison-Dieu pour y installer l’hôtel de ville et une salle des fêtes. La seconde moitié du XXe siècle vit la construction de nombreux quartiers pavillonnaires et de quelques logements collectifs, dont la résidence des Trois Arpents, première barre d’immeuble construite dans la commune,.
Le 17 février 1950, l’église Saint-Pierre fut inscrite aux monuments historiques. En 1958, pour accompagner l’accroissement de population fut inaugurée l’église Saint-Jean-Bosco. Le 14 mai 1967, la commune se liait dans une association de jumelage avec la ville allemande de Lövenich, suivit le 22 mai 1976 par le jumelage avec la ville anglaise de Crewkerne. En 1967 aussi fut rénovée l’église paroissiale
Le premier recensement des personnes intervenu en 1793 permit de décompter à Igny cinq cent cinq habitants. La commune entama une forte croissance pour dépasser les six cent âmes la première année du XIXe siècle, croissance qui se poursuivit malgré une très légère chute cinq ans plus tard, elle comptait sept cent résidents en 1836 mais seulement cinq cent quatre-vingt douze en 1851. La croissance reprit fortement pour atteindre huit cent deux habitants vingt ans plus tard et dépasser le cap des mille cent résidents en 1876. L’arrivée à partir de 1883 de la ligne de Grande Ceinture permit la persistance de cette progression, la commune passant à mille quatre cent vingt-trois habitants en 1891 en mille six cent dix-neuf au tout début du XXe siècle. Toutefois, une chute intervint entre 1906 et 1911, la commune perdant deux cent soixante personnes en seulement cinq ans, difficilement retrouvés en partie à cause des pertes de la première Guerre mondiale. L’entre-deux guerre permit toutefois à la commune de dépasser le cap des deux mille résidents en 1926 puis celui des trois mille en 1931. Une progression plus rapide encore s’engagea dans la seconde moitié du XXe siècle, partant de trois mille sept cent dix habitants en 1946, atteignant plus de quatre mille neuf cent personnes en 1954, cinq mille cinq cent en 1962, près de sept mille huit cent en 1968 et dépassant le neuf mille cent résidents en 1975. Les trente dernières années virent une croissance plus mesurée, la commune n’atteignant que dix mille cent quatre vingt-quatre habitants lors du recensement intervenus en 2006. L’immigration ne compte que pour une petite proportion dans cette croissance relativement rapide puisque seulement 4,1 % des habitants d’Igny étaient de nationalité étrangère en 1999, avec cependant deux communautés importantes, les Algériens qui représentaient 22,6 % des étrangers et les Portugais 15,5 %, suivis par les Italiens pour 7,9 %, les Marocains pour 7,1 %, les Tunisiens pour 5,7 %, les Espagnols pour 3,7 % et les Turques pour 0,9 %.
L’analyse comparée des pyramides des âges d’Igny et du département en 2006 laisse apparaître une répartition relativement différente de la population. Ainsi, à Igny, les personnes séniors sont légèrement plus représentées que dans le reste du département avec 0,2 à 0,4 % % de plus nés entre 1917 et 1931 et 4 % de plus pour les habitants nés entre 1932 et 1946. La tendance ne s’inverse qu’à partir de l’année de naissance 1977 jusqu’en 1991 où logiquement, les résidents de cette tranche d’âges sont moins représentées à Igny avec régulièrement 2 à 3 % de moins pour les hommes comme pour les femmes. Ainsi, en 1999, seulement 30,5 % de la population communale était âgée de moins de vingt-cinq ans, légèrement moins que dans les deux communes voisines de Palaiseau et Massy.
La commune d’Igny est implantée dans le département de l’Essonne et l’arrondissement de Palaiseau. Elle est intégrée au canton de Palaiseau représenté par le conseiller général Claire Robillard (PS) et rattachée à la sixième circonscription de l'Essonne représentée par le député et maire de Palaiseau François Lamy (PS). Le maire actuel est Françoise Ribière (PS), elle préside le conseil municipal composé de vingt-neuf élus dont vingt-deux pour la majorité divers gauche et sept pour l’opposition UMP. Le maire est assisté par huit adjoints et huit conseillers municipaux délégués. La municipalité a en outre mis en place un conseil municipal des enfants et quatre conseils de quartier pour Vilgénis, La Ferme, Le Plateau et le Pileu et Le Bourg et Les Sablons. L’Insee lui attribue le code 91 3 22 312 et la Poste le code postal 91430.
En 2008, la commune disposait d’un budget de 15 710 000 euros dont 12 132 000 euros de fonctionnement et 3 578 000 d’investissement, financés pour 45,69 par les impôts locaux, cette même année, la commune était endettée à hauteur de 6 904 000 euros. En 2008, les taux d’impositions s’élevaient à 15,64 % pour la taxe d'habitation, 25,44 % et 103,02 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 15,69 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité. En 2009, la commune disposait sur son territoire de sept cent trente-huit logements sociaux HLM gérés par quatre sociétés de bailleurs de fonds, soit 19 % du total du parc communal, la commune respectant presque les préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.
Dans le cadre de l’intercommunalité, la commune adhère à la communauté d'agglomération du plateau de Saclay qui rassemble dix communes et qui dispose des prérogatives pour le développement économique et l’aménagement du territoire, au syndicat des eaux d’Île-de-France, au syndicat d’aménagement de la vallée de la Bièvre (SIAVB), au syndicat intercommunal des ordures ménagères (SIOM), au syndicat intercommunal pour l’enfance inadaptée (SIEI). Elle dispose d’un centre communal d'action sociale. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables Ignissois au tribunal d’instance de Palaiseau, au conseil de prud’hommes de Longjumeau, aux tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry et à la cour d'appel de Paris.
Trente-quatre maires se sont succédé à la tête de la commune depuis l’élection du premier en 1790 :
L’analyse des résultats électoraux des derniers scrutins nationaux et locaux montre que les électeurs d’Igny suivent globalement les tendances nationales avec une propension au vote de droite en se démarquant fortement des électeurs de l’ensemble du canton de Palaiseau et de la sixième circonscription. Ainsi, lors des derniers scrutins de 2008, ils ont placé en tête le candidat de la majorité présidentielle, à l’encontre du choix des électeurs de Palaiseau qui donnait dans cette commune 58,93 % des suffrages à la candidate socialiste, lui assurant ainsi 56,45 % des voix sur l’ensemble du canton. Cependant, la même année, les Ignissois renouvelaient leur confiance au maire sortant socialiste, au détriment du candidat UMP. L’année précédente, de la même façon, les électeurs choisirent les candidats UMP pour la présidentielle dès le premier tour et accordait 53,52 % des suffrages à la candidate Véronique Carantois UMP alors que la sixième circonscription choisissait le député sortant socialiste François Lamy à 52,64 %, reproduisant ainsi la situation de 2002 où, là aussi Véronique Carantois était arrivée en tête à Igny mais fut devancée dans la circonscription. Cette même année, un fort rejet du candidat frontiste apparu, avec plus de cinq points de plus accordés au candidat Jacques Chirac qui était déjà arrivé en tête au premier tour mais suivit par le candidat Lionel Jospin. En 2004, les électeurs de la commune suivirent les choix nationaux en accordant la majorité aux candidats socialistes aux élections européennes et régionales. Mais 2005 vit une forte distinction entre les résultats communaux et nationaux lors du référendum sur la constitution européenne, les Ignissois approuvant à 58,58 % le Traité de Rome de 2004 avec une forte participation à 74,77 % alors que l’ensemble des français le rejetaient à 54,67 % avec une participation moindre, les Ignissois suivant ainsi leur choix de 1992 où ils avaient approuvés à 57,45 % le Traité de Maastricht avec une participation forte de 75,50 %.
Les établissements scolaires de la commune dépendent de l’académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire de l’école maternelle Charles Perrault, de l’école élémentaire Jules Ferry et des écoles primaires Jean-Baptiste Corot et Frédéric Joliot-Curie. Elle accueille aussi sur son territoire le collège Émile Zola, les élèves poursuivent ensuite leurs études dans les lycées des communes voisines de Massy ou Palaiseau. S’ajoute à cette offre éducatif publique l’école, collège, lycée avec spécialisation en enseignement agricole privé sous contrat catholique Saint-Nicolas,. La commune dispose aussi de moyens d’accueil hors périodes scolaires avec la crèche Françoise Dolto, la garderie des Lapins Bleus, une crèche collective, une crèche familiale, un jardin d’éveil et le centre de loisirs Jules Verne. La fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) est représentée dans chacun des établissements.
Aucun établissement de santé n’est implanté dans la commune. L’hôpital privé Jacques Cartier de Massy assure le traitement des urgences et pathologies spécifiques. Cinq médecins, six chirurgiens-dentistes exercent dans la commune et quatre pharmacies sont installées à Igny.
Deux agences postales sont implantées dans la commune dans le bourg et à Gommonvilliers. La sécurité des biens et personnes est assurée par la compagnie de gendarmerie nationale de Palaiseau et le centre de secours de Massy.
La commune d’Igny dispose sur son territoire de divers lieux d’accès à la culture. Le plus important est la bibliothèque Pierre Seghers, complétée par le centre culturel municipal proposant des expositions et spectacles, par la maison des jeunes et de la culture Jean Vilar et par l’école municipale de musique et de danse. Vingt-six associations participent à l’animation culturelle de la commune. Igny organise aussi chaque année depuis 2003 en décembre un festival de bande dessinée.
La commune dispose de plusieurs installations à caractère sportif dont le centre sportif des Bois Brûlés disposant d’un terrain de football d’honneur et d’un terrain en sable, du stade Jean Moulin avec un terrain de football stabilisé et d’un terrain de tennis, du complexe sportif évolutif couvert Marcel Cerdan, du gymnase Saint-Exupéry des Tennis des Ruchères avec quatre courts en terre battue et un court couvert, des terrains de proximité Charles Perrault et Normandie, du skatepark et du boulodrome Mathurin Allenou. Dix sept Association loi de 1901 organisent la pratique sportive dans la commune. La commune organise chaque année en juin une Fête du Sport.
La paroisse catholique d’Igny est rattachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes et au secteur pastoral de Palaiseau. Elle dispose sur son territoire des églises Saint-Pierre dans le bourg et Saint-Jean-Bosco à Gommonvilliers. Une chapelle Saint-Nicolas est implantée dans l’enceinte de l’école privée catholique lasallienne.
La commune est située dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à la nouvelle Télif. L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM. La commune d’Igny est en outre un des membres fondateurs de la chaîne de télévision Téléssonne.
Igny est intégrée par l’Insee à la zone d’emploi de Boulogne-Billancourt qui regroupe vingt-huit communes et 820 003 habitants en 1999, les Ignissois comptant pour 1,14 % du total. Cette même année, la population active municipale représentait 4 461 personnes et seulement 6,8 % d’entre elles étaient au chômage, chiffre porté à 7,5 % en 2004. Mille deux cent d’entre elle relevait de la catégorie socio-professionnelle des cadres, suivis de près par les professions intermédiaires, 89 % de cette population exerçant un emploi salarié. Malgré la présence d’un lycée horticole dans la commune et de quelques espaces agricoles, plus aucun agriculteur ne réside dans la commune, alors qu’elle disposait encore en 1988 de quatre exploitations sur vingt-et-un hectares. En 2006, trois cent quatre-vingt seize établissements étaient installés dans la commune dont 64 % étaient actifs dans le secteur des services et douze d’entre elles relevaient de la fonction publique. Un seul hôtel est installé dans la commune, disposant de soixante-douze chambres classées deux étoiles. Depuis novembre 2005, la commune est au cœur de l’opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Deux marchés distincts se tiennent dans la commune, les jeudis et dimanches à Gommonvilliers et les mercredis et samedis en centre-ville.
En 2006, le revenu net imposable moyen par foyer s’élevait à 34 686 et 74 % des dits foyers étaient imposables. Cette même année, 65 % de la population était propriétaire de son logement, des pavillons dans 65 % des cas comprenant pour un tiers plus de cinq pièces. Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 26 696 euros, ce qui plaçait Igny au deux cent trente-neuvième rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages en métropole et au vingt-deuxième rang départemental.
Implantée dans la vallée de la Bièvre, Igny dispose d’un milieu naturel relativement préservé. Un vaste bois communal est planté au nord-ouest, les Bois Brûlés qui occupent soixante-six hectares, complétés au sud-ouest par La Normandie qui occupe dix-sept hectares, partie intégrante de la forêt de Palaiseau. Deux squares accueillent les habitants, l’un aux Brûlis et l’autre aux Érables. Le sentier de grande randonnée GR 655 passe à l’extrême nord-ouest de la commune en bordure des Bois Brûlés. En centre-ville, le lycée horticole Saint-Nicolas dispose de vastes espaces de culture sous serres.
Commune longtemps rurale et aujourd’hui totalement intégrée à l’agglomération parisienne, Igny ne dispose pas de monuments architecturaux remarquables. Le seul édifice recensé aux monuments historiques est l’église Saint-Pierre du XIIIe siècle, modifiée au XVe siècle et inscrite le 17 février 1950. L’hôtel de ville est aujourd’hui installé dans un bâtiment du XVIe siècle et XVIIIe siècle, la chapelle Saint-Nicolas date elle du XIXe siècle et le pont Monseigneur sur la rigole de Favreuse date du XVIe siècle.
Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Igny :
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