Issoudun est une commune française située dans le département de l'Indre et la région Centre.
La commune est située dans l'est du département à la limite avec le département du Cher.
Elle est située dans l'espace naturel de la Champagne berrichonne.
La commune est traversée du Sud au Nord par la Théols.
Les agglomérations voisines :
Les grandes communes :
La commune est desservie la route nationale N151 ainsi que par les routes départementales D8 - D9 - D16 - D19 - D68 - D82 - D131 - D918 - D960.
La commune possède sa propre gare SNCF.
La commune est desservie par :
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre situé à environ 27 km.
La commune possède un poste source sur son territoire.
Située à mi-chemin de Bourges et de Châteauroux, la cité gauloise d’Uxeldunum, détruite à l'approche de César et reconstruite par ce dernier est un site occupé depuis l’Antiquité sans discontinuité.
Au XIe siècle, les seigneurs d’Issoudun frappaient leur propre monnaie. À la fin du XIIe siècle, avec l’extinction de la famille des seigneurs de Châteauroux-Déols, lssoudun, comme leur héritière Denise de Déols, est ballotée entre les royaumes de France et d’Angleterre : française au traité d'Azay-le-Rideau (1189), anglaise en 1195 au traité du Gaillon, Issoudun échoit à Philippe Auguste en 1200 au traité du Goulet.
Le développement de la ville entraîne l’installation d’un couvent de franciscains (les cordeliers) dans la première moitié du XIIIe siècle.
Seconde ville du Berry à la Révolution, le choix de Châteauroux comme préfecture du nouveau département de l’Indre, lui est fatale.
Pendant la Deuxième République, Issoudun est une des villes les plus favorables au nouveau régime et aux idées de progrès. Dès son élection, le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte (futur Napoléon III) fait arrêter les membres des sociétés dites « secrètes » et qui s’étaient donné pour mission de répandre ces idées et d’acquérir le peuple à la République sociale. Les principaux membres de La Solidarité républicaine (120 membres) sont condamnés à la prison ferme et privés de droits civiques pour deux ans (dont Lecherbonnier, père du futur maire) en juin 1849, et finalement emprisonnés après l’appel en novembre. L’agitation est permanente jusqu’au coup d'État du 2 décembre 1851, parfois dispersée par la troupe, et la garde nationale bourgeoise dissoute car trop inactive.
La nouvelle du coup d’État est connue dans la journée du 2 par les officiels, mais ne se répand que le 3. Les républicains s’assemblent, manifestent (1500 à 1800 personnes), mais, en l’absence de certitudes, n’agissent pas pour se rendre maître des bâtiments officiels. La nouvelle de la défaite des républicains de Paris arrive le soir du 4, et le dernier rassemblement a lieu le 6. Les deux compagnies du 23e léger n’ont donc pas à intervenir. La répression commence ensuite, avec 23 arrestations pour la seule ville d’Issoudun, pendant que le pouvoir s’installe : la devise Liberté-Égalité-Fraternité est effacée des bâtiments publics. Douze cabarets populaires et suspects sont fermés en janvier 1852. L’un des prisonniers se pend en cellule ; en mai, trois des défenseurs de la République sont déportés en Algérie. Le libraire Châtelin, jeune père, libéré au bout de deux mois, préfère s’exiler à Londres, où ses travaux de relieurs sont officiellement récompensés. Enfin, un élève issoldunois aux idées trop avancées de l’École normale de Châteauroux est exclu de l’établissement, le gouvernement de l’Empire autoritaire surveillant tout particulièrement les instituteurs ; de la même façon, l’instituteur du village des Bordes, Nicolas Florent, particulièrement apprécié de la population, donnant des cours du soir, auparavant récompensé par l’Inspection académique, est démis dès le 22 décembre.
L’opposition ne désarme pas, même si on ne peut relever les premières années de l’Empire que quelques condamnations pour cris séditieux. L’attentat d'Orsini, en janvier 1858, entraîne sept nouvelles arrestations d’opposants, certains sont déportés en Algérie.
Depuis la fin du XIXe siècle, Issoudun est un centre important de dévotion et de Pèlerinage à la Vierge Marie . Elle est appelée la ville de Notre-Dame du Sacré-Cœur.
Blason des Lusignan, seigneurs d'Issoudun.Depuis 1950, la région d'Issoudun accueille un centre émetteur radio en ondes courtes qui permet de diffuser les programmes de Radio France Internationale vers l'étranger.
Pour plus d'informations sur le centre émetteur en ondes courtes, allez sur émetteur d'Issoudun.
Le site ondes courtes de TDF se situe précisément sur la commune de St-Aoustrille à quelques kilomètres d'Issoudun. À proximité immédiate du Centre E de TDF se situe la base de maintenance dont une partie du bâtiment est une grande salle d'exposition de l'association ACHDR (Association du centre historique de la diffusion radiophonique). Le but de l'ACHDR est de conserver les anciens équipements de radiodiffusion de la RTF et de l'ORTF dans le cadre du patrimoine français de la radiodiffusion nationale et internationale. La salle d'exposition n'est pas ouverte au public actuellement pour des raisons de sécurité. L'accueil est pour le moment possible uniquement au cas par cas avec l'accord du président de l'association et de la direction de TDF (la zone est en accès restrictif). Toute prise photographique est autorisée uniquement à l'intérieur de la salle d'exposition. Sinon lorsque l'on est à l'extérieur des bâtiments, seules les photographies prises depuis le domaine public sont autorisées.
« N'en déplaise à Paris, Issoudun est une des plus vieilles villes de France » (Balzac).
Son tissu industriel se compose de quelques grosses entreprises, comme SICMA (Aéronautique) groupe ZODIAC, Vivarte, Louis Vuitton, et d'une multitude de PME. La multinationale mexicaine de matériaux de construction, Cemex, y possède une unité de béton prêt à l'emploi.
Sur les autres projets Wikimédia :
Services de mobilité locale :