| Château de Palteau | Vrin |
Joigny est une commune française située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne.
Ses habitants sont appelés les Joviniens ou les Maillotins.
La ville de Joigny est située au centre du département de l'Yonne, à 27km au nord d'Auxerre, 30km au sud de Sens, 75km à l'ouest de Troyes et à 147km au sud-est de Paris, sur les bords de l'Yonne (rivière) en Bourgogne.
Le site est occupé à la période néolithique, toutefois, la ville actuelle est fondée pendant l'époque romaine par Flavius Jovinius général de la cavalerie romaine (Joviniacum en latin). Puis durant l'époque mérovingienne, c'est la construction d'une place forte à la fin du Xe siècle par Raynard le vieux, comte de Sens, qui marquera la naissance de la ville actuelle, fondée officiellement en 996. Un incendie ravagea la ville en 1530, n'épargnant que peu de maisons de bois (parmi lesquelles la maison de l' arbre de Jessé).
Jusqu'à la Révolution, la ville était pourtant en Champagne : le comte de Joigny était le premier pair de cette province. La ville primitive fut construite sur un promontoire de la cuesta du plateau d'Othe, dominant la large rivière, qui servait à la fois de protection et de voie de communication. Son pont, sa riche vallée propice aux pâturages et à la culture tant vivrière que céréalière, et sa situation stratégique furent à l'origine de sa richesse, notamment grâce à la culture de la vigne sur les coteaux calcaires (au moins jusqu'à l'apparition du phylloxera).
Sur le plateau, la vaste forêt d'Othe, qui occupe les deux-tiers de la surface de la commune, permit la construction des maisons à pans de bois dont la ville s'enorgueillit encore; l'écorce des chênes fournit le tan nécessaire aux nombreuses tanneries - elles comptèrent jusqu'à 140 fosses - situées sur la rive gauche d'un bras du Tholon, le ru des tanneries.
Durant l'Ancien Régime, Joigny est chef-lieu de comté et siège de nombreux offices.
Lors de la Révolution française, Joigny devient chef -lieu de district puis sous-préfecture à la création des départements ; qualité qu'elle perd en 1926 pour n'être plus que chef-lieu de canton.
La ville a été victime des bombardements durant la Seconde Guerre mondiale. La place Saint-Jean a d'ailleurs été fortement touchée par ces bombardements tout comme la porte Saint-Jean ainsi que la maison du Bailli où la façade avant y fut soufflée. Elle fut ensuite rénovée puis rétablie monument historique comme avant guerre.
La ville accueillait depuis 1949 le 28e groupe géographique, qui est l'unique unité de géographie militaire de l'Armée de terre. Suite à la réforme de la carte militaire, cette unité est destinée à être transférée à Haguenau dans le Bas-Rhin, l'Etat soutenant en contrepartie l'activité de la commune par un plan de redynamisation d'un montant de 3 millions d'euros. La même année, le groupe Stypen, filiale de Bic, délocalise sa production en quittant Joigny pour la Seine-et-Marne
À partir de 2005, Joigny compte 10 100 habitants et 223 habitants au km².
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Histogramme(Évolution de la population de joigny - 1793-2006)Le 11 juillet 2007, la ville maillotine fut l'hôte de l'arrivée de la quatrième étape du Tour de France 2007, commencée 193 km plus au nord, depuis la commune de Villers-Cotterêts. Elle a vu gagner le Norvégien Thor Hushovd lors d'un sprint exaltant devant l'Hôtel de ville, en 4 h 37 min 47 s.
La ville a aussi accueilli l'Équipe de France de football lors de son match à Auxerre face à la Géorgie comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2008. Ils ont dormi dans l'Hôtel de La Rive gauche pendant deux jours.
Église Saint-André : Dalle funéraire, XIIIe siècle, en pierre de Guillaume, comte de Joigny, il est représenté tête nue, mains jointes, les pieds appuyés sur un chien est vêtu d'une longue robe à plis serrés fixée à la taille par une ceinture. De chaque côté à ses pieds deux angelots tournés vers le gisant, Classé Monuments historiques au titre objet,1992
Dalle funéraire du XVe siècle en pierre effigie gravée d'un prêtre, Classé Monuments historiques au titre objet,1992 Elle porte l'inscription : "Ambia] nemis diocesis prior hujus ecclie de Joigny. Obüt ... virginis ... requiescat in pace Amen".
Église Saint-Jean : Groupe sculpté de 7 personnages, 1er quart du XVIe siècle, classé Monuments historiques au titre objet,1992
Tombeau d'une comtesse de Joigny pierre XIIIe siècle Provient de l'abbaye de Dilo. Il est en forme d'autel plein composé d'un sarcophage rectangulaire décoré sur sa face de quatre arcatures trilobées, reposant sur des colonnettes à chapiteaux, abritant quatre petits personnages en pied, deux hommes et deux femmes en costume du XIIIe siècle. A l'extrémité, du côté de la tête, une admirable petite figure d'homme monté dans un arbre, au pied duquel deux reptiles. La statue est couchée, les mains jointes, les pieds posant sur un chien.
Église Saint-Thibault
Statue polychrome, 4e quart du XIVe siècle, en pierre d'Etienne Porcher agenouillé, classé Monuments historiques au titre objet,1992
En 1731 un article du Mercure de France tout en les classant dans les vins de champagne explique par l'exposition des vins de la cote Saint-Jacques que ceux ci sont meilleurs que ceux d'Auxerre.
En 1807, la revue l'Epicurien français distingue parmi les vins de Joigny La côte Saint-Jacques qui "semble avoir retenu un goût de pierre à fusil des cailloux du milieux desquels s'élèvent les ceps qui le fournissent". Au XIXe siècle, la côte saint Jacques était le principal cru des vins de la ville de joigny, cultivé sur 49 hectares, cette appellation comprenait la côte saint Jacques, le haut de Saint-Jacques, les Ronces, la Croix-Guémard, le Muscadet. Le sol est calcaire mélé de silex et d'argile dans la partie haute et de carbonate de chaux dans la partie basse. Les 2/3 du cépage sont du Vérot mousseux, le reste du Pineaux (ou pinot) noir et blanc, de la Houche cendrée ou pineau gris avec de l'Epicier et du Plant de roi. Dans la première moitié du XIXe siècle le vignoble produisait 25 hectolitres par hectares, mais du fait de la concurence et de la baisse des prix les propriétaires ont cherché à améliorer la productivité en abandonnant les pineaux et en utilisant des engrais afin de produire jusqu'à 75 hectolitres par hectare et de ne fabriquer plus que des vins gris qui se gardent moins bien mais se vendent mieux à Paris.
En 1866, A Jullien décrit les vins qui viennent du pinot comme "légers, délicats et fin" avec de la "sève et un peu de bouquet" par contre les vins issus de vignes peuplées de plants communs sont plus colorés mais moins fin "mais encore de bonne qualité". Les meilleurs crus de 3e classe se nomment Saint-Thibault, aux poules, Vaux-Larnoult, les Chambugles, les Clos, les Chauffours, les Mignottes, les Madeleines. Chantepuce et sonnerosse pour des vins ordinaires de deuxième qualité. Les jaucheroys, les Gueurées, la Chaume-au-Baril, la Voie-Blanche, les Chaillos, le Petit-Tuot pour les vins ordinaires de troisième qualité.
A l'Exposition universelle de 1867 les "Côte Saint-Jacques de joigny : le Dupuis-Lermat de 1865, le virgile-Bouret de 1861, le J-B Ablan de 1861 ont obtenus une mention honorable
♦ Topographie de tous les vignobles connus, A Jullien, librairie d'agriculture et d'horticulture, Paris 1866
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