Lésigny est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France. Les habitants sont appelés Lésigniens.
Ville résidentielle, Lésigny est la 42ème commune la plus riche de France par ménage (sur 36 783 communes françaises): le revenu moyen par habitant s'élève à 39 034 € , d'après une enquête de l'INSEE pour lexpress.fr, en juin 2007.
Lésigny, situé à 22 km à l'est de Paris en lisière du département de Seine-et-Marne, est un exemple de zone péri-urbaine à l'orée du Bois Notre-Dame. 267 hectares des 2200 de la forêt du Bois Notre-Dame se trouvent sur le territoire de Lésigny.
Lésigny est traversé par le Ru de la Ménagerie, qui fixe la limite communale avec Férolles-Attilly. Le Ru se jette dans le Réveillon à la limite du territoire de la commune. Outre Férolles-Attilly, les autres communes limitrophes sont Ozoir-la-Ferrière, Pontault-Combault, Servon, Santeny et Marolles-en-Brie.
Lésigny est une commune qui comptait 375 habitants en 1968, date des mises en chantier de résidences, essentiellement pavillonnaires. Résidentiel, Lésigny n'a jamais mis en place de zone industrielle. Les principales activités économiques de la ville sont le commerce et le tourisme. Plusieurs zones commerciales de proximité et deux hôtels de luxe assurent l'essentiel de cette activité.
Deux grandes fermes (Bourbonderie et Villarceau) perpétuent la tradition agricole de la commune en exploitant encore de vastes parcelles de céréales sur le territoire communal.
La présence d'une villa gallo-romaine dans la zone dite « la Grande Romaine » laisse supposer que l'étymologie de Lésigny est due au nom du propriétaire romain Licinus qui y possédait un domaine.
L'abbaye d'Hyvernau et l'abbaye de Monthéty (1167) se partagent un temps le territoire communal, avant que l'abbaye de Monthéty, quelques décennies plus tard, ne cesse ses activités.
Vers 1170, la foire annuelle de Monthéty, dédiée à la Vierge de septembre, est instituée. Après la fermeture de l'abbaye de Monthéthy, elle passe sous l'autorité de l'abbaye d'Hyvernau. Elle connait alors une certaine importance et passe sous l'autorité, en 1797, de la commune voisine d'Ozoir-la-Ferrière.
La source « miraculeuse » dont l'eau avait depuis toujours guéri la fièvre se trouvait pourtant sur le territoire de Lésigny (confirmation du nouveau cadastre en 1809). Mais les protestations lésigniennes sont restées sans effets.
L'existence de la paroisse de Lésigny est reconnue, en 1386, avec la présence d'un curé officiant dans l'ancienne chapelle. Cette chapelle est remplacée par l'église actuelle, consacrée en 1523 par François de Poncher, évêque de Paris et fils de Louis de Poncher, secrétaire et trésorier du roi François , lequel finance la construction de cette nouvelle église, qui conserve des éléments de l'ancienne chapelle. Il achète des terres à Lésigny en 1508 et lance la construction d'un château de style Renaissance en remplacement du vieux château médiéval cerné de douves (les documents concernant l'ancien château de Lésigny n'ont pas été retrouvés).
Le château de Poncher connaît une histoire agitée. Léonora Dori l'achète en 1613. Quatre ans plus tard, après l'assassinat de son époux, Concino Concini, maréchal d'Ancre, le château est confisqué et donné à Honoré Charles d'Albert de Luynes, favori de Louis XIII. Pendant la Fronde, il est le théâtre de véritables batailles qui occasionnent de graves dégâts. Restauré en partie, il perd ses tours en 1794 avant d'être vendu comme bien national en 1798. Le château de Poncher, appelé château de Lésigny, dont le parc souffre du passage de la Francilienne, est à nouveau restauré dans les années 1960 puis dans les années 1990.
L'église de Lésigny a pendant longtemps la flèche de son clocher penchant à droite quand on considère l'édifice de face. Le clocher est redressé juste avant la Première Guerre mondiale.
Une agence postale est inaugurée en 1924 peu avant l'arrivée de l'électricité (1926). La commune abandonne son caractère purement champêtre à partir de 1968 en mettant en chantier des quartiers de zones pavillonnaires. Quatre écoles primaires (trois après fermeture de l'école de l'Orée) et un collège sont inaugurés entre 1969 et 1973. Avec la construction des nouveaux quartiers entre le village et Romaine, une nouvelle école est construite en 1989 en remplacement de celle de Grande Romaine.
L'actuel conseil municipal. Le conseil municipal compte 29 membres. 26 représentants de la liste d'Union municipale, et 3 de la liste Ensemble, plus pour Lésigny.
Lésigny dispose sur son territoire d'un parcours de golf 27 trous, de cinq terrains de football, d'un gymnase, d'une salle polyvalente, de huit courts de tennis publics, dont quatre couverts, et douze courts de tennis privés. L'Union sportive et culturelle de Lésigny, le club omnisports de la ville, regroupe presque toutes les sections sportives de Lésigny. Une autre association sportive, le Moto Club de Lésigny, dont Randy De Puniet est licencié, est domiciliée à Lésigny. Le Moto Club de Lésigny est également un actif organisateur de courses, au Circuit Carole en particulier.
Lésigny ne dispose pas d'installations permettant l'organisation de compétitions en athlétisme, ainsi qu'en natation malgré la présence de trois grandes piscines d'agrément sur le territoire de la commune (Parc, Orée et Grande-Romaine).
Le cheval tient une place importante à Lésigny avec deux haras et deux pistes de saut d'obstacles (Bourbonderie et Entre-Deux-Parcs). La promenade à cheval est très pratiquée sur le territoire de la commune.
Deux petits lacs en vallée du ru de la Ménagerie permettent de pratiquer la pêche.
L'équipe de football Poussins de Lésigny parvient en finale de la Coupe de Paris 1976, où elle perd sur le score de 0-1.
Bordé au nord par la RN 4 et au sud par la RN 19, Lésigny est traversé depuis les années 1980 par la Francilienne, qui devait à l'origine séparer la ville en deux parties.
La population se mobilise alors contre ce projet, l'émission de télévision La France défigurée traitant de ce sujet. Le projet de construction est refusé en réunion publique par le conseil municipal présidé par son maire, Jean Magne ; ce refus conduit à un conflit entre le préfet de Seine-et-Marne et les élus de la ville de Lésigny. Le conseil municipal démissionne et des élections sont alors tenues,puis le projet est soumis aux nouveaux élus. Après quelques modifications du tracé, dont le passage en souterrain à proximité du Vieux Village, le projet est accepté. La Francilienne est alors construite et elle est opérationnelle depuis début 1980.
Au niveau des transports en commun, la ligne de bus SETRA 40-12 et 40-10 et une de Bizière (003-014) desservent la commune. Le car de la Ville assure des rotations sur le territoire de la commune qui sont principalement destinées aux enfants se rendant à l'école ou sur les terrains de sports.
Une ligne à haute tension, le long du Bois Notre-Dame, et un gazoduc à haut débit traversent la commune.
Le Vieux Village briard constitue l'élément central de la commune. À l'est du Vieux Village : la Pomme Verte, le Clos Saint-Yon, la Pomme Rouge, les Jardins de Saint-Marc (quartiers les plus récents,urbanisés entre 1989, 1993), le Clos Vimont (1969), la Grande Romaine (1968-1969) et une partie du Clos de la Vigne (1970) et du Clos Prieur (1970), les autres parties étant situées sur les communes de Férolles-Attilly et d'Ozoir-la-Ferrière. À l'ouest du Vieux Village : l'Orée (1968), le Parc (1968) et Le Réveillon (ex-Ville-Jardin) (1974).
Pendant la Coupe du Monde de football 1998, l'équipe national de football du Brésil séjourne dans l'hotel du château de Grande Romaine, tout comme par la suite, d'autres équipes comme le Chelsea FC, le PSG, l'Olympique de Marseille, le RC Lens, etc.
Le clip video de « Quelque chose de Tenessee » de Johnny Hallyday, un clip de Kyo ou encore une publicité pour Bouygues Telecom ont été tournés à Lésigny.
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