La Ciotat (en occitan provençal La Ciutat selon la norme classique ou La Ciéuta selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 31 kilomètres à l'Est de Marseille. Les habitants se nomment les Ciotadens et les Ciotadennes.
Assise au fond d'une baie en croissant, la ville, adossée au Bec de l'Aigle et au Cap Canaille - point culminant de son territoire - fait face à la mer.
Autour de la ville, d'ouest en est, on trouve :
D'est en ouest:
La Ciotat et Ceyreste ne formaient qu'une même agglomération jusqu'au XVe siècle. Le nom de La Ciotat, qui vient du provençal La Ciutat / La Ciéuta, signifie simplement la cité, alors que le village de Ceyreste tire son nom du majestueux Bec de l'Aigle qui domine la ville (les Grecs anciens l'appelèrent Kitharistès, ce qui signifie le rocher. À leur tour les Romains reprirent le nom dans sa version latine Citharista, qui a donné Ceyreste).
On note une présence humaine dans les collines de La Ciotat, avec l’implantation de tribus sédentaires au néolithique final (3000 - 2000 av. J.-C.).
Le gîte d’Ellianac, abrité par la falaise de la route des Crêtes, a livré plusieurs céramiques, des silex taillés, des restes de nourriture ainsi que des sépultures. De plus, la grotte de Terrevaine a permis de mettre au jour de nombreuses sépultures collectives et quelques objets.
Organisés en tribus, les premiers habitants de La Ciotat vivent de cueillette, de chasse, de pêche, mais aussi d’élevage et d’agriculture.
Les cuestas de calcaire et les falaises ont livré de nombreuses traces de fréquentations humaines, en particulier à l’Abri de la Marcouline, à Cassis (-9000 ans), au pied du Cap Canaille à la Baume Noire et à l’Abri d’Ellianac. Plus près de La Ciotat, la Grotte de Terrevaine est considérée comme la plus importante sépulture énéolithique de la Basse Provence.
Les abris du Cirque de Mallombre ont certainement servi de repaire à l’Homme primitif ; la Grotte de Fardeloup a livré au début du siècle des pointes de flèches. Les abords du stade de l’Abeille ont révélé des éclats de silex taillés et un fragment de hache. A savoir : en 1983, un étroit boyau (Grotte du Clou) livre aux membres du Spéléo-Club de La Ciotat une alêne de l’âge de bronze : premier objet métallique pour la préhistoire ciotadenne.
Néanmoins, l'installation du premier établissement sur la route maritime des navigateurs antiques remonte au Ve siècle avant J.C.
À cette époque, la ville acquiert une grande prospérité grâce à la pêche et au commerce. L'activité du port contribue au développement économique de la cité.
La ville apparaît comme un modeste hameau de 200 habitants dépendant de Ceyreste. Les moines détiennent alors un pouvoir considérable sur le territoire.
En plein essor économique, grâce à son trafic maritime, le bourg de La Ciotat marqua peu à peu sa volonté d’autonomie.
En 1429, de graves querelles concernant la garde des terres « communes » éclatèrent entre La Ciotat et Ceyreste. Les délégués des deux communautés trouvèrent alors une solution : le partage du territoire de Ceyreste, scindé en deux communautés distinctes et indépendantes.
Dès lors, La Ciotat se développe rapidement : elle construit son Fort Béroard, ses remparts, son église et géra son propre commerce. Des familles italiennes originaires de Gênes s'installent. La Ciotat compte bientôt 10 000 habitants.
L'épidémie de peste, qui ravage la Provence en 1720, épargne toutefois La Ciotat grâce au courage et à l'organisation des Ciotadens.
Afin de se protéger du fléau, la cité ferme ses portes aux étrangers. Lorsque les troupes de la garnison de Marseille veulent se réfugier en ville, ce sont les Ciotadennes qui les en empêchent.
Le port de la ville se transforme alors en entrepôt de commerce : les subsistances et surtout le blé, à destination de Marseille et de la Provence, transitent alors par la ville, préservant ainsi la région de la famine.
La période révolutionnaire s’amorce à La Ciotat en 1789 avec la réunion du Conseil général des chefs de famille.
En 1800, la rébellion s’essouffle progressivement avec la nomination du nouveau maire de La Ciotat, Bernardin Ramel, par le premier consul Bonaparte. Le retour du curé et des prêtres au presbytère, la suppression du calendrier républicain au 1er janvier 1806, le rétablissement des anciens noms de rues, en 1808, marquent bien la fin de l'ère révolutionnaire.
Néanmoins, la multiplication des attaques britanniques achève de ruiner La Ciotat. Peu à peu, la population diminue et s’appauvrit.
À l’heure où s’effondre l'Empire, La Ciotat se trouve très affaiblie.
Ces armoiries ont revêtu, au cours de l’histoire, une dizaine de formes différentes, mais on y retrouve, dès 1789, les deux tours donjonnées et ouvertes, reliées par un mur crénelé comportant une grande porte, et sommé d’une crosse abbatiale évoquant l’allégeance à l’abbaye de Saint Victor, le tout soutenu par une mer contenant un poisson vu de profil, symbolisant les activités maritimes du port. Ce poisson, au cours des âges, a d’abord eu l’apparence d’un dauphin, d’un thon, puis d’une sardine.
Sur ce tableau n'apparaissent que les dix derniers. Voir la suite ici
La ville fait partie de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) depuis le 7 juillet 2000.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le collège Jean-Jaurès et le lycée Auguste-et-Louis-Lumière devraient obtenir à la rentrée 2008 un statut de collège et lycée expérimentaux.
Le lycée Auguste-et-Louis-Lumière a instauré depuis l'année 2007 la Section Européenne, une option linguistique nouvelle dans laquelle l'apprentissage de l'anglais est soutenu. S'ajoute à cela une autre matière, la D.N.L. (Discipline Non Linguistique), qui constitue l'étude de l'Histoire et la Géographie en langue anglaise uniquement. Dans le cadre de leur apprentissage, les élèves doivent effectuer un séjour linguistique de deux semaines aux Etats-Unis (Chicago, Illinois) afin de de développer leur niveau de langue au sein d'une famille d'accueil.
Une des manifestations les plus importantes est bien entendu la fête de 1720. Cette fête se déroule sur trois jours au niveau du "Port-Vieux" et du centre ville. Elle commémore la triste période de la peste et le courage des Ciotadens et Ciotadennes luttant contre les étrangers voulant se réfugier dans l'une des seules villes ayant évité cette épidémie.
Les sports et loisirs nautiques sont à l'honneur à La Ciotat. Il est possible d'apprendre par exemple le kitesurf dans l'école professionnelle qui y est implantée ou encore de pratiquer l'aquagym en eau de mer, prendre des cours de natation et même effectuer un baptême de l'air en parapente.
En 1429, La Ciotat devient une commune à part entière, se séparant du village voisin de Ceyreste dont elle faisait office de port. Au XVIe siècle, la ville prit un essor dû à l’émigration d’une partie de l’aristocratie génoise chassée d’Italie par des révolutions locales.
De véritables chantiers navals s’installent en 1622, qui prennent une dimension industrielle à partir de 1836. Ils changent plusieurs fois de mains au cours du XXe siècle et constitueront le poumon économique de la cité jusqu'à leur fermeture au milieu des années 1980.
La ville s'est alors tournée vers le tourisme estival et a rouvert au début des années 2000 le casino.
La ville compte néanmoins profiter de ses installations portuaires pour s'ériger en pôle de la haute plaisance. En 2006 a ainsi débuté la construction de ce qui devra être à terme le plus grand ascenseur à bateaux d'Europe.
Calanque de Figuerolles et parc du Mugel
A la fin du XIXe siècle, des industriels lyonnais, les frères Lumière, vont jouer un rôle de premier plan dans l’histoire du cinéma avec, en 1895 un des premiers films jamais réalisés, L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, suivi de quelques autres que l’on dit réalisés dans leur villa ciotadenne, le château du Clos des plages : l'Arroseur arrosé, le Repas de bébé. Les frères Lumière réalisent aussi les premières photographies en couleur dans le golfe de La Ciotat.
À La Ciotat se trouve aussi le plus vieux cinéma du monde encore existant, L'Eden, face au nouveau port de la ville. Sa réhabilitation via un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours, et le cinéma devrait rouvrir prochainement, de même qu'un musée Lumière-Michel Simon (l'acteur ayant fini ses jours à La Ciotat). La Ciotat est une des villes essentielles du Berceau du cinéma.
La Ciotat revendique aussi l'invention de la pétanque : en 1910, au terrain de jeu provençal des frères Pitiot, les chaises des spectateurs avaient été enlevées. Mais un ami des propriétaires, Jules Lenoir, qui était perclus de rhumatismes et avait du mal à rester debout, fut autorisé à jouer assis à un poste fixe, les "pieds tanqués" au milieu d'un cercle tracé sur le sol. Ceci fut immortalisé par une plaque apposée sur le terrain de la « Boule étoilée » où naquit la pétanque.
Il était une fois 1720 est une Fête historique qui retrace la terrible période de la Peste de Marseille qui frappa la Provence au XVIII siècle.
Le spectacle, qui eut lieu pour la première fois en 2002, est l'œuvre d'une Association loi de 1901: "La Ciotat, il était une fois", de bénévoles, de la cité ou d'ailleurs, qui travaillent toute l'année à préparer ce week-end de reconstitution historique.
Aux XIXe et XXe siècles, le site est connu comme lieu de villégiature. Lamartine, Stendhal s'y arrêtent, Georges Braque et Othon Friesz y peignent plusieurs tableaux, dont La calanque, temps gris sur le site de Figuerolles. Le peintre André Masson y séjourne dans les années 1930, le sculpteur Baltasar Lobo autour de 1945. Willy Ronis réalise en 1947 une photographie de deux jeunes garçons plongeant dans le port depuis les chaînes d'un cargo.
Depuis, la ville conserve son attrait pour le tourisme estival et offre de nombreuses plages, de nombreuses possibilités de plongées, ainsi qu'un point de départ pour les visites des calanques.
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