La Couronne est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes.
La ville de La Couronne se situe au sud-ouest de la ville d'Angoulême et fait partie de son agglomération.
La commune est traversée par la N10 d'Angoulême à Bordeaux et représente la première sortie au sud de celles d'Angoulême.
Le village s'appela d'abord Paludibus, "les Marais" en référence comme ce dernier mot l’indique à son territoire marécageux . En 1124 à la création du monastère, il reçut, le nom de Corona beate Marie . Puis il devint, Saint Jean de la Palud constitué que de hameaux dont les noms ont traversé les ans puis le bourg s’aggloméra autour de l’église.
C’est sur un acte des registres des baptêmes de 1783 que l’on trouve l’appellation Saint Jean de la Palu de La Couronne puis sur un autre de 1790 que disparaît le nom Saint Jean de La Palu (sans D) et subsiste seulement La Couronne.
Les invasions barbares et les guerres féodales avaient désolé le pays qui ne présentait plus que l’aspect d’un désert lorsqu’un jour, un modeste prêtre du nom de Lambert, fut nommé chapelain de la collégiale de St Jean de la Palud et choisit pour établir son monastère, au centre même des marais fangeux, une éminence de terre entourée de rochers ayant une forme circulaire et nommé pour cela « Coronella ». La première église édifiée sur le site le fut entre 1118 et 1122.
Lambert en fit une des plus riches abbayes de l’Angoumois et fut nommé en 1136 au siège épiscopal d’Angoulême, mais c’est à St Jean de la Palud (ou L’Apallut comme on peut le trouver parfois écrit) qu’il voulut finir ses jours et c’est là qu’après avoir reçu les derniers sacrements il rendit son âme à Dieu le 13 juin 1149. Un nouvel édifice fut construit à partir de 1171.
En septembre 1651, les lettres patentes du roi Louis XIV, portent établissement de foires et de marchés au bourg de La Couronne 6 foires par an, et un marché par semaine, le mardi. L’inauguration des foires eut lieu le 11 mai 1652. Elles avaient lieu le mardi de Pâques et les 11 mai, 24 juin, 19 août, 15 novembre et 28 décembre.
Jean Martial, « maître visiteur et réformateur des poids et mesures d’Angoumois » inaugura et fixa également l’emplacement de la halle que les Jésuites devaient « construire dans l’an, avec bans et étaux, pour la conservation des marchands et des marchandises ». Il fixa les taxes : placer une paire de bœufs : 10 deniers; vendre une paire de bœufs : 10 deniers; placer un cheval de charge : 5 deniers; placer des pourceaux et autre bétail : 5 deniers; vente des pourceaux et autre bétail : 5 deniers pour les étrangers et 2 deniers pour les habitants. Enfin pour un boucher qui se sert de bancs sous la halle : 4 sols et pour les merciers : 1 liard les jours de foire, et 1 denier les jours de marché.
Si les guerres de religion vidèrent l’abbaye Notre-Dame de La Couronne, les siècles qui précédèrent et suivirent renforcèrent l’influence et l’importance de celle-ci qui se développa et vit ses constructions s’agrandir régulièrement, mais la Révolution fut fatale à l’abbaye et le superbe édifice fut en partie démoli à partir de 1807 et servit de carrière de pierres.
À Mougnac, on peut distinguer à côté de la chapelle une tour carrée construite en 1823 qui "regarde" encore Angoulême. Elle a servi jusqu'en 1852 de tour de télégraphie de Chappe, un moyen de communication optique par sémaphore du nom de son inventeur. Une autre "machine Chappe" était installée sur une tour de l'Hôtel de Ville d'Angoulême, une troisième sur la commune de Plassac; ces trois stations faisaient partie d'une ligne nord-sud (Paris-Bordeaux?).
La Couronne a été également un important centre papetier d'Angoumois qui rayonna en France et en Europe puisqu'au XVIIIe siècle les familles de papetiers établis à St Jean de la Palud -- Seguin, Gaudichaud, Perrot, Carroy, Lacroix, Laroche -- exportaient jusqu'en Angleterre et en Espagne. François Ier accorda des privilèges aux papetiers d'Angoumois dès la première moitié du XVIe et les premiers moulins à papier apparurent sur la Boème dès 1532. L'activité fut développée par les riches familles bourgeoises d'Angoulême et les négociants flamands -- Janssen, Van Tongeren -- qui affermaient les moulins à des Maîtres papetiers venus d'autres grands centres papetiers en Périgord (St Paul de Lizonne), dans la Marche (La Croix/Gartempe) ou en Limousin. L'activité papetière périclita à la fin du règne de Louis XIV : la communauté protestante d'Angoumois avait beaucoup investi tant en capital qu'en savoir faire dans le développement des papeteries. La Couronne demeura cependant un centre de production très actif au XVIIIe siècle puisqu'on y compte dans les années 1730 plus de 30 moulins autour desquels vivaient 20 à 30 employés spécialisés. Ces communautés furent sources de nombreuses inventions industrielles au XIXe siècle : La Couronne fut, entre autres, le berceau de la famille Laroche-Joubert.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
L'abbaye Notre-Dame de La Couronne, dont les vestiges témoignent de sa grandeur passée et de son importance économique et sociale.
Article détaillé : abbaye Notre-Dame de La Couronne. l'égliseL'église Saint-Jean-Baptiste du XIe siècle possède une belle façade à arcatures ainsi qu'un élégant clocher polygonal à flèche à écailles de pierre.
L’église actuelle à nef de 6 travées voûtée en berceau en plein cintre sur doubleaux couverte par un berceau en pierre. Il aurait existé un édifice avant l’an 1000 à la place de l’actuelle église et des éléments réemployés de l’édifice primitif sont visibles dans l’église actuelle. Elle est classée monument historique depuis 1903.
L'ancien cimetière possède un portail roman.
La chapelle de Mougnac est une église du XIIe siècle qui fut ruinée en 1563. Elle n'était pas complètement abandonnée en 1621, puisqu'à la date du 5 septembre, les registres paroissiaux nous apprennent qu'il s'est fait un baptême dans la chapelle autrement connue sous le nom de "Chapelle de Monsieur Saint-Nicolas" sise au village de Mougnac, paroisse de Saint-Jean-de-la Pallud de La Couronne (sic).
Il existe des restes d'un édifice gallo-romain carré appelé Prison des Romains ou Tour de la Berche.
le château de l'OisellerieLe Château de l'Oisellerie dont le nom vient de la fauconnerie relevant de l'abbaye Notre-Dame de La Couronne.
Article détaillé : Château de l'Oisellerie.Sa construction débute en 1498 et il sera agrandi et embelli au XVIe siècle.
Le château abrite le lycée agricole. Depuis 1989 il appartient au Conseil général qui y a installé une médiathèque du Centre départemental de documentation pédagogique de la Charente.
Le château a été classé Monument historique en 1911.
Le logis de Mougnac, une maison forte ancienne avec des parties bâties au XVe siècle et deux pavillons du XVIIe qui encadrent le corps du logis était un fief dépendant de l'abbaye Notre-Dame de La Couronne.
Au village des Gallands il existe une maison forte avec deux deux tours devenues pigeonniers dont l'une possède des meurtrières.
L’ancienne caserne décrite dans une lettre du 19 Août 1872 adressée à Monsieur le Préfet par le service de l’architecte du département : « se compose d’un corps de bâtiment pour 4 logements, le 5ème logement se trouve dans la cour, il est composé de 3 pièces, il existe 4 petits chais, des greniers, un puits, et des cabinets d’aisance séparés pour homme et pour femme ».
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