La Ricamarie est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.
La Ricamarie se situe dans la vallée de l'Ondaine, à une altitude est de 580 m à l'Hôtel de Ville. Cette commune se trouve dans le sud du département ligérien, au sein de la Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole, aux confins du Pilat et proche de la Haute-Loire.
Les travaux et aménagements réalisés pendant la période contemporaine, liés à l'implantation de l'industrie et à l'extraction du charbon, ont probablement détruits tout ou partie des traces d'occupation ancienne. La présence possible d'un ancien oppidum au lieu-dit non localisé Bouthéon reste aujourd'hui une théorie qu'aucune recherche archéologique n'est venue confirmer.
L'actuel quartier de la Romière est situé sur l'ancien chemin des pèlerins reliant Lyon au Puy-en-Velay, la Via romipedum a Lugduno ad Podium.
Au XIVe siècle, il est fait mention d'un hôpital sur le territoire de l'actuelle commune.
Dénommée Tiregarne jusqu'au XVe siècle, le lieu-dit prend ensuite le nom de La Rycamarie puis La Ricamarie, probablement tiré d'un propriétaire, Monsieur Raquamier ou Récamier. Certains évoquent une autre étymologie hypothétique, d'origine latine, en rapport avec son passé minier: ricamina ou ricaminera signifiant une riche mine.
Jusqu'en 1711, l'église de La Ricamarie dépend de la paroisse de Saint-Étienne.
La Ricamarie n'est érigée en commune qu'en 1843.
C'est surtout l'activité protoindustrielle, celle des forges installées sur le bassin versant de l'Ondaine et l'exploitation des mines de charbon qui est à l'origine du développement du secteur de La Ricamarie. On dénombrait déjà 3 mines en 1709 (la Mine, la Béraudière, le Montcel) et en 1843, la commune comptait 4 compagnies minières, sous le contrôle d'une seule autorité locale dès 1841.
Située sur un carrefour entre deux axes de communication de la Loire au Rhône et de Lyon au Puy-en-Velay La Ricamarie est alors partagée entre Valbenoîte, Saint-Genest-Malifaux, Montaud et le Chambon-Feugerolles. Cette situation rendant difficile le contrôle des hommes et des marchandises il est décidé - au milieu du XIXème siècle - de créer une commune indépendante. Cette dernière voit le jour le 22 juillet 1843.
La Ricamarie fut un haut lieu de la lutte des mineurs français pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail (avec notamment Michel Rondet), certains événements ayant été une des sources d'inspiration d'Émile Zola pour son roman Germinal. L'un des principaux événements eut lieu le 16 juin 1869, au lieu dit Le Brûlé, lorsque le 4e régiment d'infanterie de ligne a tiré sur la foule des manifestants rassemblés au ravin du Brûlé : la fusillade fit 14 morts dont un enfant de 16 mois et de nombreux blessés.
Les maires sont d'abord des cadres supérieurs des Mines ou des républicains modérés. À partir de 1919 et jusqu'en 1940, la municipalité évolue vers la gauche. (Jean-Marie Pons meurt pendant son mandat, remplacé ainsi par André Allette.)
Les élections étant supprimées sous le gouvernement de Vichy, une délégation spéciale remplace le conseil municipal puis le maire est nommé par l'État. Après la libération, Auguste Poinat est maire du Comité de Libération.
La mairie passe à gauche, avec une majorité communiste dès 1947. La longévité de Fernand Montagnon, qui transmettra sa fonction à son premier adjoint Marc Faure en 1990, est le symbole d'une longue continuité politique. Pourtant, en 1995, la droite emmenée par Georges Berne remporte les élections. La gauche reprend les commandes en 2001, de nouveau avec Marc Faure.
Georges Berne a été porté sous les feux de l'actualité en 2005 par sa condamnation pour trafic d'influence et harcèlement sexuel, faits confirmés par la cour d'appel de Lyon. M. Berne s'est alors pourvu en cassation, mais son pourvoi a été rejeté, confirmant ainsi sa condamnation. (2007).
Les habitant(e)s s'appellent les Ricamandois(es).
Il s'agit d'un sentier touristique et historique de 6.5km permettant de découvrir différents sites de l'histoire minière de La Ricamarie. Son départ a lieu sous la statue de Michel Rondet puis on découvre successivement le Musée de la Mine, la fresque murale du fronton des Écoles du Centre, la Chapelle polonaise dans le quartier du Montcel, la Cité minière des Mas, le Monument du Brûlé, le Puits des Combes et son site, le crassier Saint-Pierre, la Cité minière des Combes.
Fondé en 1931, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques sur demande de la municipalité depuis le 3 novembre 2003, il s'agit d'un des derniers puits de mine des vallées de l'Ondaine et du Gier. Bure reliant plusieurs galeries, profond de 469 mètres, le puits a cessé son activité en 1973. Une reconversion culturelle a été envisagée mais rien n'a été décidé jusqu'à aujourd'hui.
Situé au 63 rue de la Libération, ce dernier Lavoir public de la ville témoigne de la vie quotidienne des femmes dans le passé ainsi que la vie sociale en général puisqu'il était un lieu d'échange et de communication.
La première chapelle fut créée en 1710 puis agrandie en église avec la construction d'un clocher. En 1976, la paroisse, la municipalité et la population sont contraint d'élaborer un projet de nouvelle église puisque l'église tombe en ruine. En 1980, la nouvelle architecture voit le jour: seul clocher d'origine, rénové, témoigne de l'ancienne église. À l'intérieur, on peut remarquer la nef hexagonale et trois statues en bois représentant Sainte Barbe, Saint Éloi et Saint François Régis.
Construit entre 1901 et mai 1904 dans la vallée de l'Ondenon, à l'entrée de la forêt, ce barrage est formé d'un mur curviligne de 32.60 m de hauteur au-dessus du lit et a 128 m de longueur en couronnement.
cf. paragraphe "Personnalités liées à la commune"
Cette sculpture de bronze de Victor Caniato commémore les événements du printemps 1869 (cf. paragraphe "Histoire"). Inaugurée le 24 juin 1989, l'œuvre est située au carrefour des routes de Caintin et du Puits des Combes. D'une hauteur de 3.60 m, elle est pourvue de 14 étoiles symbolisant les victimes de la fusillade, dont les noms sont gravés sur la table d'offrande. L'enfant endormi à leurs pieds représente quant à lui l’avenir et l’espoir des hommes.
Situé dans le Parc du Pilat, à La Versanne, cette stèle rappelle le nom des 23 victimes d'un épisode local de la Seconde Guerre Mondiale: en juillet 1944, ces 23 résistants (dont une jeune fille), pour la plupart d'origine Polonaise, ont été massacrés par les soldats allemands.
Pyskowice (Pologne) depuis 1998Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge/Modèle Lien absent
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