La Roche-sur-Yon est une commune française, préfecture du département de la Vendée dans la région Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Yonnais.
La ville actuelle a été fondée par Napoléon Ier le 25 mai 1804.
Plusieurs découvertes archéologiques prouvent que le sol yonnais fut occupé dès la préhistoire (hache préhistorique à deux tranchants, outils en silex, éventuellement un dolmen…). Durant l'antiquité, un camp romain est installé sur les hauteurs de La Roche-sur-Yon pour surveiller des mines de fer situées sur les lieux de la Ferrière et de la Termelière. Des pièces et des objets antiques ont été retrouvés de même que des fondations d'enclos gaulois en bordure de l'Yon. La ville fut une seigneurie appartenant aux Beauvau, puis aux Bourbon à partir du XVe siècle. La Roche-sur-Yon devint une principauté-pairie en passant aux Bourbon-Montpensier, puis aux Orléans. La ville revint à la Couronne de France sous Louis XV.
Le château de la ville, construit à un endroit stratégique de la vallée de l'Yon, fut assiégé et repris aux Anglais par Olivier de Clisson lors de la guerre de Cent Ans. Il fut en partie détruit lors des Guerres de religion qui secouèrent le Poitou, et finalement incendié au cours des guerres de Vendée.
En 1793, le Nord de la Vendée se révolte contre la République. La Roche-sur-Yon reste républicaine, mais le 14 mars 1793 les insurgés vendéens prennent la ville. Après les Guerres de Vendée et le passage des colonnes républicaines (colonnes infernales), la ville n'était plus qu'un petit bourg en grande partie détruit.
Le décret impérial du 25 mai 1804 (5 prairial de l'an XII) pris par Napoléon Ier, alors premier consul de France, stipule le transfert de la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte à la Roche-sur-Yon. Naît alors une ville moderne dessinée par les ingénieurs Cormier et Valot sous la forme d'un pentagone possédant un plan en damier organisé autour d'une vaste place civique.
Le 8 août 1808, face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon Ier s'y rend et devant les travaux dira : « J'ai répandu l'or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l'intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par François Cointeraux premier spécialiste du pisé).
Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l'Église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829.
La ville s'est développée petit à petit, jusqu'à atteindre les limites du territoire de la commune.
Cas unique en Europe, La Roche-sur-Yon a changé 8 fois de nom en moins de 70 ans :
La ville fête en 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.
La ville a célébré tout au long de l'année 2004 le bicentenaire de sa création par Napoléon 1er, le 5 prairial an XII, soit le 25 mai 1804. La singularité première de la ville nouvelle décrétée par Napoléon réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier) et sa division en quatre quartiers organisés autour d'une grande place centrale. La création de cette ville nouvelle résulte du transfert du chef-lieu initialement choisi : Fontenay-le-Comte, ancienne capitale du Bas-Poitou.
Outre les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, ont été commandées plusieurs oeuvres pour laisser une trace significative de cet événement : une tapisserie monumentale réalisée par Jacques Brachet, une sculpture de Jean-Pierre Viot, et une médaille créée par Thérèse Dufresne.
Une Fédération des cités napoléoniennes d'Europe a été constituée, parmi lesquelles Ajaccio, Iéna, Pontivy, Pultusk, Waterloo… et bien sûr La Roche-sur-Yon.
La Roche-sur-Yon se situe au coeur du bocage vendéen, dans la vallée de l'Yon, affluent du Lay. La ville est construite sur une roche granitique qui surplombe la vallée de l'Yon et donne à la ville une position stratégique. La ville se situe au centre du département. Napoléon Bonaparte a d'ailleurs choisi La Roche-sur-Yon comme préfecture pour sa position centrée et stratégique au coeur d'un département qui devait être pacifié après la guerre de Vendée.
Le tableau suivant compare le climat à La Roche-sur-Yon (moyenne 2001-2008) avec la moyenne nationale et quelques villes symboliques :
Le tableau ci-dessous indique les moyennes relevées de 1971 à 2000 (de 1991 à 2000 pour l'ensoleillement et depuis 1984 pour les records) à la station « La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs ».
Source : Météo-France et lameteo.orgLes records de température maximale et minimale sur La Roche-sur-Yon sont respectivement de 38,7 °C le 9 août 2003 durant la canicule européenne de 2003 et de --15,4 °C le 10 février 1986. Des vents à 140 km/h ont été enregistrés le 27 décembre 1999 et 64,8 mm de précipitations sont tombés dans la seule journée du 6 juillet 2001. La Roche-sur-Yon connaît 143 jours avec faible ensoleillement et 57 jours avec fort ensoleillement.
La Roche-sur-Yon a été récompensée de trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris (palmarès 2007). La ville de La Roche-sur-Yon fait désormais le choix de mettre en place la gestion différenciée des espaces verts afin de réduire les pesticides…
La Roche-sur-Yon peut jouir d'un patrimoine végétal omniprésent dans toute la ville. En effet, celle-ci est traversée par 8 cours d'eau dont les vallées sont aménagées pour les promeneurs. De plus, une multitude de parcs et jardins plus ou moins atypiques ponctuent l'aire urbaine yonnaise.
Victor Adolphe Malte-Brun rapportait, dans la France illustrée, tome V (1884), que « cette ville n'a pas d'armes officiellement reconnues ; mais un ancien sceau de ses archives représente : un écu chargé mi-partie d'une croix potencée, cantonnée de quatre croisettes, qui est de Jérusalem, et semée de fleurs de lis, au lambel de trois pendants, qui est d'Anjou ».
La nouvelle ville que Napoléon Bonaparte avait créée en août 1804 et choisie pour accueillir 15 000 habitants se développa très lentement au XIXe siècle. Ceci est probablement dû au fait que la ville était artificielle et qu'elle n'avait aucun facteur d'attrait. L'arrivée du chemin de fer sous le Second Empire, en 1866, permit une croissance plus rapide. En effet la ville se trouve au croisement des voies Paris-Les Sables-d'Olonne et Nantes-Bordeaux.
Ce n'est qu'au début de la Troisième République (1870) que la ville dépassa les 10 000 habitants. La croissance démographique devint forte à la fin du XXe siècle, surtout après la fusion avec Saint-André-d'Ornay et le Bourg-sous-la-Roche en 1964, deux communes rurales qui apportèrent de l'espace à la ville pour son développement. Dans les années 1980, la population stagna autour de 45 000 habitants, mais depuis 1990, la population croît à nouveau fortement. En effet, La Roche-sur-Yon a enregistré une augmentation de 9 % de sa population entre 1990 et 1999, ce qui fait de cette ville la seconde des Pays de la Loire en termes de croissance démographique, juste après Nantes.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Cette ville nouvelle, située en plein centre d'un département assez rural mais très dynamique avec des entreprises renommées (Béneteau, Cougnaud, Akena…), dispose désormais de parcs d'activités importants. Ces derniers accueillent notamment les entreprises Rideau (vérandas) ou encore Accompanéo (transporteurs personnels) D'autres grandes usines sont présentes notamment dans le domaine électrique et électronique, mais aussi de la fabrication de pneumatiques (Michelin). L'agglomération est desservie par le petit aéroport de La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs.
La majeure partie des emplois proviennent du secteur tertiaire, très développé, qui fait de La Roche-sur-Yon, une ville de services (santé, conseils, banque, commerces…)
Répartition des actifs (en 1999, d'après l'INSEE):
La Roche-sur-Yon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vendée. Elle gère le port des Sables d'Olonne, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, de pêche de l'île d'Yeu, de l'Herbaudière, de plaisance de l'île d'Yeu, des Brochets, de l'Epoids, des Champs et le Marché de Gros de Fruits et légumes des Sables-d'Olonne.
Le maire de la Roche-sur-Yon est Pierre Regnault depuis le mois d'avril 2004, à la suite de la démission de son prédécesseur Jacques Auxiette (PS), élu président de la région Pays de la Loire. Jacques Auxiette était maire depuis 1977.
En mars 2008, le maire sortant et sa liste (PS, Les Verts et PCF) se sont présentés au suffrage des yonnais. Face à lui, plusieurs listes se sont également présentées. À sa gauche une dissidence menée par Anita Charrieau (PCF, Lutte Ouvrière et citoyens). Deux candidats se sont disputés l'électorat centriste de François Bayrou, Raoul Mestre pour le MoDem et Laurent Caillaud (conseiller municipal sortant) sous la bannière Nouveau Centre. Enfin, Michèle Peltan, conseillère générale de la Vendée et conseillère régionale des Pays de la Loire se réclamant du Nouveau Centre, s'est présentée sous l'intitulé « La Roche gagnante », avec l'investiture de l'UMP et le soutien du PRV et du CNI.
Malgré ces listes d'opposition, le maire sortant a été réélu au premier tour avec 50,08% des voix (10486 voix, 34 sièges) devant la candidate Nouveau Centre-UMP (27,11%, 6 sièges).
Voir aussi : liste des maires successifs.
Outre son rôle de chef-lieu du département de la Vendée, La Roche-sur-Yon est aussi chef-lieu de deux cantons :
La Roche-sur-Yon est le siège de plusieurs établissements d'enseignement supérieur :
Construite de 1817 à 1829 et consacrée sous le vocable de Saint-Louis en 1830, l'église est le plus vaste édifice religieux de la Vendée. Cet édifice construit sous le modèle des basiliques antiques présente une architecture extérieure néo-classique qui est mise en valeur par son retrait de la place napoléon. L'intérieur de l'église présente une architecture néo-grecque avec un péristyle de colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens supportant une voute en berceaux peinte en trompe l'oeil. L'église a pour particularité d'être la seule église républicaine de France avec:
Construit en 1877, le musée de La Roche-sur-Yon dispose actuellement de collections axées autour des arts graphiques à partir du dix-neuvième siècle, ainsi que de la photographie contemporaine. Les artistes présents dans les collections du musée sont notamment:
etc
D'ici 2012, un nouveau musée municipal devrait voir le jour.
Existant dès l'antiquité, le bourg de La Roche-sur-Yon se développe durant le Moyen Âge avec l'implantation d'un château fort. Son développement se poursuit jusqu'aux guerres de Vendée où le bourg est incendié.
Actuellement, il subsiste la place de la vieille horloge ainsi que les ruines du château fort yonnais
Magnifique bâtiment d'architecture art-déco, il fut construit en 1930.
Les ornementations du bâtiment sont les mosaïques, et les bas reliefs représentant le blason de la ville, l'aigle napoléonien ou encore le caducée.
Construit en 1843 dans un parc arboré de 4.5 hectares avec une architecture très ordonnée (néo-classique) le haras a été conçu pour accueillir 200 étalons.
Actuellement il est voué au tourisme, à la reproduction équine, à la conservation des espèces…
Une des plus vastes esplanade publique de France, la place Napoléon a pour éléments importants:
Construite en 1566, la maison renaissance présente une architecture italienne assez atypique
Abbaye construite en périphérie de la ville pour les vertus thermales du site
La Roche-sur-Yon dispose:
Le réseau routier vendéen est organisé en étoile autour de la Roche-sur-Yon. La ville est donc au croisement de plusieurs routes départementales telles que :
La Roche-sur-Yon est également desservie par une autoroute :
En 2008, cette autoroute a été prolongée par ASF de 16 km afin de servir de contournement Sud à la ville.. Trois échangeurs ont alors été ajoutés:
32 La Roche-sur-Yon Sud, l'échangeur 31 La Roche-sur-Yon Centre et 33 La Roche-sur-Yon Ouest.
Le chemin de fer arrive à la Roche-sur-Yon le 24 décembre 1866 avec l'ouverture de la ligne entre Nantes et la Roche-sur-Yon par la Compagnie d'Orléans. D'autres lignes sont ensuite ouvertes à destination des Sables-d'Olonne, de la Rochelle (14 mars 1871, Compagnie des Charentes) et de Bordeaux. Ces lignes sont incorporées dans le réseau de l'État en 1878.
Actuellement, la Roche-sur-Yon est reliée par voies ferrées aux villes des Sables-d'Olonne, de Nantes, de la Rochelle et de Bressuire.
La voie ferrée reliant Nantes aux Sables-d'Olonne via la Roche-sur-Yon a été électrifiée par la SNCF et RFF. Ces travaux ainsi que ceux de rénovation de la gare de la Roche-sur-Yon ont permis l'arrivée du TGV fin 2008.
La Roche-sur-Yon possède un petit aéroport civil, l'aéroport des Ajoncs ou René Couzinet, situé à environ 6 kilomètres au Nord-Est de la ville. On y accède par la route départementale 160 (ex-RN160). Cet aéroport comporte deux pistes dont une en bitume.
La Roche-sur-Yon est desservie par un réseau de transport urbain créé en 1976. L'entreprise gérant ce réseau est la Société des Transports Yonnais (STY). Le réseau, qui comportait 3 lignes en 1976, est actuellement constitué de 9 lignes régulières, desservant l'ensemble de la ville. La place Napoléon, desservie par 7 des 9 lignes, constitue le coeur de ce réseau.
En 2000, la STY a enregistré 3 672 000 voyages pour 1 440 000 kilomètres parcourus, ce qui représente 70,6 voyages par an et par habitant (moyenne des villes de moins de 100 000 habitants: 43) .
A partir du 1er janvier 2010, le réseau de transports yonnais passera entre les mains de la RATP.
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© Auteur(s) de Wikipédia / Source : La Roche-sur-Yon / Cet article est sous CC-BY-SA
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