La Teste-de-Buch (en gascon La Tèsta) est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine. Elle appartient à la région historique de la Gascogne.
Ses habitants sont appelés les Testerins, ou Pylatais pour le Pyla, ou encore Cazalins pour Cazaux.
On trouve des informations étymologiques sur la page du Pays de Buch.
L’histoire de la Teste est profondément liée à celle du Pays de Buch et de la Gascogne landaise. Les premières traces de peuplement dans la région remontent au VIIIe siècle av. J.-C. quand les Boïates, peuple aquitain, s'installent à proximité d'un lieu qui est celui de la commune actuelle du Teich. Ils pratiquent la pêche, cultivent les terres et mettent au point les premières techniques de gemmage à partir duquel ils fabriquent du goudron, utile pour le calfatage des bateaux.
On connaît peu de choses concernant l’histoire de la région jusqu’au début du Moyen Âge, époque à laquelle, les Captaux de Buch régnaient sur une partie du Pays de Buch : le Captalat, regroupant les paroisses de La Teste, de Cazaux, et de Gujan (aujourd'hui Gujan-Mestras). Deux types de personnes rythmaient la vie économique locale : les pêcheurs qui exploitaient les ressources du Bassin d’Arcachon et les résiniers qui exploitaient les ressource de la forêt. L'implantation des habitations ne respectait aucun alignement, au beau milieu des vignes et des potagers. Au beau milieu des ruelles à peine tracées, des cabanes en bois alternaient avec des maisons basses blanchies à la chaux. La vie était rude et des maladies dues à la malnutrition comme la pellagre étaient courantes dans la population.
Le titre de Captal de Buch était employé du Moyen Âge jusqu'à la Révolution, pour désigner un des seigneurs du Pays de Buch.
Article détaillé : Captal de Buch.Article détaillé : La fixation des dunes en Aquitaine
Au XVIIIe siècle, et depuis quelque temps déjà, toute la côte landaise était menacée par les sables mobiles que le vent charriait quotidiennement, et en particulier le bourg de la Teste. Les premiers artisans de la fixation des dunes furent les Captaux de Buch de la famille de Ruat. Le premier fut J.B de Ruat en 1713, qui entreprit de planter quelques pins pour ralentir l’érosion éolienne, mais les semis furent brûlés au bout de quelques années. Son petit-fils, François de Ruat renouvela l’expérience là où les sables menaçaient, de 1782 à 1787 dans les environs du Moulleau. Mais l’argent fit rapidement défaut et le Captal ne put continuer seul cette entreprise. Aussi il fut soulagé quand un certain Brémontier, ingénieur des Ponts et Chaussées, vint à la Teste dans le but de réaliser un canal navigable du Bassin à l’Adour ; ce qui nécessitait la fixation des sables mobiles. Brémontier se renseigna et prit connaissance des travaux du Captal. En 1786, il obtint les crédits suffisants pour continuer l’entreprise qui débuta avec l’accord du Captal en Pays de Buch. La suite est connue, toute la Gascogne landaise fut bouleversée par ces transformations, notamment après la loi du 18 juin 1857 qui ordonnait aux communes de boiser leurs territoires.
Brémontier devint pour la postérité celui qui arrêta l’invasion des dunes. « Ô monde oublieux ! les vrais précurseurs de la fixation des dunes furent dons ces sires de Ruat, petits seigneurs du Buch et non quelques Brémontier, Desbiey ou Charlevoix de Villiers. » (J. Sargos) La fixation des dunes n’est pas non plus la seule œuvre du Captal : « la forêt landaise n’est nullement une création de la puissance publique, elle n’est pas d’avantage l’œuvre d’un homme que cet homme s’appelle Brémontier ou Chambrelent (…) elle est en réalité le fruit de l’effort et de l’épargne de milliers de paysans landais qui, au cours de deux siècles ont transformé le régime pastoral ancien en régime forestier. » (J. Sargos)
L'exploitation de la forêt constitue depuis longtemps déjà la principale source de richesses de la commune. La forêt de la Teste était formée de deux massifs millénaires, semblables à ceux que l'on connaît aujourd'hui: la Grande Montagne au cœur de la commune, et la forêt d'Arcachon : la Petite Montagne. Ces forêts constituèrent les embryons de ce qui allait devenir la forêt des Landes. Le reste était constitué de dunes de sables mobiles qui inquiétèrent à plusieurs reprises les habitants du bourg. Les résiniers qui exploitaient les forêts de La Teste vivaient la semaine dans des cabanes en bois sur leur parcelles et retournaient au bourg pour passer le week-end.
Le système agro-pastoral était répandu dans la lande à l'est de la frange dunaire du littoral.
Le commerce maritime apportait également quelques revenus pour les pêcheurs des paroisses d'Arcachon et de La Teste-de-Buch.
Le bourg de la Teste était constitué d'une centaine de maisons isolées et placées sans aucun ordre. En été, le moindre souffle de vent soulevait d'épais nuages de poussière, alors qu'en hiver la boue rendait les rues impraticables. L'aspect général du bourg donnait une impression de pauvreté et de désolation. Le flux et le reflux des marées pénétrait profondément dans les prés salés et débordait parfois jusque dans la ville.
Le XIXe siècle fut un siècle durant lequel de nombreuses expérimentations eurent lieu pour valoriser la plaine de Cazaux sur le plan agricole. La Compagnie d'Exploitation et de Colonisation des Landes creusa le Canal de Cazaux en 1835.
En 1841, le train arriva à La Teste avec la création de la ligne Bordeaux-La Teste. Cet événement bouscula les habitudes et la région s'ouvrit au tourisme. On vint alors de Bordeaux assister aux courses landaises dans les arènes de La Teste et d'Arcachon. En 1857, Arcachon devint une commune indépendante, et dans les années 1860, les frères Pereire créèrent la Ville d'Hiver.
Au début du XIXe siècle, les habitants de cette partie du Pays de Buch vivaient encore principalement de l’exploitation de la forêt et de la pêche en mer. Mal desservie jusque-là par un réseau routier de piètre qualité, ce ne fut qu’avec la construction de la ligne de chemin de fer Bordeaux–La Teste et son ouverture le 6 juillet 1841, que la région connut un véritable essor démographique et touristique.
Bien que déjà fréquentée par certains adeptes des bains de mer, Arcachon n'était encore qu'un hameau de La Teste avec quelques cabanes occupées par des pêcheurs et des résiniers. Avant 1845 et la création d'une route départementale vers Arcachon, pour venir de La Teste on devait traverser de boueux prés salés et suivre un fort mauvais chemin de sable. Des passages furent donc organisés - par mer - au départ du port de La Teste, dans des pinasses à voile ou à rames manoeuvrées parfois par de solides femmes… Fin 1855, les quelques 400 habitants d'Arcachon répartis dans moins de 300 villas ou maisons en bois (dont quelques commerces ouverts pendant la belle saison) demandèrent leur autonomie communale… Par le décret impérial (Napoléon III) du 2 mai 1857, 759 hectares furent prélevés à la commune de La Teste pour laisser place à la commune nouvelle d'Arcachon, finalement atteinte par la voie ferrée le 26 juillet suivant. Dès 1862 les frères Émile et Isaac Pereire s'impliquèrent dans le développement d'Arcachon dont le climat était jugé exceptionnel par quelques sommités du monde médical, dans le traitement de l'asthme, des bronchiques chroniques ou des affections du système nerveux. Ils créèrent la Ville d’Hiver à l'intention d'une clientèle fortunée qui pouvait séjouner là plus longuement que simplement pendant l'été, en profitant des vertus curatives des senteurs des pins et de l'océan pour y soigner les maladies de cette fin du XIXe siècle.
Pendant ce temps, à La Teste, l’évolution fut plus lente et les traditions ancestrales du Pays de Buch se perpétuèrent à l’abri de l’engouement touristique : « La Teste n’est certes pas banale, c’est une ville landaise blottie au creux d’un alignement de dunes, une capitale féodale en pleine gestation. » (une Histoire du Bassin). Mais la commune ne resta pas figée bien longtemps : au début du XXe siècle pendant la première Guerre mondiale, le bourg de Cazaux accueillit un camp d'aviation devenu depuis base aérienne 120 "Commandant Marzac" et à la même époque, Daniel Meller créa la Société Immobilière du Pyla-sur-Mer sur un secteur qui se développa dans le prolongement du Moulleau, vers la Grande Dune.
À partir des années 1950, la ville connut une véritable explosion démographique et vit se modifier ses activités traditionnelles. Progressivement, l'exploitation de la gemme cessa quelques années seulement après l'âge d'or de la résine. L'usine Lesca distillant la gemme ferma dans les années 1970 et les derniers gemmeurs quittèrent la forêt dans les années 1980. Les scieries fermèrent. L'ostréiculture commença à perdre son charme d'antan, ses pinasses élancées remplacées par des bateaux-bacs et ses vieilles cabanes brunes démolies au profit de hangars modernes. Le doublement de l'ancienne RN650 par la "voie rapide" vite rebaptisée "voie directe" raccourcit la distance séparant ce qui devient le "Sud Bassin" du reste du département. Dans les "quartiers résidentiels" du Pyla-sur-Mer comme dans ceux plus ordinaires qui se construisaient du côté de Cazaux et de la Teste, l'immobilier se développa, les zones industrielles s'étoffèrent. Le tourisme balnéaire resta cependant une des activités phares, reconnue bien au-delà des limites régionales.
De nos jours, La Teste-de-Buch reste l’une des communes les plus étendues de France, ne se résumant pas à une seule mais à trois entités bien distinctes qui en font sa richesse : le bourg, Cazaux et le Pyla-sur-Mer. Depuis 1976, le Cap-Ferret qui faisait autrefois partie de la commune, a été, pour des raisons administratives, rattaché à la commune de Lège, donnant ainsi naissance à Lège-Cap-Ferret.
La plage de la Lagune est autorisée par arrêté municipal au naturisme.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
De l'époque médiévale jusqu'à la fin des années 1980, la commune de la Teste vécut de l'exploitation de la résine.
Aujourd'hui, les principales activités économiques de la commune sont le tourisme en premier lieu, l'ostréiculture et la construction navale.
La commune dispose d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux.
Le gemmage des pins fut pratiqué à La Teste pendant plus de 2 000 ans. Tous les dérivés, et notamment l'essence de térébenthine, fabriqués à partir de la résine de pin des Landes, ne sont plus rentables. Le massif forestier constitue cependant toujours une des rares forêts naturelles des Landes de Gascogne que ses habitants ont exploité depuis la nuit des temps et que leurs successeurs s'attachent à préserver.
Vétuste mais typique, le port ostréicole de La Teste reprend vie les nuits de décembre quand la corporation se mobilise pour faire face à la consommation colossale d'huitres lors des fêtes de fin d'année. Profession difficile, l'ostréiculture perd ses travailleurs. Il en reste moins de six cents dans le bassin d'Arcachon pour une production avoisinant 14 000 tonnes.
Article détaillé : Ostréiculture arcachonnaise.Album photos diaporama. http://www.slide.com/r/ETSpD21q7j8Vsz-9XnPltAkgm9N-TblR Le port du Rocher'. Album diaporama photos. http://www.slide.com/r/hkbQ87_Z3T8gqaIuA2Rj1txXMeqJDJG8
Diaporama photos: http://www.slide.com/r/SPMpneYTvj_dukwWWE0Y6Q5b4tKtuYoR
L'association est très active. Chaque année, plusieurs milliers d'heures de vols sont effectuées par ses membres sur les avions qui composent la flotte du club.
Installé sur l'aérodrome de Villemarie de la Teste de Buch, l'ACBA bénéficie d'un cadre agréable et favorable à la pratique de nombreuses activités, comme en témoigne la présence de nombreuses autres associations sur le terrain. Au-delà de son activité aéronautique, le club est un endroit convivial où les pilotes se retrouvent même quand ils ne volent pas.
Le réseau dessert les communes du bassin d' Arcachon Sud ( Arcachon, La Teste de Buch, Gujan Mestras et Le Teich ). Voici les lignes qui passent par La Teste.
Gare de La Teste de Buch
L' aérodrome Villemarie, créé le 24 mai 1948 est situé sur la commune de La Teste. Il est l'une des premières réalisation de la COBAS ( Communauté Urbaine Bassin d' Arcachon Sud )
Services de mobilité locale :