Le Bourget est une commune française, située dans le département Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Bourgetins.
La commune du Bourget accueille l'aéroport de Paris-Le Bourget. Cet aérodrome est ouvert au trafic national et international commercial non régulier, aux avions privés, à l'aviation générale... Ouvert en 1919, il fut le premier aéroport civil de Paris et resta le seul jusqu'à la construction de l'aéroport d'Orly.
Commune de la Plaine de France, située à 8 km au nord de Paris, par la porte de la Chapelle, desservie par les routes nationales RN2 et RN17, ainsi que par l'autoroute A1.
Le premier aéroport commercial de Paris s'y trouve. Remplacé à ce titre par les autres équipements d'Aéroport de Paris, l'aéroport est aujourd'hui le premier d'Europe pour l'aviation d'affaire. Le Bourget est situé à 13km de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.
La ville est également traversée par deux voies ferrées, la ligne Paris-Soissons et la Ligne de Grande Ceinture.
A noter que la ville du Bourget était une commune du département de la Seine qui a été supprimé le 1er janvier 1968 (tout comme le département de Seine-et-Oise dans lequel il était enclavé), en application de la loi du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne et intégré dans le département de Seine-Saint-Denis.
La ville est limitrophe de Dugny, La Courneuve, Drancy et le Blanc-Mesnil.
La ville disposa d'une desserte ferroviaire dès 1863, avec la création de la Gare du Bourget, qui favorisa le développement économique et urbain du territoire.
Cette desserte était renforcée par la ligne de Tramway qui circulait sur la RN2, et par la ligne de Grande Ceinture, dont le trafic de voyageurs fut supprimé en 1939, mais qui reste une ligne majeure pour le fret ferroviaire.
La ville est desservie par le (gare du Bourget) et les lignes de bus :
La ville est concernée par deux projets majeurs : la Tangentielle Nord, prévue vers 2014, et la prolongation de la ligne 7 du métro de Paris
Le nom du Bourget proviendrait de Burgellum, qui désignait un petit bourg.
L'ancien hameau de Burgellum avait une léproserie au XIe siècle.
La première mention du lieu date de 1134, lorsque Louis VI cède la terre du Bourget à l'abbaye de Montmartre.
En 1573, les religieuses de Montmartre échangent 60 livres de rente à prendre sur le Bourget avec Antoine de Brolly, seigneur du Ménil.
A partir de la fin du XVIe siècle, la seigneurie du Bourget est le plus souvent regroupée avec celle de Blanc-Mesnil : en 1580, Nicolas Pottier est ainsi seigneur du Bourget, de même que l’un de ses descendants en 1646-1680
Le Bourget abritait des tavernes sur la route des Flandres (ancêtre de la RN2) dès le XIe siècle, et un relais de poste créé au XVe siècle.
Cette route des Flandres fut celle des invasions, qui amèneront régulièrement leurs lots de désastres, tels que les combats de la guerre de 1870, ou du retour de Napoléon vaincu en 1815.Le 20 juin 1815, vers sept heures et demie du soir, Napoléon Ier, s'arrêta au Bourget et y passa deux heures à méditer sur le désastre de Waterloo, sur les dangers de la France et les moyens de les conjurer. Il hésitait à entrer à Paris, mais finalement il arriva vers onze heures à l'Élysée.
Dès la fin du XIXe siècle, Le Bourget accueillait de nombreuses entreprises industrielles (telles la cristallerie émaillerie de Charles Paris, créée en 1867), grâce à sa desserte par la Route des Flandres, le chemin de fer de la compagnie du nord ou la ligne de Grande Ceinture.
Circonscriptions religieuses sous l'Ancien Régime
Circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime
Dès septembre 1914, l’Armée implante au Bourget une Réserve Aérienne, plus proche du front que ses réserves de Saint-Cyr, et crée rapidement un terrain d’aviation, afin de protéger le « Camp Retranché » de Paris contre les attaques aériennes allemandes, telle que celle du 30 août 1914, où un avion allemand () Taube lache des bombes sur Paris.
La réquisition des terres agricoles est immédiatement suivie de l’installation de sept hangars en bois et toile et de baraquements destinés aux ateliers et aux bureaux de l’administration.
Une quinzaine d’appareils, dont près de la moitié sont des prototypes de Breguet, Henri Farman, Maurice Farman, Blériot, Caudron, Deperdussin constituent les escadrilles du Camp Retranché. Les premiers pilotes sont des aviateurs aux noms déjà connus du public.
En 1915, l’efficacité des escadrilles contre les attaques de nuit menées par les Zeppelins reste décevante et les escadrilles seront envoyées au front par roulement d’un tiers. Le site du Bourget connaît néanmoins une densification de ses infrastructures, principalement sur le territoire de la commune de Dugny, où la Réserve Aérienne ne cesse de se développer pour atteindre jusqu’à 500 appareils.
En même temps, le potentiel aérien des escadrilles du Camp Retranché est renforcé, passant de 45 appareils en 1915 à 116 en 1918.
En outre, la base, située aux portes de Paris, offre de bonnes conditions aux inventeurs et aux industriels de l’aéronautique, qui y pratiquent toutes sortes d’expérimentations.
Après-guerre, la Réserve Aérienne y continue ses activités, poursuivant la gestion des stocks.
Au lendemain du conflit, l'aviation civile va bénéficier sur l'aéroport du Bourget d'installation et de matériel qui vont en faire rapidement l'aéroport parisien de référence. Les premières lignes régulières desserviront bientôt Londres, Bruxelles et Amsterdam puis, bientôt, toute l'Europe. Le trafic passagers d'un peu plus de 6000 par an en 1920 croîtra assez rapidement pour atteindre près de 137 000 en 1938 à la veille de l'Exposition Universelle et ce trafic nécessitera la construction de l'aérogare que l'on reconnait encore aujourd'hui. Le Bourget devient aussi un lieu de promenade où l'on vient admirer ces machines qui vont bientôt relier les quatre coins du monde. C'est aussi le lieu où, le 21 mai 1927, on vient applaudir Charles Lindbergh, vainqueur de l'Atlantique Nord sur son "Spirit of Saint Louis". Une foule énorme accueillera aussi Édouard Daladier le 29 septembre 1938 après la signature des accords de Munich.
Lors des municipales 2008, la liste conduite par Vincent Capo-Canellas, maire sortant NC a été élue dès le premier tour avec 61,2 % des exprimés.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
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En 2004, 65 entreprises se sont créees au Bourget. 602 entreprises sont installées au Bourget, parmi elles 28,4% sont des commerces, 16,1% sont des services aux entreprises et 13,5% sont des services aux particuliers.
La ville du Bourget a créé une médiathèque, Georges Brassens, en collaboration avec la commune de Drancy. Le Bourget dispose de nombreuses médiathèques de par le réseau des médiathèques du Bourget-Drancy
La médiathèque Georges Brassens (Drancy, quartier Paris-Campagne)
La médiathèque Économie (Drancy, quartier Économie)La médiathèque Bois de Groslay (Drancy, quartier Village Parisien)La médiathèque Gaston Roulaud (Drancy, quartier Petit Drancy)La médiathèque Avenir (Drancy, quartier Avenir Parisien)La médiathèque Le Bourget (Le Bourget)La médiathèque Anne Frank (Dugny)
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