Le Mans est une ville de l'Ouest de la France, préfecture de la Sarthe et située dans les Pays de la Loire. La ville est située à la confluence de la Sarthe et de l'Huisne. Les hommes s'y seraient installés plus de 3 000 ans avant notre ère. La ville fut une place militaire importante durant l'époque gallo-romaine, possédant alors le nom de Vindunum. Elle fut également un foyer de culture important dès le XIIe siècle. Le Mans est considérée comme la première ville ayant réalisé un traité d'alliance européen , avec la ville allemande de Paderborn. Cette première alliance est parfois nommée la lumière de l'Europe . Les deux villes signèrent le premier traité trans-frontalier de confraternité d'Europe en 836. Ses habitants la proclamèrent également première commune rattachée au pouvoir royal de France, en 1066.
Ancienne capitale provinciale du Maine, de l'Anjou et du Perche, Le Mans comptait 148 169 habitants intra-muros en 2006. Son espace urbain, qui comprend plus de 342 122 habitants, se place au seizième rang national en termes de population. Elle est une ancienne « ville rouge », de par son architecture particulière, en partie conservée aujourd'hui, datant des premiers siècles de notre ère.
La cité plantagenêt est le quartier historique de la ville. Son enceinte romaine est désignée comme le deuxième monument du Bas-Empire le mieux conservé d'Europe, après la ville de Rome. La ville du Mans est labellisée Ville d'art et d'histoire par le Ministère de la Culture. Les monuments phares de la ville sont la cathédrale Saint-Julien et le palais des comtes du Maine. La ville est internationalement connue pour l'organisation historique de la prestigieuse course automobile des 24 Heures du Mans. Le Mans fut également la terre de naissance de l'automobile moderne et du Grand Prix de France en 1906.
Les habitants du Mans sont les Manceaux et Mancelles, autrefois les Mansois.
À l'époque gauloise, le nom de Vindunum est attestée par le géographe Ptolémée. Le nom est d'origine Celtique. Vindunum ou Ouindinoum est en effet composé de Vindo soit le « blanc » ou « clair », et de dunum soit la « colline ». Cela porte à croire que la ville avait une toute autre couleur que ce qu'on peut voir aujourd'hui. À l'instar du rouge orangé de la muraille, certainement que les villas (ou les thermes) installées sur les différentes collines du bord de Sarthe, donnaient un aspect écarlate à ces demeures. Le nom sera également orthographié en Vindunos. Le nom sera changé en Subdunum durant la période Gallo-romaine (Ier au IIIe siècle). Cela correspond à une évolution du nom celtique, se rapprochant toujours davantage du latin, puis du français. La signification en est : La cité au pied de la forteresse. Sur la Table de Peutinger, copie d'un document cartographique romain, on trouve également le nom de Subdinum.
Dans la vie de Saint Maximin (VIIe siècle), on retrouve le nom de Clemanes. Au IXe siècle, on trouve une évolution avec Hlemanes puis Lemanes. La première apparition de Le Mans sur un écrit date du XIIe siècle, dans le Roman de Rou ; Prez del Mans. Une charte de 1264 réserve même toute une partie à la cité avec son Chapitre dou Mans.
Le Mans se situe au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, à environ 220 km de Paris et 200 km de Nantes. La ville marque la limite ouest du bassin parisien et le début du Massif armoricain. Son sous-sol de l'époque du Crétacé supérieur (Cénomanien) est composé de craie et de grès. La rivière Sarthe traverse la ville du nord au sud-ouest tandis que l'Huisne la sépare de l'est au sud-ouest. Son positionnement en fait une ville de passage sur l'axe national Nord-Sud: Calais-Bayonne; il en est de même sur l'axe touristique Angleterre-Espagne. C'est là l'un des principaux atouts du passage de l'A28 dans l'agglomération.
Son étalement s'effectue du nord au sud plus que d'est en ouest. Le développement de la ville, souvent qualifié d'anarchique ou non-structuré, s'est fait par rapport aux rivières qui la traversent comme c'est le cas pour les villes ligériennes. C'est pourquoi, seuls les bords de Sarthe sont partiellement aménagés pour la circulation. La ville seule s'étend sur un maximum de dix kilomètres d'est en ouest contre plus d'une quinzaine du nord au sud. Sa superficie est de 52 km², ce qui en fait après Nantes, la deuxième grande ville la plus étendue intra-muros de tout le grand ouest.
Avec la création de la communauté Le Mans Métropole, l'agglomération regroupe neuf communes et compte 191 145 habitants. Il s'agit là d'une communauté urbaine et non d'une communauté d'agglomération. La superficie s'étend sur 160,5 km². La communauté urbaine du Mans (CUM) fut créée en 1972 avec huit communes. Elle est remplacée par Le Mans Métropole en 2005 à l'occasion de l'adhésion de Mulsanne. L'aire urbaine, qui s'étend sur plus de la moitié du département comptait plus de 303 289 habitants en 2006.
La grande couronne mancelle ou Pays du Mans est un regroupement très large des communes avoisinantes du Mans. Cette communauté d'agglomération, est étendue sur 810 km². Elle est géographiquement assimilée à ce que l'on nomme le « bassin manceau », aussi appelé région du Mans.
Les communes ne sont séparées de la ville que par quelques kilomètres de bocage. Ces bourgs ne sont donc pas encore intégrées à l'espace péri-urbain et se situent en marge de l'agglomération. Elles ne sont desservies ni par le réseau de bus, ni par le tramway urbain/suburbain. Elles possèdent souvent leur propre système de bus-car, comme c'est le cas par exemple avec le réseau urbain de transports en commun de l'Antonnière; ces bus à grandes capacités de transport relient les communes de La Milesse, Aigné et Saint-Saturnin entre elles ou jusqu'au Mans. Cependant, un système de lignes TER suburbaines pour desservir cette large périphérie est à l'étude.
Parmi ces petites cités, on trouve au nord ; La Bazoge, Neuville, La Milesse ou Aigné. À l'ouest ; Rouillon, Pruillé-le-Chétif ou Étival. Au sud ; Teloché ou Saint-Gervais-en-Belin. Le Mans possède une aire urbaine de 90 communes. Celle-ci est celle s'étant le plus agrandie dans toute la région en termes de superficie entre 1999 et 2009. Le Mans a ainsi urbanisé 2 330 hectares de terres agricoles, devenant la ville la plus étendue des Pays de la Loire devant Nantes (2 200 hectares) et Angers (1 650 hectares). Le terme de « bassin manceau » existe depuis déjà plusieurs décennies. L'expression fut répandue suite aux études géographiques et sociologiques de l'intellectuel manceau Jean Gouhier dans son ouvrage spécialisé datant de 1954.
La ville est labélisée Ville d'art et d'histoire et a été élue deuxième ville la plus « verte » de France, après Nantes en 2003. Du fait de son étendue, Le Mans est aux portes de la forêt et jouxte les bois de Changé et le parc de l'abbaye de l'Épau. La création de « l'Arche de la nature » a permis aux citadins de profiter de la pleine nature à quelques kilomètres de la cité. Pour le centre, la ville dispose de nombreuses pelouses et parcs, jusque dans le vieux Mans, notamment en bordure de la muraille, et proche de la cathédrale avec les Jacobins. Le cadre historique du Gué de Maulny est conservé en parc public en bordure de l'Huisne. Un moulin à l'ancienne y est toujours présent et a été rénové en 2008.
La Ville du Mans possède 360 ha d'espaces verts, dont 85 ha rien que pour les seuls parcs et jardins municipaux. L'arche de la nature est grande de 450 ha, elle augmente la superficie verte de la ville à 900 ha. Cela fait environ 63 m² par habitants. Avec le tramway, sont apparus de nouveaux « tapis d'herbe » et les grandes artères sont bordées d'arbres. Le campus de l'université du Mans bénéficie lui aussi d'un cadre naturel privilégié. Le jardin des plantes, d'une superficie de 5ha, est un vestige de l'époque des grandes explorations. Il propose un jardin à l'anglaise et un autre à la française avec une roseraie et un kiosque à musique. Le parc du musée de Tessé avec les Quinconces des Jacobins forment un ensemble important au coeur de la cité. Sur les hauteurs du Vieux Mans, se trouve l'Esplanade du Bicentenaire, un petit parc boisé, bâti dans les murailles qui offre un panorama sur la Sarthe, ainsi que le nord de la ville. Les Jardins Pierre de Ronsard, séparés en trois jardins distincts, offrent un petit espace de verdure au Sud-Ouest de la vieille ville situés au-devant de la Collégiale Saint-Pierre-La-Cour. L'horloge florale du Vieux-Mans, installée entre la sortie montante du tunnel et l'entrée vers la vieille ville, a fêté ses 75 ans en 2009. Le « Pont-neuf », qui relie le centre au vieux Mans les traverse. Sur le plus grand pont, au-dessus du tunnel, se trouve le Square Dubois, un des centre de ralliement dans le Vieux Mans. Surtout, il s'agit du seul parc de la ville avec celui de la Préfecture, à être classé aux monuments historiques. C'est non loin de la vieille ville qu'à vue le jour la rose plantagenêt. C'est une fleur commandée par la ville du Mans elle-même, auprès de l'horticulteur Jean-Pierre Vibert, parent du rosiériste célèbre. Cette rose plantagenêt est de couleur grenat avec des étamines d'or. Elle sera inaugurée à l'été 2009.
Le Parc de la préfecture (parfois nommé Victor Hugo), non loin du centre ville, est situé juste derrière l'église de la Couture. Il a vu l'intervention de Paul de Lavenne, Comte de Choulot, dont on disait de lui qu'il était le Capability Brown français. L'île aux planches est un parc de 3 ha, situé sur la rive droite de la Sarthe. Il s'agit d'un îlot de 677 mètres dans le canal de la rivière. Le site accueillait une manufacture de tabac, puis une centrale EDF fermée en 1993. Il fallut 15 ans pour réhabiliter le terrain. Le parc fut entièrement réaménagé puis ouvert en juin 2008. Les Jardins des Tanneries sont situés sur la rive gauche de la Sarthe, sur les vestiges de l'ancien quartier des Tanneries. Ces jardins offrent un point de vue imprenable sur la muraille du Vieux Mans. La grande terrasse horticole des Jardins de Gourdaine permet d'être spectateur de la nuit des chimères pendant tout l'été. Le parc Théodore Monod fut bâti à l'endroit même de l'ancienne caserne du 117e Régiment d'Infanterie. Il fut ouvert en avril 2002. Le parc est étendu sur 2,1 hectares, il se trouve composé de quatre bassins d'eau et jets d'eau et de 4 500 m² de pelouse . Le Mans est une ville fleurie avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.
La ville du Mans est traversée par deux rivières distinctes : l'Huisne et la Sarthe, toutes deux de taille moyenne. L'eau nécessaire pour alimenter les foyers de la ville et de son agglomération est tirée de l'Huisne exclusivement, la Sarthe étant impropre à la consommation.
Sur l'ensemble de la ville, les deux rivières sont navigables par des bateaux de taille moyenne. Le port, situé sur la Sarthe non loin du centre ville, bénéficie d'un tourisme fluvial léger. Autrefois, la Sarthe et l'Huisne accueillaient des transporteurs fluviaux pour le commerce extra-départemental. Les quais étaient aménagés en proportion à de nombreux endroits et reflétaient bien l'aspect de « ville industrielle ». Le trafic s'est peu à peu estompé et a privilégié les déplacements sur la Seine ou la Loire, plus aisément navigables. Les infrastructures routières, ferroviaires et aériennes remplacent aisément l'ancien usage de l'espace fluvial du Mans.
Le Pont PerrinSur ces deux rivières, les crues sont rares mais existent cependant. Les grandes inondations de 1965 et de 1995 avaient par exemple immobilisé tous les ponts de la Sarthe en contrebas du vieux Mans, non loin du tunnel, ainsi que tous les quartiers au bord des rivières. Cette partie de la ville, concentrée autour de la Sarthe, et aussi bien sur la rive gauche que sur la rive droite, est donc soumise au Plan de Prévention des Risques d'Inondation. L'Huisne, quant à elle, ne bloque pas la circulation intra-muros, le pont de Pontlieue étant plus haut.
Les ponts possèdent quelques histoires particulières et ont été quelquefois symbole de l'architecture de la ville. Outre le Tunnel des Jacobins qui amène à la Sarthe, certains ponts détruits marquent l'histoire de la ville. On voit par exemple le pont des Vendéens partiellement détruit mais toujours accessible, remplacé par le pont de Pontlieue. On a également vu apparaître sur la Sarthe un pont nommé « pont en X », du fait que les deux voies se croisaient, pour permettre au tramway de traverser plus facilement l'axe fluvial et mieux desservir les différents quartiers. Ce pont ainsi que tous les ponts sauf le pont Gambetta (ancien pont Napoléon) ont été détruits par l'armée allemande lors de la Libération pour gêner le passage de la 2e DB.
Le climat du Mans est un climat océanique dégradé. On dénombre en moyenne 53 jours par an avec du gel. La durée totale moyenne d'insolation est de 1 824 heures par an. La durée totale d'insolation atteint en moyenne 248 heures en juillet contre seulement 57 heures en décembre. Comme le reste de la France proche de la façade atlantique c'est en hiver que les précipitations sont les plus abondantes dans la cité mancelle.
Sous le 1er Empire, les armoiries du Mans se blasonnaient ainsi : De gueules à la croix d'or chargée d'une clef contournée de sable, cantonnée de quatre chandeliers d'argent, au franc-canton des villes d'empire de seconde classe.
Le Mans est baptisée de divers surnoms. Ils évoquent surtout l'histoire de la cité, plus que ses qualités propres.
La ville du Mans à l'époque Gauloise est la cité des Aulerques cénomans, nommée Vindunum ou Vindinum (du celte vindo- blanc ( Cf. breton gwen, gallois gwyn) et dunon, colline, forteresse). Elle fut conquise en -56 par les troupes romaines et prend dès lors le nom de Civitas Cenomanum ou Civitas Cenomanensis (la cité des Cénomans) qui deviendra Celmans, Cel Mans, puis Le Mans.
À la fin du IIIe siècle, la ville est entourée d'une enceinte pour pouvoir faire face aux invasions barbares. Elle sera toutefois prise au cours du Ve siècle par les Francs.
Les premiers évêques vont jouer un rôle important dans le développement de la ville du VIe au IXe siècle, notamment par la construction de nombreux lieux de cultes, abbayes et hôpitaux. Le diocèse du Mans est le centre de la cité du Mans à cette époque, grâce à l'influence des évêques sur toute la région et sur la noblesse. En 865, la ville est pillée par les Vikings.
La ville est la première à bénéficier d'institutions communales en France, dès 1070, sous l'égide de l'évêque et en lien avec les institutions s'inscrivant dans la paix de Dieu.
Geoffroy le Bel dit Plantagenêt naît au Mans et régnera sur le Maine et l'Anjou de 1128 à 1151. Marié en 1128 avec Mathilde d'Angleterre, il conquiert le duché de Normandie en 1148 et pose les bases de la dynastie Plantagenêt qui règnera en Angleterre. Son fils Henri II est proclamé roi d'Angleterre en 1154.
C'est ici que se serait réellement formé le groupe de la pléiade, autour de Jacques Pelletier. François Rabelais et Pierre de Ronsard connaissent bien la ville et cette rencontre avec les frères du Bellay est historique. Jacques Pelletier publiera dans ses Œuvres Poétiques un poème de du Bellay intitulée À la ville du Mans.
Les funérailles de Guillaume du Bellay en 1543 sont un évènement national. René du Bellay sera plus tard le protecteur de Pierre Belon lorsqu'il passera dans la région. Il lui demandera notamment de lui procurer des essences rares pour son château de Touvoie, reconnu comme un véritable « paradis arboricole de la Renaissance ».
Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par le développement de l'artisanat, notamment la production de cire et de textile. Pour le textile, l'invention en 1650 d'une nouvelle étamine va permettre aux métiers à tisser du Mans d'avoir une renommée internationale (en 1740, deux tiers de la production étaient exportés à l'étranger).
Très vite, les Manceaux comprennent l'importance du chemin de fer. La population grossit et la ville s'étend.
En 1842, Ernest Sylvain Bollée installe sa fonderie de cloche et par la suite crée plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée père crée plusieurs voitures à vapeur à partir de 1873. En 1896, Amédée Bollée fils fabrique sa première voiture à essence.
Avec l'essor de l'automobile, Georges Durand fonde l'Automobile club de la Sarthe qui devient bientôt l'Automobile club de l'Ouest (ACO). Il organise un premier grand prix en 1906, ancêtre de la célèbre course des 24 Heures du Mans. Au début du vingtième siècle, le Mans est en plein essor économique. Et c'est aux Jacobins que se tient le plus grand marché de la région Ouest. Les commerçants d'Indre et Loire et du Maine et Loire viennent en nombre pour connaître les prix de référence et ramener de quoi subsister dans les régions. Il vient également des marchands de Bretagne et de Mayenne. Avant la guerre, il absorbe même la plupart des marchés locaux du département. les matières négociées sont nombreuses: orge, blés, avoines, chanvres, pommes de terre... Le commerce de fourrage et de grain est même pratiqué. Le marché du Mans est la dynamique du territoire Ouest pour les produits indigènes, comme le sont à l'époque Marseille pour le Sud, Lille pour le Nord et Bordeaux pour le sud-ouest. Beaucoup de commerçants transitaires y achètent des produits Manceaux et Bretons pour les distribuer sur le bassin parisien et plus largement, la France entière. La foire aux oignons qui avait lieu tous les derniers vendredi d'août est restée comme une date symbolique car aujourd'hui encore se déroule à cette époque de l'année La Foire des 4 jours, l'une des plus grandes de France par sa capacité d'accueil et son succès.
C'est au Mans, par un autre passionné d'automobile que va passer la création de ce qui deviendra plus tard la sécurité sociale par Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, inertie donnant plus tard naissance aux groupes d'assurances, de banques et de mutualités.
Parallèlement, l'aviation connaît ses premiers balbutiements initiés par Wilbur Wright invité par les frères Bollée, et c'est aux Hunaudières le 8 août 1908 que décolle le Flyer.
La ville est très verte, près de 51 % des habitations de la métropole possèdent un jardin hérité de la tradition agricole et mutualiste des habitants de la cité. Son urbanisme, assez décousu, est très variable d'un secteur à l'autre et propose des zones d'habitations et d'activité denses comme des zones quasiment vierges. L'urbanisation actuelle touche tous les secteurs et comble petit à petit les nombreux espaces vierges ou faisant l'objet de restructurations. La ville est composée en grande partie de zones résidentielles dont les habitations sont majoritairement d'anciennes maisons ouvrières collées les unes aux autres, bâties dans un même style: la maison dîte « mancelle », symbole du passé de la ville. Des résidences HLM, très disparates d'un quartier à l'autre et des immeubles récents sont en opposition totale avec les anciens quartiers ouvriers. Le centre ville est tout aussi varié, on y trouve les plus grands immeubles de la ville, construits récemment (années 1970-1980), comme la Tour Émeraude et des ruelles marchandes regroupant les maisons bourgeoises plus anciennes. Le vieux Mans propose quelques demeures conservées comme la maison de la reine Bérangère, les habitations les plus remarquables étant les hôtels particuliers, dominant la ville de par leurs placements en haut de la muraille romaine dans la Cité Plantagenêt. Les extrémités Nord et Sud de la ville sont réservées aux Zones Industrielles et Commerciales. Une ligne de tramway dessert les habitants depuis fin 2007 entre l'Université du Maine et le centre culturel Antarès ainsi que le quartier des Sablons.
La ville du Mans possède de nombreux projets pour son avenir proche :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Vue de la gare sudLe Mans était peuplée de 19 030 habitants en 1806, de 65 467 habitants un siècle plus tard (1906), les dernières estimations de l'INSEE pour 2005 faisaient état de 144 500 personnes. Selon le dernier recensement général de la population de 1999, l'unité urbaine du Mans compte 194 825 habitants tandis que son aire urbaine en totalise 293 159. Le bassin d'emploi de la ville touchait environ 317 183 habitants en décembre 2007. L'Espace urbain du Mans comprenait 342 122 habitants en 1999, ce qui en faisait le 16e de France.
Au fil des siècles, la petite ville industrielle est devenue une ville à vocation régionale et nationale. Elle a bénéficié du développement des infrastructures et de la décentralisation industrielle d'après-guerre. Pour preuve, la ville enregistre un « pic » en 1975 avec 152 285 habitants. La croissance cependant, se stoppe net, dès les années 1980. La concurrence de villes proches, en particulier des centre régionaux que sont Nantes et Rennes ne lui ont pas permis de se développer davantage. Le Mans a cependant repris une certaine dynamique au cours des années 2000, notamment en s'imposant économiquement comme une ville stratégique pour tout le Nord-Ouest français, la véritable « porte » entre Ouest et Île-de-France, entre Normandie et Centre. On constate ainsi continuellement un regain de développement démographique grâce à l'arrivée d'actifs en provenance de Paris qui souhaitent continuer leur activité salariale en région parisienne tout en vivant au Mans (55 minutes en TGV de la gare de Paris-Montparnasse), elle fait partie de la dernière couronne de la ville de Paris.
Le maire est Jean-Claude Boulard (PS), il a été élu pour la première fois à cette fonction à l'issue du renouvellement du conseil municipal en 2001. Il est président de la communauté urbaine du Mans Métropole depuis 1983, il a été conseiller général de la Sarthe de 1976 à 2001 et député de la 5e circonscription de la Sarthe de 1988 à 1993 et de 1997 à 2002.
Les adjoint(e/s) au maire : 3 PG (ex MGP), 7 PS, 3 Verts et 3 PCF
Première adjointe, Maryse Berger (PG).
Puis viennent : Yves Ollivier (Les Verts), Catherine Brulé-Delahaye (PCF), Patrick Delpech (PS), Marietta Karamanli (PS), Patrice Perdereau (PG), Catherine Gouhier (Les Verts), Bernard Breux (PCF), Jacqueline Pedoya (PS), Christophe Counil (PS), Dominique Niederkorn (Les Verts), Yves Calippe (PCF), Françoise Dubois (PS), François Édom (PG), Annie Konne (PS), Claude Jean (PS).
Lors de l'élection municipale du 9 mars 2008 la liste Continuons Le Mans pour tous (PS-Les Verts-PCF-Progressistes et société civile) conduite par Jean-Claude Boulard a recueilli 58,90 % des suffrages exprimés (29 126 voix) et remporté 46 sièges au conseil municipal, la liste Ensemble, aimons Le Mans (UMP) conduite par Véronique Rivron a recueilli 26,26 % des suffrages exprimés (12 984 voix) et 8 sièges et la liste Le Mans démocrate (MoDem) conduite par Dominique Fanal a recueilli 6,17 % des suffrages exprimés (3 049 voix) et un siège. La liste Radicalement à gauche (LCR) conduite par Frédéric Madelin, la liste Lutte ouvrière (Lutte ouvrière) conduite par Yves Cheere et la liste Pour la défense et la reconquête des acquis sociaux et des services publics et pour la rupture avec l'Union européenne (PT) conduite par Jean-Pierre Dailly ont recueilli respectivement 4,69 % (2 321 voix), 2,25 % (1 111 voix) et 1,74 % (859 voix) des suffrages exprimés mais aucun siège au conseil municipal. La participation à ce scrutin s'est élevée à 54,18 % avec 52 036 votants sur 96 039 électeurs inscrits (45,82 % d'abstention).
Les membres du conseil municipal du Mans renouvelé lors de l'élection municipale du 9 mars 2008Liste Continuons Le Mans pour tous (PS-Les Verts-PC-Progressistes et société civile) :
Liste Ensemble, aimons Le Mans (UMP) :
Liste Le Mans démocrate (MoDem) :
La ville est divisée en douze cantons, avec un ensemble de 48 communes :
Ce regroupement est proche de celui du Pays du Mans comprenant seulement une commune supplémentaire. La ville du Mans possède une mairie municipale principale installée dans l'ancien palais des Comtes du Maine, d'autres annexes officielles sont installées dans les plus importants quartiers comme Pontlieue. Pour les diverses élections, la ville seule possède 97 bureaux de votes réparties sur le territoire intra-muros.
La ville du Mans est divisée en six secteurs principaux pour pas moins de 72 quartiers . L'INSEE les a regroupé en 32 Grands Quartiers, selon l'objectif Iris 2000. Cependant, nombre de petits quartiers sont regroupés pour former une identité géographique plus importante et plus cohérente. Tous ne possèdent pas de spécificités géographiques ou touristiques importantes. Cependant, un certain nombre d'entre eux, et surtout près du Vieux-Mans, possèdent une histoire riche que les généalogistes et chercheurs du Maine et du Perche tentent de résumer depuis maintenant plus de 20 ans . Le secteur centre correspondant au centre ville du Mans comprend 5 quartiers. L'INSEE a également désigné cinq quartiers de la ville comme des ZUS: Bellevue, Les Sablons, les Ronceray, Les Glonnières et l'Epine. Deux autres quartiers, excentrés sur la commune d'Allonnes sont également considérés comme tels: Chaoué et Perrières.
Quartiers du Mans Les quartiers du MansLe Mans réalisa le premier traité transfrontalier entre deux villes d'Europe en 836. Tout porte à croire que Le Mans ait été la première ville européenne en même temps que Paderborn à posséder un jumelage au sens moderne du terme. Il s'agit du premier traité « religieux » entre deux villes de la communauté catholique. Cela fut conclut lors du transfert des vestiges de Saint-Liboire. La légende veut d'ailleurs que des miracles soient survenus au même moment dans le quartier de Pontlieue.
À l'ère moderne, Le Mans possède diverses jumelages européens. Au plus proche géographiquement, on trouve ceux avec l'Angleterre et la Russie. Rostov-sur-le-Don par exemple, dont le jumelage dure depuis une quinzaine d'années, est la plus grande ville du Sud-Est oriental de l'Europe élargie. Bolton est une métropole anglaise, notamment connue pour son équipe de football. La ville de Volos en Grèce est connue pour être le troisième plus gros port de Fret du pays. Tout comme Le Mans, elle possède un patrimoine historique important (période hellénistique). La ville a également accueilli les JO en 2004.
Logo de l'association Sarthe-AlexandrieEn Asie, Le Mans est liée à la ville nipponne de Suzuka, connue pour son circuit, composant une épreuve du championnat du monde de Formule 1. La ville est un faubourg de Nagoya, la troisième plus grande mégalopole du Japon.
Un jumelage culturel a été conclu en décembre 2007 avec la ville d'Alexandrie dans le cadre de recherches archéologiques sur le site égyptien de la part d'archéologues manceaux de renommée internationale, à l'image de Jean-Yves Empereur. L'association Sarthe-Alexandrie aussi appelée ACEA est ainsi née et devrait se développer dans les prochaines années.
La ville est le point central de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine, elle en est notamment la ville la plus peuplée. Cette association entre 8 agglomérations de différentes régions regroupe plus d'1,2 millions d'habitants avec pour pôles majeurs Le Mans, Tours et Orléans. Le but principal de partenariat reste la coopération économique, et notamment touristique.
La ville du Mans s'est vue décernée par le magazine Le Point, le titre de ville la plus sûre de France pour l'année 2007-2008. Cette année-là, les résultats d'élucidations, d'arrestations et de contrôles se sont réveillés bien supérieurs à la moyenne nationale.. C'est sur ces sources que se base le refus d'instaurer une police municipale, qui serait estimée peu utile à la vue du travail déjà effectué. La ville du Mans est composée d'un commissariat central situé dans le quartier de la Mission, et de quelques autres postes présents dans l'agglomération, notamment dans les quartiers sensibles comme celui des Sablons. La caserne centrale de Gendarmerie de la ville est également située dans le quartier Mission. Juste à côté, dans l'ancienne caserne Chanzy, s'est maintenu pendant des décennies l'une des plus importantes écoles de gendarmerie en France. Elle sera restée 25 ans dans la ville. Depuis fin 2008, pour faire face à une montée de l'insécurité dans le quartier Saint-Nicolas, les débats vont bon train à propos de la possible mise en service de caméras de surveillances. La mairie a longtemps essayé de temporiser le dossier, mais l'opposition UMP comme les riverains pressent de tout leur poids pour l'installation de la vidéo surveillance. Les endroits reconnus les plus chauds du centre-ville sont la rue du Port, la rue du docteur Leroy et la Place d'Alger, lieux privilégiés pour les débits de boisson, la restauration rapide et les discothèques, très fréquentés par les jeunes. De nombreuses décisions ont déjà fait polémique auprès des commerçants comme auprès des noctambules. Le 15 décembre 2007 par exemple, un arrêté préfectoral oblige les kebabs à fermer entre 2h et 5h du matin du jeudi au dimanche. Seulement, les commerçants comme les habitants signalent le déplacement des phénomènes de violence et d'agression vers d'autres quartiers comme celui de la gare nord, ou celui des Sablons, où parfois même des affrontements ethniques se déroulent. Le résultat est l'expansion des mesures et des périmètres d'interdiction. C'est pourquoi en Janvier 2009, le préfet élargi les fermetures obligatoires la nuit et l'interdiction du commerce d'alcool en détail, aux quartiers Jacobins et Gare Nord. Dans la balance pour l'installation des caméras de surveillance, celles du tramway ont par exemple prouvé leur utilité en permettant la reconnaissance visuelle et l'arrestation de jeunes gens lors d'altercations.
La société SOPAM, gérant les 9 parkings souterrains du secteur centre a elle, décidée d'installer des caméras de surveillance à tous les étages. Le souterrain reliant la gare nord à la gare sud a lui aussi bénéficié de l'installation de caméras de sécurité. Dans la périphérie nord également, les besoins de vidéo-surveillance se sont fait ressentir de la part des grandes enseignes commerciales de la Porte de l'Océane. La compagnie CRS n°10, dépendant de la zone Ouest n°III est basée au Mans dans le quartier de Gazonfier. Leur quartier général est un grand domaine comprenant en son centre un ancien grand château privé: Le Château de Méhoncourt. En 2009, la compagnie du Mans fêtera ses 65 ans d'existence. L'actuelle maison d'arrêt a été inaugurée le 21 novembre 2009 et se situe sur le territoire de Coulaines, dans la périphérie nord de la ville. Elle se nomme Maison d'arrêt Le Mans - Les Croisettes et peut accueillir 500 détenus. Elle regroupe les anciennes maisons d'arrêt de la République au Mans, et celle d'Alençon. Elle accueille également des détenus provenant de Caen, Rennes et Angers; où l surcharge carcérale est importante.
À partir de 1947 jusqu'en 1977, la ville était dirigée par la droite, suite à la défaite du maire socialiste. C'est à cette époque qu'est réalisée la percée centrale du Mans, reliant la place des Jacobins à la place de la République. En 1977, la ville bascule de nouveau et revient à gauche. Le nouveau maire est Robert Jarry, membre du Parti Communiste Français. Robert Jarry quittera ce dernier lors de sa réelection. En effet, la direction nationale du PCF refusait l'union avec le Parti Socialiste pour conserver la Mairie. Robert Jarry fonda alors un parti local, dissident du PCF, et destiné à le soutenir, le Mouvement de la Gauche Progressiste (MGP). Robert Jarry fut réelu à chaque élection jusqu'en 2001 où il décida de ne pas briguer de nouveaux mandats. C'est son ancien premier adjoint, le socialiste Jean-Claude Boulard qui lui succède. Ce dernier est élu grâce à l'union de la gauche (PS-PCF-MGP). Jean-Claude Boulard fut réelu dès le premier tour en 2008.
Globalement la ville du Mans est nettement marquée à gauche. Les quartiers sud notamment votent massivement à gauche. Les seuls exceptions sont les quartiers Bollée, Villaret, le plein centre et le quartier Gare Nord. Le Parti Communiste conserve un poids relatif malgré l'ultra dominance du Parti Socialiste au sein de la gauche. Notons que le parti de l'ancien maire Robert Jarry, le MGP, a intégré le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon début 2009. L'actuelle première adjointe au Maire, Maryse Berger, et l'adjoint à l'éducation Patrice Perdereau, en sont membres.
Notons enfin que Le Mans a accueilli, du 18 au 20 novembre 2005, le 21e congrès du Parti socialiste.
La ville compte trois technopôles avec le quartier Novaxis, l'Université-Ouest et le Technoparc Sud. Elle possède aussi une zone industrielle agro-alimentaire avec le pôle Vitaxis qui regroupe plus de 2000 emplois. Trente zones industrielles et commerciales se trouvent sur Le Mans et les communes de la métropole. Une zone franche urbaine (ZFU) est présente aux Sablons.
La ville accueille de nombreuses industries réparties en cinq grands domaines: electronique, mécanique et automobile, BTP, Agroalimentaire et plasturgie. Quant à l'économie tertiaire, elle n'est pas exempte avec de grands nom comme MMA ou Groupama.
▼ Principales entreprises▼L'industrie est apparue au Mans à la moitié du XIXe siècle. La métallurgie s'est développée à l'intérieur même de la ville. Les chemins de fer, employant les ruraux des alentours, l'ouverture vers Paris puis vers la Bretagne, ont permis au Mans de développer son industrie. Les matières premières arrivaient alors par bateaux dans les ports d'Allonnes, d'Arnage et du Mans. Ce moyen d'acheminement n'a pu se développer du fait de la concurrence du chemin de fer.
La gare de triage au sud de la ville est le symbole d'une époque où l'industrie de la cité était florissante. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, Le Mans est l'une des villes les plus industrielles de France. L'industrie du département de la Sarthe est alors essentiellement tournée vers l'agroalimentaire. Le département conserve d'ailleurs sa dominante rurale hors de la ville. Après cette époque de regain pour la cité, la chute n'en est que plus forte. La population du Mans a dépassé les 100 000 habitants vers 1950. Elle n'augmente plus dans les années 1970 et diminue même ; l'augmentation reprend faiblement au début des années 1980. Au début du XXIe siècle, Le Mans est encore, avec Nantes et Rennes, l'une des trois villes les plus influentes de l'Ouest. Le déclin économique lié à la désindustrialisation explique sa moindre croissance démographique. Aujourd'hui, le Mans est à dominante largement tertiaire. Elle accueille dix fois plus d'employés d'entreprises qu'elle ne forme de diplômés supérieurs.
En agroalimentaire, Yoplait y concentre un pôle majeur. Initiée par la famille Bollée, l'industrie automobile est aujourd'hui représentée par Renault et le Japonais NTN.
L'usine Renault s'implante en 1936. Elle produira des pièces pour l'occupant et se développera encore après-guerre. C'est toujours la plus grande concentration ouvrière du Mans. D'importantes entreprises spécialisées en électronique se sont installées à sa suite, notamment Schneider Television, Glaenzer Spicer, Philips, Souriau. Le Mans conserve des entreprises tertiaires : centres d'appels Mondial Assistance, B2S, Eurofil, The Phone House ou l'Argus assurance. Le Mans est une ville d'assurances, en particulier avec la fondation en 1828 de la Mutuelle immobilière du Mans qui deviendra le groupe MMA, et l'implantation d'assurances mutualistes telles que MAAF, Groupama, Crédit agricole ou Caisse d'épargne. L'ACO, soutenu par ces entreprises, s'est développé et organise les 24 Heures du Mans.
Cette augmentation du parc industriel va provoquer un afflux de main-d'oeuvre dans l'agglomération mancelle. La ville va mettre 25 ans à sortir de la crise du logement d'après-guerre. Il en résultera également un manque d'infrastructures et de services, notamment en matière de formation. Une branche universitaire scientifique existe depuis 1960.
Le territoire de la ville s'est majoritairement constitué en même temps qu'une industrialisation galopante. Cette extension s'est faite en majorité dans la seconde partie du XIXe siècle. Si en 1855 les faubourgs de Saint-Georges et de Sainte-Croix sont annexés, c'est au tour de Pontlieue 10 ans plus tard. Ces annexions ne permettent pas seulement à la ville d'augmenter sa superficie, elles permettent également de prendre place parmi les grandes villes de l'Ouest. Au niveau démographique par exemple, Le Mans passe de 27 000 habitants en 1851 à 45 000 habitants en 1866. C'est alors que s'engage une série de phases successives amenant emplois et population à la ville. Le territoire urbain va se remplir successivement mais incomplètement.
La gare du Mans-Triage Gravure des Anciennes Mutuelles Générales Françaises, rue ChanzyLa première phase d'industrialisation débute après l'arrivée du chemin de fer, en 1854. Le Mans devient un carrefour ferroviaire majeur. L'entrepôt, souvent dénommé l'étoile du Mans dessert tout l'Ouest de la France pour des activités diversifiées dans le domaine ferroviaire tel que le dépôt des machines, la gare de triage ou les ateliers de réparation. Durant cette première phase, d'autres greffes industrielles surviennent à petite ou grande échelle à l'image de l'entreprise métallurgique Carel et Fouché. Puis arrive la manufacture des tabacs dans le quartier de Saint-Georges. Arrivent également une grande fonderie et plusieurs entreprises mécaniques. Enfin, la fin de ce premier mouvement s'amorce avec la naissance des Mutuelles Générales Françaises, qui donneront plus tard le groupe MMA.
Suite à cette première phase relativement longue, la seconde phase est plus éphémère. Elle commence dans l'après-guerre, à partir des années 1920 et jusqu'en 1930. La ville bénéficie alors de délocalisations stratégiques. Elle reçoit ainsi l'établissement d'une fabrique de munitions et d'une usine fabriquant les moteurs d'avion. Surtout, Renault acquiert dès 1936, des terrains au sud de la ville. Ceux-là seront transformés en une grande de fabrication mécanique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Puis, dans le même temps, survient l'électrification de la ligne Paris-Le Mans. Cela renforce le rôle de la ville en temps qu'étoile ferroviaire. Le Mans est un passage obligé surtout à cause des transferts entre traction thermique et traction électrique. Juste après la guerre, la SNCF emploiera au Mans près de 5000 ouvriers. La seconde phase industrielle vent surtout compléter une première période très longue, ayant posé un grand nombre de base pour une économie industrielle développée. Surtout, Le Mans fait figure d'exception en temps que grande concentration industrielle dans une région Ouest plus bourgeoise.
Les Sablons, anciennes cités-dortoirs industriellesLes trente glorieuses apportent une nouvelle croissance à la ville. Celle-ci est majoritairement soutenue par le succès de Renault. l'entreprise qui emploie quelques 3600 salariés en 1949, en emploie près de 10 000 en 1974. La ville bénéficie de nouveau de délocalisations industrielles favorables ainsi que du renforcement des branches d'assurance installées dans la ville. La distribution, déjà représentée par les Comptoirs Modernes dès 1928, emploie plus de 2000 personnes en 1975. Les services se multiplient et les flux migratoires vers Le Mans deviennent importants. En 1975, la ville atteint un pic de population de plus de 152 000 habitants. En seulement 7 ans, la ville a gagné quelques 9 000 habitants et en vingt ans, elle en a gagné plus de 40 000. Et pourtant, déjà, la désindustrialisation pointe le bout de son nez puisque la SNCF réduit ses postes de 1700 places entre 1945 et 1970.
La dernière phase est moins prospère. Elle commence dès la fin des années 1975. Alors que la ville compte sur cette croissance industrielle tonitruante pour devenir une grande ville française (voir le projet SDAU), de nombreux signes d'essoufflements sont visibles dans l'économie mancelle. La grande débâcle vient de l'employeur Renault, plus grand manufacturier et plus grand employeur de la ville, qui diminue considérablement ses effectifs. Les entreprises les plus modestes, elles, fermeront leur porte. Les Mutuelles du Mans, elles aussi, enregistrent des difficultés et réduisent leurs effectifs. Tant bien que mal, de nouvelles activités tertiaires tentent de se faire une place. Les services marchands se développent. La ville est en bien sûr modifiée. Le coeur de ville obtient un grand rôle tertiaire et c'est à la lisière de la ville que se développent également les nouvelles activités commerciales. De nouvelles zones sont ainsi créées sans pour autant que les zones d'activités existantes ne soient complétement remplies.
Bien avant le déclin, deux communes des faubourgs ont pu bénéficier d'une grande expansion démographiques. Il s'agit des deux villes les plus importantes de la 1re couronne : Allonnes et Coulaines. Allonnes au sud-ouest du Mans se construit comme une ZUP, profitant grandement de l'installation de Renault. Coulaines, plus proche, au nord-est de la ville du Mans, se développe en lotissements de petits immeubles. Pour la seconde fois, la cité englobe les bourgs environnants. Cependant, la péri-urbanisation continuera à se faire sous la forme d'un étalement résidentiel discontinu classique. Viennent dès les années 1980, les communes alentours comme la Chapelle Saint-Aubin au nord ou se construit une nouvelle zone commerciale. Plus loin encore Saint Saturnin profitera a son tour de ce développement en bénéficiant également le sortie autoroutière des Portes de l'Océane. Point de passage, elle verra naître un hôpital spécialisé (l'ADAPT) ainsi qu'un parc hôtelier, sans oublier une expansion au milieu des années 1990, amenant à la construction de nouvelles zones pavillonnaires. En 2004, la municipalité devra même créer une déviation à la RD338 en provenance d'Alençon pour permettre une fluidification du trafic, devenu trop important. La zone du Polygone au Sud du Mans, construite dès 1960 concentre également une forte activité professionnelle. Dès 2004, Le Mans envisage la création d'un pôle d'excellence sportive à la sortie sur de la ville. Cette entreprise, amenant notamment des emplois dans le bâtiment, sera menée à terme à l'été 2010 avec l'achèvement du MMArena.
Les années 1980 sont marquées par la création de nouveaux axes de communications : les lignes TGV qui relient Paris à l'ouest de la France passent par le Mans pour desservir Nantes et Rennes. Les autoroutes relient Le Mans à Paris, Alençon, Rennes, Nantes, Tours, Caen et Rouen/Calais, ce qui a eu pour effet de dynamiser le tissu économique. Son identité est largement entachée par son rôle de simple « relais » de l'Ouest, et se trouvant éloignée du reste de la région des Pays de la Loire. Son histoire et son économie se sont basées sur les matières premières et les infrastructures industrielles nouvelles en matière de transport. Cependant le Mans a beaucoup perdu de son importance avec la perte de vitesse de la production industrielle. Entreprises fermées, ville perdant ses habitants... Les circonstances ont été ressenties dès la fin des années 1990. Paradoxalement, alors que les couronnes mancelles gagnent en puissance, la ville-centre voit son rythme de croissance s'affaiblir, jusqu'à obtenir un variation négative. Ce sont les périphéries qui en profitent. À partir de 1960, on crée une branche universitaire scientifique. Elle est une annexe de l'université de Caen. En 1969, on crée un IUT pour répondre à la demande de formations techniques pour l'industrie. L'université se développe, apparaissent progressivement des secteurs lettres ou droit. Elle devient indépendante à partir de 1977. Ses bâtiments construits comme des préfabriqués sont marqués par leur temps, symbole d'une construction « rapide ». La création de cette petite université, initiée dès 1967, a apporté quelques 10 000 étudiants au fil des années. Cependant, le refus de l'État d'ouvrir un CHU à l'Hôpital Nord a très nettement ralenti ses chances de devenir grande-ville universitaire. Quelques technopôles ont cependant amenés le Mans à prendre une place importante dans le secteur tertiaire. Le technopôle Novaxis situé à la Gare Sud est le plus récent et bénéficie de meilleur emplacement stratégique des trois. Le technopôle de l'Université, quoiqu'un peu excentré, bénéficie de sa propre sortie autoroutière et de sa proximité avec la faculté des sciences ou des sciences économiques. Quant à la technopôle du circuit, orientée vers l'automobile, elle accueille le centre d'appels de Mondial Assistance. En 1999, le territoire de la CUM est urbanisé à 72 % seulement, alors que les espaces résidentiels ne représentent que 1/3 de la surface totale. Cependant, le Mans conserve la grande majorité de la population de la communauté urbaine, du fait du petit nombre de communes impliquées. Ce sont ainsi les trois quarts de la population qui résident dans la ville-centre. Depuis le début des années 2000, la ville du Mans a décidé de remédier à ce problème de « fuite métropolitaine ». La cité a perdu beaucoup d'habitants entre 2003 et 2006, spécialement à cause de la reconstruction de nombreuses parties de la ville. C'est dans cet optique que de nouveaux bâtiments sont créés aux extrémités urbaines encore non occupées, et notamment à l'Ouest, près de l'Université. La présence du tramway, devrait permettre d'attirer de nouveaux habitants. Les « parkings-relais » du tramway sont spécialement conçus pour l'accueil des visiteurs ou des habitants de la métropole, afin qu'ils puissent profiter du nouveau moyen de transport de la ville. Sa position entre Paris et l'Ouest aura également beaucoup apporté pendant les périodes de « relâchement ». D'un point de vue tant économique que géographique, le passage de l'équipe de football locale en division professionnelle a permis un regain de popularité de la cité au niveau national, et a « dopé » la fréquentation du stade.
Le Mans accueille bien sûr le siège social de la société des assurances MMA. Le GIE Sesam Vitale créateur et distributeur de la carte Vitale, est implanté dans le quartier d'affaire Novaxis et occupe toute la tour Solaire qui domine la ville avec une couverture vitrée à 360°.
Le regroupement Le Mans Nord entreprisesLe Mans est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Mans et de la Sarthe. Elle gère l'aéroport Le Mans-Arnage et quelques écoles de formation supérieure.
La communauté Le Mans nord entreprise, créée en juin 1999, réunit soixante-dix des 430 entreprises situées en périphérie nord de la ville. Cette confédération englobe de nombreuses sociétés sur un rayon d'une dizaine de kilomètres qui forment un pouvoir économique important et siège au conseil de la communauté d'agglomération. Employant environ dix mille salariés sur une superficie de 100 000 m², elle tend à se faire concurrencer par la zone Sud et notamment le « Family Village » ouvert récemment. La communauté au Sud, près des Hunaudières et d'Antarès, est en pleine expansion alors qu'elle accusait un retard certain ces dernières années, face à la zone Nord, desservie par « la porte de l'Océane ».
La ville s'est forgée en quelques années une réputation de ville touristique, aussi bien au plan national qu'européen. Dans la fin des années 1990, les organisations culturelles et le conseil municipal promeuvent une ville européenne. Les 24 heures du Mans jouent pour beaucoup dans la renommée internationale de la ville. Selon des études menées de 2003 à 2007, la seule semaine de 24 heures automobiles rapporteraient 75 % des retombées économiques annuelles de la ville. Depuis l'ouverture de l'A 28, longeant la ville du Nord au Sud, Le Mans se situe au centre de l'axe Calais-Bayonne ou Angleterre Espagne, ce qui est une place de choix pour le tourisme européen. Outre les 24 heures, Le Mans a réussi à séduire par les innovations proposées lors de la Nuit des Chimères. Les améliorations apportées au Vieux-Mans ont permis de valoriser le patrimoine de la ville. La vieille-ville a également pu se faire connaître en France grâce à des vitrines filmiques, les tournages s'étant multipliés ces dernières années. Le Mans peut également se prévaloir d'accueillir des festivals musicaux de renom comme l'Europa Jazz Festival ou le Festival de l'Epau. Le tourisme culturel est complété par une offre de lieux d'expositions qui s'est enrichi en 2009 d'un nouveau musée archéologique. La ville compte 5 musées publics et un musée privé. Sur le plan universitaire, la ville est également ouverte sur l'Europe en proposant l'Itemm:l'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, mais aussi un Centre de documentation européenne à la bibliothèque universitaire. L'Itemm fut par exemple la première réalisation conjointe entre l'Europe et Le Mans en 1989. L'Institut Supérieur des Matériaux et Mécaniques Avancées, tout comme l'université du Maine, favorisent les échanges internationaux. L'ISMANS réalise par exemple un traité de filiation avec l'Université du Québec en Outaouais, ce qui en fait une grande école internationale. L'ENSIM pour sa part propose des formations rares préparant à des métiers internationaux. Il en va de même pour l'ESGT. Le Mans possède par ailleurs un technoparc synonyme d'ouverture et de reconnaissance internationales, permettant des formations de qualité en temps que pilote professionnel (Auto Sport Academy) ou en temps que mécanicien (Institut Automobile du Mans). Enfin, d'un point de vue financier, l'Europe est le deuxième financeur de projets de la ville bien devant l'état et le conseil général.
Le Mans fut par le passé une grande place forte ferroviaire, souvent nommée l'étoile ferroviaire de l'ouest. La première gare vit le jour en 1852. Dès lors, la ville fut reliée à Paris de manière simple et rapide. Par la suite, cette liaison fut prolongée d'une part vers Rennes, de l'autre vers Angers et Nantes. Cette proximité du Mans avec la capitale est très bénéfique. Cela permet au Mans d'être reliée aux autres grandes villes françaises. Les voyageurs peuvent ainsi en transitant par Paris, se rendre vers des destinations assez lointaines(pénibilité dû aux très longues distances). C'est ainsi que des trains en partance pour Marseille, Lyon ou Lille sont facilement disponible à la gare. Plus important encore, en passant par Paris, Londres n'est qu'à 2h de train (sans compter les changements de transit) et grâce au TGV, Bruxelles n'est qu'à un peu plus de 3 heures de distance. Cependant, cette proximité avec Paris, bien qu'elle amène de nombreux actifs de et vers la capitale, possède une certaine impact négative. Du fait de cette proximité, les autres modes de transport sont le plus souvent obsolètes ou peu rentables. C'est ainsi par exemple que l'aéroport souffre d'une impossible rivalité avec le transport ferroviaire. La gare du Mans proposant des trains directs vers Roissy et Orly, l'aéroport ne peut proposer aucun vol régulier vers la capitale.
Autre sujet sensible dans le domaine des transports, la création de la LGV Bretagne, qui a suscité des levers de bouclier de la part des élus. Celle-ci prévoit en effet de faire le contour de la ville via le nord de l'agglomération, pour rejoindre directement la Bretagne. Avec de nombreux trains de transits en moins, la ville pourrait à long terme se trouver dépourvue de liaisons fréquentes vers Paris. Cependant, la gare du Mans reste un passage obligatoire pour le TGV entre l'Anjou et la capitale. Par ailleurs, cette initiative de LGV pourrait apporter un nouveau mode de transport en site propre. Avec une possible baisse sensible de fréquentation des lignes ferroviaires à moyenne ou grande vitesse autour de l'agglomération, la municipalité pourrait mettre en place son nouveau système de TER Pays du Mans. Ces navettes desserviraient les communes alentours de la ville, jusqu'à peu près la troisième couronne, amenant ainsi plus simplement un grand nombre d'actifs à l'intérieur de la ville. Ce projet prévoirait ainsi l'ouverture de deux nouvelles gares ou arrêts au Mans et de deux autres à La Chapelle- Saint-Aubin, en ce qui est des dessertes les plus proches. Cela permettrait d'améliorer autant que possible les dessertes péri-urbaines complexes dans le seul Pays du Mans.
Les indications suivantes sont à jour de Janvier 2009 et ne concernent que les trains TGV:
L'A 11 (Paris-Nantes), l'A 81 (Le Mans-Rennes) et l'A 28 (Rouen-Tours) desservent la ville et surtout son agglomération. Le grand noeud autoroutier composé par les trois autoroutes permet d'englober les 3/4 de l'agglomération mancelle, sans pour autant desservir le plein sud, notamment des villes comme La Suze, Allonnes ou Arnage. Une voie express, la D323 (anciennement la Route Nationale 23), permet d'achever le contour autoroutier et fait se rejoindre l'A28 en provenance de Tours (sortie d'Auvours) et l'A11 en direction de Nantes (sortie d'Allonnes-Le Mans ZI Sud). Grâce aux derniers travaux de l'A28, la ville se place au centre de l'axe Calais-Bayonne, et à plus grande échelle, de la liaison Angleterre-Espagne. Cette autoroute reliant Le Mans à Tours, a failli ne jamais voir le jour et a fait l'objet de multiples problèmes. La cause première en est la protection de l'environnement et surtout au sud de l'agglomération mancelle, entre Le Mans Sud et Ecommoy. La trouvaille d'une espèce rare de scarabée dès 1996 a pendant longtemps ralenti le projet . Il fut alors prévu de dédoubler entièrement la nationale 138 entre Le Mans Sud et Tours, vu que la rocade du Mans était déjà entièrement dédoublée. Mais finalement, le tronçon sud sera lancé en 2006 après des années de retard. Il est à noter que l'Autoroute A 28 reliant les trois grandes villes Rouen, Le Mans et Tours, est appelé à devenir à moyen terme, un axe stratégique du grand contournement de Paris. Cette autoroute devrait permettre de voyager sur un axe Nord-Sud sans passer par l'île de France. Le Mans est ainsi un carrefour de l'Ouest français pour les flux descendant de Paris vers la Bretagne et le reste des Pays de la Loire.
La ville possède des boulevards extérieurs formant une rocade non complète. Celle-ci commence à l'est par la route de Paris (la D314 ou ancienne RN 23) avant de rejoindre au nord la route d'Alençon, anciennement le RN138 et de proposer un contournement sinueux de tout l'ouest de la ville. Elle continue jusqu'au sud de Pontlieue. Cependant dès l'entrée au Mans par le Sud-ouest de la rocade, elle devient un ensemble de boulevards urbains délimités entre 50 et 70 km/h. Après avoir désservi le sud de Pontlieue, elle se continue en D314 et donne accès aux Sablons avant de rejoindre l'avenue Bollée à l'est de la ville. Il ne s'agit ainsi pas d'une boucle, mais d'un enserrement aux 3/4 dont l'extrémité est de l'avenue Bollée est un axe transitoire. La portion est reliant Béner à Coulaines ne fut ouverte qu'en 2002. Des travaux sont toujours en cours pour achever la rocade est et permettre une voie rapide continue de Béner jusqu'à la ZI Sud. De nombreux projets sont proposés dans le but d'améliorer la fluidité du traffic et accessibilité autour de la ville. Il est notamment prévu de faire se joindre les deux rocades, la première proprement dite et la déviation sud (D323) reliant les autoroutes A28 et A11. À l'heure actuelle une portion dérivée de la rocade, la D147 permet de rejoindre la boucle sud, mais cet axe est très chargé et peu rapide, d'autant que passant par la ville d'Allonnes. Bien que prévu depuis 2001, ce projet n'a jamais vu le jour.
Temps moyen estimé en partance du Mans:
L'aéroport Le Mans-Arnage est situé à environ 7 kilomètres au sud du Mans. Il est accessible par la déviation de la rocade sud (D314). Situé à proximité du circuit Bugatti, il est très utilisé pour des déplacements privés et pour des besoins proprement sportifs ou professionnels. Le plus gros du trafic annuel se fait en période d'épreuves sportives, qu'il s'agisse des 24 heures auto-moto ou du grand prix de France moto. Déjà situé non loin d'Antarès (pratique pour les artistes s'y produisant), il sera à terme, proche du MMArena et de la Pincenardière; ce qui sera là-aussi bénéfique pour les sportifs et pourquoi pas, pour les supporters. Cependant, au-delà de cette activité restreinte et de l'accueil de clubs de voltige, l'aéroport ne propose plus de liaisons quotidiennes. Proposant autrefois des vols réguliers vers l'Allemagne, l'Angleterre et les Etats-Unis grâce à EOS Airlines, l'aéroport souffre depuis longtemps de la concurrence du TGV et d'un point d'emplacement peu stratégique à mi-chemin entre les aéroport de Paris et Nantes-Atlantique (voire à long terme, de l'aéroport du grand ouest). L'aéroport dispose de deux opérateurs aériens principaux: un pour le transport de fret, l'autre pour le transport de personnes via hélicoptères. Cependant, de 2004 à 2008, sa fréquentation a augmenté de 16 %, ce qui en fait à l'heure actuelle, malgré seulement quelques 9000 passagers et 23 000 mouvements, le deuxième aéroport de la région en termes d'accueil de passagers. L'achèvement du pôle d'excellence sportive, la proximité du parc des expositions, du musée de l'automobile et de l'ACO pourraient permettre à l'aéroport de se relancer dans les années futures. Cependant, le problème de l'étalement de l'aéroport demeure. D'une construction ancienne et ne possédant que deux pistes de taille moyenne, il se trouve enserré entre habitations, routes et circuits automobiles. Il est ainsi impossible de l'agrandir pour l'instant. À plus ou moins long terme, cela pourrait se révéler très handicapant, si ce n'est une inévitable fermeture, à l'image de l'ancien aérodrome d'Angers-Avrillé.
Le Mans possède ses propres boulevards periphériques, les uns dépendent du service municipal, les autres du réseau Cofiroute ou ASF. Les ruelles du vieux Mans, dont l'accès en voiture n'est autorisé qu'aux riverains, peuvent laisser passer un véhicule pour la plupart mais elles sont très peu larges. Le centre ville est très piétonnier, ainsi la place de la République est aujourd'hui fermée aux automobilistes, un parking souterrain de grande taille y a été créé en sous-sol pour permettre d'accéder au centre ville sans peine, la circulation en plein centre ville y étant assez difficile. De nombreuses pistes cyclables sont disposées sur les grands boulevards et les principales avenues. En tout, ce sont 129km qui sont réservés aux vélos dans la ville, depuis le projet directeur adopté en 1997.
Le Boulevard Demorieux Le tunnel des Jacobins, voie d'accès au centre villeUne déviation nord a été créée pour désengorger la commune de Saint-Saturnin. Le tunnel des Jacobins est également un édifice important de l'infrastructure routière. Creusé en seconde moitié du XIXe siècle, il permet aux automobiles de gravir la colline du vieux Mans et d'entrer rapidement au centre de la ville, l'édifice est toujours utilisé aussi bien en ascendant qu'en descendant. Des voies cyclables ont été aménagées et la circulation se fait en deux fois une voie. Depuis quelques années, s'est développée la politique du mode de transport doux. Bien qu'en avance sur ses voisines le splus proches avec la mise en service du tramway dès 2007, les pistes cyclables qui faisaient l'objet de nombreux projets ont été retardées. Parmi les plus grands projets de mode doux, celui du Boulevard vert a pris énormément de retard. Longtemps la ville s'est vue privée de grandes voies de circulations à l'intérieur de la communauté. Jusqu'aux années 1970, l'infrastructure routière était insuffisante pour la ville: voies trop étroites, manque de routes pour divers points stratégiques... Dès 1962, on remarque que la ville n'a pas les infrastructures nécessaires par rapport à son nombre d'habitants (142 000 en 1962) dû à une croissance « anarchique » de la ville. On dit alors qu'elle a grandi « trop vite » pour se doter d'infrastructures performantes. Le Mans se concentre depuis les années 2000 sur les transports en communs avec l'aménagement du tramway et surtout des « parkings-périphériques » en vue de réduire le nombre d'automobiles intra-muros. En avril 2009, le projet de la deuxième ligne de tramway entre l'Espal et Coulaines a été validé. Un autre projet, celui d'un Busway entre la gare sud et Allonnes pourrait voir le jour.
Les années 1960 ont marqué une reprise en main du service technique des routes, comme l'indique le SDAU de 1967. À l'image de la « percée centrale » en centre ville qui a vu raser une grande partie du centre historique, le réaménagement routier a été obligatoire pour le développement. Il n'a jamais été pleinement achevé. Qu'il s'agisse de la rocade ou du périphérique autoroutier, aucun des deux n'est achevé en véritable boucle. À l'intérieur, les boulevards et les avenues à 2 voies ne suffisent pas toujours. Le manque de largeur des voies de circulation est bien souvent clamée de la part des automobilistes manceaux, comme par exemple sur l'avenue Jean-Jaurès, où, avec l'arrivée du tramway, l'avenue n'est plus qu'à une voie sur la grande majorité du tracé. Concrètement, ce manque d'espace dans la voirie est handicapant, surtout pour le projet de BusWay, qui nécessite des voies réservées de gros calibre. Certains axes majeurs demeurent eux à une seule voie et sont laissés à demi aux voitures, à demi aux piétons et cyclistes, à l'image de la rue Nationale, l'une des principales rues marchandes. L'hypercentre de la ville, ou du moins le seul quartier Saint-Nicolas est entièrement piétonnier depuis Décembre 2008.
Le réseau (SETRAM) desservant l'agglomération est composé de vingt lignes de bus et d'une ligne de tramway. En plus des lignes urbaines et suburbaines de jour s'ajoutent trois lignes de nuit. Le tramway, lui, roule de 5 h 30 à 1 heure du matin. Une grande partie du réseau a été remaniée à la suite de la création de la première ligne de tramway. La Setram a transporté 23 500 000 voyageurs en 2008, ce qui donne environ 95 000 voyages quotidiens pour près de 40 000 abonnés. Cela a permis de réduire le nombre de lignes et de fluidifier le trafic en ville. Les bus s'arrêtent dans de nombreuses parties de la ville ainsi que dans les communes les plus proches de la ville comme La Chapelle-Saint-Aubin ou Yvré-l'Évêque. Le service est établi sur l'ensemble de Le Mans Métropole, non sur le Pays du Mans. Ce dernier serait trop vaste pour permettre un tel système. Néanmoins les villes alentours sont ainsi reliées au centre-ville. D'autre part, certaines lignes permettent de poursuivre au-delà, le travail des lignes de tramway. C'est le cas par exemple de la ligne 24 menant du terminus du tramway à Antarès, au sud du Mans, à la commune de Mulsanne, quelques kilomètres plus au sud. il en est de même avec la ligne 18 , continuant le travail du tramway, à l'extrémité ouest de la ville, menant les passagers vers Rouillon. Les bus sont ainsi la continuation extra-muros du tramway, ce dernier ne sortant pas de la ville et ne desservant pas l'agglomération.
Le Mans a déjà possédé par le passé, son propre réseau de tramway à la fin du 19e siècle, et jusqu'à la seconde guerre mondiale. La ville propose une concertation dès 1999, un an plus tard, l'état valide cette décision et à la mi-2001, on réalise une enquête publique. En 2002, la décision définitive est prise par la CUM. Une nouvelle enquête publique est faite en 2004, juste avant le début des travaux. Le 18 janvier 2006, le maire de la ville accueille la première rame citadis, et les 17 et 18 novembre, la première ligne est lancée. Elle accueillera quelques 250 000 voyageurs en seulement deux jours. La présence du tramway répond à une nécessité pour les besoins de déplacement d'un bout à l'autre de la ville tant les trajets en bus peuvent être longs. Avec 15,4 km de voies, la ligne principale comporte 29 arrêts. La fréquentation de la ligne T1 est d'environ 45 000 à 48 000 passagers par jour. Le record de fréquentation a été atteint au moment des 24 Heures du Mans, on a enregistré plus de 57 000 passagers le 19 juin 2009, jour de la parade des pilotes. La première ligne du tramway a permis de faire se rejoindre l'extrémité nord-ouest et le plein sud de la ville. A ensuite été ouvert un nouveau tronçon, permettant de se rendre dans les quartiers sud-est. Le tramway a changé la morphologie de la ville en ouvrant de nouveaux pôles et de nouveaux espaces de compétitivité, leur offrant surtout une meilleure accessibilité. Ainsi, le projet du tramway s'est inscrit dans le long terme puisque le pôle multimodal train-tramway-bus-cars-taxis-vélos de la gare nord sera ouvert en septembre 2009. La gare conforte ainsi son rôle majeur dans la ville en concentrant une sorte d'épine dorsale par laquelle passe irrémédiablement la ligne de tramway. Les voyageurs arrivant peuvent ainsi voyager plus facilement et plus rapidement avec le tramway qu'avec le bus. Trois autres grands pôles de correspondances multimodaux ont vu le jour auparavant sur le réseau: à la république, à l'éperon et à Saint-Martin de Pontlieue. Outre la création d'une seconde ligne vers Bellevue, le tramway permettra d'accéder plus facilement au pôle universitaire toujours en expansion (quartier du Ribay d'une part, ouverture de nouveaux UFR, dont la médecine en 2009 d'autre part). Le tramway permettra également d'accéder de manière pratique au pôle d'excellence sportive, une fois la création du MMArena achevée. Le succès rencontré lors des manifestations sportives mécaniques est déjà une preuve de la réussite allant dans ce sens. La ligne T1 possède, pour l'instant, la particularité d'avoir trois terminus ; Université-Ribay, Antarès et Espal.
La ville est mondialement connue pour l'épreuve des 24 Heures du Mans, course automobile d'une durée de 24 heures, organisée par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO). La course existe depuis 1923 et se déroule chaque année au mois de juin sur le célèbre circuit des 24 Heures, long tracé de plus de 13 kilomètres ouvert pour l'occasion. Les équipes sont constituées de trois pilotes qui se relaient. Existent également des épreuves similaires pour les motos, karts et camions.
Le Mans accueille également depuis quelques années le Grand Prix de France moto sur le circuit Bugatti. L'enceinte du circuit, qui est permanent, comprend un musée de l'automobile où on peut admirer des prototypes uniques, cette visite complétant le « pèlerinage » dans la ville mondialement considérée comme le « berceau » de l'automobile et du sport automobile en général.
Chaque année le Rallye du Mans, épreuve régionale de la fédération ASACO Maine-Bretagne, réunit principalement les locaux de l'étape et permet aux pilotes régionaux de participer à diverses épreuves automobiles. Ce Rallye ne se dispute pas au Mans mais sur le terrain de la commune de Conlie.
Le Mans Sarthe Basket ou MSB, (anciennement SCM), équipe Pro A de basket-ball, est quadruple champion de France (1978, 1979, 1982 et 2006), quintuple vice-champion de France (1970, 1974, 1980, 1981 et 1983), triple vainqueur de la Coupe de France (1964, 2004 et 2009), et double vainqueur de la Semaine des as (2006 et 2009). Bien que le MSB se qualifie chaque saison pour la Coupe Korac ou l'Euroleague de basket (ligue des champions du basket européen), ces compétitions manquent à son palmarès. Le dôme du club est la salle Antarès.
L'équipe de football MUC 72 est montée en Ligue 1 pour la première fois en 2003 avant de s'y stabiliser en 2005. Afin de développer le club, un nouveau stade d'une capacité d'accueil de 25 000 places assises devrait voir le jour en 2010 non loin d'Antarès (l'actuel stade Léon-Bollée compte environ 17 000 places dont 13 000 assises). Ce sera le premier stade français financé par un partenaire privé (MMA qui a son siège au Mans), par naming et non par concession : la société d'assurance versera environ 1 million d'euros par an pendant dix ans pour que le stade porte le nom MMArena. Le Mans compte seize autres clubs de football licenciés intra-muros et quinze dans la communauté urbaine, comme le F.C Le Mans ou le S.P.C Moderne.
Le Mans possède un skatepark couvert à l'ouest de la ville, ouvert aux skateboards et autres rollers.
Les 24 heures roller rassemblent depuis une dizaine d'années de nombreux sportifs venant de toute la France. L'événement, organisé sur le circuit Bugatti, permet de patiner par équipes pendant 24 heures.
Le Mans possède actuellement la meilleure équipe de France de Break dance, Le Break Dance. En outre, les Kombo/Legiteam Obstruxion furent champions de France en 2006 et 2007 et 4emes aux championnats du monde de Corée en mars 2007. Qualifiée comme unique participant français pour les championnats du monde en Allemagne, le 20 octobre 2007, la troupe de 13 garçons et 2 filles compte 22 titres de champions rien que pour l'année 2006-2007. La MJC Plaine du Ronceray est le principal lieu de pratique ; on y rencontre les champions de France.
Le Mans possède un patrimoine prestigieux est à considérer comme « la seconde ville la plus importante des Pays de la Loire » en matière de culture et de tourisme. Et parmi les monuments phares, on trouve la vieille ville, entouré d'une enceinte romaine polychrome construite à la fin du IIIe siècle, encore très bien conservée. Elle constitue le plus important témoignage de l'architecture militaire du Bas-Empire en France, c'est l'édifice le mieux conservé d'Europe, après la ville de Rome. La ville appartient aux villes et pays d'art et d'histoire faisant partie des villes rouges. Seules quatre autres villes ont porté ce titre en France avec Lyon ou Limoges. Cela provient de la couleur des matériaux utilisées aux IIe et IIIe siècles par certaines tribus pour bâtir les murs d'enceinte des cités.
Vestiges des thermes de Vindunum.Les thermes de Vindunum sont aujourd'hui enfouis sous l'école des Beaux-arts du Mans, au sud-ouest du mur d'enceinte. Plusieurs salles d'exposition souterraines permettent de redécouvrir le monument dans les meilleures conditions. Pour autant, peu de vestiges ont pu être mis au jour, notamment à cause de l'urbanisation environnante. Les thermes furent découvert par hasard en 1980, lors de travaux d'aménagement.
De Vindunum subsistent également plusieurs domus, dont la plus visible est celle des Halles. Le forum est situé sous la cathédrale, au point le plus haut de la colline du Vieux-Mans ; ses vestiges ne sont pas visibles. Il en est de même pour l'amphithéâtre dit « arènes du Mans », situé au sud-est de la place des Jacobins, sous des constructions postérieures. Cependant, des recherches sont toujours en cours, qui détermineront sans doute son importance exacte. Au début des années 1990, on parlait d'un édifice modeste d'environ 7 000 places, mais les recherches de Didier Travier en 2007 font état d'un édifice aux dimensions encore supérieures à celles des arènes de Nîmes .
La ville du Mans possède plusieurs places utilisées pour des rassemblements populaires :
Place de la République Place des Jacobins Place du Jet d'eau Place des Comtes du Maine Place Saint-NicolasLe « parler Sarthois » ou « parler manceau » est une variante dialectale du Français. Il désigne en règle générale la forme locale de français employée par les habitants du Mans et de l'ensemble des habitants du Haut-Maine. Il est également appelé « parler Sapience » ou « parler cénomane ». Géographiquement et historiquement, il était difficile pour un tel dialecte de se faire une place entre le parler d'Île-de-France futur Français, et le parler Breton. Le Maine avait pour limites l'extrême est du département de la Sarthe et jusqu'à Laval pour l'ouest. D'Alençon quasiment au Nord jusqu'au nord de La Flèche pour le sud.
Le projet Sauvegarde de la parole Sarthoise a été lancé en 2003 dans la ville de Sillé-le-Guillaume par la radio locale : Fréquence Sillé. L'objectif du projet est de transférer et sauvegarder de nombreuses sources sonores anciennes sur des supports numériques récents afin de garder une trace certaine de cette culture ancestrale. Par ailleurs, cela pourra à l'avenir faciliter et favoriser leur diffusion. D'autres associations comme les Trésors des Parlers Cénomans, La Gouline Sarthoise, le Département de Linguistique de l'Université du Maine et même l'Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique s'attellent également à la tâche.
Sa particularité a fait du vieux Mans le lieu de tournage de nombreux films d'époque célèbres comme Cyrano de Bergerac, film français réalisé par Jean-Paul Rappeneau en 1990, Le Bossu, film franco-germano-italien réalisé par Philippe de Broca en 1997, ou encore Molière de Laurent Tirard, avec Romain Duris, en 2007. La série de téléfilms à succès Nicolas Le Floch est également tournée au Mans.
Tournage de Molière en 2007Nombreux ont été les réalisateurs qui furent conquis par la cité cénomane :
Le circuit a été, lui aussi un lieu de tournages :
Les premiers foyers intellectuels du Maine apparaissent au VIè siècle. Apparaît d'abord l'école d'Anile à Saint-Calais. Puis au Mans, dans le faubourg de Saint-Pavin des Champs est créée une école, quelques temps avant celle de l'évêque Bertrand. Après le règne de Charlemagne, l'évêque Aldric du Mans enseigne les sciences et les lettres dans son école épiscopale. L'école du Mans atteint une grande renommée au XIIè siècle, grâce à ses professeurs, enseignants brillants; et son évêque, l'érudit Hildebert de Lavardin. C'est en partie grâce à cela que le Maine devient un important foyer de culture. Le premier livre imprimé au Mans est le Missale ad usum preclare ecclesie cenomanensis de Denys Gaignot, en 1546.Robert Garnier, auteur de poèmes autant que de tragédies, est originaire du Maine et achèvera sa vie au Mans. La cité fut ainsi le berceau de la Pléïade. Joachim du Bellay y rencontrera Ronsard et Jacques Peletier. Ce dernier a même pris l'appellation de Jacques Peletier du Mans. En 1547, Du Bellay écrit son poème À la ville du Mans, un dizain dans lequel décrit sa joie d'y avoir rencontré ses amis de la brigade, future Pléïade. Nicolas Denisot est également un manceau célèbre de ce petit groupe. Mais lorsqu'on parle du Mans, on pense surtout au Roman Comique de Paul Scarron où on trouve l'arrivée des comédiens au Mans. Au XIXe, Victor Bonhommet est un poète notoire de la ville, Honoré de Balzac y situe une scène des Chouans, (1829), Paul Claudel, en visite au Mans, immortalisera également son passage dans ses mémoires en décrivant son impression devant la Cathédrale. François Vallejo ayant reçu le prix du livre Inter en 2007, est né au Mans en 1960 et a été élève au lycée Bellevue.
De 1833 à 1957, quatre sociétés savantes artistiques ou historiques voient le jour au Mans. Au début, ce sont majoritairement les ecclésiastiques qui en composent les rangs. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, elles furent concurrentes voire rivales. La « société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe » est l'héritière du Bureau d'Agriculture créé en 1761. Ses premières publications sont faites en 1833. C'est cette société qui, par l'intermédiaire de Fortuné Legeay, fait compte rendu annuel des manceaux et sarthois participants au Salon de Paris. En 1875, un groupe d'érudits manceaux regrette la scission entre mayenne et Sarthe, survenue après la Révolution. C'est ainsi qu'est créée, conjointement avec quelques érudits de Mayenne, la société historique et archéologique du Maine. Robert Triger, l'un des plus grands historiens de la ville, en sera président de 1899 à 1925. Ici aussi, une chronique annuelle signale la présence des artistes sarthois présents au Salon de Paris en 1876 et 1883. C'est ensuite la naissance de deux sociétés savantes presque entièrement religieuses. La « Société historique du Maine » est fondée en 1893 par Ambroise Ledru et Ernest Louis Dubois. Ils fondent en même temps la revue la Province du Maine qui traite exclusivement de l'histoire et de l'archéologie de la province. Enfin le cardinal Grente et le duc de la Force, membres de l'Académie Française fondent l'Académie du Maine en 1957. Les fondateurs ne sont au départ, entourés que de treize membres. Cette société publie principalement dans les magazines culturels Maine Découvertes et La vie Mancelle et Sarthoise. À la fin du XIXe siècle, deux autres sociétés savantes spécialisées dans la géographie et dans la botanique sont créées. l'Académie Internationale de Géographie Botanique est fondée en 1891. Elle publie successivement les périodiques suivants: Le Monde des Plantes ( de 1891 à 1898), puis le Bulletin de l'Académie Internationale de Géographie Botanique (de 1898 à 1910) et enfin le Bulletin de Géographie Botanique (depuis 1911). Puis, c'est la création de l'Association Française de Botanique, qui semble avoir publié le Bulletin de l'Association Française de Botanique dès 1898, pendant une dizaine d'années.
L'enseignement de l'art au Mans a commencé dès le XVIIe siècle, cela permettra de former de nombreux artistes reconnus comme Julien Chappée ou Albert Maignan. La première école de dessin de la ville du Mans est ouverte le 1er janvier 1660. En 1759, c'est la création par Jean Lorcet de l'école de dessin « à l'usage des artisans d'art de la ville ». En 1914, l'école est accolée au palais des comtes du Maine, actuelle mairie, elle prend le nom d'École municipale d'art appliqué Albert Maignan. L'école prend le nom d'école des beaux-arts en 1933, puis elle devient définitivement École supérieure des Beaux-Arts du Mans suite à un arrpeté du ministère la classant comme établissement de première catégorie. L'école peut alors distribuer des diplômes nationaux.
De nombreux dessinateurs ont réalisés des reproductions de la ville. On peut par exemple trouver de très anciennes lithographies à la médiathèque Louis Aragon. Les Musées de Tessée et de la Reine Bérengère mettent en avant le patrimoine pictural de la ville. Le second présente surtout les oeuvres d'un auteur bien connu des Manceaux. Théodore Boulard fut un de ces peintres alliant la simplicité du monde rural à l'exigeance d'une représentation artistique. Il est un parent de l'actuel maire de la ville. Ce dernier fait régulièrement don des oeuvres de son parent, dont il finance les restaurations. D'autres artistes Sarthois comme Jean Chappée se sont plu à reproduire la fin du XIXe siècle, une vie encore très rurale dans les campagnes alentour. Puis sont arrivées des représentations du monde ouvrier, à une époque ou l'industrialisation touche la ville du Mans et quelques autres communes sarthoises. On peut par exemple trouver des représentations de la fonderie d'Antoigné par Paul Soyer. La vieille ville fut bien souvent dessinée ou peinte. La Cathédrale a été sujette à de nombreuses représentations comme c'est le cas en 1855 par Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Cela permet également de retrouver aujourd'hui des quartiers disparus comme c'est le cas pour celui de Gourdaine, dessiné par Louis Moulin.
Plusieurs événements historiques s'étant déroulés dans la ville ont été immortalisés par la peinture. La folie de Charles VI de France dans la forêt du Mans a par exemple connu deux grands succès picturaux. Le plus connu est celui des Chroniques de Jean Froissart. Les deux tableaux présentent au premier plan, le roi en train de tuer ses serviteurs alors qu'au fond se dessine nettement la vieille ville surélevée avec sa cathédrale, puis la Sarthe en contrebas. Mais le tableau le plus connu est la Bataille du Mans de 1793 peinte par Jean Sorieul. Y sont représentés troupes républicaines et vendéens. On voit un grand nombre de morts du côté chouan tandis que les canons continuent de tirer en fond. Ce tableau représente la place de la République jonchée de cadavres, triste théâtre de ces affrontements. Puis, Maurice Orange immortalisera la seconde Bataille du Mans avec l'intervention de Chanzy. Celui-ci, au centre du tableau, commande ses troupes en première ligne, indiquant le lieu de l'attaque par l'index. Lionel Royer réalisa la Bataille d'Auvour en 1871, bataille à laquelle il a lui-même participé. Cette peinture, comme la majorité de ses oeuvres, est le symbole de son grand académisme . Autre tableau connu, celui de l'Arrivée des comédiens au Mans par Jean-Baptiste Coulom. Celui-ci date de 1715 et demeure au musée de Tessé. D'autres tableaux représentant les comédiens de Scarron dans la ville ont été peints. Ils ont été rassemblés en 2009 pour une édition spéciale de l'oeuvre.
En 2008, l'album de bande dessinée Exauce-nous de Pierre Makyo et Frédéric Bihel a redonné le goût des représentations artistiques de la ville. L'histoire de cette BD est une recherche effrénée de la vérité à travers Le Mans et à travers toute la Sarthe. Les dessins du normand Frédéric Bihel, notamment ceux du vieux-mans et de ses ruelles ont permis de redécouvrir la ville à travers le dessin, chose devenue rare ou oubliée. Les 24 heures ont également été dessiné plusieurs fois par Jean Graton, fan de la course, dans les albums de son héros Michel Vaillant. Depuis 1975, la course des 24 heures a également inspiré les artistes modernistes. Même Andy Warhol s'y mettra avec la repeinte d'une BMW M1 en 1979. Impressionné par les courbes massives de la voiture, il suit la course et l'équipe de Hervé Poulain, qui a engagé la voiture aux côtés de Manfred Winkelhock et Marcel Mignot. Il dira après l'avoir repeinte ; « J'adore cette voiture, elle est plus agréable à modeler qu'une oeuvre d'art ». Portant le numéro 76, elle est recouverte de peintures délurées. Elle fait partie des quelques 56 modèles uniques de la marque fabriqués spécialement pour la course. Arman modélisera une Venturi 600 LM en 1994. Georges Wolinski peint en 1998 une Porsche 911 GT2 . En 2000, l'ACO fait appel à un dessinateur de renom pour réaliser les affiches publicitaires. Chaque année se déroule au Mans le festival Puls'Art, offrant des expositions d'artistes internationaux. Parmi les industries installées au Mans, on trouve les laboratoires et le service commercial du spécialiste français de la peinture: la société Lefranc & Bourgeois.
La BMW M1 repeinte par Andy Warhol en 1979La ville a toujours su conserver un certain patrimoine gastronomique propre. Elle est notamment reconnue pour ses viandes. Les élevages ont toujours occupé une place importante dans le bassin manceau. Preuves en sont les multiples marchés de bestiaux qui s'y sont tenus jusqu'à la fin du XIXe siècle. L'excellence des produits fut reconnu jusqu'à la cour et même au-delà du temps de la royauté. Étrangement, la gastronomie se mêle parfois à la culture des lettrés du Mans, à l'image d'une Mazarinade de Scarron datant de 1649. Elle fut publiée à l'encontre de la reine pour épargner les Manceaux frondeurs. Les Manceaux étaient alors assimilés à de pauvres Chapons inoffensifs. Cet extrait de la fameuse pièce des Plaideurs de Jean Racine est une autre preuve de la reconnaissance gastronomique de la ville et de la région :
Petit Jean: Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne prennequ'il a mangé là-bas un bon chapon du Maine. [...]
Dandin: Tenez, voilà la tête et les pieds du chapon. [...]Il est vrai que du Mans il en vient par douzaine.
La ville du Mans est également célèbre pour ses rillettes, préparation à base de viande de porc, parfois d'oie, de canard, de lapin ou de gibier, cuite lentement dans sa propre graisse jusqu'à obtention d'une pâte onctueuse. La ville du Mans est d'ailleurs reconnue pour sa cuisine à base de boeuf fermier du Maine. Plusieurs recettes de viande ont été innovées dans la ville comme les rouelles de Veau à la mancelle. Mais la charcuterie mancelle cuisine également les volailles. Outre les chapons et autres poulets, on conserve des recettes destinées à cuisiner d'autres types de volailles comme les pigeonneaux avec les Pigeons en salmis à la Mancelle. La plupart des recettes traditionnelles mancelles sont très proches de celles du reste de la Sarthe, toutes très marquées par des traditions rurales. Le Mans, ville de marché et de commerce permettait aux ruraux de venir vendre leurs récoltes et leurs élevages aux citadins ou assimilés comme tels. On le voit bien dans les recettes avec beaucoup de préparations à base de viande bovine et de volaille, souvent agrémentées de champignons et de pommes, trouvables facilement aux alentours de la ville (dû notamment aux nombreuses forêts bordant la ville dans le cas des champignons).
Le Mans fut autrefois reconnu pour ses vins, des coteaux poussaient en effet jusqu'à la fin du XVIIIe siècle sur les pentes des quartiers Bellevue et Sainte-Croix, ainsi que sur la commune de Coulaines. Cette activité de production allait de paire avec la présence monastique dans la cité. Le pays du Mans est un terroir de goûts. Le nord du Mans est riche de ses confitures et de ses liqueurs. Les plus connus sont les confits et les liqueurs de roses situés plus loin dans le département, surtout à la roseraie de Torcé-en-Vallée). Mais on trouve dans le pays du Mans le miel de La Bazoge par exemple. L'est du Pays se spécialise dans la viande avec la production de rillettes comme dans la ville de Connerré.
Le Mans possède également la culture des entremets, des desserts et surtout du chocolat. Le chocolatier Béline est le plus connu des confiseurs de la ville. Le chocolatier possède notamment un laboratoire à chocolat aux portes du Mans. Les produits sont vendus à travers la France et le monde, preuve de la renommée du chocolatier. Parmi les mets les plus connus, on trouve les Bugattises ou encore les Rillettées à la crème de chocolat et d'orange. Les pavés du Vieux-Mans sont une composition de ganache Café et les coeurs de la reine Bérengère sont fait de praline, d'amande et feuillantine. Autre spécialité réalisée par les chocolatiers Manceaux: le saucisson Sarthois. Celui-ci n'est non pas constitué de viande mais de chocolat auquel sont incorporés des fruits ou des douceurs selon que le chocolat soit noir ou au lait. Il peut par exemple être constitué de chocolat noir, de miel et d'amande, ou encore de chocolat au lait, de praliné et de riz soufflé. Le Mans comme sa région est une terre de production de pomme. tout comme en Normandie, on réalise du Calva dans le Maine. Mais une race de pomme, les reinettes du Mans, ont toujours servi à réaliser des plats dans la cité et ses environs. On trouve par exemple le dessert caramélisé le Petit Sarthois, sorte d'entremet aux pommes, se rapprochant des desserts traditionnels normands. Il s'agit d'une des recettes les plus ancestrales de la région. Des reinettes du Mans, on peut également faire du Pommé et du cidre du Maine.
Autres spécialités :
Le premier quotidien de la Sarthe est Le Maine libre qui diffuse un peu plus de 48 000 exemplaires dans le département. Il appartient au groupe Ouest France qui a également une rédaction locale au Mans.
Titres de presse au Mans Logo du magazine La vie Mancelle et SarthoiseLa ville est le centre de plusieurs maisons d'éditions. Les éditions Le Mans Racing publient des ouvrages consacrés uniquement au sport automobile, plus spécialement sur l'histoire des 24 Heures du Mans. Les musées du Mans et la médiathèque centrale Louis Aragon éditent leurs propres catalogues et oeuvres comme par c'est le cas pour le musée de Tessé, le musée archéologique ou le musée des 24 heures. Cela se fait souvent en lien avec la maison d'édition Cénomane, qui fut autrefois un magazine dédié à la vie culturelle et historique du Mans. Elle fut fondée à la suite de cet essai par Alain Mala en 1986. La maison d'édition Il était deux fois est elle, spécialisée dans la réédition de classiques de la littérature jeunesse. Les imprimeurs ITF sont également une maison d'édition mancelle dont la dernière publication est De Pontlieue à Kaliningrad par Claude Patard. ITF travaille en accord avec l'Association Culturelle et Touristique du Mans quant à la parution de La vie Mancelle et Sarthoise. Les éditions de la reinette publient presque uniquement des ouvrages informatifs et culturels sur la Sarthe et le Maine. La maison fut créée en Janvier 1994, elle publie notamment la revue bi-mensuelle Maine Découverte. Les Messageries de Presse Mancelle sont le grand spécialiste local de la distribution de la presse sur la région du Mans. ITF chez les imprimeurs a repris le flambeau local de l'imprimerie Monnoyer, datant du XIXe siècle. Elle se partage le marché manceau avec Numeri'Scann 24 notamment. dans le domaine des études scientifiques, outre l'université du Maine, l'hôpital du Mans édite avec le soutien de la société de Médecine de la Sarthe la Bibliothèque Médicale AF Lemanissier. Elle édite et gère des ouvrages médicinaux spécialisés depuis 1975.
La ville possède une antenne locale France 3. Cette dernière produit un journal d'une dizaine de minutes diffusé tous les soir dans le Maine: la Mayenne et la Sarthe. LMTV Sarthe est une chaîne locale de la télévision numérique terrestre (TNT), visible dans la majeure partie de la Sarthe.
Les radios énoncées ici ne possèdent pas seulement une fréquence d'émission mais également des installations dans la ville pour des décrochages ou pour des services d'informations, basés à plein temps.
La ville possède aussi plusieurs radios locales. Radio Alpa est une radio associative et alternative axée sur les musiques actuelles, l'information locale et la vie associative. Elle retransmet également en direct les matchs des deux clubs professionnels de la ville : le MUC 72 (football) et le MSB (basket). Elle emploie quatre salariés mais une majeure partie de ses programmes sont animés par des bénévoles. Elle diffuse dans presque tout le département de la Sarthe sur le 107.3 FM et depuis février 2009 en streaming sur le site www.radioalpa.com [3]. Ses studios sont situés dans le vieux Mans, à la MJC Prévert, dont elle est une composante. Radio Alpa est la radio fondatrice de la Fédération Régionale des radios associatives Maine-Anjou, elle en est actuellement la présidente. La radio est ainsi désignée pour siéger au Conseil National des Radios Associatives. Cartables FM est une autre radio associative en milieu scolaire basée au collège Berthelot, dans le quartier Saint-Nicolas. Elle diffuse de la musique et des émissions intellectuelles ou de débats d'actualité. Elle s'adresse à un public jeune sur 93.3 FM. Dans une catégorie similaire, Parenthèse Radio est axée sur l'adolescence et la vie parentale, elle émet sur Le Mans depuis 2009, sur le 87.6 FM.
Depuis 2009, Sweet FM, radio commerciale indépendante originaire de La Ferté-Bernard, a obtenu une fréquence au Mans sur le 94.8 FM. C'est une radio musicale généraliste et grand public. Depuis son implantation, elle fait la part belle aux plages d'informations locales. Son ambition est celle de s'implanter durablement dans le bassin manceau. Présente dans une grande partie de la région Centre, Vibration diffuse aussi ses programmes au Mans, sur 102.1. La radio fut un temps sponsor du MUC 72. Elle participe elle-aussi à l'effort des informations locales, bien que diffusant des informations « régionales » ne couvrant que la Sarthe et le Maine-et-Loire. France Bleu Maine va s'implanter courant 2010, ouvrant ainsi la 42è locale du réseau public .
Les artistes manceaux, qu'ils soient en solo ou en groupe, bénéficient de plusieurs moyens d'expression pour se faire connaître du grand public. Les MJC sont des tremplins efficaces pour performer et parfois même enregistrer des albums. ensuite, viennent les stations de radio locales qui, comme Sweet FM ou radio Alpa réservent au minimum une heure par semaine à la diffusion de titres des artistes de la ville et du département. Enfin, les associations comme Bebop permettent aux jeunes groupes de se produire à diverses occasions comme au Festival Bebop. Le festival Le Mans Cité Chanson est un moyen de percer dans le métier et surtout d'acquérir déjà, une certaine notoriété par la reconnaissance de ce titre.
Parmi les artistes manceaux actuels les plus connus, on trouve :
Le Mans dispose au sein de la ville et dans son aglommération, un nombre suffisant de salles de concerts et de spectacles dédiées à plusieurs types de représentations musicales. Sont actuellement en projet une cité de la musique dans le quartier Jean Jaurès et une Scène de musiques actuelles, visant à recentrer les différentes activités pour jeunes artistes éparpillées dans l'agglomération, en un ou deux points culminants.
Salle Antarès Salle des SaulnièresLa fête du pain et des céréales, autrefois fête du pain se déroule à l'Arche de la nature. ce rendez-vous gastronomique met en avant les artisans boulangers de la ville et de la région.
Les 24 heures du MansLe Mans dispose de 6 établissements gérés par la municipalités: 3 médiathèques et 3 bibliothèques. Les deux principales salles sont la médiathèque Louis-Aragon, première médiathèque de la ville inaugurée en 1988 et la médiathèque de l'Espal. Les autres bibliothèques offrent un service plus restreint qui se limite à une offre de quartier. Deux bibliothèques de la ville sont gérées par l'association Bibliothèques pour tous: les bibliothèques Emeraude et Chateaubriand .La bibliothèque universitaire du campus ouest, fut construite et réaménagée au début des années 2000. La BML, Bibliothèque Médicale Lemanissier, est spécialisée dans les ouvrages de médecine. Ouverte depuis 1975, elle devrait prendre son essor avec l'arrivée de la faculté de Médecine en Septembre 2009. Elle est située sur le pôle du centre hospitalier. La bibliothèque théâtrale Paul Scarron se situe dans le théâtre du même nom, place des jacobins. Elle regroupe quelques 2000 oeuvres, publiées ou non et se spécialise donc dans l'écriture et la lecture de pièces de théâtre ou ouvrages spécialisés et critiques.
Bibliothèques gérées par le service municipal:
Bibliothèques gérées avec le concours de l'association Bibliothèques pour tous:
Bibliothèques gérées par d'autres associations ou corporations:
Le premier musée fut installé au Mans en 1799. Il s'installe d'abord dans l'abbaye de la Couture en temps que musée des Beaux-arts du Mans. Il ouvre au public en août 1799. L'espace n'est pas assez grand pour exposer toutes les oeuvres, trois dépôts sont annexés en 1791: la bibliothèque du couvent de la Couture, la collégiale Saint-Pierre la cour et la bibliothèque de l'abbaye Saint-Vincent. Les trois édifices ont été désaffectés après la révolution.
Une Ford GT40, figure emblématique de la course de 24 heures.D'origine ou d'adoption :
Émail représentant Geoffroy V Paul Scarron Joseph CaillauxL'importance du sport dans la ville dénote un nombre important de grand noms rattachés à la cité, qu'il s'agisse d'automobile, de basket, de football ou même de tennis. On voit également quelques talents artistiques et assez peu d'hommes politiques, malgré la présence du premier ministre François Fillon.
D'autres personnalités ont « adopté » Le Mans en guise de pacte de services rendus ou tout simplement par appreciation de la ville. Ils sont alors ambassadeurs nationaux, ou plus souvent internationaux, participant de temps à autres aux événements de la cité et n'hésitant pas à populariser la ville à l'étranger; comme c'est le cas pour le footbaleur Didier Drogba.
Liste non-exhaustive et non triée :
Lycée Bellevue Ancien Lycée de jeunes fillesLe Mans partage l'université du Maine avec la ville de Laval, dont elle est la « directrice ». Le campus manceau est bien plus vaste que celui de son homologue. Regroupant les facultés de lettres, sciences humaines, droit, économie et sciences, une partie est annexée au Sud de la ville avec La Californie et le Technoparc. Une ligne de tramway lui est dédiée.
Il regroupe également un technopole avec des usines pharmaceutiques, des entreprises de gestion et un IUT GEA. Cette partie excentrée à l'ouest de la ville possède quatre sorties pour la rocade et deux pour le « périphérique » autoroutier (sortie Université-Le Mans ouest). Ce campus autrefois au milieu de champs a trouvé à l'aube des années 2010 une nouvelle jeunesse puisque en l'espace de quelques mois de nombreuses résidences et de nombreux bureaux sont littéralement « sortis de terre ».
Le campus possède cependant quelque inconvénients, notamment l'absence de deux facultés primordiales : en l'occurrence médecine et psychologie. En effet, même si le pôle hospitalier ouest se situe à quelques kilomètres, aucun CHU n'a jamais vu le jour et la réputation de l'université en pâtit en comparaison de villes universitaires plus développées comme Nantes ou Rennes.
Actuellement et malgré une forte baisse d'inscriptions au début des années 2000, le campus est de nouveau en pleine expansion autant démographique que géographique. Il est même en pleine restructuration, avec notamment l'installation du siège IUFM des Pays de la Loire... L'université du Maine possède cependant son antenne régionale IUFM. L'université bénéficie aujourd'hui de nouveaux systèmes informatiques très développés comme le récent bâtiment ETNA, antre de l'informatique et entièrement en libre accès pour les étudiants. Le campus possède une bibliothèque universitaire centrale au coeur du campus, de même que de nombreuses BI (bibliothèques d'institut) réparties dans les différentes facultés (lettres et histoire notamment). Elles sont tenues par des étudiants bénévoles.
L'école de gendarmerie du Mans a formé des officiers pendant 25 ans. Elle a fermé ses portes en 2009. Elle accueillait jusqu'à 3 000 élèves et stagiaires chaque année et a vu défiler 100 promotions de nouveaux gendarmes.
Unités ayant tenu garnison au Mans :
Ouvrages :
Magazines :
Sur les autres projets Wikimedia :
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Le Mans / Cet article est sous CC-BY-SA
Découvrez le relief de votre quartier, de vos lieux d'excursions ou de votre destination de vacances. Déterminez le dénivelé de vos randonnées, en pleine nature ou en ville, du littoral à la haute montagne. Prenez de l'altitude et voyagez au gré de votre curiosité dans cette carte topographique de la France.
Le Mans, relief, vtt, balade, marche, lac, montagne, plaine, trajet, pente, parcours, plateau, altitude, carte, fleuve, rivière, mont, île, altimétrie, vallée, massif, forêt, cartographie, côte, itinéraire, presqu'île, descente, topographique, littoral, dénivelé, montée, sommet, promenade, topographie, trek, géographie, vélo, colline, randonnée, paysage.
Reproduction interdite