Le Puy-en-Velay (Lo Puèi de Velai en occitan, IPA : /lu/lə pœj də və'laj/) est une commune française de la région Auvergne, préfecture du département de la Haute-Loire et capitale du Velay.
Ses habitants sont les Ponots et Ponotes.
Évolution selon différentes éditions du Petit Larousse :
Le Quid 2005 pour sa part, indique (page 713) pour Puy (Le) les gentilés suivants : « Ponots, Aniciens, Podiens, Podots, Panots ».
Par décret du 10 mars 1988, Journal officiel du 17 mars 1988 et avec effet au 18 mars 1988, Le Puy devient Le Puy-en-Velay.
En occitan auvergnat : Lo Puèi de Velai.
Le-Puy-en-Velay se situe au centre du département de la Haute-Loire, au sud-est de la région Auvergne. La ville est à 135 km de Lyon, 130 km de Clermont-Ferrand et 76 km de Saint-Étienne.
Malgré son appartenance à la région Auvergne, le Puy-en-Velay regarde plus vers la région Rhône-Alpes voisine et plus particulièrement vers Saint-Étienne que vers Clermont-Ferrand. La preuve en est que la ville est aujourd'hui reliée à la métropole forézienne par une route à deux fois deux voies, la RN 88 tandis que seule une route nationale, la RN 102 la relie à la capitale auvergnate.
Le Puy-en-Velay a un climat de type Cfb (océanique) avec comme record de chaleur 37,5°C le 22 juillet 1983 et comme record de froid -23,3°C le 15 février 1956. La température moyenne annuelle est de 8,9°C.
Source : Le climat à Le Puy (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1956)[1]Armes de la ville du Puy-en-Velay :
« D’azur, semé de fleurs de lis d’or à un aigle d’argent au vol abaissé, brochant sur le tout ; l’écu accolé de deux palmes de sinople liées d’azur. » Ensuite de quoi Malte-Brun ajoute, dans sa notice de La France illustrée consacrée au Puy, que « ces armes furent accordées à la ville d'Anis par Hugues Capet, à la sollicitation de Gui Foulques, évêque du Velay ». Ce qui est pour le moins surprenant lorsque l’on se souvient qu’une immense majorité des historiens s’accorde pour faire naître l’art et la science héraldique dans le courant du XIIe siècle...
Messe à 7 h et à 11h chaque dimanche
Procession chaque 15 août et Semaine Sainte.
Dans les premiers siècles, à l’époque des persécutions de l’Empire Romain ont été tués en haine de la foi Saint Julien à Brioude, Saint Ferréol, Saint Ilpize, Saint Mareel, au VIIe siècle c’est le tour de Saint Théofrède, le fondateur de l’abbé du Monastier.
Evêque: Mgr Henri Brincard est évêque du Puy-en-Velay depuis 1988. Il est né le 18 novembre 1939 à Savennières (Maine-et-Loire). Il a fait profession religieuse dans l’ordre des Chanoines réguliers de Saint-Augustin. Ordonné prêtre le 23 août 1975. Il a été ordonné évêque en la cathédrale du Puy le 2 octobre 1988.
Le Puy-en-Velay est le point de départ de la Via Podiensis, un des itinéraires du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La commune suivante traversée est Vals-près-le-Puy, avec son église Saint-Christophe.
Nota : de lien en lien on pourra ainsi aller de ville en village jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.
« les Bourguignons et les Teutons » dont parle Aimery Picaud, et, plus généralement, les Jacquets venus de l’est de l’Europe, débutaient leur pérégrination par le grand sanctuaire marial qui a donné son nom à la Via Podiensis.
Dans son "Guide du Pèlerin" il ne mentionne rien sur la ville, si ce n’est qu’elle a donné son nom à cette "via".
En l’an 950 ou 951 (chaque année a ses fervents partisans), Godescalc, évêque du Puy, se rend en pèlerinage à Santiago de Compostela.
C’est une véritable troupe qui se déplace ! Outre l’évêque et les membres du clergé l’accompagnant, on y compte des troubadours, jongleurs, pages au service des ecclésiastiques, des barons et sénéchaux, tous ces beaux messieurs étant protégés par de nombreux gens d’armes : archers et lanciers.
Le parcours suivi est bien mal connu (et pourtant quelques cités n’hésitent pas à revendiquer leur passage). Par contre, ce pèlerinage est authentifié par les écrits de Gomesano, moine du couvent espagnol de Saint-Martin d’Albeda (proche de Logroño) : « L’évêque Godescalc, animé d’une manifeste dévotion, a quitté son pays d’Aquitaine, accompagné d’un grand cortège, se dirigeant vers l’extrémité de la Galice pour toucher la miséricorde divine en implorant humblement la protection de l’apôtre saint Jacques. »
À la fin d’un manuscrit, il arrive que le scribe mentionne son nom, son âge, la date de son travail. Ces données forment le colophon. Dans celui du De Virginitate, copié pour Godescalc, en 951, le moine Gomesano, s’exprime ainsi : « Le très saint évêque Godescalc emporta ce petit livre d’Hispanie en Aquitaine durant l’hiver, dans les premiers jours de janvier…» Godescalc serait donc parti fin 950, et son retour serait début 951, d’après cette inscription.
Le premier hôpital fut l’Hôtel Dieu, bâti contre la cathédrale. Il commença à fonctionner vers 1140.
Ses portes étaient largement ouvertes aux pèlerins, comme en témoigne le privilège concédé par l’évêque Bertrand de Chalancon, en 1210, de fabriquer et vendre les insignes de pèlerinage dans l’église Sainte-Claire, et les coquilles découvertes au cimetière du Clauzel où étaient ensevelis ceux qui décédaient dans cet hôpital.
À la fin du XVIe siècle, fut retrouvée une matrice permettant de fabriquer ces médailles de pèlerinage, ornées de coquilles et représentant saint Jacques pèlerin.
De nombreuses donations contribuaient à assurer des revenus à ce lieu d’accueil, tandis que des quêteurs se répandaient dans tout le royaume, et même à l’étranger, comme en témoigne une boîte à aumônes, conservée à Ripoll (en Catalogne), marquée « Nostra Senyora del Puig de França » qui - selon des témoignages recueillis, il y a une vingtaine d’années - était encore en usage au début du XXe siècle.
L’église Sainte-Claire était le siège d’une confrérie Saint-Jacques érigée à la fin du XVIe siècle.
C’est de la même époque que nous avons un témoignage du pèlerinage à Compostelle d’un bourgeois de la ville, Jean Jacmon « 1591 et le 16 Ceptembre, suis party de ceste ville pour m’en aller à Saint-Jacques en Galice et en suis revenu et arrivé en ceste ville la veille de Saint-André. »
Le Puy eut aussi son hôpital Saint-Jacques, mentionné pour la première fois dans un testament de 1253. On ignore malheureusement tout de son fonctionnement. On notera simplement que, proche de la rue et de la porte Saint-Jacques, il était situé sur l’itinéraire idéal pour quitter la ville en direction de la Margeride.
Après avoir conquis ce site habité par des Vellaves (tribu gauloise), les Romains s’installent au Puy, alors appelé Anicium.
C’est au VIe siècle que Podium Aniciense commença à prendre de l’importance. À cette époque, et depuis le IIIe siècle, l’évêché se trouvait à Ruessio (Saint-Paulien).
Après la chute de l’Empire romain, les Barbares déferlèrent, Saint-Paulien ne fut pas épargnée. La ville saccagée, ses habitants massacrés, ses maisons romaines détruites, l’évêque Vosy renonça à reconstruire. Il décida alors de se fixer au Puy, dont la position était plus facile à défendre et la situation plus favorable.
À partir du Xe siècle, le Velay devient comté évêché, au profit de l’évêque du Puy. La ville devient la capitale du Velay, siège du comté et de l’évêché. Ainsi Le Puy devint la capitale des Vellaves.
Des miracles ayant été constatés sur le Mont Anis, l’évêque Vosy confia à Scutaire, architecte romain, la mission d’y édifier une église.
Déjà célèbre en raison des guérisons opérées par la « Pierre aux fièvres », qui y conduit même quelques musulmans venus d’Espagne, la ville le devint davantage lorsque saint Louis lui fit don de la Vierge noire. Dès lors, Le Puy connut une très grande prospérité, due à la venue de milliers de pèlerins. Ce pèlerinage du Puy resta, durant tout le Moyen Âge, le plus renommé de France, d’autant que l’une des quatre grandes voies conduisant à Saint-Jacques-de-Compostelle passait par-là. L’évêque Godescalc est cité comme le premier pèlerin de Compostelle en 951.
En 1095, le pape Urbain II désigne l’évêque du Puy, Adhémar de Monteil comme légat pour la première croisade.
Tour PannessacAu moment de la féodalité, le Velay avait été donné en apanage au duc de Guyenne, Guillaume d’Auvergne. En 1162, un différend s’éleva entre celui-ci et l’évêque du Puy. Ce dernier, ayant été molesté, porta l’affaire devant le roi de France Louis VII le Jeune, qui donna raison au prélat et retira son comté à Guillaume pour l’offrir à l’évêque. Dès lors, celui-ci ne releva plus, pour le temporel, que du souverain qui, en 1307, intégra définitivement le Velay au domaine royal, Philippe le Bel partageant désormais sa seigneurie avec le pontife. Ceci, afin de faire pièce aux Polignac, véritable dynastie, la plus illustre de la région, qui rançonnaient les riches pèlerins et les marchands attirés nombreux par la perspective de fructueuses affaires.
Si le roi de France se décida à intervenir, c’est qu’avant lui un pauvre charpentier, Durand, avait déclaré la guerre sainte à ces « Cotereaux. » Ayant reçu mission de la Vierge de réunir les hommes valides, il donna la chasse à ces aventuriers, dont il pendit jusqu’à 500 à la fois. Le goût du sang entraîna ces nouveaux croisés à de tels excès que le roi dut y mettre bon ordre. D’où le traité de partage de 1307. L’évêque, qui s’était appuyé sur les commerçants pour résister aux Polignac, dut consentir des concessions et Le Puy devint une commune élisant ses consuls.
Le Puy, au Moyen-Age, est une ville religieuse mais aussi une ville littéraire prestigieuse. L’académie de Saint-Mayol accueille des étudiants venus de toute l’Occitanie. La ville est également renommée pour ses cours poétiques en langue d'oc.
Le Velay dépend après cette date du gouvernement royal du Languedoc, une sénéchaussée indépendante demeure au Puy jusqu’en 1789.
Outre son pèlerinage, Le Puy doit aussi une partie de sa prospérité à sa dentelle, mentionnée pour la première fois en 1408. Malheureusement, en 1640, le Parlement de Toulouse, assailli de réclamations par les nobles et les bourgeois qui se plaignaient de ne plus trouver de servantes (on comptait à cette époque dans la région 70 000 femmes fabriquant de la dentelle sur leur carreau) en interdit le port sur les vêtements, d’où désolation et chômage chez les dentelières. C’est alors que Saint François Régis, père jésuite, ému de cette situation, parvint à faire annuler la décision du Parlement.
Le Puy résista toujours victorieusement aux attaques des Huguenots cévenols qui firent subir de grands dommages à la ville. L’évêque, Mr de Sénectaire, prit l’épée et revêtit la cuirasse pour repousser au loin les ennemis de la Vierge. Pendant de longs mois, Le Puy se refusa à reconnaitre Henri IV comme roi de France malgré son abjuration.
À la Révolution, le Velay suivit le sort de toutes les anciennes provinces françaises et devint, sous l’Empire, le département de la Haute-Loire avec Le Puy comme chef-lieu.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par la 1re DB fin août 1944.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le Puy-en-Velay est le siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Puy-en-Velay/Yssingeaux.
La ville se développe peu à peu, les entreprises les plus importantes sont les tanneries du Puy, foyer Vellave, Fontanille. Le plus gros employeur est le Centre Hospitalier Émile-Roux.
La ville abrite une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin.
Le Puy-en-Velay est classée ville d’art et d’histoire. La déambulation dans la vieille ville permet de parcourir plusieurs siècles d'architecture, depuis le baptistère Saint-Jean caché derrière la cathédrale datant du 10e siècle jusqu'aux immeubles de la rue Pannessac dont les façades permettent de parcourir l'architecture civile du 16e au 18e siècles. Des sculptures romaines sont engravées dns ls murs de la cathédrale.
La ville du Puy-en-Velay est jumelée avec :
Services de mobilité locale :