Le Raincy est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, dont elle est sous-préfecture, et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Raincéens.
La ville a une altitude moyenne de 76 m, le quartier résidentiel du plateau culmine à 120 m.
Le Raincy est traversé par la Dhuys un aqueduc souterrain bâti sous Napoléon pour approvisionner Paris en eau potable, mais également par l'aqueduc Saint-Fiacre. Ce dernier prenait source au niveau des Sept Îles à Montfermeil et approvisionnait les fontaines du Château du Raincy.
L'entrée du château du Raincy se situait au bord de la nationale 3 où se trouvent encore les deux pavillons de gardes qui ont donné le nom à la ville de Pavillons-sous-Bois.
Aucune rue n'est nommée comme telle au Raincy, les voies sont des allées, avenues, boulevards, villas, chemins.
Le tracé des voies reprend le plan dessiné par Le Nôtre avant l'urbanisation.
Le nom des voies fait souvent référence à l'ancienne configuration du parc et à son histoire :
La ville a conservé son aspect architectural du XIXe siècle-début XXe siècle, mais aussi sa verdure rappelant que la ville fut un parc. On peut y observer de nombreuses demeures de maîtres où se mêlent tourelles, toitures en ardoises, jardins et voies bordées d'arbres centenaires, ce qui contraste avec certaines villes aux alentours et donnent l'impression d'un îlot de verdure.
Le Raincy est entourée des cinq communes suivantes :
Le Raincy est desservie par :
Le Raincy se trouve au milieu du pays d'Aulnoye.
Ce prieuré connu sous le nom de Remse fut fondé par Beaudoin de Villefix qui aux alentours de 1130 y érigea une église pour des moines religieux de l'ordre de l'abbaye de Tiron (diocèse de Chartres).
En 1639, « la terre des Rincis » fut achetée par Jacques Bordier, Secretaire du Roi, Conseiller d'Etat et Intendant des finances du Roi Louis XIII, qui fit construire en 1640, à l'emplacement de l'abbaye bénédictine tombée en ruine, un château d'une Magnificence Royale portant la signature de Le Vau pour l'architecture, Le Nôtre pour les jardins, Le Brun dirigea les peintures et fresques François Perrier, Van Obstal, Charles-Alphonse Dufresnoy, Philippe de Buyster, Louis Testelin et Giovanni-Francesco Romanelli y oeuvrèrent également, les écuries pouvaient y accueillirent plus de 200 chevaux, le Parc faisait plus de 240 hectares un des plus vastes de la région. Le château rivalisait avec le Château de Versailles. Il coûta la somme de 4 500 000 livres, et engloutit la quasi totalité de la fortune de Bordier.
Les terres sont entourées de murs jusqu'en 1652. Bordier rattacha alors cette terre à celle de Bondy dont il était également le seigneur.
En 1654 le domaine passe sous la suzeraineté de la Princesse Palatine.
Le château était le lieu de villégiatures de nombreuses personnalités éminentes : Louis XV, Louis XIV, le Grand Condé, le Tsar Pierre le Grand, la famille d'Orléans, Madame de Montesson, la courtisane écossaise Grace Elliott Dalrymple. Molière y joua pour la première fois le Tartuffe en cinq actes.
En 1684, la Princesse décéda et le domaine fut vendu en 1694 au Marquis de Livry Louis Sanguin, alors Premier Maître d'Hôtel du Roi et capitaine des chasses, il réunit les terres de Livry et celles du Raincy, et le château devint celui de Livry.
En 1769, le château fut racheté par Louis-Philippe d'Orléans, ce dernier le trouvait plus sûr que celui de Neuilly, il apporta des modifications au château et un parc fut dessiné par Piètre(alors architecte ordinaire du Prince) ce fut un des premiers parcs dessinés à l'anglaise.
Vers 1773, c'est un certain Pottier qui le réaménagea et l'agrémenta de cascades artificielles et y fit bâtir des dépendances telles qu'une vacherie et spécialement sur demande du Duc d'Orléans qui était très féru de chasse, un chenil aujourd'hui réhabilité en résidence aujourd'hui nommé "Les Tourelles". Un accord fut signé avec le Président Hocquart alors Seigneur de Gagny et de Montfermeil et Louis Philippe d'Orléans pour la réalisation d'un aqueduc afin d'alimenter les fontaines du château ; celui-ci prenait ses sources à la fontaine Martelet, le lac des Sept-Îles, et la fontaine Saint-Fiacre. Une pompe à feu fut construite spécialement pour grossir le flux d'eau elle pompait une nappe situe à 75m en contrebas.
En 1785 son fils Louis-Philippe Joseph d'Orléans hérita du domaine.
En 1787, Louis-Philippe Joseph d'Orléans ordonna d'embellir les jardins, le parc et le château. Pour cela il fit appel à Thomas Blaikie. Ce jardinier écossais de renommée royale réputé notamment pour la conception du jardin de Bagatelle dont le style était très en vogue à l'époque transforma le parc en jardin paysager, une mode arrivant de Grande-Bretagne et s'appliqua à répartir bosquets et plantations tout en respectant les irrégularités du terrain, comme le veut la conception de ces parcs nouvelle manière.
Il y bâtit des installations agricoles, une ferme mais aussi une ménagerie, intégrées au parc paysager. En héritant du château, Louis-Philippe Joseph d'Orléans, le futur Philippe Égalité (1747-1793), engagea du personnel d'outre-Manche pour gérer l'ensemble des plantations et activités du parc.
Le personnel et leurs familles sont logés dans des maisons individuelles et autorisés à cultiver quelques arpents de terre pour leur propre compte. Progressivement, ce que l'on appellera le « hameau anglais » se constitue et la maison dite du régisseur (18 bis boulevard du Nord) en rappelle le souvenir. Du temps de Philippe Égalité, les employés vivent dans une espèce de vie communautaire indépendante qui, à l'époque, est perçue comme une idée novatrice.
Les historiens qui, plus tard, se pencheront sur ce fonctionnement, parleront d'un concept de parc paysager à vocation sociale.
À la Révolution et, en 1793, Louis-Philippe Joseph d'Orléans est guillotiné et le domaine passa de mains en mains dont celles d'un Frères Perrin entrepreneur général des Maisons de Jeux en France qui le loua au richissime munitionnaire Ouvrard (l'une des plus grosses fortune de l'Empire), ce dernier y donna de somptueuses réceptions ainsi que de grandes battues qu'il évoqua dans ses Mémoires de 1799. Il acquit la propriété du château en 1806 avant de faire faillite l'année suivante et dut s'en séparer au profit de Claude-Xavier Carvillon des Tillieres qui lui racheta. Ce dernier le recouvra en le louant au Général Junot duc d'Abrantes.
En 1811, Napoléon Ier qui méprisait Ouvrard qu'il considérait comme un exploiteur, racheta le Parc et le délaissa aux mains de l'armée prussienne qui l'occupa pendant la guerre où ces derniers y commirent nombreuses dégradations, il ne fut rendu aux Orléans qu'en 1819.
Lorsque le château est rendu à la famille d'Orléans en 1819, Louis Philippe Ier alors Duc d'Orléans et sa soeur Adélaïde le rachetèrent alors que celui-ci est complètement détruit et les habitants doivent loger dans les quatre pavillons, appelés les « maisons russes », qui avaient été construits vers 1775-1780, Ils seront eux-mêmes dévastés en 1848, après la chute du roi.
En 1830, durant la vague révolutionnaire Louis Philippe Ier quitte son château de Neuilly pour se cacher au Raincy, Thiers le rejoindra pour lui proposer la Couronne de France.
Lors des émeutes de 1848,Louis-Philippe 1er déchu de son trône quitte le Raincy, Monsieur Guinet, Garde général du Domaine, propose d'ouvrir les grilles afin de lâcher les daims et les cerfs, élevés en liberté dans le parc, pour disperser la foule. Cette initiative lui est heureusement refusée ! La foule furieuse reussit a se frayée un chemin en détruisant les grilles du parc et se mirent a saccager les habitations, ils pillèrent tous ce qu'ils trouvèrent, exterminant même le gibier aux abois.
En septembre 1848, les chasses de la forêt de Bondy, incluant les parties boisées du domaine du Raincy, sont louées par adjudication publique. La vénerie subsiste encore un certain temps grâce à l'acquéreur du parc, Léon Bertrand. Celui-ci, grand amateur de chasse, dirige à Paris le Journal des Chasseurs. Pourtant, les battues qu'il organise sont sans commune mesure avec les grandes chasses organisées par la famille d'Orléans qui ont fait la renommée du domaine.
Le 12 janvier 1853 à la suite du décret du 10 janvier 1852 ordonnant la confiscation des biens de la maison d'Orléans, Le parc, fut déclaré propriété nationale, et sera loti à partir de 1854.
la commune sera érigée en 1869, et La municipalité acquiert le domaine vers 1880.
Il demeure peu de traces de ce parc en dehors de la maison du régisseur et de la pièce d'eau. Celle-ci est aujourd'hui intégrée dans le très joli parc du lycée Albert-Schweitzer. Citons aussi le pavillon de l'Horloge (7 boulevard du Nord), surmonté d'un clocheton, vestige d'une ancienne dépendance construite dans le parc ayant abrité, sous le Premier Empire, le général Jean Audoche Junot, duc d'Abrantès.
Enfin, l'ancien chenil, connu aujourd'hui sous le nom des « Tourelles » a été transformé en appartements résidentiels. Toutefois, au gré de ses promenades, le Raincéen attentif remarquera le chêne de l'allée des Acacias et le séquoia de l'avenue de Livry, seuls survivants des arbres du parc du château du Raincy.
Au début de l'urbanisation, de nombreuses familles bourgeoises et aristocrates très aisées achètent des parcelles et construisent de splendides demeures que l'on peut encore admirer de nos jours, la ville était alors très peu peuplée et était un lieu de villégiature renommé au travers son histoire et apprécié pour sa verdure et son calme que la ville a su garder de nos jours.
Durant la bataille de la Marne en 1914, le Général Maunoury y établit son quartier général dans l'actuelle mairie.
La loi du 10 juillet 1964 définit la réorganisation administrative de la région parisienne... et le Raincy, auparavant commune de Seine-et-Oise, devint Sous-préfecture du nouveau département de la Seine-Saint-Denis.
Depuis son urbanisation, la ville a toujours abrité une population aisée ainsi que de nombreuses personnalités.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Selon le recensement de 1999, la ville compte 5 552 résidences principales, dont 3372 occupées par leur propriétaire. La ville compte 268 logements HLM.
Avec un revenu net imposable moyen de 38 000 euros par foyer fiscal en 2005 (contre une moyenne de 14 775 euros en Seine-Saint-Denis), la commune reste atypique dans le département. Elle devance largement quelques autres villes où les revenus sont également sensiblement supérieurs à la moyenne départementale, notamment Gournay-sur-Marne, Coubron Neuilly-Plaisance ou encore Villemomble ; pour comparaison le revenu par habitant se situe entre celui de Levallois-Perret et Meudon.
La ville abrite une population qui est pour beaucoup plus aisée que dans le reste de la Seine-Saint-Denis, elle abrite notamment 75 % des contributeurs à l'ISF du département et comporte une part importante de professions libérales, dirigeants d'entreprises, cadres...
Son Maire a très longtemps refusé d'appliquer la loi SRU, la ville est donc loin d'en respecter les dispositions qui lui font obligation d'avoir 20 % de logements sociaux.
La ville attire beaucoup de Parisiens aisés recherchant un cadre de vie évoquant celui de Neuilly-sur-Seine avec un prix du foncier nettement inférieur.
Les revenus par ménage sont les plus élevés du département à savoir 27 897€.
La part des revenus non-salariés est une des plus élevées de la région Île-de-France à savoir 9,6 % des revenus de profession non salarié pour comparaison Neuilly-sur-Seine n'en compte pour la même période : 8,8 % (source INSEE de 2006)
Son maire actuel, étant très exigeant sur la sécurité de ses riverains, fait de la ville l'une des plus sécurisée de Seine-Saint-Denis et cette dernière possède à ce titre une caserne de gendarmerie, un poste de police nationale, un poste de police municipale.
Durant les émeutes de 2005, le Maire a décrété un couvre-feu par mesure de sécurité alors que la ville était pourtant épargnée.
La ville fait partie des premières villes tests pour la mise en service du Taser qui équipe la police municipale
La ville qui est souvent qualifié « d'enclave bourgeoise » est atypique du reste du département, surnommé « Le Petit Neuilly du 93 ».
La commune du Raincy fut créée en 1869 par décret Napoléonien (du 20 juin 1869), à partir de démembrements des territoires de Gagny, Livry-Gargan et Clichy-sous-Bois.
Le Conseil municipal est composé de trente-trois conseillers municipaux, en fonction du nombre d'habitants de la ville. .
Les établissements Simoneton, filatures et constructions de filtres industriels, pompes et matériel pour le service d'incendie furent une importante usine située sur le plateau du Raincy entre 1876 et 1969. D'une superficie de près de trois hectares, l'usine du Raincy occupa dans les années 1920 plus de 200 personnes dans ses ateliers et bureaux, ouvriers et ouvrières du Raincy et de la région. Les lignes de tramway de l'époque « Gare du Raincy-Montfermeil » et « Opéra-Raincy » avaient un arrêt facultatif avenue Thiers à la hauteur de l'allée des Coteaux pour favoriser l'accès entre la gare et l'usine. La fabrication parfaite de ses appareils et la modernité de sa technologie permirent à cette entreprise d'acquérir un renom mondial sans précédent dans ce genre de fabrication qui fut ainsi récompensée par de nombreux prix aux expositions universelles et internationales de l'époque. En effet, l'usine du Raincy exportait déjà sa production sur tous les continents.
Bien que principalement résidentielle, la commune accueille aujourd'hui des entreprises du secteur tertiaire, pour la plupart des commerces de proximité. Le centre-ville est particulièrement dense en commerces, services et cabinets médicaux. La commune dispose en outre d'un bureau de Poste, d'agences de chaque banque nationale et sociétés d'assurance. Un marché se tient en outre tous les jours de la semaine.
Le Raincy offre ainsi aux employés de ces entreprises un cadre vivant et familial.
Du côté de la scolarité, on peut trouver trois groupes scolaires : Les Fougères, Thiers et La Fontaine, le collège Jean-Baptiste Corot, le lycée Albert Schweitzer (qui comporte aussi de nombreuses classes préparatoires aux écoles d'ingénieurs et de commerce) ainsi que le lycée polyvalent René Cassin .
Plusieurs écoles confessionnelles sont également établies sur la commune : écoles catholiques (École Saint-Louis - Sainte-Clotilde), juive ( École Merkaz Hatorah) et arménienne ( École Tébrotzassère).
Ces écoles sont gérées par l'Inspection générale de l'inspection départementale de l'Education nationale, située au Raincy (à l'école Thiers) et par le rectorat de Créteil .
D'autre part, Le Raincy abrite différentes associations sportives : le Aïkido / Kempo, l'Aqua-Sport, la Culture Physique, l'Escrime, le Football, le Football de Table, le Golf, la Gymnastique Volontaire, le Hand-ball, le Judo / Ju Jitsu, le Karaté, la Musculation, le Fitness, la Plongée sous-marine, la Natation, le Self Défense, le Taekwondo, le Tennis, le Tennis de Table, le Volley-ball.
Sur les autres projets Wikimédia :
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Le Raincy / Cet article est sous CC-BY-SA
Découvrez le relief de votre quartier, de vos lieux d'excursions ou de votre destination de vacances. Déterminez le dénivelé de vos randonnées, en pleine nature ou en ville, du littoral à la haute montagne. Prenez de l'altitude et voyagez au gré de votre curiosité dans cette carte topographique de la France.
Le Raincy, randonnée, altimétrie, colline, lac, balade, plaine, carte, île, forêt, cartographie, massif, descente, côte, géographie, vtt, vélo, promenade, topographique, paysage, littoral, relief, marche, montagne, trajet, fleuve, dénivelé, mont, sommet, trek, presqu'île, altitude, plateau, parcours, rivière, pente, topographie, montée, vallée, itinéraire.
Reproduction interdite