Les Rousses est une commune française, située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.
Les Rousses est également le nom de la station touristique composée des 4 villages suivants :
La station aux 4 villages compte 220 kilomètres de pistes de ski de fond, et un domaine de ski de piste important (les Tuffes, la Dôle, le Noirmont, le Tabagnoz). Une partie du domaine de ski de la station des Rousses se situe en Suisse (La Dôle) et une partie dans le département de l'Ain (Le Tabagnoz). En hiver, la Transjurassienne traverse entre autres la station des Rousses.
Les habitants des Rousses sont les Rousselands et les Rousselandes. La mascotte de la région est un petit renard roux, dont l'espèce est très présente.
Situé à 1 107 m d'altitude, le village des Rousses connait un climat continental montagnard aux hivers rigoureux. Il est situé sur le dernier plateau du Massif jurassien, et marque la frontière avec la Suisse (lieu-dit La Cure).
Les Rousses se situe à la limite des bassins versants du Rhône et du Rhin. Les pluies qui s'écoulent sur la partie orientale du toit de l'église sont drainées vers le lac des Rousses, l'Orbe, la Suisse et le Rhin. Celles qui tombent sur la partie occidentale descendent vers la rivière de la Bienne, affluent de l'Ain qui mène au Rhône.
Le nom du village des Rousses provient probablement d'une forme dialectale « Les Rôtz » signifiant « Les Roches » en franco-provençal. Une autre étymologie : le mot « rousses » est fréquent dans la région en microtoponymie (noms de champs, de lieux-dits) pour désigner des zones défrichées ou des cabanes de branchages. (Du latin « ruptias », branches « cassées ») Il s'agit de toute manière d'un nom lié au défrichement médiéval. Une autre explication, fort contestée, a été proposée, selon laquelle le nom des Rousses viendrait de la couleur du gibier qu'on y chassait, composé essentiellement d'animaux au pelage roux ou d'une teinte s'en approchant.
Terres de pâtures et d'estives, le village proprement dit n'a vu le jour qu'au début du XVIe siècle lorsque les techniques agricoles, et la vulgarisation de l'utilisation de la faux, permirent de récolter suffisamment d'herbe pour nourrir les bêtes au cours des longs mois d'hiver. Les Rousses doit donc son existence à l'apparition de la faux.
Les premiers habitants se sont installés sur l'axe naturel de communication qui traverse la chaine du Jura puis qui par le Col de la Givrine permet un accès relativement aisé à la grande plaine suisse.
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !8 décembre 1862 : le Traité des Dappes rectifie la frontière entre la France et la Suisse, notamment au hameau de La Cure.
18 février 1962 : pourparlers des futurs accords d'Évian, signés le 18 mars
28 aout 1944 : pour la mémoire des fusillés des Rousses, les noms, les lieux, les maisons incendiées, les monuments erigés après la guerre.
Avec l’achèvement de la ligne métrique de Chemin de fer Nyon-Saint-Cergue-Morez en 1921, Les Rousses bénéficie d’une liaison avec Nyon en Suisse et avec Morez. La partie française de cette ligne a été fermée en 1958.
L'agriculture était l'occupation privilégiée des Rousselands jusqu'au début des années 1900. La commune des Rousses comptait quatre fruitières, fromageries collectives et coopératives, où les éleveurs apportaient le lait qui était transformé en comté et en morbier.
Il n'existe à l'heure actuelle plus qu'une seule fromagerie située au cœur du village. Les caves de l'ancien fort militaire des Rousses ont été réaffectées à une activité plus pacifiste : elles servent dorénavant de lieux d'affinage à des meules de comté qui peuvent y séjourner plus de deux ans et demi.
L'artisanat s'est développé très tôt aux Rousses et dans les communes avoisinantes parallèlement à l'activité agricole. Il s'agissait initialement de travaux que les paysans réalisaient pendant les mois d'hiver. La fabrication d'horloges Comtoises dans un premier temps, puis la fabrication de lunettes connurent un essor important au XIXe siècle et au début du XXe siècle avec notamment la création des ateliers et usines Berthet, Mathieu et Lamy qui se délocalisèrent par la suite vers la ville de Morez située en contrebas sur la Bienne
Le lieu dit la Doye, situé sur la commune des Rousses, sur la Bienne en amont de Morez a gardé une vocation industrielle, essentiellement de la sous-traitance des lunetteries de Morez.
Une fabrique de skis et un atelier de fabrication de lunettes de ski fonctionnèrent jusqu'au milieu des années 1990.
Aujourd'hui, les Rousselands tirent leurs ressources essentiellement de deux secteurs d'activité, le tourisme et l'émigration journalière en Suisse.
La station touristique des Rousses a connu un essor important à partir du milieu des années 1970, avec le développement du ski comme activité de loisir et l'instauration d'une quatrième semaine de congés payés, souvent prise en hiver. Initialement axé sur le développement du ski alpin, les Rousses s’est recentré sur le ski de fond, mieux adapté à sa géographie.
Le manque d'enneigement observé ces dernières années a eu des répercussions sur le taux de fréquentation touristique. La mise en place de canons à neige apporte, pour l'instant, une solution à ce phénomène.
De nombreux habitants frontaliers de la commune traversent la frontière suisse quotidiennement pour aller travailler dans les cantons de Genève et de Vaud, notamment dans l'industrie horlogère de la Vallée de Joux.
Lac des Rousses et La Dôlela foret du risoux
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