Limoges est une commune française du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Haute-Vienne et de la région du Limousin. Ses habitants sont appelés les Limougeauds.
Au 1er janvier 2007, Limoges était la 25e ville de France avec 138 882 habitants, au cœur d’une agglomération de 177 439 habitants. Avec près de 260 000 habitants, elle constitue la 36e aire urbaine de France.
Limoges est ville d’art et d’histoire depuis le 24 janvier 2008.
En référence à son passé et aux événements historiques l'ayant marqué, telles la création de la Confédération générale du travail en 1895, les grèves ouvrières de 1905 ou la tradition de vote de gauche, la ville est parfois surnommée la ville rouge. Elle est également surnommée « capitale des arts du feu » en raison de l’implantation historique dans la ville de l’industrie de porcelaine, de renommée internationale, et de l’artisanat de l’émail et des vitraux.
Limoges, en tant que chef-lieu du Limousin, est fréquemment citée comme une des préfectures de région les moins connues et les plus isolées de France, même si sa qualité de vie et sa faible criminalité ont été reconnues par divers études et classements.
Posée sur les contreforts ouest du Massif central, par 01°15'31 de longitude est et 45°49'55 de latitude nord, Limoges est située à 141,6 km à l'ouest de Clermont-Ferrand et à 183,3 kilomètres à l'est de l’océan Atlantique (Marennes) . Localisée à 346,3 km au sud de Paris, elle est située à 180,5 km au nord-est de Bordeaux et à 248,4 km au nord de Toulouse.
Située en Limousin, dans le département de la Haute-Vienne, Limoges a une frontière commune avec treize autres communes : Couzeix, Chaptelat, Bonnac-la-Cote, Rilhac-Rancon, Le Palais-sur-Vienne, Panazol, Feytiat, le Vigen, Solignac, Condat, Isle, Verneuil et Saint-Gence. Son territoire, qui s'étale sur plus de 7 000 hectares, est l'un des plus vastes du département.
Située dans le bassin versant de la Loire, dans la circonscription hydrographique n° 4, Loire-Bretagne, Limoges relève de la région hydrographique Loire.
Son cours d'eau principal est la Vienne, dont elle marque la limite entre le bassin supérieur et le cours moyen. Construite, pour l'essentiel, sur sa rive droite, Limoges est la plus grande ville traversée par cette rivière.
Une seconde rivière est présente sur le territoire communal : l'Aurence. Affluent de la Vienne, l'Aurence, à l'origine du nom d'un quartier extérieur, le Val de l'Aurence, et d'une ZUP éponyme, prend sa source au nord de la commune dans les monts d'Ambazac.
Le troisième cours d'eau qui arrose Limoges est un ruisseau : L'Auzette. L'Auzette prend sa source au lieu-dit Le Puy de Breix, sur la commune de Saint-Just-le-Martel. Elle traverse Panazol et Feytiat, puis passe à Limoges, où elle se jette dans la Vienne.
Le territoire géographique de Limoges est situé sur la branche sud de la chaîne hercynienne, orogéne de 8 000 km de long et 1000 de large née de la formation de la Pangée par collision du Gondwana et du Laurussia-Baltica, dont émane le Massif central. Sous l'ère paléozoïque (éon phanérozoïque), de la fin du silurien au début du permien, l'évolution géologique liée à l'orogenèse hercynienne a donné au sous-sol de Limoges une structure en nappes de charriage empilées associée à plusieurs générations de granitoïdes. Il en résulte un socle support de roches métamorphiques granitiques du précambrien fait de gneiss et de granite d'anatexite et constituant une unité ophiolitique formée de péridotites serpentinisées associées à des métagabbros.
L'agglomération, qui s'étend sur une superficie de 79,9 km2 , est construite, à l'instar de Rome ou Paris, sur sept collines. Son altitude est, en moyenne, de 306 mètres et varie de 230 mètres sur les rives de la Vienne à plus de 400 mètres, au lieu-dit Goupilloux, au nord de la commune.
La sismicité est faible, et Limoges n'a été l'épicentre d'aucun tremblement de terre depuis 1661. Le dernier séisme ressenti dans la commune, d'une intensité de IV, a eu lieu le 21 avril 1983.
La ville bénéficie du climat tempéré océanique de façade ouest, à légère tendance montagnarde, peut-être renforcé par les effets du réchauffement climatique. Si la pluviométrie est inférieure à ce qu'elle fut jusque dans les années 1980, les précipitations pluvieuses, sous l’influence de la montagne proche, restent assez importantes, entre 900 et 1 100 mm par an, mais plus espacées que par le passé. Les hivers, dont les épisodes neigeux se limitent à quelques journées de fortes précipitations, généralement fin janvier, peuvent être doux. L’été laisse place à un automne clément, et, assez régulièrement, à un été indien, rendu flamboyant par la diversité des essences forestières présentes sur le territoire communal.
Source : Climat de Limoges - Haute-Vienne sur le site linternaute.comL’aéroport international de Limoges présente la particularité d'être situé sur le territoire communal même, à quinze minutes de voiture du centre-ville et des zones d'activités économiques. Géré par la chambre de commerce et d'industrie de Limoges, il est utilisé par quatre compagnies : Air France, Ryanair, FlyBe et Brit Air. Le trafic, dopé par le low cost, est en augmentation régulière et si 391 189 personnes ont transité par Limoges-Bellegarde en 2007, le trafic devrait dépasser les 400 000 passagers en 2009 grâce à l'ouverture de lignes nouvelles.
Limoges-Bellegarde propose des vols réguliers directs vers trois destinations françaises (Lyon-Saint Exupéry, Nice-Côte d'Azur et Paris-Orly) et quatre destinations anglaises : Londres, Southampton, Nottingham et Liverpool. Toutes les autres destinations sont accessibles par correspondance de Londres, Lyon ou Paris.
À ces vols réguliers s'ajoutent des dessertes estivales sur Bastia et Ajaccio ainsi qu'un programme saisonnier de vols charters vers des destinations touristiques d’Europe, d’Afrique du Nord et des DOM-TOM.
Limoges dispose de deux gares SNCF pour le trafic des passagers, la gare des Bénédictins et la gare des Charentes, dite Limoges-Montjovis depuis 2000.
Malgré la présence de deux gares de voyageurs, Limoges souffre de l'organisation en étoile à partir des gares parisiennes du réseau ferré français. Ainsi, s'il faut environ 3h pour rejoindre Paris, 3h30 sont nécessaires pour rallier Toulouse, 2h30 pour Bordeaux, près de 4h pour Clermont-Ferrand, et environ 5h pour Lyon.
La gare des Bénédictins, placée sur l’axe Paris-Toulouse, est la plus fréquentée. Elle perd cependant du trafic depuis la réduction des dessertes Paris-Toulouse via Limoges, au profit de Bordeaux.
Sur le plan des liaisons est-ouest, la desserte par la Ligne Lyon - Bordeaux reste modeste, avec un aller/retour journalier unique. Le projet Transline visant à créer une liaison ferroviaire Voyageur/Fret entre le sillon rhodanien et la façade atlantique pourrait redonner une certaine vigueur à cette ligne.
Un projet de ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges, qui s’est concrétisé en 2007 avec le lancement de la liaison TGV Lille-Brive, bien que se faisant en vitesse classique entre Paris et le Limousin, entretient l'idée d'une ligne à grande vitesse à l'horizon 2016. La ville de Limoges a programmé 100 000 € dans le cadre du Plan pluriannuel d'investissement 2009 pour les réflexions sur l'intégration du TGV en zone urbaine, et 125 000 € de participation aux études globales sur la future ligne.
La gare des Charentes, Limoges-Monjovis, dessert, depuis le 26 avril 1875, la ligne Angoulême-Limoges. Son trafic est faible, et depuis la jonction entre Limoges-Monjovis et Limoges-Bénédictins réalisée en 1895, les voyageurs préfèrent réaliser l'itinéraire au départ de la seconde.
Limoges est située sur l’autoroute A20, « l'Occitane », dont le tracé sur la commune est long de 13,5 km, et qui relie Vierzon à Montauban. Elle permet d’inclure Limoges dans un grand axe autoroutier européen qui va des Pays-Bas à l’Espagne, via Paris et Toulouse.
La ville est aussi à un carrefour d’où partent plusieurs routes nationales : la N147 relie Limoges à Poitiers, Tours, Châtellerault, Saumur et Angers ; la N21 relie Limoges à Périgueux et Agen ; la N141 la relie à Angoulême, Saintes à l’ouest, et Aubusson, Clermont-Ferrand à l’est.
Limoges est située entre deux carrefours importants : au Nord, la jonction entre la RN 145 (Route Centre-Europe-Atlantique : Suisse - Montluçon - Guéret, Poitiers et grand Ouest) et l’A20 (carrefour de La Croisière, près de La Souterraine) ; au Sud, entre l’A89 (Lyon - Bordeaux) et l’A20 à la hauteur de Brive-la-Gaillarde.
À l'intérieur de Limoges, plusieurs « voies pénétrantes » prolongent les routes rayonnant de Limoges jusqu'au cœur de la ville : rue François-Perrin pour la route de Périgueux, rue Armand-Dutreix pour la route d'Angoulême, avenue du Général-Leclerc et rue François-Chénieux pour la route de Paris, etc. Un boulevard périphérique, commencé dès les années 1970, vient d'être achevé par la liaison dite de liaison sud, entre le Clos-Moreau et l'autoroute A20 par le nouveau pont sur la Vienne.
En centre ville, les automobilistes disposent de plusieurs parkings souterrains payants (place de la République, place Franklin-Roosevelt, le Maupas, place d'Aine, place de la Motte) auxquels s'ajoute le vaste parking en plein air, également payant, de la place Winston-Churchill.
Si le tramway a été supprimé à Limoges en 1951, la ville est, avec Lyon, Nancy et Saint-Étienne l'une des quatre villes de France, et la plus petite d'entre elles, à posséder un réseau de trolley.
Les lignes de transport en commun régulières, dont les cinq lignes de trolleybus, existant sur la commune, sont exploitées par la Société de transports en commun de Limoges Métropole (STCL). Numéroté de 1 à 41, complétées de deux lignes de nuit et cinq autres circulant les dimanches et jours fériés, elles desservent, outre Limoges, Condat-sur-Vienne, Feytiat, Isle, Le Palais-sur-Vienne, Panazol, Boisseuil, Rilhac-Rancon et Saint-Just-le-Martel.
Le développement et l'utilisation des transports en commun à Limoges restent inférieurs à ceux constatés dans des agglomérations de même taille. Cependant, dans le cadre du programme de renouvellement 2009-2011, 44 nouveaux véhicules sont progressivement mis en service.
La gratuité des transports est offerte, sur l'ensemble du réseau de la Société des Transport de Limoges métropole, aux enfants jusqu'à 4 ans, ainsi qu'aux accompagnateurs de personnes invalides.
Quelques itinéraires cyclables ont été tracés dans toute la commune, mais la topographie difficile de la ville et certains tracés limitent leur utilisation.
Si un système de location de vélos comparable au Vélib' fut un temps évoqué pour 2008 dans le cadre de l'agenda 21 de la ville, la topographie et l'aspect des rues semblent être à l'origine de la non-réalisation d'un tel projet.
Le territoire communal a la forme d'un vaste Y et peut être divisée en quatre parties.
La première partie, qui correspond à la branche inférieure du Y, s'étend sur la rive gauche de la Vienne. Elle est constituée de trois lignes de crête (hauteurs de Panazol, hauteurs de Saint-Lazare, hauteurs de Condat à Feytiat), séparées par deux cours d'eau presque parallèles: l'Auzette et la Valoine. Ce secteur, dont les limites se fondent dans les développements urbains de Panazol et Condat-sur-Vienne, comprend de nombreuses zones résidentielles qui entourent les zones industrielles de Magré et Romanet.
La partie centrale s'étend sur la ligne de crête qui sépare la Vienne et l'Aurence. C'est sur son versant Sud-Est que s'est implantée Augustoritum, puis les deux agglomérations à l'origine de la ville actuelle : la Cité et le Château. Le développement industriel des XIXe et XXe siècles a entraîné une urbanisation rapide et parfois anarchique de ce secteur, caractérisé par la présence du centre historique, entouré d'un ensemble résidentiel, souvent de type pavillonnaire, mais accueillant également quelques cités ouvrières et, de façon disséminée, des entreprises. La zone à urbaniser en priorité de l'Aurence, avec ses tours et ses barres édifiées dans les années 1960, borne, le long de l'Aurence, ce secteur dont le bois de la Bastide forme la limite. L'agglomération se prolonge vers Isle mais n'est pas en connexion urbaine avec Le Palais-sur-Vienne.
La branche occidentale supérieure du Y s'étend, de part et d'autre de l'aéroport de Limoges-Bellegarde, de l'Aurence aux Coussades. Ce secteur, appelé Landouge du nom de son village principal, traversé dans sa longueur par la route de Limoges à Angoulême, a une forte personnalité. Encore rural, il s'urbanise très vite et les lotissements marquent de plus en plus ses paysages vallonnés.
La branche orientale supérieure s'étend, de part et d'autre de l'autoroute A20, des bois de la Bastide aux limites de Bonnac-la-Côte. La vallée supérieure de l’Aurence sépare deux vastes plateaux: au nord, l'ancienne commune de Beaune-les-Mines, rattachée en 1963, rurale mais s'urbanisant rapidement ; au sud, une zone hétérogène comprenant, d'ouest en est, la zone industrielle Nord entourée de quelques lotissements (Le Mas-Gigou, Le Mauzelet, etc.), la zone d'aménagement concerté de Beaubreuil, ses zones pavillonnaires, la technopole ESTER et ses entreprises de pointe.
Construite à partir et autour de deux quartiers qui furent, à l'origine, deux agglomérations voisines et rivales, le Château, qui relevait des vicomtes, et la Cité qui relevait de l'évêque, la ville s'est étalée, dépassant aux XIXe et XXe siècles les remparts médiévaux, dont le tracé est repris par les boulevards périphériques actuels. À l'intérieur de ces boulevards, et autour de ces deux quartiers historiques, se sont développés des quartiers sociologiquement assez hétérogènes, dotés de nombreux équipements et services typiques d’un centre ville : restaurants, médecins, commerces de proximité (Puy-las-Rodas, Montjovis, Montmailler, Carnot-Marceau, Louyat, Grand-Treuil, Naugeat). Les quartiers se sont également développés à l'extérieur des boulevards (Val de l’Aurence, ZUP de Corgnac, Beaublanc) et sont parfois en connexions avec d'anciens écarts et lieux-dits, également situés sur le territoire communal, tels Landouge ou Beaubreuil, ainsi qu'avec une ancienne commune, Beaune-les-Mines, aujourd'hui rattachée à Limoges.
Le quartier du Château, qui constitue avec ses halles et ses rues commerçantes le cœur du centre-ville, est également celui de l'Opéra-théâtre, de la préfecture et du conseil général. Il est doté d'une architecture très diversifiée : les immeubles édifiés dans les années 1960, dans le cadre d'une politique visant à débarrasser Limoges de son image de cité sale aux rues étroites, côtoient des hôtels particuliers des XVIIIe et XIXe siècles, des constructions Art déco (pavillon du Verdurier), et des maisons médiévales à colombages (rue de la Boucherie). Il est entouré des principaux carrefours de la ville : la place Denis Dussoubs, le carrefour Tourny, la place Léon Betoulle, la place des Carmes et l'ancien champ de foire (place Winston Churchill).
Le quartier de La Cité, bâti sur une hauteur dominant la Vienne est celui de la cathédrale. A partir de son parvis rayonnent d'étroites rues ayant préservé leurs maisons à colombages (rue des Allois et rue Porte-Panet). Il abrite le musée de l'Évêché et ses vastes jardins qui s'étendent sur la partie sud de la Cité. Le seul élément architectural récent d'importance notable, situé en limite de ce quartier qui a conservé son caractère médiéval, est le bâtiment abritant le siège et le services du Conseil régional.
Au nord de ce centre-ville bicéphale se trouve une zone hétéroclite, délimitée par les boulevards extérieurs. Elle comprend des quartiers ouvriers, composés majoritairement de petites maisons individuelles aux façades caractéristiques des années 1930, dites pavillons Loucheur (Montplaisir, Les Ruchoux, Le Grand Treuil et La Brégère). Elle inclue également, dans sa partie sud-ouest, le quartier des Émailleurs. Doté de maisons bourgeoises, d'hôtel particuliers et d'un square, ce quartier résidentiel est bordé, à l'est, par le quartier de la Mairie, qui regroupe de multiples bâtiments administratifs dont, outre la mairie, la faculté de Droit, la BFM, et une Cité administrative.
Au-delà des boulevards extérieurs, ainsi que sur la rive gauche, s'étalent lotissements pavillonnaires récents, barres et tours séparés par de vastes espaces verts (Val de l'Aurence, la Bastide). Ces quartiers extérieurs abritent la majeure partie de la population ainsi que plusieurs grands bâtiments (CHRU de Limoges, hôpital du Cluzeau). Le quartier de Beaubreuil, véritable ville en dehors de la ville, rassemble pavillons et HLM autour de structures administratives, culturelles et sportives (centre culturel Jean-Moulin, bibliothèque de Beaubreuil, palais des sports de Beaublanc et de centres commerciaux.
L'Institut national de la statistique et des études économiques découpe Limoges en 51 quartiers, d'environ 2 000 habitants chacun, identifiés sous le terme générique d'Îlots regroupés pour l'information statistique, qui ne correspondent pas toujours avec la notion de quartiers « vécus ». Ces quartiers à destination statistique sont classés en 5 classes. La première, qui totalise 36 170 habitants, comprend 15 quartiers, essentiellement des quartiers de centre-ville : C.H.U., Carnot, Hôtel de ville, La Borie, La Cathédrale, La Visitation, Le Champs de Foire, Le Mas-Loubier, Le Roussillon, Les Charentes, Les Émailleurs, Les Galeries, Les Halles, Sainte-Claire et Valadon. La deuxième classe regroupe une population hétérogène et relativement âgée de 29 630 habitants en 12 quartiers proches du centre qu'ils entourent : Beaublanc, Étoile de Fontaury, Fustel de Coulanges, Le Colombier, Le Grand Treuil, Le Gros Tilleul, Le Mas Bouyol, Les Ponts, Louyat, Montplaisir, Ruchaud-Curie et Thuillat. La troisième classe regroupe les quartiers résidentiels de Limoges. Elle ne comprend que 16 960 habitants, répartis dans huit quartiers : Beaune-les-Mines, Bellegarde, Gérard Phillipe, Landouge, Le Château d’Eau, Les Homérides, Magre et la Zone Industrielle Nord. Peuplée par plus de 30 300 habitants, la quatrième classe, comme la seconde, regroupe 12 quartiers proches du centre : Jules Ferry, La Brégère, La gare, Le Puy Las Rodas, Les Portes Ferrées, Le Sablard, Les Coutures, Le Puy Imbert, Monjovis, Renoir, Révolution et la Z.U.P. de Corgnac. La cinquième et dernière classe, comprend les 3 quartiers classés en ZUS que sont Beaubreuil, La Bastide, et Le Val de l’Aurence, ainsi que le quartier du Vigenal.
Le plus grand quartier écologique de France, composé de 121 logements HQE, devait être réalisé dans l’ouest de la ville. Ce projet privilégiant la qualité environnementale du bâti a été abandonné en raison de la crise qui frappe le secteur immobilier depuis 2008.
Pour une population qui s’élève, au 1er janvier 2007, à 138 882 habitants, Limoges dispose de 71 278 logements affectés à l'usage de résidence principale. Le nombre moyen de pièces par logement est de 3,3, et, par personne, de 1,8.
27 459 logements (soit 38,5 % du parc) sont la résidence principale de propriétaires. Les logements mis en location, au nombre de 42 021, représentent 59% du parc des résidences principales. Les 1 789 logements restant (soit 2,5%) sont occupés à titre gratuit.
En 2004, sur un parc de 70 047 logements, 17 841 unités (soit 25,5 %) sont recensés comme construits antérieurement à 1949. L'un des premiers immeubles du logement social construit à Limoges est réalisé en 1910, rue Monthyon, par la société coopérative l'Étoile. Il offrait déjà à ses occupants l'eau courante et les WC dans chaque appartement. Les immeubles Puy Lannaud et Les Marronniers sont réalisés au même moment. La municipalité de Limoges est, historiquement, l'une des premières de France à s'engager dans le mouvement du logement social avec la constitution, dès 1920, d'un office municipal d'Habitations Bon Marché, prenant ainsi le relais des initiatives coopératives du XIXe siècle. La première réalisation de l'office HLM de Limoges fut la cité ouvrière de Beaublanc. Bâtie en 1924 par Roger Gonthier dans l'esprit des cités jardins sur le modèle de réalisations britanniques, elle se compose de 202 logements allant du deux au quatre pièces, dans des petits bâtiments en pierre de deux niveaux, avec jardin individuel pour chaque famille et des équipements collectifs (lavoirs, douches). La cité Albert-Thomas, réalisée peu après, reprend la conception en cité-jardin. Elle comprend vingt-huit immeubles de deux étages, équipés de l'eau courante, de sanitaires privatifs, de l'électricité et du gaz. La cité des Coutures, bâtie à l'usage des cheminots à proximité de la gare des Bénédictins et, comme cette dernière, par l'architecte Gonthier, date de la même époque. Comme la cité Victor-Thuillat, elle repose sur un concept différent : celui d'un groupe d'immeubles entourant une cour fermée. Les cités HLM plus récentes (Rodolphe-Maon ou La Bastide) adoptent le profil en barres d'immeubles ou en tour. Avec 15 649 logements, le logement social représente 22 % des habitations principales et loge 33 780 limougeauds.
Si les grands projets structurants d'aménagement de l'agglomération, tel le projet en cours d'étude de création d'un centre aquatique ou la réalisation de la voie de liaison Sud de Limoges / Zénith, relèvent de la Communauté d'agglomération Limoges Métropole, la municipalité travaille sur de multiples dossiers visant à améliorer la cité.
Ainsi, la ville a entrepris une vaste opération de réaménagement du quartier de la Cité, avec la rénovation des abords de la cathédrale : la place Saint-Étienne, autrefois simple parking, est réhabilitée selon une esthétique très minérale - et contestée (grande esplanade pavée sans végétation au milieu de laquelle est édifiée une fontaine aux formes géométriques, faite de plaques de granite à grains noirs et blancs). La transformation du musée de l'Évêché et le déplacement du musée de la Résistance et de la Déportation s'inscrivent également dans le périmètre de cette opération de réhabilitation urbaine.
La mise aux normes autoroutières prévue de l'échangeur dit de Grossereix sur l'A20, qui doit restructurer l'échangeur en supprimant entre autres l'accès à l'autoroute des usagers de la D914 reliant Limoges à Ambazac, est à la fin des années 2000, un projet à fort impact qui suscite des tensions locales persistantes.
Enfin, la mise en valeur du baptistère paléochrétien,, la reconstitution d'une domus d'Augustoritum, et le réaménagement de la crypte de Saint Martial sont des projets en phase d'étude.
Limoges est la transcription en français de Lemovicas, toponyme qui provient lui-même de Civitas Lemovicum (la cité des Lémovices). Ce nom, préféré dès le IVe siècle à la dénomination gallo-romaine d'Augustoritum (le « gué d'Auguste »), en usage à la fin du Ier siècle av. J.-C., est directement issu de celui de la tribu gauloise des Lémovices, vivant sur le territoire limousin durant l’Antiquité. Il deviendra Lemòtges (forme classique) ou Limòtges (forme locale usuelle) en occitan et Limoges en français.
Limoges, Lemovicas et Lemovicum seraient construits sur la base de lemo (« orme »), et vices (« qui vainquent »). Ce mot pourrait se traduire par vainqueurs avec l'orme, et ferait référence à l'essence forestière que les guerriers gaulois occupant le site auraient utilisé pour confectionner leurs armes.
En occitan la ville se nomme Lemòtges ou Limòtges.
La toponymie limougeaude reste marquée par la langue d'oc. Certains noms de quartiers ou de rues, non-francisés, sont toujours d'expression limousine. C'est le cas de la rue du Rajat (participe passé du verbe rajar, jaillir), du quartier de Puy Las Rodas, de place de la Bareyrette (las bareretas délimitaient les enclos de parquage des bêtes). Certains noms ont fait l'objet, lors de leur francisation, d'une adaptation purement phonétique, dont le résultat est étonnant. Ainsi, la rue Cruche d’or vient de cruchador (prononcer [krytsaˈdur]), mot désignant un type ancien de balance !
Tirant son nom de la tribu des Lémovices, dont la capitale initiale est probablement située au lieu-dit Villejoubert (commune de Saint-Denis-des-Murs), ou au bourg de Saint-Gence, Limoges est fondée par les Romains vers l'an 10 avant notre ère, sous Auguste, dans le cadre de la réorganisation des cités et provinces gauloises de l'Empire romain.
Article détaillé : Augustoritum.Nouvelle capitale des Lémovices, Augustoritum (le gué d’Auguste) est créée de toutes pièces, peut-être sur la place d’un petit site gaulois, au premier endroit où il est possible de passer à gué la Vienne. La cité est au carrefour de la « via Agrippa » reliant Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes) et de la « via Avaricum Tolosa » reliant Toulouse à Bourges.
Augustoritum, qui dispose d’arènes plus vastes que celles d’Arles ou de Nîmes, et de thermes parmi les plus somptueux de la Gaule, est construite suivant un réseau de rues parallèles orientées sud-est / nord-ouest, venant croiser en angle droit un autre réseau de rues parallèles orientées nord-est / sud-ouest. Ce quadrillage presque parfait suit le schéma d'urbanisme habituellement en usage chez les Romains.
Vers 250, saint Martial, venu de Rome avec deux compagnons, Alpinien et Austriclinien, évangélise la cité. Il en devient le premier évêque. Selon la légende, il convertit sainte Valérie, fille de Léocadius, proconsul romain, gouverneur de l’Aquitaine, au catholicisme. Saint Aurélien (qui sera, au moyen-âge, le saint patron de la puissante corporation des bouchers de Limoges), lui succède à la tête de l'Evêché naissant.
Du IIIe siècle à la fin du IVe siècle, Augustoritum est progressivement abandonnée suite aux troubles et à l'insécurité provoqués par les invasions germaniques. La population se concentre sur un lieu facilement fortifiable, le Puy Saint-Étienne (sur lequel, au moyen-âge, sera édifiée la cathédrale de Limoges).
En 2010, peu de vestiges gallo-romains sont encore visibles à Limoges. L'amphithéâtre (fin du Ier siècle) est enfoui sous le jardin d’Orsay. Le théâtre est situé en bord de Vienne, sous le quai Saint-Martial et la place Sainte-Félicité. Les thermes (IIe siècle), enfouis sous la place des Jacobins ont été détruits dans leur quasi-intégralité lors du creusement d'un parc de stationnement. Les « nouveaux thermes » (Bas-Empire) sous situés sous les jardins de l'évêché. Le forum » (100 mètres de large pour plus de 300 de long, placé au centre de la cité) est localisé sous l’actuelle place de l’Hôtel de Ville.
Bien qu’aucun sanctuaire ou temple gallo-romain n'ait été identifié à Limoges (malgré la tradition qui rapporte l’existence d’un temple consacré à Vénus, Diane, Minerve et Jupiter à la place de l’actuelle cathédrale), l’importance des vestiges semble démontrer qu’Augustorium est une cité gallo-romaine conséquente, dont l’étude et la mise en valeur globales restent à faire.
Un second pôle émerge autour d'une nécropole située au nord-ouest d'Augustoritum et conservant le tombeau de Saint Martial. Dès lors, Augustoritum, devenue Limoges, se développe en " ville double", sur ces deux noyaux urbains fortifiés.
Au début du VIe siècle, les Francs s’emparent de la ville. Ils la réinvestissent de façon brutale, au début du VIIIe siècle, une fois l'invasion musulmane stoppée à Poitiers par Charles Martel. La nomination de l'orfèvre Eligius (futur saint Éloi), notable local, comme proche collaborateur du roi franc mérovingien Dagobert, adoucit cette tendance.
En 848, les gardiens du tombeau de Martial, le premier évêque de Limoges, situé dans une nécropole à proximité de la Cité, prennent l'habit monastique et jettent les bases d'un second centre urbain, le futur castellum Sanctis-Martialis (Château Saint-Martial). Bien que pillée en 862 par les Vikings du chef Hasting, Limoges se développe toujours en « ville double », partagée entre « La Cité » qui relève du pouvoir de l’Evêque, et « Le Château » qui relève des vicomtes.
Invoqué à l’occasion du mal des ardents lors des ostensions de l’an 994, Martial obtient l'apostolicité par l'action du prédicateur Adémar de Chabannes, lors des conciles de Limoges de 1029 et 1031. Placé au rang des apôtres, saint Martial draine un courant de pèlerinages fructueux pour l’abbaye et la ville (dénoncée dès le XVIIe siècle, cette apostolicité est définitivement abandonnée au début du XXe siècle).
Limoges accueille un troisième Lemovicensia concilia, le concile de Noël 1095, au cours duquel Urbain II, après son appel de Clermont, prêche la première croisade en vue de la libération de la Terre sainte.
La notoriété de Limoges est portée par les troubadours limousins, la qualité de sa production d'émaux et le rayonnement intellectuel, littéraire et artistique de l’abbaye Saint-Martial.
A partir du XIIe siècle, Limoges étant l’une des principales villes de la dot d’Aliénor d'Aquitaine, la majeure partie de son histoire médiévale se calque sur celle des guerres entre Capétiens et Plantagenêt. Richard Cœur de Lion, couronné duc d'Aquitaine à l'âge de 12 ans, lors de deux cérémonies tenues successivement à Poitiers, puis à Limoges en 1172, meurt en avril 1199 à Châlus, place-forte défendant l’accès sud-ouest de Limoges, lors d’une expédition punitive contre son vicomte Adémar V.
Au XIVe siècle, les affrontements entre rois de France et rois d’Angleterre, détenteurs du duché d’Aquitaine dont relève Limoges, culminent à l’occasion de la guerre de Cent Ans. Entre deux évènements guerriers, Limoges doit faire face aux pillages des routiers et brabançons désœuvrés. Constituant toujours une « ville double », partagée entre « La Cité » et « Le Château », les bourgeois (par leurs Consuls), évêques et vicomtes de Limoges jouent des alliances et protections, chacuns selon les opportunités du moment. Ainsi, en 1370, la Cité ouvre ses portes aux troupes du roi de France, alors que le Château reste fidèle au roi anglais. Cet événement sera d’ailleurs l’occasion, pour le Prince Noir, de mettre à sac la Cité.
Limoges tourne, avec la fin du moyen-âge, l’une des plus riches pages de son histoire et intègre définitivement le royaume de France sous Henri IV, lors du rattachement de sa vicomté à la couronne de France.
Au XVIe siècle, la Réforme qui gagne le pays affecte peu Limoges. L’activité missionnaire est faible, et les conversions à l’Eglise réformée, estimées à 10% seulement de la population. De même, les troubles de guerres de Religion sont limités. Grâce à l’action des Consuls, la Saint Barthélemy n’a aucune répercussion à Limoges. La ville ressent cependant quelques contrecoups des batailles incessantes que se livrent les nobles catholiques et protestants dans la reste de la province et qui, épuisant récoltes et paysans donnent lieu, par exemple dans le sud du département (Châlus, Oradour, Saint-Yrieix, Nexon, Saint-Léonard de Noblat), à l’émergence de la révolte des croquants.
Au XVIIe siècle, la Contre-Réforme a une grande importance dans la ville. Six compagnies de pénitents sont créées (noirs, rouges ou pourpres, et blancs, qui ont laissé leurs noms à des rues de la ville, mais aussi gris, bleus et « feuille-morte », d'après la couleur de leur tenue). De nombreux couvents sont fondés (Visitation, ursulines, etc.), d'autres réformés (bénédictins, Saint-Martin des feuillants, etc.). Le collège des Jésuites oriente la formation des élites limougeaudes, alors que les ostensions et processions à grand spectacle (procession de l'octave de la fête du Saint-Sacrement, en particulier) connaissent un important renouveau. Limoges y gagne le surnom de « ville sainte ». Cependant, dès cette époque, les voyageurs commencent à relater une certaine évolution urbanistique de la ville ; l'abbé Louis Coulon voit Limoges comme une ville, certes « marchande et populaire », mais qui paraît « sale et mal bâtie », et dont « les bâtiments n'y sont que de bois et de terre ».
L’intendant TurgotAu XVIIIe siècle, l’intendant Turgot améliore considérablement le réseau routier limousin, relance l’économie limougeaude, favorise la création et le développement d’industries, dont celles du textile, et du cuir. Mais le véritable tournant est celui de 1765 : un gisement de kaolin est découvert à Saint-Yrieix-la-Perche, à 40 km au sud de Limoges. L’industrie de la porcelaine est lancée.
La Révolution est peu marquée à Limoges. Un bref épisode de la Grande Peur y est signalé. La déchristianisation génère, comme partout, les confiscations des biens du clergé et les fermetures d'églises. Un prêtre, l'abbé Chabrol, est tué dans une émeute plus ou moins spontanée, et quelques prêtres sont guillotinés. En 1792, la Cité et le Château sont enfin réunis, formant une commune unique.
Limoges doit son surnom de ville rouge (Pauline Roland parle de la « Rome du Socialisme » aux mouvements ouvriers de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Ainsi, en 1848, des émeutes très graves marquent les élections législatives. En 1851, Limoges tente de s'opposer au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, avant de connaître, en 1871, un très éphémère, mais tragique, épisode de Commune. La CGT est créée à Limoges en 1895. Enfin et surtout, en avril 1905, une protestation, contre les pouvoirs des contremaîtres, jugés exorbitants dans le milieu ouvrier de la porcelaine (usine Théodore Haviland, notamment) et de la chapellerie (usine Beaulieu) tourne à l'émeute, causant un mort, Camille Vardelle,.
Durant cette période, les milieux ouvriers limougeauds se détachent progressivement de la pratique religieuse pendant que l'importance d'une franc-maçonnerie dynamique et militante s'accroît. Le mouvement coopératif et mutualiste prend une grande ampleur. En témoigne la construction en 1911 du bâtiment Ciné-Union par la coopérative « l'Union de Limoges », qui sert autant de salle de réunion que de spectacle (il est désormais un bâtiment du Centre dramatique national). Aux élections, la municipalité passe à droite en 1906, puis de nouveau en 1908 avant de basculer à gauche en 1912, pour s'y maintenir durablement. Léon Betoulle est élu maire en mai 1912, battant Louis Goujaud, lors d'une séance homérique. Il est réélu en 1919, 1925, 1929, 1935, et redeviendra maire après la Libération, en 1947.
Le secteur industriel est à son apogée entre 1850 et les années 1930, comme en témoigne la création des grandes usines porcelainières Haviland, en 1892, dans le quartier du Mas-Loubier et dès 1852 sur le site de l'actuel Centre commercial Saint-Martial. La première de ces usines devient rapidement la plus grande de la ville avec, en 1907, 800 ouvriers pour 17 fours. Parallèlement à ces structures imposantes, la micro-industrie porcelainière, dont l'usine Labesse qui emploie 90 personnes de 1873 à 1938, perdure.
1er juillet 1940, place Jourdan, une automobile de la propagande allemande entourées de Limougeauds venus aux nouvellesEn 1914, après les premiers revers militaires de la France au début de la Grande Guerre, Joffre estime que de nombreux membres de son état-major font preuve d’une coupable incompétence. Il décide de les écarter du front et les affecte à la 12e région militaire, dont la capitale est Limoges. Un nouveau terme apparaît : le limogeage. Selon certains, la sanction n’a rien à voir avec la vie à Limoges, jugée calme et des plus agréables, mais est à mettre en lien avec la mauvaise réputation de la ville auprès des militaires, liée au puissant sentiment antimilitariste des Limougeauds, lui-même né neuf ans plus tôt pendant les émeutes ouvrières de 1905. Si le verbe limoger s’impose et demeure dans le vocabulaire actuel, le lien avec la ville de Limoges est à relativiser : sur 150 à 200 hauts gradés (soit près de 40 % du total) « limogés », moins d’une vingtaine sont effectivement affectés à Limoges, les autres étant disséminés sur différentes villes de Haute-Vienne, de Charente, de Corrèze, de Creuse et de Dordogne. Les plus célèbres limogés, les généraux Ruffey et Lanrezac, n’ont jamais mis les pieds à Limoges !
Le 22 juin 1940, durant la seconde guerre mondiale, l’armée allemande se trouve à 30 km de Limoges lorsque le gouvernement Pétain demande l’armistice. Limoges et sa région, en zone libre jusqu'en 1942, accueillent de nombreux enfants retirés des zones de combats par leurs familles, puis des familles entières jetées sur les route de l’exode. Limoges voit jusqu'à 200 000 réfugiés errer dans ses rues. Malgré les multiples maquis limousins qui organisent la Résistance en campagne, la ville apparaît comme relativement calme, bien que les juifs, dont la communauté Strasbourg-Limoges passe pour l’une des rares véritablement organisées en France, connaissent dès février 1943 les rafles de la Gestapo. Traumatisée par le massacre d'Oradour-sur-Glane et appelée « Capitale du Maquis » par le Général de Gaulle lors de son discours du 4 mars 1945, Limoges sort de la seconde guerre mondiale le 21 août 1944, libérée sans aucune effusion de sang par les résistants FTP du colonel Georges Guingouin.
La ville de Limoges, comme l’ensemble de la Haute-Vienne, est traditionnellement de gauche (socialiste). C’est à Limoges que fut fondée la CGT (Confédération générale du travail) lors de son Congrès constitutif du 23 septembre 1895 au 28 septembre 1895. La mairie est à gauche depuis bientôt un siècle. Le dernier maire non socialiste ou non communiste fut, exceptée la parenthèse du régime de Vichy, après François Chénieux, maire jusqu'en 1910, Émile Dantony (négociant) de 1910 à 1912. L’actuelle mairie est dirigée par le député PS Alain Rodet depuis dix-huit ans. Il est réélu dès le premier tour en mars 2008 avec 56 % des voix : ce sont surtout les quartiers populaires qui l'ont plébiscité (ZUP de l'Aurence, ZAC de Beaubreuil, cités de la Bastide et des Portes-Ferrées, quartier du Vigenal). Ainsi, la liste du maire sortant a obtenu 76,9 % des voix dans le bureau de l'école de la Bastide, 72,9 % dans le premier bureau de l'école René Blanchot ou 66,7 % dans le second bureau de l'école du Vigenal.
Limoges est aussi le siège central du syndicat étudiant Fédération syndicale étudiante.
Il faut aussi souligner l'importance qu'a eu la franc-maçonnerie à Limoges et, plus largement, en Haute-Vienne, tout au long du XXe siècle, et qu'elle continue à avoir de façon notable. La première loge maçonnique, l'Anglaise, fut ainsi installée en 1751, et d'autres se créèrent durant la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les premiers franc-maçons étaient davantage des bourgeois (avocats, médecins), rejoints par plusieurs ecclésiastiques. L'organisation prend son essor au long du XIXe siècle, notamment avec la révolution de 1848, à laquelle les franc-maçons prennent une part importante à Limoges, ainsi qu'avec l'arrivée de personnalités influentes, comme Jules Claretie et Ernest Ruben. Les francs-maçons furent également nombreux à s'engager dans la politique locale sous le Second Empire puis la IIIe République, ainsi que dans les milieux économiques, et notamment l'industrie porcelainière.
En 2002, il existe ainsi une trentaine de loges à Limoges, réunissant probablement 1 400 à 2 000 personnes.
En 2006, 867 dossiers ont été traités dans les six séances du conseil municipal, soit une moyenne de 144 dossiers par séance. 28 réunions se sont tenues pour les dix comités de quartier, soit moins de trois réunions par an et par comité.
Le conseil municipal de Limoges est composé de 55 conseillers municipaux (dont le maire), conformément aux dispositions relatives aux communes peuplées de 100 000 à 150 000 habitants. Parmi ces conseillers municipaux, on dénombre 16 maires-adjoints et 11 conseillers municipaux délégués. Le groupe majoritaire est constitué de représentants du PS, du PCF, de l'ADS, du PRG et de Limoges Écologie. L'opposition est répartie en quatre groupes politiques : l'UMP, le NC, le MoDem, le NPA, et Verts.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Limoges :
Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier et unique tour, est modéré avec 62,06 % de votants. Sur les 80 383 électeurs inscrits sur la liste électorale, 49 888 votent et 47 931(soit 96,1 %) s'expriment valablement. Le maire sortant Alain Rodet, socialiste, maire depuis 1990, reconduit en 1995 et 2001, tête de la liste d'union de la gauche Notre ville, c'est notre vie est réélu dès le premier tour à la majorité absolue, avec 27 057 voix, soit 56,45 % des suffrages exprimés. La liste UMP-Nouveau centre de Camille Geutier, récolte 9 988 voix et 20,84 % des suffrages. La liste MoDem de Jean-Jacques Bélézy avec 8,86 % des suffrages exprimés en sa faveur fait le troisième score. La liste LCR de Daniel Clérembaux recueille 3 348 voix (6,99 % des suffrages exprimés); la liste Verts de Cyril Cognéras rassemble 2 546 voix (5,31 % des suffrages exprimés); et la liste LO de Claudine Roussie, 938 voix (1,96 % des suffrages).
Jusqu'en 2002, Limoges fait partie de la communauté de communes (ou SIVOM) de l'agglomération de Limoges, remplacée en novembre 2002 par la Communauté d'agglomération Limoges Métropole, qui regroupe dix-sept communes de l'unité urbaine et de la première couronne de l'aire urbaine.
Article détaillé : Communauté d'agglomération Limoges Métropole.La ville fait partie du Pays de Limoges, structure de regroupement de collectivités locales françaises, créée par la Loi du 25 juin 1999 d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire, dite loi Voynet, qui est composé de la communauté d'agglomération Limoges Métropole et la communauté de communes l'Aurence et Glane Développement, et regroupe 198 035 habitants répartis sur 25 communes.
En 1962, la commune est fusionnée avec celle de Beaune-les-Mines pour former la commune de Limoges actuelle. Beaune-les-Mines garde cependant, de par son éloignement du centre-ville, son aspect de village indépendant, et possède d'ailleurs une mairie-annexe, comme Landouge ou Beaubreuil.
Le territoire communal englobe, dans leur intégralité, onze cantons de Haute-Vienne : Limoges-Beaupuy (7 227 habitants), Limoges-Carnot (8 976 habitants), Limoges-Centre (7 336 habitants), Limoges-Cité (7 891 habitants), Limoges-Corgnac (9 644 habitants), Limoges-Émailleurs (15 442 habitants), Limoges-Grand-Treuil (6 656 habitants), Limoges-La Bastide (10 585 habitants), Limoges-Landouge (12 806 habitants), Limoges-Puy-las-Rodas (9 757 habitants) et Limoges-Vigenal (10 177 habitants). Il est également présent, pour partie, dans cinq autres cantons de Haute-Vienne. Il s'agit du canton de Limoges-Condat (17 826 habitants), formé d’une partie du territoire de Limoges et de l'intégralité des communes de Condat, Solignac et Le Vigen; du canton de Limoges-Couzeix (9 115 habitants), formé d’une partie de Limoges et de la commune de Couzeix; du canton de Limoges-Isle (13 288 habitants), formé d’une partie de Limoges et de la commune d’Isle; du canton de Limoges-Le Palais (11 886 habitants), est formé d’une partie de Limoges et de la commune du Palais-sur-Vienne; et du canton de Limoges-Panazol (20 494 habitants), formé d’une partie de Limoges et des communes d'Aureil, Feytiat, Panazol et Saint-Just-le-Martel.
Article détaillé : Cantons de Limoges.Limoges est le chef lieu de l'arrondissement de Limoges, qui regroupe 28 cantons : canton d'Aixe-sur-Vienne, canton d'Ambazac, canton de Châlus, canton de Châteauneuf-la-Forêt, canton d'Eymoutiers, canton de Laurière, canton de Limoges-Beaupuy, canton de Limoges-Carnot, canton de Limoges-Centre, canton de Limoges-Cité, canton de Limoges-Condat, canton de Limoges-Corgnac, canton de Limoges-Couzeix, canton de Limoges-Émailleurs, canton de Limoges-Grand-Treuil, canton de Limoges-Isle, canton de Limoges-La Bastide, canton de Limoges-Landouge, canton de Limoges-Le Palais, canton de Limoges-Panazol, canton de Limoges-Puy-las-Rodas, canton de Limoges-Vigenal, canton de Nexon, canton de Nieul, canton de Pierre-Buffière, canton de Saint-Germain-les-Belles, canton de Saint-Léonard-de-Noblat, et canton de Saint-Yrieix-la-Perche.
Article détaillé : Arrondissement de Limoges.Limoges est le siège de juridictions de l'Ordre judiciaire et de l'Ordre administratif.
Toutes les juridictions de l'Ordre judiciaire relevant du ressort d'une cour d'appel sont présentes sur le territoire communal, épargné par la réforme de la carte judiciaire de février 2008. Limoges, siège de la cour d'appel de Limoges, dispose d'un tribunal d'instance (tribunal de police lorsqu'il statue au pénal), d'un tribunal de grande instance (tribunal correctionnel au pénal), d'un tribunal pour enfants, d'un conseil des prud'hommes et d'un tribunal de commerce.
Des sessions de cour d'assises, sont organisées, en principe, tous les trois mois pour une durée de 15 jours et se tiennent dans des locaux du Palais de justice, place d'Aine.
L'Ordre administratif est représenté par un tribunal administratif, installé officiellement à Limoges depuis le 1er janvier 1954 dont le ressort territorial est la Corrèze, la Creuse, l'Indre, et la Haute-Vienne. L'appel des décisions du tribunal administratif de Limoges se fait devant la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Le centre pénitentiaire de Limoges est une maison d'arrêt dont les deux autorités de rattachement sont la cour d'appel et le tribunal de grande instance de Limoges. Cette prison reçoit des prévenus ainsi que des condamnés dont la peine n'excède pas un an. Sa capacité d'accueil théorique est de 85 places réparties en quatre quartiers : le quartier hommes majeurs (58 places), le quartier femmes (10 places), le quartier mineurs (12 places) et le quartier semi-liberté (5 places). La maison d'arrêt de Limoges propose aux détenus des travaux de façonnage et de conditionnement. Elle dispose d'un atelier professionnel permanent d'accompagnement à la validation (APPAV) d'un CAP Cuisine et forme des aides-magasiniers. L'établissement, construit en 1853 sur le champ de foire (actuelle place Winston-Churchill), est notoirement surpeuplé, avec 152 détenus en moyenne en 2008. Il doit être déclassé d'ici 2014 et faire place, dans le cadre des compensations apportées aux villes concernées par les restructurations du ministère de la défense, à une nouvelle prison, d'une capacité d'accueil de 700 détenus.
Le Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) de rattachement est le SPIP de la Haute-Vienne, situé avenue Labussière. L'accueil des familles est assuré, les jours de parloirs, par l'association « Halte Vincent », dans un local situé rue de la Mauvendière.
Impactée par les deux guerres mondiales, mais en augmentation régulière depuis la fin du XVIIIe siècle, grâce à la révolution industrielle et à l’essor des manufactures (porcelaine, cuir…), la population de la commune de Limoges connaît, des années 1970 aux années 1990, en même temps que le déclin des industries, une baisse significative, en partie due à l’enclavement de la région. À partir des années 1990, l’amélioration d’infrastructures routières (autoroute A20) et ferroviaires (ligne Paris-Toulouse), et l’installation d’entreprises de techniques de pointe, de services modernes, et d'établissements d'importance nationale, tels que le CNASEA ou la technopole en 1992, permettent un nouvel essor de la population.
Peuplée de 138 882 habitants, au 1er janvier 2007, Limoges est la 24e ville de France. Son unité urbaine, composée de 7 communes, est peuplée de 177 439 habitants, ce qui la place au 37e rang national, tandis que son agglomération au sens plus large regroupe près de 190 000 habitants. Le poids démographique de l'aire urbaine de Limoges, aire urbaine composée de 78 communes, dont 7 sont des pôles urbains, avec 247 944 habitants, confirme l'importance de la capitale régionale dans la démographie globale de la Région Limousin. Enfin, Limoges est au cœur du 22e espace urbain français, peuplé de 259 792 habitants, englobant les aires urbaines de Limoges et Saint-Junien.
L'agglomération de près de 190 000 habitants concentre environ 25 % de l'ensemble de la population de la région Limousin. Si ce pourcentage reste inférieur à celui observé pour les très grandes agglomérations françaises (Paris, Marseille ou Toulouse), il est supérieur à celui ordinairement constaté pour des capitales régionales de même importance, telles Poitiers (7 %), Caen (14 %) ou Clermont-Ferrand (21 %). La commune regroupe à elle-seule 37,2 % des habitants du département, ce qui place Limoges au 4e rang national métropolitain selon le poids démographique de la préfecture vis-à-vis de la population départementale, derrière Paris (100 %), Ajaccio (47 %) et Marseille (43,3 %).
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Limoges depuis cette date :
Évolution de la pyramide des âges de la commune de Limoges, comparaison entre l'année 1990 et 2006
La population de Limoges est vieillissante (moins d'enfants que la moyenne nationale et plus de personnes âgées). Ainsi, pour la proportion de jeunes de moins de 20 ans dans sa population, la ville se classe au 34e rang sur 36 des villes de plus de 100 000 habitants, avec 19,1%. Cependant, la tranche d'âge autour de vingt ans apparaît forte (les 20-39 ans représentent 33,5 % de la population communale) en raison de la présence d'une université qui draine les étudiants de toute la région.
La ville administre 40 écoles maternelles et 46 écoles élémentaires communales. Le primaire regroupe 9 458 élèves. Le coût est de 2 000 € par an et par élève.
Le projet d’une calandreta apparaît en 1992, avec la constitution d’une association. Avec le soutien du conseil régional, l’école maternelle ouvre en 1994, puis le cours préparatoire en 1998. Elle assure l’ensemble des classes de la maternelle et du primaire.
À Limoges, le département gère 14 collèges et la région Limousin 13 lycées.
Limoges est le siège d'une université depuis 1968 et dépendait de celle de Poitiers auparavant. L'Université de Limoges accueille près de 20 000 étudiants. Elle comprend une faculté de droit avec de nombreuses formations, dont certaines (droit de l'environnement, droit du sport) sont réputées nationalement; une faculté de médecine et de pharmacie, une faculté des sciences, une faculté de lettres et sciences humaines.
L'Université dispose également d'un institut universitaire de technologie de dix départements, d'un IAE depuis la rentrée 2007, d'un institut de préparation à l'administration générale, et d'un institut universitaire spécialisé.
Limoges est le siège de l'École nationale supérieure d'ingénieurs de Limoges, de l’Institut d'ingénierie informatique de Limoges, de l’École nationale supérieure de céramique industrielle. Limoges accueille également l'une des cinq écoles nationales supérieures d'art de France : l’École nationale supérieure d'art de Limoges-Aubusson. Spécialisée dans les arts du feu (céramique, émaux) et la tapisserie, sous la tutelle du ministère de la Culture, cette école, également connue sous le nom d’école des Beaux-Arts ou école d’art décoratif, offre, sur ses sites de Limoges et d’Aubusson, des cursus d’art et de design d'une durée de 5 ans.
Limoges abrite un institut universitaire de formation des maîtres, un centre national de formation aux métiers de l'eau, plusieurs classes préparatoires aux grandes écoles, dix-neuf formations en BTS. L'école de commerce de Limoges, « l'ES2C », connaît une réputation grandissante.
Limoges accueille le plus important Centre hospitalier régional universitaire du Limousin, le Centre hospitalier régional universitaire Dupuytren. Inauguré en 1976 par Jacques Chirac et Simone Veil, respectivement 1er ministre et ministre de la Santé, il se situe au sud-ouest de la ville, au sein d'un ensemble de bâtiments de santé et de soins. Il est voisin du Centre hospitalier spécialisé Esquirol, et du récent Hôpital de la mère et l'enfant.
L'hospice Chastaingt a été fondé en 1899 grâce au legs d'un mécène, en faveur des personnes âgées en fin de vie.
Les cliniques privées du Colombier, François-Chénieux et des Émailleurs complètent le dispositif sanitaire de Limoges. Une maison médicale, localisée boulevard Gambetta assure, les nuits et les week-ends, la continuité de consultations médicales .
Limoges dispose d'un commissariat de police, de deux casernes de gendarmerie et d'une caserne de Compagnie républicaine de sécurité (CRS 20).
Limoges est réputée être une ville relativement calme, sauf dans certaines cités où une petite délinquance sévit de façon assez endémique. En centre-ville, la présence de marginaux sans domicile fixe a suscité des incidents à l'automne 2007.
Limoges, ville de garnison de longue tradition (établissement d'un état-major de subdivision militaire en 1852, construction de nombreuses casernes à partir de 1874), sera jusqu'en 2011, date à laquelle l'armée envisage d'abandonner le site, le siège de l'état-major de force no 4, de l'état major de la 3e brigade mécanisée, du 15e bataillon du train et de nombreux services militaires.
Pour compenser les effets du départ des militaires sur l'économie, l'État a annoncé une enveloppe de 6 millions d'euros, visant à faciliter la création de « projets créateurs d’activités et d’emplois », ainsi que la construction d'un nouveau centre pénitentiaire.
La commune de Limoges, quadrillée par un réseau assez dense de 17 bureaux de poste, est divisée en trois circonscriptions postales : « Limoges Bords de Vienne - centre de distribution », rue de Nexon, pour le code postal 87000, « Limoges Brantôme - centre de traitement du courrier », rue de Brantôme, pour le code postal 87100, et « Limoges Uzurat - centre de distribution », dans les locaux du centre de tri, en Zone industrielle Nord, pour le code postal 87280.
Le centre de tri de Limoges traite le courrier des trois départements de la région.
Rue de la Céramique, se trouvent le centre financier (chèques postaux), le centre des mandats et titres optiques, la direction régionale courrier et une direction de la Banque postale.
La ville de Limoges est associée à son club de basket-ball. En 1990, la municipalité avait commandé une étude, qui révéla que l'image renvoyée à l'extérieur par Limoges était associée au basket à 67%, contre 20% à la porcelaine. Le club sportif limougeaud ayant en effet le plus grand palmarès est le club de basket-ball, le Limoges CSP, plusieurs fois champion de France et champion d'Europe en 1993, auquel a succédé, en 2004, le Limoges CSP Élite qui évolue pour la saison 2009/2010 en Pro B. Le club de rugby à XV, Limoges rugby, évolue en Fédérale 1 pendant la saison 2008-2009.
Les équipements sportifs sont concentrés au parc des sports de Beaublanc (stades, piscine olympique, palais des Sports qui accueillait les spectacles jusqu'à l’ouverture du Zénith et les matchs du mythique CSP), et au parc des Sports de Saint-Lazare (stade du club de football, golf municipal situé à l’emplacement de l’ancien aérodrome, piscine et à proximité le dojo Robert Lecomte et la salle d’arme).
La commune est équipée de cinq piscines municipales : deux à Beaublanc (une d'été et une couverte), Les Casseaux (en centre-ville), Beaubreuil et Saint-Lazare.
Traditionnellement, l'arrivée du tour cycliste du Limousin se fait à Limoges dans la 2e quinzaine d’août.
La ville accueille épisodiquement diverses manifestations sportives de dimension nationale, telles des matchs de la coupe de France de basket-ball, de la Fed Cup, les championnats de France Handisport, ou des étapes du tour de France.
Le parc d’attractions de Bellevue propose des attractions à caractère familial (manèges et piscines ludiques), dans un cadre naturel et arboré.
L'aquarium du Limousin, d'un volume total de 600 m2, ouvert en 1993, possède, dans quarante bassins, trois cents espèces et environ deux mille cinq cents animaux, allant du silure au piranha en passant par l’esturgeon et la limule.
Le principal quotidien régional diffusé à Limoges est le Populaire du Centre, du groupe Centre France (surnommé le Popu), qui est aussi le quotidien de la région Limousin. S’y ajoutent l’Écho du Centre et Info Magazine. En 2008, à l'occasion des élections municipales, un magazine mensuel gratuit, baptisé Libre à Limoges, a été lancé.
La direction de la communication de la mairie a créé en 1996 une chaîne d’information locale continue, 7 à Limoges, qui diffuse des annonces, des reportages…
France Bleu Limousin est la radio régionale qui émet sur les départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne.
Les Limougeauds ont la possibilité de pratiquer les cultes catholique, protestant, israélite et musulman.
Le diocèse de Limoges, qui fait partie de la province ecclésiastique de Poitiers, est l'un des évêchés les plus anciens de France. Il recouvre deux départements, la Haute-Vienne et la Creuse, et à son siège épiscopal sur la commune, lieu habitel de la résidence de l'évêque. La commune compte neuf paroisses : Cathédrale - Sainte Marie, La Trinité, Sacré Cœur - Sainte Jeanne d'Arc, Saint Augustin, Saint Eloi des Hauts de l'Aurence, Saint Luc, Saint Martial, Saint Vincent de Paul, et Sainte Blandine.
Quelques communautés religieuses sont implantées dans la ville, dont un couvent de carmélites à Crochat, une communauté franciscaine rue Charles-Gide. La petite communauté jésuite de la rue Jules-Noriac s'est dispersée il y a quelques années. Une petite communauté catholique traditionaliste se réunit dans une chapelle de l'avenue des Bénédictins et célèbre des offices dans la chapelle Saint-Antoine des Papillons. Une maison, dite du Bon-Pasteur, établie rue des Pénitents-Blancs et tenue par des religieuses, accueille des personnes âgées. La communauté des Petites-Sœurs-des-Pauvres, qui hébergeait des personnes âgées indigentes, est en cours de disparition en 2009. L'ancien séminaire du Sablard héberge divers services diocésains et un foyer de prêtres âgés.
Les Limougeauds de religion protestante ont plusieurs lieux de culte en fonction de leur mouvance : réformés, adventistes (adventistes du septième jour et témoins de Jéhovah), mormons, pentecôtistes.
Une synagogue, rue Pierre-Leroux, dessert la petite communauté juive, mais il n'y a pas de rabbin à Limoges.
La ville compte deux mosquées et quatre lieux de culte musulman.
Rue des Coopérateurs se trouve un temple maçonnique, et des loges se réunissent aussi au Moulin de la Garde. De nombreux autres ateliers des différentes loges existent dans d'autres lieux.
Depuis le XIXe siècle, l'incroyance a pris une ampleur importante à Limoges, avec des formes allant jusqu'à une certaine hostilité envers la religion. La Libre Pensée est fortement représentée. En dépit d'une pratique religieuse assez faible, tous les sept ans, les ostensions rassemblent une foule importante.
Les ressources minérales locales et les produits et sous-produits tirés de l'élevage sont à l'origine des premières productions manufacturées de la ville. La première industrie qui se développe à Limoges est celle des métaux. Du fait de la présence dans le sol limousin de minéraux spécifiques (or, plomb argentifère, cuivre), Limoges semble être, dès l’époque gallo-romaine, un centre important d’orfèvrerie. Cette industrie, toujours très présente au Moyen Âge, à laquelle se rattache le travail de l'émail, ne se transforme pas en industrie sidérurgique et décline du fait de l'absence de sites d'extraction suffisamment importants. La découverte, au XVIIIe siècle, de gisements de kaolin au sud de Limoges offre cependant d'autres perspectives économiques et industrielles à la ville.
La seconde industrie historique, le textile, est issue d’un sous-produit de l’élevage, la laine de mouton, et d’un sous-produit de l’agriculture, la fibre de chanvre. Dès le XIIe siècle, elle donne à Limoges l'occasion d'offrir, en sus de la production ordinaire, une production d’ouvrages fins, faite d'étoffes d’or et d’argent auxquelles la ville donnera son nom : les limogiatures. L'industrie textile prospère au XVIIe siècle, décline durant la première moitié du XIXe siècle, et disparaît quasiment avec l’arrivée du chemin de fer.
L'industrie du XIXe siècle est dominée par la production de porcelaines, issues des mines de kaolin de Saint-Yrieix-la-Perche. À partir de 1831 et jusqu'aux années 1980, l'industrie du cuir, tout particulièrement la production de chaussures, prend le relais du textile, et devient la deuxième activité de la ville. Elle compte alors environ 7 000 ouvriers répartis en dizaines d'entreprises de toutes tailles, dont Monteux, Heyraud (fermeture de l'usine en 1984) et Weston.
Grâce à la qualité de son eau, et à une présence importante de chênes dans la campagne environnante, de 1780 à 1930, Limoges, en en hébergeant plusieurs dizaines, est la ville des distilleries. Recevant cognac, armagnac, rhum, vins de liqueur, sucre de canne, fruits, plantes et épices, indispensables à la fabrication des nombreuses spécialités, la ville voit ainsi se développer et prospérer, pendant près de deux siècles, une nouvelle activité aux côtés du textile et de la porcelaine. En 2010, la distillerie du Centre, créée en 1789, est la dernière héritière de cette longue tradition. Toujours du fait de la qualité de son eau, la ville connait, du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle, une importante activité brassicole. La brasserie Mapataud, devenue Noxen en 1950 fut, de 1765 à 1970, l'un des établissements brassicoles limougeauds les plus importants. Cette activité reste présente à Limoges, à l'échelle artisanale, avec la brasserie Michard, dirigée par la fille de son créateur, et qui produit depuis 1989 des bières sans conservateurs.
En 2010, l'industrie de la porcelaine, perpétuée par de grandes entreprises telles Bernardaud ou Royal Limoges, subsiste grâce aux grandes commandes de prestige, aux commandes ménagères et hôtelières et à l'économie touristique. L'industrie de l'émail décoratif reste une production et un marché confidentiel. Le secteur secondaire reste, malgré un affaiblissement sensible, important. La métallurgique est représentée dans la commune par l’usine Renault Trucks (fabrication de véhicules industriels, ex Saviem), l'alimentaire par une charcuterie industrielle (Madrange). La principale entreprise privée est la société Legrand, leader mondial de matériel électrique pour le Bâtiment, né de la reconversion d'une entreprise de porcelaine victime d'un incendie. Legrand a, outre son siège social, plusieurs unités de production sur la commune. Si les services publics et administrations locales sont, comme dans toutes les villes équivalentes, parmi les premiers pourvoyeurs d'emploi, Limoges est également le siège d'une administration nationale d'importance : l'Agence de services et de paiement, issu de la fusion, en 2009, du CNASEA et de l'Agence unique de paiement.
Limoges dispose de deux pôles de compétitivité : le pôle européen de la céramique, positionné sur les arts de la table, les prothèses médicales et l'optoélectronique et Elopsys, cluster spécialisé dans les micro-ondes, les réseaux et les transmissions des technologies sans fil, la fibre optique et les instruments d’imagerie . En association avec la communauté d'agglomération, la ville de Limoges accueille sur son territoire plusieurs zones d'activité économique, dont les trois zones industrielles Nord, englobant recherche, activités industrielle et commerciale, le parc d'activité Sud de Magré-Romanet ou la zone d'Ester Technopole. Le site d'Ester Technopole, créé en 1992, offre un point de rencontre des industries et technologies de pointe et accueille l'une des quatre pépinières d'entreprises de la Haute-Vienne. A noter que le taux de survie des entreprises nouvellement créées sur le département, observé sur cinq ans, est de 87,5 %, la moyenne nationale étant de 55,7 %.
Limoges est, jusqu'à sa disparition en 2004, le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Limousin-Poitou-Charentes ainsi que celui de la Chambre de commerce et d'industrie de Limoges et de la Haute-Vienne, structure gestionnaire de l'aéroport de Limoges Bellegarde. La Chambre régionale de commerce et d'industrie Limousin a son siège à Feytiat, commune de l'agglomération de Limoges.
Dans le cadre de son jumelage avec Fürth, la ville, en partenariat avec le Conseil régional, a ouvert une Maison de Limoges et du Limousin en Allemagne. Cette structure s'attache à promouvoir les échanges économiques et la coopération culturelle entre les deux villes ainsi qu'entre le Limousin et la Bavière. Elle organise pour cela des conférences, des expositions et diverses manifestations.
La ville de Limoges a pris la tête du réseau UNIC (Urban Network for Innovation in Ceramics), programme européen qui regroupe plusieurs villes dont Séville, Stoke-on-Trent et Aveiro, et qui a pour objectif de « permettre aux villes européennes d’engager un travail de coopération et de partage d’expériences grâce à la création de réseaux thématiques », en encourageant la protection de ce patrimoine et ce savoir-faire commun, la défense des emplois des entreprises du secteur, l’investissement en faveur des nouveaux métiers (notamment dans les technologies de pointe), et un essor harmonieux du développement urbain,.
A l'exception des magasins de quartier, le commerce de détail est principalement implanté en Centre-Ville : rue Jean-Jaurès, du Clocher, du Consultat et Ferrerie. La place Sadi-Carnot constitue également un pôle pour le petit commerce, entre les boutiques et les halles Dupuytren. Comme dans toutes les villes, banques et agences immobilières prennent souvent la place d'anciennes boutiques de vente au détail.
Les centres commerciaux les plus fréquentés sont ceux de la zone industrielle Nord (ZIN) située à Beaubreuil, le centre commercial de Corgnac ainsi que ceux la zone commerciale des Quatre-Vents à Boisseuil. Limoges possède, depuis mars 1989, une importante galerie commerciale en centre-ville, le Centre Saint-Martial, situé avenue Garibaldi, sur l'ancien site des fabriques de chaussures Heyraud.
Depuis 2002, l'opération Cœur de Limoges pilotée par la municipalité, a pour objet de dynamiser l'activité commerciale du centre-ville, concurrencée par les espaces commerciaux de la périphérie et le Centre Saint-Martial. Cœur de Limoges se fixe l'objectif d'« étendre la zone de chalandise de la ville », en encourageant l'installation de grandes enseignes nationales (ouverture de la FNAC en 2005), et en organisant diverses manifestations (concours photo, opérations commerciales, défilé de mode, installation d'une patinoire synthétique en extérieur) dont le Parcours de l'Art, qui propose de découvrir conjointement le centre de Limoges et des œuvres de peintres régionaux).
Limoges se déclare Capitale mondiale des Arts du feu du fait de sa réputation dans l'émail et la porcelaine, auxquels il faut adjoindre le vitrail, le travail du verre étant également une spécialité locale.
Article détaillé : Émail de Limoges.L'émail est, historiquement, le premier art. L'opus lemovincense se développe au XIIe et XIIIe siècles grâce à une technique spécifique d'émaillage sur cuivre, dite champlevé, qui permet aux ateliers limougeauds de réaliser des œuvres qui connaissent un vif succès en Europe occidentale. Les émaux sur cuivre champlevé disparaissent au milieu du XIVe siècle et l’émail peint, dont Limoges détient le quasi-monopole, prend le relai à la fin du XVe siècle. Après deux siècles de décadence, un nouvel essor de l’émail a lieu dans les années 1880/1900, grâce aux artistes de l'Arts déco et aux artisans de la porcelaine. Actuellement, les émaux de Limoges constituent un artisanat d'art, peu populaire, et ralenti par la baisse du nombre des émailleurs et la suppression de la Biennale de l’émail, qui se tenait tous les deux ans à Limoges, de 1972 à 1994. Quelques fabricants s’efforcent de redonner un certain renouveau cette technique prestigieuse et ancestrale, en produisant des œuvres d’art originales.
Article détaillé : Porcelaine de Limoges.La fabrication de la porcelaine a pu se développer grâce au kaolin, matière première abondante dans la région (cf Saint-Yrieix-la-Perche, où Darnet a découvert les gisements en 1771). Depuis le XVIIIe siècle, Limoges est mondialement connue pour sa porcelaine, dont l’industrie a été lancée par l’intendant du roi Turgot.
L'art du vitrail s'est implanté à Limoges au début du XXe siècle, avec Francis Chigot, dont les œuvres civiles (gare de Limoges Bénédictins, maisons particulières, etc.), ont marqué durablement le patrimoine limougeaud. « L'Atelier du vitrail », créé en 1907 par Francis Chigot, devenu par la suite coopérative ouvrière, tente de maintenir cette activité.
Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 16 353 €, ce qui place Limoges au 13 718e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole.
Dominant le Limousin par son poids démographique, Limoges concentrait en 2007, 17 des 35 plus grands employeurs du Limousin.
En décembre 2005, le taux de chômage avoisine les 8 %. La ville possède un taux de chômage plus élevé que le taux moyen régional, qui reste un des plus faibles de France avec celui de l'Alsace, mais qui est cependant au même niveau que le taux national. Il faut toutefois remarquer que la baisse du chômage entre 1999 et 2005 est plus importante qu'au niveau national ; ainsi il est passé dans la capitale régionale de 13,5 % à 8 %, quand en France il passait de 12,9 % à 9,6 %. Il y avait en 1999 60 527 actifs à Limoges (45 % de la population), et 75 % des 20-59 ans étaient actifs.Les retraités représentaient 19,9 % de la population, les scolarisés 26,3 %, les non-actifs 8,6 %.
Ville d'Art et d'Histoire Limoges, qui ne dispose d'aucun secteur sauvegardé, ne s'est préoccupé de son patrimoine bâti qu'assez tardivement. Certains éléments de son patrimoine architectural, tels la « maison Laforest », ultime vestige de l'industrie textile datant du XVIIIe siècle, ou le lavoir municipal de Saint-Lazare, bien que situé en ZPPAUP ont subi les effets de démolitions récentes et d'autres éléments patrimoniaux, tels l'amphithéâtre gallo-romain du jardin d'Orsay, la villa gallo-romaine de Brachaud, ou la crypte Saint-Martial restent méconnus.
La base de données Mérimée des œuvres du patrimoine de France recense 242 monuments à Limoges et la base de données Palissy des œuvres du patrimoine de France recense 467 œuvres.
La Cathédrale Saint-Étienne, monument classé dès 1862 à l'inventaire des monuments historiques a été construite entre le XIIIe et le XIVe siècle. Cet édifice massif, au typique clocher limousin, n'est achevé qu'à la fin du XIXe siècle avec le rattachement du clocher d'origine romane à la nef. Située au cœur du vieux quartier de la Cité, elle renferme deux œuvres Renaissance d'une grande qualité : un jubé réalisé sur commande de l'évêque Jean de Langeac, et le tombeau de cet évêque sur lequel sont sculptés des scènes de l'Apocalypse inspirées de Dürer. La flèche, à plusieurs reprises détruite par le feu, n'a pas été reconstruite.
L'église Saint-Michel-des-Lions, monument classé en 1909 à l'inventaire des monuments historiques a été construite entre le XIVe et le XVIe siècle. Cette église conserve, depuis la Révolution française, les reliques de saint Martial. Son architecture est caractéristique des églises-halles du domaine Plantagenêt. Elle possède de magnifiques vitraux des XVe et XVIe siècles, deux piétas médiévales et de nombreux objets de cultes, un élégant clocher de type limousin (XIVe siècle) surmonté d'une boule en cuivre, deux lions gallo-romains au pied du clocher, qui ont donné leur nom au monument.
D'origine romane, l'église Saint-Pierre-du-Queyroix, monument classé en 1909 à l'inventaire des monuments historiques a été reconstruite du XIIIe au XIVe siècle. Elle contient un vitrail de type Renaissance, un Christ du XIIIe siècle, et de nombreuses autres œuvres comme un retable baroque et des statues remarquables. Derrière cette église, tout près du lycée Gay-Lussac, est né en 1929 le fameux club de basket du Cercle Saint-Pierre, plus connu sous le sigle CSP.
Cette église est une partie de l'ancienne église conventuelle des Dominicains, ou frères prêcheurs ou Jacobins (le reste de l'église abrite les archives municipales de Limoges). Elle possède un magnifique retable. L'inquisiteur Bernard Gui a été enterré dans cette église.
Monument inscrit en 1926 à l'inventaire des monuments historiques, cette petite église romane a conservé une très belle statue de saint Christophe. Sur son parvis, s’élève une croix de pierre du XVe siècle.
La chapelle Saint-Aurélien, monument inscrit en 1943 à l'inventaire des monuments historiques a été construite entre le entre le XIVe et le XVIIe siècle. Ce petit édifice renferme les reliques du second évêque de Limoges, saint patron de la confrérie des Bouchers. Elle possède de belles statues médiévales et un magnifique retable baroque. Le bâtiment est toujours entretenu par les bouchers du quartier, qui l'achetèrent comme bien national à la Révolution, le sauvant de la destruction.
Monument classé en 2009 à l'inventaire des monuments historiques, ce baptistère date du Ve siècle. Situé aujourd'hui place Saint-Étienne, il se situait au pied du portail nord de la cathédrale, dit portail Saint-Jean, sur l'emplacement d'une ancienne église paroissiale, supprimée à la Révolution, placée sous le vocable de saint Jean Baptiste. Il s'agit d'un vaste édifice de plan hexagonal centré sur la cuve baptismale. Chacun des côtés ouvrait sur une pièce carrée. L'entrée se faisait par un perron à trois portes ouvrant à l'ouest. Les vestiges de ce baptistère sont actuellement réenfouis en attendant un choix architectural pour leur valorisation.
La chapelle du Séminaire de la Règle, édifiée en 1905 sur le site de l'ancienne abbaye de la Règle et jamais consacrée : actuellement dépôt légal et Musée de la Résistance et de la DéportationMonument classé en 1968 à l'inventaire des monuments historiques, cette crypte du Ve siècle est située place de la République. Elle conserve encore les tombeaux de Saint Martial, premier évêque et patron de la ville, de ses deux compagnons Alpinien et Austriclinien et de la légendaire Sainte Valérie. Elle fut découverte durant les années 1960, lors de la création du parking de la Place de la République. Il n’en reste au début du XXIe siècle qu’une petite partie.La situation du tombeau donna naissance à un pèlerinage, puis occasionna la construction de l'abbaye bénédictine de St-Martial. Cette abbaye prospéra et étendit son influence sur le Sud-Ouest. De magnifiques manuscrits, désormais conservés à la Bibliothèque Nationale, y furent créés ; c'est aussi en son sein que sont fabriquées les plus belles pièces d'orfèvrerie du Moyen Âge, connu sous le nom d'Œuvre de Limoges. On a situé dans l'aire de son rayonnement les débuts de la poésie en langue d'Oc, et fait remonter l'origine de la polyphonie à son école musicale. Rasée au tout début du XIXe siècle, il ne reste du monument que la crypte.
Cette abbaye a été construite entre le IXe et le XVIIIe siècle. Fondée en 817 par Louis le Débonnaire, l'Abbaye Sainte-Marie de la Règle était proche de la cathédrale Saint-Étienne. Ce fut un important couvent de femmes, dirigé par des abbesses issues de la noblesse limousine. À partir de 1790 les bâtiments de l'abbaye accueillent une maison de détention avant d'être presque entièrement détruits. Sous le 1er Empire est édifié, autour du logis de l'abbesse subsistant, le Grand Séminaire, qui y reste jusqu'en 1905. La plupart des édifices sont rasés dans les années 1960, notamment le logis de l'abbesse, du XVIIe siècle : la chapelle du séminaire (en fait jamais consacrée) sert d'annexe à la médiathèque municipale, au dépôt légal régional et pour le Musée de la Résistance. Dans l'ancien réfectoire du séminaire est installé un centre d'accueil des Compagnons du tour de France. Il ne subsiste de l'ancienne abbaye proprement dite qu'un magnifique souterrain sous le site du logis de l'abbesse.
Ce monument classé en 1995 à l'inventaire des monuments historiques a été construit auXIIIe siècle. Situé avenue Saint-Éloi, à l’emplacement de l'église du couvent fut construite une banque, qui a soigneusement inscrit dans ses murs les anciens arcs sur lesquels subsistent de magnifiques peintures médiévales. La salle capitulaire est conservée dans la rue Neuve-des-Carmes qui traverse le site des anciens bâtiments conventuels. Ceux-ci avaient en effet été vendus à la Révolution à plusieurs personnes privées. Une fresque de la fin du Moyen Âge — pourtant classée monument historique — a dû être déposée et déplacée.
Monument classé en 1907 à l'inventaire des monuments historiques a été construit en 1766 sur les plans de l’architecte limousin Joseph Brousseau. Ce palais est caractéristique du néo-classicisme, seule la chapelle a conservé son décor originel. Il est le siège du musée municipal de Limoges qui accueille des collections d'émaux, de peintures et des objets préhistoriques ou antiques (voir le chapitre sur les musées). Les jardins de l'Évêché, en terrasses à la française, ont été reconstitués en 1976 (parterres, mails, bassins et orangerie) en accompagnement de l'ancien palais épiscopal conçu par Brousseau. Le site, inscrit, est ouvert toute l'année ; des visites guidées sont organisées sur demande auprès du service des espaces verts de la Ville de Limoges.
Le Couvent de la Visitation, monument inscrit en 1949 à l'inventaire des monuments historiques, a été construit au XVIIe siècle. Affecté jusqu’à ces dernières années à l’armée, il a conservé son église à dôme construite par Brousseau. Devenu prison et tribunal à la Révolution, le bâtiment accueille quelques années une pépinière, puis une bibliothèque et une école. En 1857 la caserne ouvre. La façade Nord, longue de 100 50 mètres, date du second Empire. La caserne est vendue en 2005 au Conseil général qui y regroupe ses services, après mise aux normes, transformations et agrandissements en demi-enterré.
Une partie notable de cet ouvrage, qui fait partie des principaux monuments de la cité gallo-romaine d'Augustoritum et fut l’un des plus vastes amphithéâtre de la Gaule, a fait l'objet de fouilles à la fin des années 1960. Ses vestiges, un temps exhumés et mis en valeur, sont de nouveau enterrés sous le jardin d’Orsay afin d'en éviter la dégradation. La présence proche de la rue de l'Amphithéâtre, reliant la place Winston Churchill à la place des Carmes, est le seul témoignage visible de l'existence de ce monument classé en 1968 à l'inventaire des monuments historiques.
Gare des Bénédictins Les halles centrales L'ancienne Poste Centrale de la place Stalingrad, construite entre 1909 et 1911, présentant une architecture d'inspiration Art nouveau, et des éléments préfigurant l'Art déco. Ce bâtiment accueille la FNAC depuis 2005, et toujours un bureau de poste au rez-de-chaussée.Situé tout près du lac d'Uzurat, cette résidence rurale comprenant des thermes chauffés par hypocauste, semble dater du IIIe siècle. Elle est mise à jour par l'archéologue Jean-Pierre Loustaud lors de campagnes de fouilles successives réalisées entre 1976 et 1988, et reste méconnue du public, car difficile d'accès.
Cet ancien hôtel particulier, construit en 1812, a été inscrit en 1988 à l'inventaire des monuments historiques. Siège des Trésoriers de France avant la Révolution, il a été transformé au début du XIXe siècle. Il est situé place du Présidial, en face de l'école du Présidial, qui était l'intendance de la Généralité de Limoges avant la Révolution, puis la préfecture jusqu'en 1908 ; à côté se trouve le « Présidial », tribunal et accueillant une annexe de la faculté de Droit. C'est au Présidial que le jeune Marivaux vient chercher l'autorisation d'éditer sa première pièce, et que Turgot, intendant du Limousin de Louis XV, séjourne de 1761 à 1774.
Situé rue Haute-de-la-Comédie, l’hôtel Maledent de Savignac de Feytiat a été inscrit en 1949 à l'inventaire des monuments historiques. Édifié en 1639 sur des bases du XVe siècle , il a conservé de son époque de construction un portail classique et une cour intérieure à colonnade. Il fut brièvement utilisé comme siège de la garde départementale durant le Premier Empire, puis accueillit un collège religieux fermé par la loi de séparation de l'Église et de l'État. Devenu pensionnat en 1921, racheté par le ministère des affaires culturelles, il accueille désormais le siège de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC).
Ancien collège des Jésuites, dont seule la chapelle a survécu, le lycée Gay-Lussac fut reconstruit en 1721 sur les plans de l’architecte Brousseau dans un brillant style classique. Il a été inscrit en 1946 à l'inventaire des monuments historiques. La chapelle, qui sert de gymnase jusque dans les années 2000, contient un remarquable retable baroque qui est en péril, ayant notamment été dégradé par un incendie. La façade et les clochetons de cette chapelle, classés Monuments historiques, se détériorant également, une grande opération de rénovation en 2008 a permis leur sauvegarde.
Surnomées « Le ventre de Limoges », les halles centrales furent dessinées dans les ateliers de Gustave Eiffel, construites en 1889 et inscrites en 1976 à l'inventaire des monuments historiques. Au sommet des arcades de fer, court une petite frise en porcelaine représentant les différents produits vendus à l'intérieur. La place de la Motte est redessinée au milieu des années 1990 (fouilles de la motte castrale où se trouvait le donjon du vicomte de Limoges, de vestiges gallo-romains et mérovingiens, création d’un parking souterrain) dans un style s’inspirant d’une esthétique très minérale.
Inauguré en 1883, l'Hôtel de Ville, édifié grâce au legs d'un riche donateur, Fournier, a été inscrit en 1975 à l'inventaire des monuments historiques. Sa riche façade couronnée d'un petit beffroi est chargée des médaillons de quatre Limougeauds célèbres : Pierre-Victurnien Vergniaud, Léonard Limosin, Henri François d'Aguesseau et Jean-Baptiste Jourdan. Au premier étage, la salle des mariages, la salle des fêtes et le « salon bleu » constituent, avec l'escalier d'honneur, un témoignage de l'architecture de la fin du siècle. Le square situé devant le bâtiment est occupé en son centre par une fontaine mélangeant pierre, porcelaine décorée et bronze.
Le quartier des Ponts L'hôtel Maledent de Feytiat, rue Haute-de-la-ComédieInstallé dans un bâtiment à l'architecture éclectique inspirée de la Renaissance, le musée national Adrien Duboucher accueille des collections de porcelaine. C'est l'un des neuf musées de France à avoir testé la gratuité en 2008. Le bâtiment a été classé en 1991 à l'inventaire des monuments historiques.
Monument de style Art Déco rappelant certains détails d'architecture de la gare des Bénédictins ou des Halles centrales, le pavillon du Verdurier sert désormais de lieu d’exposition, après avoir été, tour à tour, pavillon frigorifique, marché couvert et gare routière. De plan octogonal, construit en 1919 en béton, conçu par Roger Gonthier, architecte de la gare des Bénédictins, la décoration extérieure de mosaïque et de grès cérame est l'œuvre d'une maison de Boulogne-Billancourt. La décoration intérieure est de Léonard Chigot, père du maître-verrier Francis Chigot. Protégé et classé dans les années 1970, il devient alors le pavillon du Verdurier, reprenant ainsi le nom du lieu où il se situe, un ancien quartier médiéval présentant de beaux immeubles gothiques en pierre, détruit au début du XXe siècle pour cause d'insalubrité.
Construite sur les décombres du quartier du Viraclaud, sa pièce de réception, le « salon des Maréchaux », présente un plafond orné de magnifiques peintures et deux tableaux dédiés à la gloire de deux enfants du département : le maréchal Jourdan et le maréchal Bugeaud. Son escalier d'honneur est éclairé par un grand vitrail représentant la porcelaine.
Le chemin de fer arrive à Limoges en 1856. La première gare construite en dur est terminée en 1859. Bientôt trop petite, elle fait l'objet d'agrandissements jugés inesthétiques. Une nouvelle gare, la gare des Bénédictins est bâtie selon les plans de Roger Gonthier, qui dessine un bâtiment à coupole et campanile sur pilotis au-dessus des voies. L'édifice est construit en béton armé recouvert de plaques de calcaire. Sa facade est agrémentée de deux statues qui symbolisent la porcelaine et l'émail. A l'intérieur de l'édifice, quatre autres statues représentent les quatre provinces françaises desservies. Les vitraux sont de l'artiste limougeaud Francis Chigot. Le campanile, orienté exactement sur l'axe de l'avenue de la Libération et du Champ-de-Juillet, est d'une hauteur de 66 m.
Inaugurée le 7 juin 1936 , jour de la signature des Accords Matignon, dans l'actuelle rue Charles-Michels, cet édifice est le symbole de l'engagement syndical à Limoges, et constitue le siège de la CGT locale.
Construite par l’architecte Pierre Riboulet, la bibliothèque francophone multimédia et ouverte au public en 1998, sur le site de l’ancien hôpital général (XVIIe et XVIIIe siècles) ainsi que d’un très important site archéologique gallo-romain, démoli à l'occasion de la construction de ce bâtiment. Forte de 58 000 usagers inscrits (soit plus de 40 % de la population de Limoges, alors que la moyenne nationale est de 18 %), la BFM accueille près de 500 000 visiteurs par an, avec une moyenne de 2 000 personnes/jour et des pointes de fréquentation de 4 500 visiteurs le samedi.
Le Lycée Turgot, l'école de reconversion et rééducation professionnelle Féret-du-Longbois, le château d'eau de Beaubreuil, le garage Dessagne et l'école nationale supérieure d'art bénéficient du label « Patrimoine du XXe siècle » délivré par le ministère de la Culture, en raison de la qualité de leur construction, jugée remarquable.
Situé à Landouge, ancienne demeure des abbés de l’abbaye Saint-Martial de Limoges, elle fut construite au XVIIIe siècle sur les plans de l’architecte limousin Joseph Brousseau. Jouxtée par une exploitation agricole de la même époque, elle est entourée d'un parc à l'anglaise de 3 hectares du XIXe siècle.
Situé dans la vallée de la Mazelle, près de Beaune-les-Mines, le château des Essarts date du XVIIe siècle et est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques. Ses façades et toitures datent du XVIIe siècle, et son escalier intérieur est remarquable. Autour du château s'étend un parc paysager du XIXe siècle (arboretum, verger, parterres avec buis) comprenant un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) et des chênes pédonculés (Quercus robur).
Située au bout d’une allée de hêtres qui est un site inscrit, le château de la Bastide, qui fut la propriété des Martin de la Bastide, barons d'Empire, jusque dans les années 1970 est une propriété privée (ne se visite pas) qui accueille des activités de loisirs (Swin golf). Il est à l’origine du nom d’un quartier du nord de Limoges, La Bastide.
Situé à proximité immédiate du centre-ville, cette propriété privée (ne se visite pas) est aujourd’hui un Gîte de France, qui offre des prestations d’hébergement et de restauration (séminaires, fêtes de famille).
M. de Leffe, ingénieur qui dirigea les travaux de construction de la voie ferrée Paris-Toulouse, invita dans cette propriété, qui est un Carmel depuis 1954, un ami intime, le frère de l'empereur japonais de l'époque, Kōmei. Cet ami avait emporté avec lui des plants de ginkgo biloba, qui furent plantés devant la gare de Saint-Sulpice-Laurière, dans les monts d'Ambazac. Cet ensemble de plantation serait unique en France.
La maison Jouxtens, également appelée château de Saint-Lazare du nom du coteau sur lequel elle est établie, est une construction du XVIIe siècle bâtie par Marc Antoine Salot des Peyroux, natif de Limoges, futur chanoine de Seres. Ses jardins en terrasse, d’une superficie d’ 1,2 ha, qui descendent vers la Vienne juste en face à ceux de l'Evêché, sont visibles depuis la ville. Site inscrit depuis le 30 mai 1978, ils constituent un îlot de verdure remarquable sur le coteau Saint Lazare, occupé en grandes parties par des immeubles modernes inclus dans l'ancien domaine agricole rattaché à cette Maison. Le 21 août 1944 la reddition des troupes allemandes occupant Limoges, eut lieu dans cette maison, considérée comme un lieu neutre car étant alors la propriété du consul de Suisse, Jean d'Albis.
Le château du domaine de Faugeras et ses dépendances datent du XVIIIe siècle et appartenaient aux Pouyat, une des grandes dynasties de porcelainiers. Posé dans un parc paysager de 7 hectares qui surplombe Limoges, le domaine de Faugeras abrite depuis peu un hôtel de prestige, classé 4 étoiles, ainsi qu’un restaurant gastronomique, tenu par le chef limougeaud Philippe Redon et offrant des prestations de haut niveau.
Ancienne place royale, la place Denis Dussoubsest longée de magnifiques immeubles en briques rouges. Elle marque la « porte » nord de l'ancien quartier du Château. C'est une des places les plus animées de la ville (cinéma, nombreux bars, restaurants). Au sud de l’ancien quartier du Château se situe une autre place du XVIIIe siècle : la place Manigne, défigurée par un immeuble moderne.
Elle s'est développée autour d'une fontaine aujourd'hui fermée. Elle est entourée d'hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que du portail de l'ancien couvent des Filles de Notre-Dame. La place tire son nom des barres de fer qui autrefois étaient posées sur le puits public pour éviter les noyades. La fontaine pyramidale qui remplace ce puits date du XVIIIe siècle.
Construit en 1215 sur des bases gallo-romaines, en contrebas de l'ancien forum, le pont Saint-Martial permettait de traverser la Vienne en facilitant les échanges entre Avaricum et le sud de la Gaule. Il possède sept arches en arc brisé.
Alors qu'au Moyen Âge, Limoges est coupée en deux entités que sont le Château et la Cité, le pont Saint-Étienne, achevé au XIIIe siècle, permit aux habitants de la Cité, de ne plus être tributaires du Château qui possédait le pont Saint-Martial. Il supporte le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.
Achevé en 1885, il relie l'avenue du même nom à l'avenue Georges Pompidou, se prolongeant vers la route de Solignac.
Bâti entre 1832 et 1840, élargi au XXe siècle, il est orné de sculptures d'Henri Varenne, qui travailla aussi sur la gare des Bénédictins, le château de Versailles et divers monuments de Tours.
Inauguré en 2006 : ce nouveau pont qui enjambe la Vienne a été appelé, par plaisanterie, un 1er avril, le « pont Ticaud » par allusion aux ponticauds, les habitants du « quartier des Ponts » de Limoges. Depuis une plaque semble officialiser le nom.
Le « village de la Boucherie » (Moyen Âge et XVIIe siècle est l’un des quartiers les plus pittoresques de Limoges. Le long de la rue du même nom et des ruelles alentours, les maisons à colombages — occupées aux rez-de-chaussée par d’anciennes boutiques (bouchers, tripiers) — et les fenêtres à meneaux, rappellent que les activités du quartier étaient tournées exclusivement vers la viande (abattage, découpe, vente). La Maison traditionnelle de la Boucherie ressuscite une ancienne boucherie : boutique, cuisine, écurie-tuerie, chambre, grenier-séchoir à peaux. On y découvre la vie professionnelle, familiale et religieuse des bouchers de Limoges dont la confrérie, active du Xe siècle à la Révolution, régissait toute l'activité de la rue et de la profession.
L'Abbessaille est un quartier médiéval, aujourd'hui calme et pittoresque, qui résonnait autrefois des voix des lavandières et de l'activité portuaire des Naveteaux (du lieu-dit voisin du « Naveix »). Avec ses étroites ruelles en pente, il s'étend entre la Vienne, la cathédrale, et le boulevard des Petits-Carmes
Le Four des Casseaux (XIXe siècle), situé près de la Vienne, non loin du « Port du Naveix », est un témoin du passé industriel de Limoges. Construit en 1884, il est l'unique représentant des fours du XIXe siècle à être classé monument historique. Il est resté en activité jusqu'en 1955. A noter qu'il reste au total 5 fours ronds sur la commune de Limoges.
La cour du Temple (XVIIe siècle) est une petite cour intérieure bordée d'hôtels particuliers, aux façades à colombages, dont un à colonnade et à pans de bois, reliés entre eux par des galeries ouvertes à l'italienne et des escaliers de style Renaissance. La Cour du Temple est souvent caractérisée comme étant un des lieux les plus enchanteurs de Limoges, du fait de son aspect vierge de toute modernité. La rue du Temple, qui lui est voisine, possède de beaux hôtels qui mériteraient d’être restaurés.
Les souterrains de Limoges sont constitués deux ou trois niveaux de caves voûtées, de passages, d'entrepôts et d'aqueducs), creusés dans le tuf ou maçonnés, et formant un impressionnant réseausouterrain. Leur construction s’étale probablement sur plusieurs siècles. Durant ces vingt dernières années, le nombre de cavités et de galeries souterraines que compte Limoges a considérablement diminué, sous les effets combinés de l’urbanisme, des travaux de voirie, et d’une certaine négligence. Ainsi, de nombreuses cavités sont murées suite aux achats et aux ventes successives des bâtiments, d'autres s'effondrent avec le temps ou sont tout simplement détruites en même temps que l'édifice construit au-dessus, lors des programmes de réhabilitation de quartier. Néanmoins, les souterrains de la Règle sont l'objet de visites régulières organisées par l'office de tourisme.
Le pavage de certaines rues et cours d'immeubles de Limoges présente la particularité toute locale d'être réalisé en gazettes, morceaux de moules de cuisson des assiettes en porcelaine.
Limoges, propose 44 m² d'espaces verts par habitant, ce qui la place au premier rang des grandes villes vertes. Ville fleurie récompensée de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris de France, « Lauréat européen » en 2001, « Prix national » en 2002 « Grand Prix national» en 2007, la ville qui entre en campagne est dotée de nombreux parcs et jardins publics, qui occupent 2,4% de sa superficie».
les Jardins de l'Evêché Le parc Victor ThuillatLe plus ancien est le jardin d’Orsay. Créé par l'intendant Boucher d'Orsay au XVIIIe siècle, à l’ouest du centre-ville, sur les vestiges archéologiques de l’amphithéâtre romain d’Augustoritum, il couvre une superficie de 1,8 ha. Le jardin de l'Évêché, construit à partir de 1777, est l'ancien parc d'agrément du palais épiscopal. Il regroupe, près du musée du même nom, sur environ quatre hectares, un jardin botanique, un jardin à la française et un parc de jeux. Le Champ de Juillet, situé au pied de la gare des Bénédictins, d'une superficie de 4 ha, a été créé au XIXe siècle pour servir de terrain de manœuvre militaire. Doté d'un nom né d'une confusion entre champ de Mars et monarchie de Juillet, il est orné de nombreuses statues. Cet espace, qui accueillait autrefois la Foire-Exposition, est le lieu de la grande fête foraine d’hiver, laquelle se tenait précédemment dans le jardin d’Orsay. Le parc Victor Thuillat, du nom d'un conseiller municipal, est l'ancien jardin d'agrément du manoir de la Grange-Garat, devenu public dans les années 1960. D'une superficie de 3,7 ha, situé dans un quartier ouvrier au nord-ouest du centre ville, il offre une rivière anglaise, une collection de plantes vivaces, des parterres fleuris ainsi que des arbres remarquables classés. Parmi ces parcs urbains et jardins publics, il faut mentionner le square des Émailleurs, espace public récemment réhabilité, la place François Roosevelt, espace vert sur dalles, et le jardin du musée national Adrien Dubouché.
D'autres espaces verts, plus récents, sont issus de l'expansion de la ville dans la seconde moitié du XXe siècle. C'est la cas du parc de l’Aurence, qui s'étale sur près de 40 ha entre Couzeix et Limoges. Établi dans la vallée de l’Aurence, il borde la ZUP de l’Aurence et les quartiers de Corgnac, Beaublanc et du Vigenal. Le parc de l’Auzette (16 ha sur Limoges), partant des communes de Panazol et Feytiat, constitue une « coulée verte » naturelle, trait d’union entre la campagne limousine et le quartier historique des Ponts. Les bords de Vienne constituent deux bandes de verdure, agrémentées de jeux et de structures sportives de Panazol à Condat-sur-Vienne, sur la rive gauche, et de l'autoroute à la nouvelle voie dite de liaison sud sur la rive droite. La roseraie du Mas-Jambost, route de Saint-Junien, abrite plus de 200 variétés de roses. Le bois de la Bastide (plus de 90 ha), situé entre la zone industrielle Nord et Beaubreuil, issu de la forêt qui entourait le château de la Bastide, est traversé d'un parcours de santé.
Les jardins de l’Evêché, depuis 1943, l'allée de hêtres du château de la Bastide et ses abords, depuis 1945, les jardins de l’évêché et leur extension, les jardins de l’Abbessaille, depuis 1976, sont des sites inscrits. Par ailleurs, 360 arbres de la commune ont été classés, depuis le POS de 1995, comme « arbres remarquables ».
Limoges compte également de nombreux jardins privés, dont certains sont régulièrement ou occasionnellement ouverts au public, tels le jardin du Poudrier, sur le site d'une demeure du XVIIIe siècle, et le parc des Essarts, dans le site inscrit de la vallée de la Mazelle, près de Beaune-les-Mines.
Limoges abrite plusieurs musées, dont les principaux se sont donnés pour tâche la mise en valeur du célèbre patrimoine industriel que sont la porcelaine et l'émail. Le premier est le musée Adrien Dubouché, du nom d'un mécène de la seconde moitié du XIXe siècle qui fut notamment maire de Limoges. Il est situé place Winston Churchill, non loin de la place Denis Dussoubs. Le bâtiment, construit par Henri Mayeux et inauguré en 1900, accueille plusieurs collections de porcelaine, de faïence, de grès, de verre et de poterie. Situé dans le quartier historique de la Cité, le musée de l'Évêché, qui accueille environ 70 000 visiteurs par an, est un musée municipal. Installé dans l’ancien palais épiscopal du XVIIIe siècle construit par l'architecte Joseph Brousseau, il abrite l'une des plus importantes collections d’émaux du monde (émaux champlevés médiévaux, émaux peints de la Renaissance, émaux contemporains…), ainsi que des collections de sculptures, d’archéologie et de peintures (Auguste Renoir, Armand Guillaumin de l’école de Crozant, et aussi des œuvres de Fernand Léger, Maurice Denis, Marc Chagall, Eugène Delacroix, Henri Matisse…) et d'égyptologie.
Le musée Adrien-DubouchéTerre de résistance, illustrée par de célèbres maquisards comme Georges Guingouin et par le terrible massacre d'Oradour-sur-Glane, le Musée de la Résistance et de la Déportation Henri-Chadourne est temporairement installé dans l'abbaye de la Règle, dans l'attente de la fin de travaux engagés en 2006 et qui doivent se terminer fin 2009.
La longue tradition de brasserie et de distillation de Limoges (XVIIIe au XXe siècle) a été l'occasion d'ouvrir le musée des Distilleries limougeaudes, situé rue de Belfort, qui se propose de faire découvrir aux visiteurs les techniques d'élaboration et de distillation de divers alcools.
La maison traditionnelle de la Boucherie, située dans la rue et le quartier du même nom, est une ancienne maison de bouchers, reconstituée avec sa boutique, sa cuisine, son écurie-tuerie, sa chambre, son grenier-séchoir à peaux. Plusieurs salles d'exposition présentent les traditions de la corporation des bouchers de Limoges, leur dévotion à saint Aurélien, leurs outils, etc. Des visites sont organisées par l'office de tourisme.
La galerie des Hospices, installée derrière la bibliothèque francophone multimédia, accueille des expositions temporaires.
Les compagnons du tour de France, installés près de la cathédrale, dans le quartier de la Cité, présentent au sein de la Cité des métiers et des arts de Limoges, une exposition permanente d'œuvres de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment et des meilleurs ouvriers de France. Le sous-sol accueille diverses expositions temporaires. Des conférences et des activités de découverte des métiers sont également données tout au long de l'année, notamment lors des journées du Patrimoine.
Depuis 1982, le Fonds régional d'art contemporain (FRAC Limousin), est présent à Limoges. Il est installé dans la galerie des Coopérateurs, ancien entrepôt industriel, depuis 1991, tout près du théâtre de l'Union. Il possède plus de 1 200 œuvres, présente des expositions tout au long de l'année, notamment en partenariat avec d'autres FRAC et des établissements d'art contemporain régionaux, et en prête pour des expositions dans de nombreux lieux nationaux et internationaux.
Le réseau des bibliothèques municipales de Limoges bénéficie depuis septembre 1998 d'un site en centre-ville de tout premier plan : la bibliothèque francophone multimédia de Limoges, communément appelée par les Limougeauds la « BFM », installée dans un vaste bâtiment moderne situé tout près de la mairie. Labellisé « Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale » par le Ministère de la Culture, pôle associé à la Bibliothèque nationale de France dans le domaine du théâtre et de la poésie francophone, pôle associé à la BnF également au titre du dépôt légal imprimeur en région Limousin, ce vaste ensemble culturel de 14 800 m² fait référence tant en France qu'à l'étranger. Un fonds Limousin et un fonds périodiques sont installés dans l'aile conservée de l'ancien hôpital régional.
Ce réseau comprend aussi cinq bibliothèques de quartier : l’Aurence, Beaubreuil, la Bastide, Landouge et le Vigenal. Avec plus de 700 000 documents dont 350 000 en libre accès, 53 000 lecteurs inscrits les fréquentent, générant près de 1,2 million de prêts par an. S'y ajoutent également de nombreux usagers non-inscrits et non-emprunteurs qui viennent profiter du calme du lieu et notamment de son jardin d'hiver.
Limoges est de plus une des rares villes de plus de 100 000 habitants (avec Lille et Nice) où l’inscription et le prêt sont totalement financés par le contribuable au titre des impôts locaux et donc gratuits pour l'utilisateur quel que soit son lieu de résidence.
Limoges possède cinq centres culturels municipaux (CCSM), Jean-Moulin, Jean Le Bail, John Lennon et Jean-Macé, dont le programmation est souvent saluée par le public et les critiques, proposant des spectacles de musique, de théâtre, des expositions, des stages et des animations tout au long de l'année.
S'ajoutent à ces CCSM plusieurs théâtres indépendants : le théâtre de l'Union-Centre dramatique national, le théâtre Jules-Noriac, le théâtre Expression7, le théâtre de la Passerelle.
L'Opéra-Théâtre de Limoges, ouvert au début des années 1960 en plein centre-ville, membre de la Réunion des Théâtres Lyriques de France, propose chaque année une saison d'opéras. le conservatoire à rayonnement régional (anciennement CNR) y dispense des enseignements en musique, danse et art dramatique.
L’ouverture du Zénith de Limoges en mars 2007, réalisé par l'architecte Bernard Tschumi, a doté la ville d'une nouvelle salle de spectacle dont la capacité est de 6 000 places. Il accueille la quasi-totalité des manifestations importantes, des spectacles et des grands concerts.
Le château de la Borie, situé entre Limoges et Solignac, sur cette dernière commune, abrite l’Ensemble baroque de Limoges au sein du centre culturel de rencontres « La Borie en Limousin », dans un cadre naturel remarqué.
Limoges, qui comptait au milieu du XXe siècle de nombreuses salles de cinéma (Omnia, Olympia, Vox, Star, Colisée, Rex, Les Écrans…), dispose deux multiplexes cinématographiques : Grand Écran Centre, de 14 salles pour 2 450 fauteuils, situé place Denis Dussoubs et Grand Écran Ester (10 salles - 2 000 fauteuils), ouvert depuis le 15 octobre 2008, en périphérie urbaine. Ces deux multiplexes appartiennent au groupe familial limougeaud « Grand Écran » qui posséde et exploite également le Lido, un miniplexe d'art et essai de 3 salles et 660 fauteuils, dans le quartier de la gare des Bénédictins.
La fédération « Hiero » de Limoges gère également la programmation de nombreux spectacles de musiques actuelles, au sein de plusieurs salles comme le centre culturel John Lennon, et café-concerts dont les plus connus des Limougeauds et des habitants de la région sont le « Woodstock Boogie Bar » et « la Fourmi ».
La ville est animée de nombreuses foires, marchés ou brocantes. Les Puces de la Cité, sont une foire à la brocante qui se déroule tous les deuxièmes dimanches du mois dans le quartier de la Cité. Le principal marché de la ville se tient chaque samedi matin, sur la place Marceau. La Foire exposition de Limoges est organisée annuellement durant la semaine de l’Ascension en mai. Les Ostensions limousines, lors desquelles les Limougeauds célèbrent Saint Martial ont lieu tous les sept ans, lors de manifestations religieuses et populaires. Cette tradition remonte à l’an 994. Les dernières Ostensions ont eu lieu les 18 et 19 avril 2009. Le défilé de Carnaval entourant Mardi gras réunit chaque année des milliers de spectateurs dont de nombreux enfants déguisés et maquillés, conformément à la coutume. La Foire de la Saint Loup est organisée le dernier week-end de mai. La fête des ponts se tient, sur les bords de Vienne, à la mi-juin et donne lieu à un défilé de barques à fond plat décorées et ornées, ainsi qu'à diverses animations. La Frairie des petits ventres rassemble, depuis 1973, chaque 3e vendredi d’octobre des milliers de Limougeauds dans la rue médiévale de la Boucherie et autour de diverses spécialités culinaires : triperies, rognons blancs, boudin aux châtaignes, cidre, vin rosé de Verneuil-sur-Vienne. La fête foraine d’hiver, se tient entre la mi-décembre et début janvier au Champ de Juillet. La foire des Saints Innocents, créée en 1566 par un édit de Charles IX comme la Foire de la Saint-Loup, rassemble, aujourd'hui encore, des camelots dans les principales rues de la ville pour le grand marché populaire de la saison hivernale (autour du 28 décembre, date traditionnelle des Saint-Innocents). Un marché de Noël se tient sur la place de la Motte.
Limoges est le lieu de nombreux festivals, qui ont pour thème différents aspects des arts et de la culture.
Le plus renommé d’entre eux est le « Festival des Francophonies en Limousin », festival international des théâtres francophones. Organisé depuis 1984, il se déroule tous les ans de fin septembre à début octobre. D’audience nationale, il met à l’honneur la diversité des échanges culturels de l’espace francophone entre le Nord et le Sud à travers des concerts, des tables rondes, de la danse, de la musique, du théâtre, du cinéma et arts visuels, des lectures-rencontres et des films-débats.
La biennale de la danse contemporaine, « Danse émoi » est programmée les années paires à Limoges, ville labellisée scène conventionnée pour la danse. Les années impaires, « Danse émoi » laisse place à des « Itinéraires chorégraphiques » proposés tout au long de la saison. Depuis 2001, en année « Danse émoi », suivant les éditions, 10 à 11 000 spectateurs assistent aux différentes propositions chorégraphiques, faisant de cette biennale de danse contemporaine l’une des plus importantes de France.
Le « Webdesign International Festival » (Wif) réunit tous les deux ans des webdesigners à Limoges pour sa finale, à l’issue de présélections internationales qui se font en ligne, par pays, durant les mois de janvier et de février. Les concurrents sélectionnés (40 équipes composées des meilleurs designers d’interface au monde) s’affrontent à Limoges, en juin, dans une compétition marathon de 24 heures durant laquelle ils doivent créer un site Web, sur un thème imposé. L’objectif du Wif est de favoriser les rencontres et échanges entre les participants et les professionnels : web agency, donneurs d’ordres, éditeurs de logiciels et de grandes marques de l’informatique (dont Apple et Adobe, partenaires officiels du Wif). En parallèle des conférences organisées sur les thèmes de l’innovation dans le Webdesign, du design interactif, du Web 2.0, de la sécurité du Web, du design sonore et du design sensoriel, des sessions speed-meeting sont organisées pour proposer ses compétences et trouver un emploi ou un freelance. En 2010, le Wif affiche l’ambition d’être le carrefour international du design interactif.
Le festival « Lire à Limoges » est un salon du livre qui se tient tous les ans en avril, à Limoges. Lire à Limoges accueille, chaque année, plus de deux cents auteurs et un peu plus de 60 000 visiteurs.
Depuis 2007, « Manifesten », un festival de poésie-action, reposant sur l'organisation de diverses rencontres (lectures, projections, expositions, interventions urbaines, etc.) se tient de janvier à mars en divers lieux de Limoges, en partenariat avec diverses structures culturelles de la ville : la galerie La Vitrine, galerie Olga, théâtre de l'Union, BFM et avec l'École Nationale Supérieure d'Art de Limoges-Aubusson (ENSA).
Le « Festival du court-métrage de Limoges » lancé par l'association Festiv'Art en avril 1999, a pour objectif de permettre aux professionnels et aux amateurs de confronter leurs films au public, et de présenter à ce public une filmographie privilégiant la créativité, l'amour, l'humour et la poésie. Cet événement cinématographique, qui se tient dans différents lieux de Limoges, dont le cinéma Lido, à dates variables selon les années (début mars en 1999, à l’automne en 2010) s’organise en deux compétitions : la compétition générale, consacrée aux films d’une durée de moins de 15 minutes, et la compétition documentaire, réservée aux productions de moins de 30 minute.
Créé en 1994 de la volonté de l'Ensemble Epsilon et en marge de l’académie internationale de cuivres et de percussions Epsival le « Festival Cuivres en Fête », offre, chaque année en août une programmation de haut niveau, rassemblant les plus grands musiciens du domaine pour une semaine de concerts. « Cuivres en Fête », est devenu, avec plus de 13 000 spectateurs attendus pour l’édition 2010, un des temps forts de la saison estivale à Limoges.
Le festival « Pop sur la Ville », qui a fêté ses dix ans en 2007, est organisé par l’association Melting Pop, avec, pour objectif, la promotion d’artistes de musique Pop. Il se déroule sur une semaine, chaque année courant octobre et/ou novembre, et donne lieu à des concerts intenses, étranges, joyeux, mais toujours musicalement et financièrement abordables dans les centres culturels John Lennon et Jean Gagnant, à la fourmi, au Woodstock, et dans les différents bars de la ville. En 2010, « Pop sur la Ville » propose un large panel de styles musicaux : rock, jazz, électro, pop et folk.
Le festival de jazz, « Éclats d'émail », lancé en 2006, se déroule tous les ans au mois de novembre. Cette manifestation, qui se veut artistiquement très professionnelle, d’envergure d’abord régionale, s’inscrit désormais comme un festival important dans le calendrier national des festivals de Jazz d’automne. « Éclats d'émail », offre en 2009, sur 10 jours, plus de 30 concerts en Jazz Clubs et Bistrots Jazz, des expositions et des projections cinématographiques en lien avec le jazz.
Limoges, située sous le croissant nord de la zone culturelle de langue d’oc, a pour langue vernaculaire traditionnelle le limousin, une des formes de l’occitan .
Au Moyen Âge, la langue limousine est portée de cour en cour dans toute l'Europe occidentale par les troubadours. L’abbaye Saint-Martial fait de Limoges l'un des centres culturels les plus importants. Les communautés municipales et les bourgeois de Limoges font le choix du limousin comme langue d’administration malgré la concurrence du français royal.
Mais, si une littérature d’expression occitane particulièrement conséquente est produite et publiée à Limoges depuis le XVIIIe siècle, la langue française progresse au fil des siècles. Elle fini par s'imposer, bien que l’usage de la langue vernaculaire perdure encore au XXe siècle dans les quartiers populaires comme celui des Ponts.
Un mouvement culturel régionaliste pan-occitan, le Félibrige, fait néanmoins survivre la langue limousine. Fondé en Provence en 1854, il s'exprime à Limoges par la création en 1923 par trois régionalistes (René Farnier, Jean Rebier et Albert Pestour) d'un groupe folklorique, l’Eicola dau Barbichet. Deux autres groupes issus de cette tendance, mais non affiliés au Félibrige, voient le jour à Limoges : Lou Roussigno do Limouzi et l’Églantino do Lemouzi.
Durant les trente glorieuses, André Dexet, alias Panazô, la restitue au travers de ses romans, et ses articles dans la presse locale. Panazô anime aussi, sur FR3 Limousin, un magazine de treize minutes tous les quinze jours en alternance avec l’Institut d'Études Occitanes (IEO) de Haute-Vienne. La chaîne publique locale retransmet également quelques émissions de FR3 Aquitaine dans les années 1980. D’autres personnalités prennent la parole en limousin dans les médias limougeauds. Limoges a aussi une revue plus littéraire et linguistique : La Clau lemosina qui parait de 1970 à 2000.
En 2010, la langue et la culture occitanes sont toujours présentes à Limoges bien que dans les médias, la situation soit moins riche que dans les années 1980-1990. Si les trois groupes folkloriques historiques (L’Eicola dau Barbichet, lou rossigno do Limouzi et l'Églantino do Lemouzi) sont encore, en 2010, trés actifs, en France et à travers le monde, les années 1990 voient la création de nouveaux groupes limougeauds. Pratiquant sans costumes limousins et pour un public plus diversifié, leur expression se veut plus traditionnelle que folklorique. Dans cette mouvance, un département de musique traditionnelle, le 1er en France, est créé en 1987 au conservatoire à rayonnement régional de Limoges (CRR). L'Institut d'Études Occitanes (IEO) dau Lemosin, outre sa librairie, propose des cours pour adultes, des stages de chants et de danse, ainsi qu’un atelier d’écriture.
L’office de tourisme de la ville de Limoges, utilisant la langue d’oc comme un atout touristique, organise, depuis l’été 2006, des visites guidées du centre-ville en occitan.
Lors des élections municipales de 2008, des associations et des personnalités politiques demandent la double signalisation des panneaux indicateurs, particulièrement les panneaux de rues .
En 2008, Laurent Bourdelas, historien et écrivain limougeaud, publie un Abécédaire de la littérature du Limousin, aux Ardents éditeurs. Constituant la 1re histoire littéraire de la région et de ceux qui en sont originaires jamais écrite, cet Abécédaire rescense la majeure partie des auteurs limougeauds.
L'image de Limoges, archétype de la ville de province éloignée, isolée, voire arriérée, se retrouve dans l'œuvre de Molière, personnalisée par Monsieur de Pourceaugnac, héros campagnard, simple d'esprit et rustre. Elle est également perceptible avec la mise en scène du marché de Limoges, dans la septième pièce des Tableaux d'une exposition de Modeste Moussorgski dont l'orchestration en 1922 par Maurice Ravel est la plus connue.
Cette image peu valorisante se double d'une réputation de ville médiévale, mal bâtie, aux rues sales. Dans Le Curé de village (1841), Honoré de Balzac le souligne, de façon élégante, au détour d'une phrase positive : «Il (Pierre Graslin) s'était bâti, dans le nouveau quartier de la place des Arbres, destiné à donner à Limoges une physionomie agréable, une belle maison sur le plan d'alignement». L'image de ville industrielle, et la crise de la porcelaine de Limoges, se retrouvent dans le roman Les Destinées sentimentales, de Jacques Chardonne.
L'histoire sociale et syndicale du Limoges du XIXe siècle, née de l'industrie du cuir et porcelainière, a donné naissance à de multiples airs et chansons populaires, dont certains ont été réunis dans un enregistrement de 1986 baptisé rue de la Mauvendière, réédité en 2005 à l'occasion du centenaire des grèves et manifestations ouvrières de 1905. Ces mêmes évènements ont inspiré, en 2005, la réalisation du téléfilm 1905, qui se déroule en grande partie à Limoges, dans le contexte de la séparation de l'Église et de l'État. Attaché à cette histoire sociale, dont il sait magnifier l'aspect romantique, Georges-Emmanuel Clancier cite à de nombreuses reprises Limoges dans sa littérature, quand il n'en fait pas le lieu essentiel de ses intrigues. La Libération de Limoges sert de contexte historique à un téléfilm français, Les Camarades, qui relate la vie de jeunes résistants communistes.
De nombreuses œuvres cinématographiques ont été tournées à Limoges. Le drame de Patrice Chéreau, Ceux qui m'aiment prendront le train, sorti en 1998, comporte des scènes se déroulant au cimetière de Louyat, « la plus grande nécropole civile d'Europe ». La ville est également présente dans Providence d'Alain Resnais (César du meilleur film en 1977), dans Mes Petites Amoureuses de Jean Eustache réalisé en 1974 (et dans lequel figure Maurice Pialat), ou encore dans Un peu de soleil dans l'eau froide, adapté du livre de Françoise Sagan, et Quelques jours avec moi de Claude Sautet.
Limoges semble absente de l'œuvre des grands peintres, y compris des tableaux d'Auguste Renoir, pourtant natif de la ville. Elle est cependant une importante source d'inspiration pour les artistes locaux, comme Paul-Laurent Courtot ou Auguste Aridas, qui peignit le monde ouvrier de la seconde moitié du XIXe siècle.
Un spot publicitaire, destiné à promouvoir le parfum Chanel N°5, réalisé par Jean-Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou en égérie, tourné à la gare des Bénédictins en mai 2008, est l'expression d'une autre image possible de Limoges, celle d'une discréte capitale de produits de luxe (cuirs, chaussures, émaux, porcelaines)'.
Limoges est le sujet de trois timbres postaux. Le premier, émis le 5 octobre en 1942 est d'une valeur de 2,40 avec surtaxe de 40 centimes au profit du Secours national. Il figure les armoiries de la ville. Le second, mis en vente générale le 26 mars 1955, est un timbre d'une valeur de 12 francs. Il représente le pont Saint-Étienne (en premier-plan) et la cathédrale. Le dernier, émis le 23 mars 2007, représente la gare des Bénédictins et le détail d'une porcelaine de Limoges. Il est d'une valeur faciale de 0,54 euro.
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