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La Loire-Atlantique (Loar-Atlenttike en gallo, Liger Atlantel en breton) est un département français nommé d'après la Loire, principal fleuve qui le traverse avant d'y déboucher dans la mer par un estuaire, et l'océan Atlantique, qui le borde à l'ouest. Créé en 1790 sous le nom de Loire-Inférieure, il conserva cette appellation jusqu'en 1957. Il porte le numéro 44 dans la numérotation départementale française.
Son chef-lieu est Nantes, également préfecture de la région Pays de la Loire.
La Loire-Atlantique est l'un des cinq départements de la Bretagne historique ; sa langue traditionnelle était le gallo, comme dans toute la Haute-Bretagne ; cependant, dans la région de Guérande à l'ouest du département, le breton a été parlé jusqu'à une date récente.
Le département de la Loire-Atlantique a été créé, comme la plupart des autres, en 1790 à partir du démembrement de la Province de Bretagne, au début de la Révolution française, en application de la loi du 22 décembre 1789.
À sa création, ce département s'appelait Loire-Inférieure. Le 9 mars 1957, il prend son nom actuel de Loire-Atlantique.
Il a été constitué à partir de :
Le département reprenait la majeure partie du territoire de l'ancien évêché de Nantes, recevant une petite partie du Sud de l'évêché de Rennes, vers le pays de la Mée, et perdant une partie du pays de Mitau (rattaché au Morbihan), au Nord-Ouest.
La Loire-Inférieure fut d'abord divisée en neuf districts, dont les chefs-lieu étaient : Ancenis, Blain, Châteaubriant, Clisson, Guérande, Machecoul, Nantes, Paimbœuf et Savenay.
En 1800, les districts furent remplacés par de nouvelles circonscriptions administratives : les arrondissements. Cinq furent établis dans le département : Ancenis, Châteaubriant, Nantes, Paimbœuf et Savenay.
En 1868, la sous-préfecture de Savenay fut transférée à Saint-Nazaire.
En 1926, les arrondissements d'Ancenis et de Paimbœuf furent supprimés. Celui d'Ancenis fut rétabli en 1943, tandis que celui de Paimbœuf constitue toujours la partie sud de l'arrondissement de Saint-Nazaire.
Le 3 janvier 1859, l'Église de France procéda à une réorganisation de l'archidiocèse de Tours en créant l'archidiocèse de Rennes. Rennes devenait le siège d’un archevêché et le diocèse était élevé au rang d'archidiocèse. Une première initiative avortée avait déjà été prise en ce sens par l’Assemblée constituante. L'archidiocèse de Rennes comprend les quatre diocèses bretons de Rennes, Quimper et Léon, Saint-Brieuc et Vannes. Les ecclésiastiques (curés, prêtres et évêque) représentant les paroisses du département de la Loire-Inférieure maintiennent les liens avec l'archidiocèse de Tours qu'ils conservaient fidèlement depuis le début du Moyen Âge. L'Église de France ne rattache donc pas le diocèse de Nantes à l'archidiocèse breton de Rennes et le maintient sous la juridiction de celui de Tours.
(En cela, l'Église de France rappelle les positions du Concile de Soissons de 866. Lors de ce Concile, les prêtres et les évêques réunis à Soissons avaient reproché aux Bretons d'avoir envahis l'évêché de Nantes et de ne point se soumettre à la suprématie religieuse de l'archevêque de Tours).
En 2003, l'Église de France décide de regrouper des diocèses et archidiocèses en fonction des regroupement régionaux. L'archidiocèse de Rennes regroupera l'ensemble des diocèses des régions Bretagne et Pays de la Loire.
Peut-être dans la filiation vidalienne des « régions Clémentel » de 1919, une loi du gouvernement de Vichy du 19 avril 1941 créa des préfectures de région à compétence supradépartementale. La Loire-Inférieure ne fut pas intégrée à la région de Rennes (qui correspondait à l'actuelle région Bretagne), mais à celle d'Angers (dont les limites étaient différentes de l'actuelle région des Pays de la Loire puisqu’elle incluait l'Indre-et-Loire (partie occupée), mais pas la Vendée, rattachée à la région de Poitiers). Un autre découpage, celui de la France en « provinces » défini par le Conseil national en août 1941 établit une province de Bretagne en cinq départements, dont les limites auront suscité un arbitrage du maréchal Pétain lui-même, mais qui n'aura guère d'existence effective.
L'institution des préfectures de région ne fut pas mise en cause dès la chute du régime de Vichy, puisque l'ordonnance du Général de Gaulle du 10 janvier 1944, créant des « régions administratives », allait dans le même sens. Mais celles-ci furent dissoutes après son départ de Matignon en 1946
En 1955 furent créées des régions de programme qui avaient pour objectif d'optimiser l'aménagement du territoire. Jean Vergeot, commissaire général adjoint au Plan, fut chargé de les délimiter. Il créa 22 régions et inclut la Loire-Atlantique dans celle des Pays de la Loire. Ce choix lui fut, semble-t-il, difficile à faire, mais il tint compte de considérations économiques (échanges téléphoniques, transports, etc.) pour réaliser un projet qui, à l'époque, était seulement à l'usage interne de l'administration.
La création des préfets de région en 1964, des établissements publics régionaux en 1972 et des régions en 1982 entérina ce découpage et lui donna une légitimité. Mais, dans cette même période, l'identité bretonne s'affirma et l'attribution de la Loire-Atlantique aux Pays de la Loire se trouva contestée. En 1972, le conseil général du département émit le voeu d'être rattaché à une région incluant les cinq départements bretons, mais en y associant les départements voisins.
À l'heure actuelle, il semble qu'un assez grand nombre d'habitants de la Loire-Atlantique souhaite le rattachement à la région Bretagne. Ce nombre varie entre 44 % en 1986 et 68 % en 1999, voire 75 % en 2001 (sondage IPSOS ), et seulement 28 % et 35 % d'opinions opposées, en excluant les indécis, selon deux études plus fines de 1999 et 2006). Les résultats de ce sondage ont été dénoncés par un militant : après avoir mené son analyse, il trouve un résultat, qui, à un 1 % près – 68 % –, correspond au résultat suivant). Le dernier sondage en date (novembre 2006), réalisé par l'IFOP pour le conseil général, donne 67 % de personnages favorable à la réunification.
Le rattachement de la Loire-Atlantique continue d'être l'objet de débats contradictoires. L'opinion publique semblerait y être favorable : plusieurs sondages indiquent que 55 à 65 % des personnes interrogées le souhaiteraient. Néanmoins, selon un autre sondage ("TMO-Région" de juin 2006), pour un échantillonnage de 1000 personnes (le plus important jusqu'à présent) 68% des personnes qui se prononcent y sont favorables, ce qui représente 55 % des personnes interrogées alors que 19 % n'ont pas souhaité s'exprimer. Il apparait cependant clairement dans ce même sondage que 60 % des sondés restent favorables au maintien de la Loire-Atlantique dans la région des Pays de la Loire, et seulement 10 % des personnes interrogées ne se prononcent pas sur ce maintien. Une analyse plus fine des données statistiques révèle qu'une forte proportion des habitants de Loire-Atlantique pense que ce débat sur le rattachement n'est plus une question d'actualité. Il apparaît en fait que seulement 31 % des habitants de Loire-Atlantique sont réellement favorables au rattachement à la Bretagne, 37 % sont réellement contre ce rattachement, et 32 % n'ont pas d'opinion réelle. En région Bretagne, 37 % des habitants sont réellement favorables au rattachement, 27 % sont contre, et 36 % n'ont pas d'opinion réelle.
Les inscriptions 44 = BZH sont visibles et le sujet anime parfois des discussions souvent polémiques.
Les principales associations, groupes de pression et partis politiques militant pour la réunification sont Bretagne Réunie (ex CUAB), Emgann, UDB, Les Verts et l'UDF (dont les élus au Conseil régional de Bretagne se sont exprimés en faveur de la réunification, ainsi que l'UDF nationale au contraire des élus ligériens qui n'ont pas pris position). En revanche, des petits partis politiques comme le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le Parti des travailleurs, une association comme le CUAR (Comité pour l'unité administrative de la république) se sont de même prononcés contre la séparation de la Loire Atlantique des Pays de Loire. Par ailleurs, de nombreux élus UMP, PS, PRG et PCF se sont prononcés favorablement (cf vote unanime de la résolution du conseil régional de Bretagne le 2 juillet 2001 et le 8 octobre 2004, ainsi que les milliers de signatures de la Charte des élus pour la réunification par des maires, parlementaires, conseillers municipaux... des 5 départements.
Comme une grande partie du reste de l'ouest de la France, la Loire-Atlantique a la réputation d'être un département de droite. En effet, de tradition catholique (à l'exception de la région ouvrière de Saint-Nazaire), le département vota à droite tout au long de la III République, en opposition à la gauche anticléricale. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'électorat du département s'est tourné vers le MRP, de sensibilité démocrate-chrétienne, confirmant son ancrage à droite de l'échiquier politique. Cependant, la déchristianisation a commencé à toucher le département à partir des années 1960, et la gauche progresse de façon continue depuis. Ainsi, Nantes est passé à gauche lors des municipales de 1977, avant de revenir à droite 6 ans plus tard, puis à nouveau vers le PS en 1989.
Suite à la débâcle nationale de la droite aux cantonales de 2004, cette dernière a perdu le contrôle du département pour la première fois depuis la Révolution française.
L'évolution de la Loire-Atlantique vers la gauche correspond à un mouvement de fond qui caractérise la Bretagne et quelques territoires du "Grand Ouest", alors qu'a contrario la droite a conquis durablement des départements de la partie Est de la France (Nord-Est, Provence, Savoie etc...)
Située sur la Côte atlantique française, la Loire-Atlantique est limitrophe des départements du Morbihan au Nord-Ouest, d'Ille-et-Vilaine au Nord, de Maine-et-Loire à l'Est et de Vendée au Sud. La côte ouest est bordée par l'océan Atlantique. Le département est traversé par la Loire qui, à partir de Nantes constitue un estuaire et se jette dans l'océan au niveau de Saint-Nazaire. La vallée de la Loire est ici appelée Basse-Loire.
Géologiquement, le département fait partie du Massif armoricain. Globalement, le relief de la Loire-Atlantique est assez peu marqué. Au Nord-Est de la Loire, on trouve le "Bocage angevin", cette région départementale, qui correspond approximativement aux Pays de Châteaubriant et d’Ancenis, fait partie d’une région forestière nationale portant le même nom et qui s’étend également sur les départements de Maine-et-Loire et de la Mayenne. Il s’agit d’un ensemble de plateaux d’altitude voisine de 100 m (le point culminant du département est la colline de la Bretèche, près de Châteaubriant), à la géologie variée (schistes et grès primaires, faluns tertiaires), traversé d’est en ouest par les vallées de la Chère, du Don et de l’Erdre. Le climat est océanique, humide et doux. La hauteur moyenne annuelle des précipitations varie entre 650 et 800 mm et la température moyenne annuelle est de l'ordre de 11 °C.
Marais salants de GuérandeAvec la Colline de la Bretèche culminant de 117 m d'altitude, située sur la commune de Fercé, la Loire-Atlantique est le département le moins élevé de France.
Au Sud du fleuve, vers le pays de Retz, le paysage est plutôt marqué par une succession de collines atteignant 30 m. Le relief le plus marquant est cependant le sillon de Bretagne, une suite de collines qui traverse le département selon une direction nord-ouest/ sud-est.
Le relief est creusé au nord de la Loire par les vallées de l'Erdre, de la Chézine, du Gesvres, au Sud par celle de la Sèvre nantaise. La Loire constitue un élément géographique majeur ; en amont de Nantes, la Loire est encore essentiellement fluviale ; on considère généralement que l'estuaire de la Loire commence au niveau de Nantes et les variations de niveau liées à l'influence océanique des marées y sont perceptibles (l'Acheneau, affluent de la Loire situé en aval de Nantes, voit parfois son cours s'inverser lors de fortes marées).
La Loire-Atlantique est marquée par de nombreux marais, comme la Brière au nord de Saint-Nazaire ou les marais de Couëron en aval de Nantes. Au sud de Nantes, le lac de Grand-lieu est l'un des plus grands lacs de France, sa très faible profondeur (moins de 2 m) combinée à une pente extrêmement faible rendant sa superficie très variable. De manière générale, le département comporte énormément de zones humides.
La Loire-Atlantique possède plus de 130 km de côtes le long de l'océan Atlantique.
Avec sa façade océanique orientée vers l'Ouest et un relief peu accentué, le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique, et change peu d'un endroit à l'autre du département. Les hivers y sont doux (6° en moyenne), les étés moyennement chauds (24° en moyenne). Les précipitations sont fréquentes (surtout en hiver et au printemps) mais rarement violentes ; le chiffre moyen de 820 mm de pluie par an masque par ailleurs une irrégularité des précipitations d'une année sur l'autre.
Climatologie de la Loire Atlantique de 1958-2008 :
Le département de la Loire-Atlantique est découpé, tout comme les autres départements français, depuis 1946, en Région agricole française (RA). La Loire-Atlantique est ainsi divisée en neuf "Petites régions agricoles" (PRA). Chacune de ces PRA possède une numérotation de l'INSEE.
Selon le recensement de la population 2007 effectué par l'INSEE, la population de la Loire-Atlantique est de 1 246 798 habitants, ce qui place le département en 12 position parmi les départements français les plus peuplés (le 6 hors Île-de-France).
La densité moyenne du département est de 183 habitants/km², mais ce nombre masque des disparités importantes. Les agglomérations de Nantes et de Saint-Nazaire concentrent à elles seules 60% de la population de Loire-Atlantique. La métropole Nantes Saint-Nazaire compte selon l'Agence URbanisme de l'Agglomération Nantaise (AURAN), 925 000 habitants et représente ainsi la 5ème métropole française derrière Paris, Marseille-Aix en provence, Lyon, et Lille (hors partie belge). De fait, les trois-quarts des Nantais résident le long de la Loire (principalement sur la rive droite), depuis Ancenis jusqu'à l'estuaire. Les deux aires urbaines nantaises les plus importantes qui n'appartiennent pas à cet ensemble sont celles de Châteaubriant (23 562 habitants répartis sur 9 communes, population en 2006) et Clisson (16 496 habitants répartis sur 4 communes, population en 2006).
Entre 1990 et 1999, le département a gagné plus de 82 000 habitants (soit une progression annuelle de 0,84%), l'un des plus forts accroissements en France pendant cette période, autant dû au solde naturel qu'au solde migratoire. Sans surprise, l'agglomération de Nantes en est la principale bénéficiaire. Avec près de 600 000 habitants, celle-ci se situe en au 8 rang national. L'aire urbaine de Nantes est estimée en 2008 à 804 933 habitants.
Entre 1999 et 2006, le département croît de presque 100 000 habitants, soit une progression annuelle de 1,26% (davantage qu'entre 1990 et 1999).
Le tableau suivant récapitule l'évolution de la population du département :
Le littoral de la Loire-Atlantique est parsemé de villes cotières à forte attraction touristique ce sont les stations balnéaires comme La Baule, Pornic, Saint-Brevin, etc. En periode estivale on observe dans ces communes une augmentation très sensible de la population qui est due notamment à la présence de nombreuses résidences secondaires.
L'arrière pays quant à lui dispose également d'atouts qui lui permettent d'attirer les touristes, y compris en dehors de la période estivale, qu'il s'agisse du patrimoine historique comme le cité-mediévale de Guérande ou le Château de la Bretesche à Missillac, mais aussi d'espaces naturels tels que les marais salants de la presqu'ile Guérandaise, la forêt du Gâvre, ou bien le marais de Brière. La ville de Saint-Nazaire avec sa base sous-marine et son écomusée, met également en avant son patrimoine industriel afin d'attirer de nouveaux visiteurs et trouver un nouvel essor lié au tourisme.
Enfin, Nantes tend à élargir son offre touristique au-dela de son centre historique et les principaux changements s'opérent sur l'île de Nantes avec la galerie des Machines ou le Grand Éléphant. Ce complement d'offre fait de Nantes la 7 ville touristique française avec 2 millions de visiteurs qui passent au moins une journée dans la ville chaque année.
Le Conseil général est le propriétaire et le gestionnaire d'un patrimoine architectural classé qui comprend le musée Dobrée, les châteaux de Châteaubriant et de Clisson, le domaine de la Garenne Lemot (Gétigné), dû à François-Frédéric Lemot et Mathurin Crucy, et l'église du Vieux-Bourg de Saint-Sulpice-des-Landes, remarquable pour son ensemble peint de l'époque gothique.
Par ailleurs, Le Grand T, auparavant connu sous le nom de Maison de la culture de Loire-Atlantique (MCLA), est une scène conventionnée missionnée par le Conseil général et qui accueille des pièces de théâtre et des spectcles de danse et de chant. Située rue du Général Buat, la salle de spectacle propose 879 places tandis que la chapelle peut accueillir 80 personnes.
En plus du français, plusieurs langues sont ou étaient traditionnellement parlées en Loire-Atlantique :
47°20′N 1°40′W / 47.333, -1.667
