Lons-le-Saunier est une commune française, située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.
La ville est assise au cœur du Revermont au pied du premier plateau du massif jurassien à l'est et au sud, tandis que s'étend à l'ouest la plaine de la Bresse et au nord le vignoble.
La ville est traversée par la Vallière qui prend sa source dans une proche reculée typique du Jura. Autrefois à l'air libre, la rivière a été couverte dans les années 1960 pour des aspects de salubrité (les égouts s'y déversaient). Aujourd'hui, on ne trouve plus qu'un petit tronçon à ciel ouvert en amont de la ville et qui longe le parc des Bains et il ne subsiste qu'un seul pont : le pont de la Guiche.
La ville est située à des distance relativement similaires (60 à 80 kilomètres à vol d'oiseau) de Besançon, Dijon, Bourg-en-Bresse et Genève en traversant le massif. Lons-le-Saunier est desservie par l'autoroute A39, ce qui la met à une heure de Dijon et à une heure et demie de Lyon. Sa gare se trouve sur la ligne Strasbourg - Lyon.
La région viticole s'étendant au nord est particulièrement réputée, avec notamment les vignobles de l'Etoile, Château-Chalon et Arbois.
Le premier plateau au sud et à l'est offre un attrait touristique avec les lacs de Chalain, Clairvaux et Vouglans, et les stations de moyenne montagne assez proches comme Les Rousses.
A noter que Lons-le-Saunier est la deuxième plus petite préfecture de département de France par sa superficie après Bobigny.On y trouve des eaux thermales froides (14°C°) et fortement salées (env 11g de NaCl/litre).
Connu dès la préhistoire, les fondations remontent au moins à l'horizon 100 av JC. Les sequanes dominaient alors la région jusqu'à la conquête romaine.
À l'époque gallo-romaine, la ville s'appelait Ledo salinarius (en latin la ville du sel). Les ressources en sel étaient déjà exploitées.
Lons-le-Saunier est la préfecture du département du Jura, d'après la loi du 2 pluviôse an VIII (29 mars 1800).
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Lons-le-Saunier est libérée le 2 septembre par les troupes débarquées en Provence.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Lons-le-Saunier est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Jura. Elle gère l’Aéroport de Dole - Tavaux et le port.
Aujourd'hui, l'économie du Jura a considérablement progressé autour de deux principaux pôles : Dole et Lons-le-Saunier.
Lons-le-Saunier bénéficie de sa proximité avec la Suisse et se situe à l’entrée de zones touristiques fréquentées comme le Parc naturel régional du Haut-Jura. Par ailleurs, la position de carrefour de Lons-le-Saunier entre les ensembles géographiques de la plaine jurassienne et des premiers plateaux lui a conféré un rôle de place commerciale importante.
On trouve sur Lons et sa périphérie trois grandes zones d'activités :
A proximité du centre-ville, on trouve l'usine Bel qui fabrique les fameuses portions de fromage fondu La Vache Qui Rit et l'usine Président. En sortie de ville sur la route de Bourg-en-Bresse, on trouve l'usine de Comté Rivoire-et-Jacquemin.
L'aérodrome de Lons-le-Saunier - Courlaoux a une vocation orientée vers le loisir (ULM notamment) et n'a pas de réelle vocation commerciale (frêt ou passager).
(par ordre chronologique de naissance)
La ville est un nœud routier. Elle est traversée par la RD 1093 (ex-RN 83) reliant Bourg-en-Bresse au sud et Besançon au nord-est, la RD 678 (ex-RN 78) avec Louhans et Chalon-sur-Saône vers l'ouest et la Suisse vers l'est (via la RN 5) rejointe à Saint-Laurent-en-Grandvaux.
L'autoroute A39 passe à une dizaine de kilomètres à l'ouest (péage de Beaurepaire-en-Bresse sur la commune du même nom). D'autres routes départementales irriguent la campagne bressane et le premier plateau.
La ville dispose d'une gare située sur la ligne Besançon - Bourg-en-Bresse. Le tronçon entre Saint-Amour et Mouchard a été électrifié en 1997 seulement, ce qui permet aujourd'hui de voir passer les rames TGV (un train quotidien de Strasbourg à Marseille à 12h et dans le sens inverse à 16h). Les liaisons TER desservent surtout la capitale régionale Besançon avec un début de cadencement. La gare est également desservie par 3 à 4 Corail A/R Lyon - Strasbourg.
La branche sud de la LGV Rhin-Rhône passera à proximité de l'autoroute A39 et une gare entre Lons et Louhans (Gare Bressane). La ville de disposera alors d'une gare TGV permettant de rejoindre Strasbourg en 2h, Lyon en 40 minutes et Paris en moins de 2h.
Une liaison routière en car (pelliculé en orange fluo) permet de rejoindre en 55 minutes la gare de Dole pour les liaisons TGV au départ ou à destination de Paris via Dijon.
La gare routière, sise sur le parking de la gare ferrée de Lons, est le point de départ des lignes de transport par cars du département.
La ville de Lons et quelques communes voisines sont reliées par le service de bus urbains Tallis.
L'idée d'un contournement ouest de Lons-le-Saunier a débuté en 1963, a été relancé en 1980, puis au milieu des années 1990 pour aboutir à un avis défavorable à l'issue d'une enquête publique en 1997 (le tracé était dommageable par ses impacts environnementaux et urbanistiques et qu’il était en outre d’« une fonctionnalité incomplète »). A cause de la décentralisation, le projet porté par l'Etat a été transmis au Conseil Général du Jura qui en reprend la maîtrise d'ouvrage depuis 2007 (date à confirmer).
Le contournement sera une route bidirectionnelle à une voie (2x1 voie) avec quelques créneaux de dépassement. La Vallière et la Sorne seront franchies chacune par un viaduc. Le projet démarrera au nord au niveau du carrefour actuel RD 1083-RD 38, qui sera aménagé en giratoire. Après avoir croisé la RD 678 au niveau du carrefour avec la RD 470 (giratoire futur), il se terminera au sud au niveau du carrefour RD 1083 (ex-RN83)-RD 30.
Le tracé passera sur les communes de Plainoiseau, L'Étoile, Montmorot, Courlans, Messia-sur-Sorne, Chilly-le-Vignoble et Gevingey. Mais pas sur la commune de Lons-le-Saunier.
Le coût du projet est de 46 M€. Le financement est assuré à parts presque égales par l'Etat (27,5%), le conseil Régional de Franche-Comté (24%), le Conseil Général du Jura (24%) et la Communauté de communes du bassin lédonien (23,5%).
Les travaux ont aujourd'hui débuté au niveau de la jonction entre les deux tronçons du contournement, c'est-à-dire à proximité du futur carrefour giratoire du Rocher sur la RD 678 à Montmorot.
Un autre projet bien moins avancé vise à détourner le parcours actuel des camions qui empruntent la RD 678 en provenance ou à destination du massif. Ces camions traversent actuellement avec de lourdes nuisances les communes de Revigny, Conliège et Perrigny avant de rejoindre la rocade lédonienne, la RD 52 leur étant interdite à cause de la trop forte pente (13%). Plusieurs tracés ont fait l'objet d'études préliminaires mais vu les coûts et les enjeux des territoires traversés, il est probable que le projet ne voit pas le jour avant 15 à 20 ans.
Unité militaire ayant tenu garnison à Lons le Saunier
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