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Le département de la Lozère est un département français qui doit son nom au massif du mont Lozère ("Louzero" en gévaudanais). L'Insee et la Poste lui attribuent le code 48.
Bien que le mont Lozère porte un nom masculin (le Lozère), l'usage a prévalu de considérer que le nom du département comme étant féminin. Il y a deux raisons à cela : la forme du mot terminé par un e muet et le fait que la grande majorité des départements porte des noms de rivières au féminin.
La Lozère est l'un des 83 départements français créés lors de la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789. Il correspond presque exactement (le canton de Saugues en moins) à l'ancien évêché du Gévaudan, qui était une partie de l'ancienne province du Languedoc.
Article détaillé : Politique de la Lozère
Article détaillé : Géographie de la Lozère
Le département de la Lozère est le département le plus au nord de la région Languedoc-Roussillon.
Il se situe au carrefour de 4 régions administratives : Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Auvergne et Midi-Pyrénées.
Il est limitrophe des départements du Cantal, de la Haute-Loire, de l'Ardèche, du Gard et de l'Aveyron. Il dépend de l'académie de Montpellier et de la zone de défense Sud (Corse, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur) dont le siège est à Marseille. Il compte 2 arrondissements, 25 cantons et 185 communes. C'est un département isolé du sud du massif central. Il se trouve toutefois au carrefour des liaisons Lyon/Toulouse (RN88) et Clermont-Ferrand/Montpellier (A75). Ainsi la ville de Mende, préfecture de la Lozère, se situe environ à :
La division géographique de la Lozère suit la division géologique. On trouve donc quatre régions naturelles:
La Lozère est aussi le département français présentant l'altitude moyenne de zone habitable la plus élevée de France (environ 1 100 m).
Le territoire de la Lozère alimente 3 des 6 grands bassins hydrographiques français :
Trois importantes rivières prennent naissance en Lozère, également appelée « pays des sources » :
On trouve également des rivières plus modestes :
La Lozère a une superficie de 5 167 km, c'est un département très rural et très peu artificialisé (0,54 % du territoire). Ainsi la forêt représente globalement 43,81 % du territoire, les terres arables 12,74 %, les prairies 11,36 %, les landes, pelouses et milieux ouverts, 31,19 %. Quant à la surface en eau, elle est plutôt faible : 0,36 %. Les régions géographiques citées plus haut sont faciles à identifier sur la carte de l'occupation du sol :
Boisements :
En Lozère, la forêt s'étend sur 232 300 ha (environ 45 % de la superficie du département) et se répartit selon :
Chaque année, cet espace forestier, composé à 80 % de forêts privées, s'étend de 500 ha supplémentaires.
Quelques records relevés à Mende depuis 1985 :
La Lozère est soumise à deux flux dominants :
Moyennes pluviométriques : 129 cm/an à Nasbinals et probablement 180 cm vers le Signal de Mailhebiau. Températures à Nasbinals (1200 m) : -1 °C en janvier, +13 °C en juillet. L'enneigement est soumis aux fortes fluctuations océaniques (les chutes abondantes alternent avec les redoux). Le manteau, qui peut atteindre 1,5 mètre d'épaisseur en forêt, se maintient environ 3 mois par an vers 1200 m. Il est intensément modelé par le vent sur les plateaux dénudés (congères). Les pâturages d'estive retrouvent en mai une intense verdure, un peu mise à mal ces dernières années par une série de sécheresses (2003-2006).
En revanche, en relation avec les altitudes élevées, les températures sont basses : à Châteauneuf de Randon (1250 m), on relève -2 °C en janvier et +13 °C en juillet. L'enneigement hivernal est à la fois moins fluctuant et moins abondant qu'en Aubrac, car s'il fait un peu plus froid en Margeride, les précipitations - donc les chutes de neige - sont moindres. Il y a environ 3 mois par an de neige au sol vers 1400 m. Le paysage est assez austère : vastes forêts de pins, hêtres, sapins, alternent avec des hautes croupes à bruyère et plus bas, pâtures et prés de fauche.
Les températures à Mende (800 m) vont de +1 °C en janvier à +16 °C en juillet. A l'exception en vallées des sites les plus bas, l'enneigement est fréquent mais pas trop tenace (environ 1 mois par an de neige au sol vers 1000 m). L'ensoleillement est en forte progression par rapport au nord du département. Les forêts de pin sylvestre et les pâturages d'herbe rase (ovins), composent l'essentiel d'un paysage aux allures déjà méditerranéennes.
Compte tenu des forts dénivelés, les températures sont très variables :
- à Villefort (500 m) +2 °C en janvier, +18 °C en juillet
- au mont Aigoual (1567 m) -3 °C en janvier, +12 °C en juillet.
L'enneigement, en relation avec le régime pluviométrique, est très irrégulier. C'est dans les Cévennes qu'ont été relevés les cumuls records des dernières décennies pour la moyenne montagne française (3 à 4 mètres d'épaisseur moyenne, hiver 1980-81). De façon plus générale, l'enneigement persiste au sol environ 1 mois par an vers 900 m, 3 mois vers 1300 m et 4 à 5 mois près des sommets. La végétation est étagée : garrigue et maquis typiquement méditerranéens dans les vallées, pins et hêtres en montagne. Les paysages, à la fois luxuriants et déshérités, très sauvages, sont une parfaite illustration d'un climat tantôt lumineux, tantôt tempétueux...
L'économie de la Lozère repose essentiellement sur le secteur primaire (agriculture), l'exploitaition forestière et sur l'activité touristique (tourisme vert). Le département possède l'un des taux de chômage les plus bas de France (entre 5 et 6%) en raison de l'émigration de ses jeunes vers les villes (Lyon, Marseille, Montpellier) depuis des siècles.
Si le taux de la taxe foncière sur les propriétés non bâties peut sembler important, il est à mettre en relation avec la très faible valeur locative des terrains non bâtis en Lozère qui en constitue l'assiette.
Ce tableau retrace le taux de la part départementale des taxes locales qui s'ajoute aux parts communales, intercommunales et régionales.
Article détaillé : Démographie de la Lozère
Les habitants de la Lozère sont les Lozériens.
Note : de 1881 à 1954 : population totale, de 1962 à 2006 : population sans doubles comptes.
La Lozère reste le département le moins peuplé de France. Cependant, si depuis la fin du XIX siècle le département voyait sa population s'amoindrir à cause du solde migratoire négatif, les quinze dernières années montrent une nouvelle tendance qui est à la hausse. Les raisons données à cette tendance sont la qualité du cadre de vie, l'amélioration du réseau de transport routier et de communication et dans une plus faible mesure l'héliotropisme. Il s'agit néanmoins d'une population âgée et à fort pouvoir d'achat.
La faible densité de population (15 hab./km²) s'explique en partie par la pauvreté des sols et par l'exode rural très important entre 1850 et 1910. La population est concentrée dans trois centres urbains principaux : Mende, Saint-Chély-d'Apcher et Marvejols qui groupent à eux trois le tiers de la population du département. Quelques autres petits centres (Langogne, Florac, Aumont-Aubrac, La Canourgue, etc.) font figure de petits bassins de vie mais n'arrivent pas attirer les jeunes, dont l'exode vers les métropoles voisines (Clermont-Ferrand au nord, Montpellier et Nîmes au sud) est de plus en plus important.
A noter le premier rang du département de la Lozère, en 2007, au Diplôme national du brevet.
Musique, théâtre de rue, découverte, cinéma, la Lozère profite de sa faible population pour devenir une sorte de laboratoire culturel rural mais déterminé... C'est ainsi que, par décennies successives, plusieurs festivals se sont mis en place, avec, pour certains, une importance régionale, voire au-delà. Des associations locales ainsi que les municipalités arrivent de plus à proposer un calendrier de concerts et pièces de théâtre de niveau national.
Une grande partie des plus grands cirques français du XIX siècle et du XX siècle tirent leurs origines dans le département. Ainsi, Jean-Baptiste Pezon (1827 - 1897), originaire de Rimeize quittera la région à l'âge de 17 ans en direction de Paris avec son unique loup. Ce dompteur fondera la « grande Ménagerie lozérienne » à Montreuil-sous-Bois. Son lion inspirera Frédéric Auguste Bartholdi pour son Lion de Belfort. Ses enfants, notamment Adrien, prendront la relève.
De la grande ménagerie lozérienne, on connaît également Marie Bonnefoux. Elle était la sœur du directeur quand Ahmed Ben Amar el Gaid vint lui acheter un loup. Elle l'épousa et c'est avec lui que sera fondé le cirque Amar, dont leurs six enfants feront la renommée.
Au niveau télévisuel, la Lozère est incluse dans le décrochage régional de France 3 Sud et de l'édition France 3 Languedoc-Roussillon pour les informations locales. Autrement, aucun réseau câblé n'est disponible dans le département, mais la TNT a fait son apparition dès 2006 pour le bassin mendois puis en 2009 pour Marvejols (2 relais), Banassac, Balsièges, Barjac, Le Malzieu-Ville, Le Collet de Dèze mais aussi "Le Truc de Fortunio" qui est Le relais télévisuel le plus important de la Lozère et aussi le plus haut : 1551 mètres d'altitude.
Quatre radios exclusivement locales sont présentes : Radio Eaux-Vives Lozère (membre du réseau Radios Chrétiennes Francophones), Radio Zéma, Radio Margeride et 48 FM. Trois autres radios régionales sont disponibles : France Bleue Gard-Lozère, Radio InterVal, et Radio Totem et très prochainement Radio Lenga d'Oc. Suivant les lieux géographiques, une grande partie des radios nationales sont présentes sur le département.
Une WebRadio (locale) est également présente dans le département : Radio MIL (Musique Information Loisirs) qui émettait autrefois sur la bande FM depuis Saint-Germain du Teil sur le 101.7 FM. Depuis mi-2009 elle à redémarré ses programmes sur internet, c'est à dire que l'on peut l'écouter sur son ordinateur fixe ou portable, les postes radios internet (ex : Liveradio d'Orange) mais aussi sur les téléphones portables (ex: i Phone) Radio MIL est basée sur Marvejols.
La presse écrite, quant à elle, est dominée par la Lozère Nouvelle, journal hebdomadaire qui a pris la succession de la Croix de Lozère, et par le quotidien régional Midi libre. Avec un peu plus de 22800 journaux diffusés pour un peu plus de 76 000 habitants, la Lozère Nouvelle présente l'un des taux de pénétration les plus importants d'Europe pour la PHR. À noter la présence furtive de l'hebdomadaire, La Gazette de Lozère, au milieu des années 90, mais qui, faute de pouvoir s'imposer, a disparu quelques mois plus tard.
Des réserves animalières rares en Europe qui passent par la préservation des espèces, aux richesses sur (menhirs, dolmens,...) ou sous (grottes,...) terre, la Lozère offre de nombreuses curiosités...
Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 34.5 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.
Ce tableau indique les principales communes de Lozère dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.
| Abîme de Bramabiau Barrage de Naussac Château de Florac Château de Miral | Château de Montjézieu Château de Roquedols Colagne Mimente | Mont Aigoual Mont Lozère Parc national des Cévennes Prat Peyrot | Tarnon |
