Luxeuil-les-Bains est une commune française, située dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté.
Les habitants sont les Luxoviens.
Quelques villes accessibles par la route :
Le climat de Luxeuil est assez rude.
Connue bien avant la conquête de la Gaule par les Romains pour ses sources thermales et tirant sans doute son nom du dieu celtique Lussoius, la ville prospère à l'époque gallo-romaine sous le nom de Luxovium.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
La ville de Luxeuil a changé plusieurs fois de nom depuis sa création. Au VIIe siècle, on parlait de Luxovium. En 1228, Luxovium devient Luxovia. S'ensuivit en 1258 le premier nom présentant une sonorité comparable à l'actuel Luxeuil, à savoir Luxeye. Au XIIe siècle, on trouve traces de Luxuy, Lyxui, Luxui, Lixuy, Lixeuil, Lixeui, Lexui, Lysseu, Lisseu, Luxeu, Leuxeus et enfin de Luxeul en 1477.
Le nom est issu de celui du dieu gaulois Luxovius à qui la station thermale était dédiée. La racine indo-européenne -luk signifie lumière.
Dévastée par Attila en 451, elle tombe dans l'oubli pendant près d'un siècle et demi.
Saint Colomban et ses compagnons moines irlandais y fondent vers 590 le monastère de Luxeuil et y introduisent la règle colombanienne.
En 2009, la ville de Wallingford, Angleterre (Royaume-Uni) tenterait de briser son jumelage avec Luxeuil-les-Bains. « Nous n'avons aucune nouvelle depuis une dizaine d'années », se plaint le maire anglais. « Nous en avons assez, nous ne savons même pas s'ils sont encore vivants. ».
La demande de « divorce » a été faite auprès du Conseil des communes et régions d'Europe, responsable des jumelages.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
En 1896, la ville ne comptait que 4959 habitants. On voit la nette progression due à ses services publics et aux thermes. La ville compte 219 morts pour la Première Guerre mondiale.
Le centre-ville compte de nombreux monuments caractéristiques des différentes périodes historiques :
La Tour des Échevins est actuellement un musée comportant une section archéologique (stèles funéraires gallo-romaines, ex-votos, poteries sigillées du IIe siècle) et une salle consacrée au peintre Jules Adler et à d'autres artistes régionaux ; il organise aussi des expositions temporaires. Du sommet de la tour octogonale (146 marches), on découvre l'ensemble de Luxeuil et ses environs.
On peut mentionner aussi :
Depuis 2008, la place de la République, située sur l'emplacement de l'ancienne église Saint-Martin (détruite en 1796 ; Saint Valbert y aurait été enterré) fait l'objet d'une campagne de fouilles archéologiques. Celles-ci ont mis au jour de nombreux sarcophages et ont permis de préciser l'historique du lieu depuis le Ier siècle après J.-C., ainsi que les plans successifs de l'église depuis le Ve siècle.
Le site dit « des fours de potiers » (Monument historique), découvert en 1881 et fouillé de 1980 à 1987, permet de découvrir dix fours appartenant à un atelier de céramique gallo-romain.
La ville compte par ailleurs dans son voisinage immédiat une base aérienne militaire, la BA116 (« Lieutenant-colonel Tony Papin »), qui abrite les Escadrons de Chasse 1/4 Dauphiné et 2/4 La Fayette des Forces aériennes stratégiques.
Les eaux de Luxeuil étaient déjà captées au moment de la conquête romaine. Selon une tradition contestée, le général romain Labienus aurait alors « réparé » les thermes. Ceux-ci seront désaffectés lors des grands invasions, qui détruisirent la ville, et les sources seront perdues.
C'est sous le règne de Louis XV que fut construit l’actuel bâtiment d'architecture classique en grès rose des Vosges : l'établissement est inauguré en 1768. La ville cède la concession à l'État en 1853. Napoléon III remarqua le lieu et y passa une saison avec l'impératrice Eugénie en 1856. Bien qu'il ait préféré Plombières-les-Bains, sa visite contribua fortement à relancer la station de Luxeuil, qui devint rapidement à la mode. Au début du XXe siècle, de nombreuses personnalités, comme Sacha Guitry ou Yvonne Printemps, s'y font remarquer. Le lieu est alors réputé pour son élégance et pour son parc. De nombreux grands hôtels (Hôtel des Thermes, Métropole, du Parc, des Sources...) sont construits, ainsi que des villas.
En 1936, la municipalité récupère les thermes ; une piscine thermale moderne est construite en 1938-1939. On comptait alors 18 sources (aujourd'hui captées) dans le parc, dont la Fontaine d'Hygie, déclarée d'intérêt public en 1858, et dont l'eau fut commercialisée.
Après une période hésitante, l'activité thermale a bénéficié d'un certain renouveau : de 914 en 1935, le nombre de curistes passe à 2 000 en 1954, et 3 000 dix ans plus tard. Aujourd'hui la population de la ville augmente toujours significativement lors de la saison estivale.
Les eaux de Luxeuil sont de deux sortes : eaux chaudes (sources hyperthermales, jusqu'à 63° C pour la source Boursaux) et froides (oligométalliques, très peu minéralisées et de radioactivité forte). Les cures à Luxeuil sont actuellement préconisées surtout pour les affections gynécologiques et rhumatismales.
La spécialité culinaire la plus populaire est le jambon de Luxeuil (jambon fumé traditionnel), que certaines boucheries de la ville produisent toujours.
Services de mobilité locale :