Mérignac (Merinhac en occitan) est une commune française, située dans le département de la Gironde et la région Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Mérignacaises et les Mérignacais.
Mérignac repose sur la Devèze dans la banlieue ouest de Bordeaux. Elle représente la deuxième plus grande ville de Gironde après Bordeaux. Accès par l'autoroute, appelée rocade localement, sorties 09, 10, 11a, 11b et 12.
Situation de Mérignac dans la CUBSi les fouilles archéologiques attestent une présence humaine entre 2000 et 1500 avant J.C., la création de la ville semble remonter à l'époque de l'occupation romaine de la Gaule. Le domaine d'une villa rustica gallo-romaine du Ier siècle après J.C., Matriniacus, centré à l'emplacement actuel de la vieille église romane, aurait peu à peu évolué en village autour du ruisseau de la Devèze aujourd'hui souterrain.
Le christianisme marquera ensuite sa présence, notamment par la création au VIIIe siècle de la paroisse saint Vincent dont il subsiste nombre de traces ; celles d'un cloître de la première moitié du XIIe siècle, celles d'un cimetière au même endroit, enfin l'actuelle église romane édifiée entre 1222 et 1231, elle-même plusieurs fois détruite et reconstruite. À partir du haut Moyen-Âge, Matriniacus prendra le nom de Mayrinac et vivra tour à tour sous domination anglaise, sous la régence du duché d'Aquitaine au XIIe siècle, puis celle de Philippe Le Bel, et à nouveau sous domination anglaise avant de redevenir française dès le XVe siècle peu après la bataille de Castillon, précisément à la mort de Charles de Valois en 1472.
La vigne, développée par les Anglais, constituera la principale activité du village, désormais orthographié Meyrinac et à qui la ville de Bordeaux achètera au XVIe siècle une grande part des terres contre 9 500 écus d'or.
En 1790, Meyrinac devient la commune de Mérignac en englobant les hameaux alentours, entre autres d'Arlac, Beutres, le Burck, Capeyron, les Eyquems, pour s'inscrire au sein du nouveau district de Bordeaux. La production de vin de Graves restera importante, tout en assistant dès le XIXe siècle au développement progressif de l'élevage bovin ainsi qu'à l'apparition d'une ère industrielle. La naissance de l'aérodrome de Marcel Issartier, dès 1910, marquera les prémices de l'industrie aéronautique mérignacaise. Quelques décennies plus tard en effet, un autre Marcel y fera installer l'annexe de l'une de ses usines, la Société Talence Avions Marcel Dassault, qui deviendra Mérignac Avions Marcel Dassault puis l'actuelle Dassault Aviation à côté de ce qui est désormais un aéroport international. Pour l'anecdote, Charles de Gaulle rejoindra de cet aéroport la Grande-Bretagne en 1940.
Installé en 1939 comme annexe du Fort du Hâ, il servit d'abord aux réfugiés de la guerre d'Espagne avant de devenir en 1940 l'un des nombreux centres de séjour surveillé (CSS) installés par le régime de Vichy. Le 25 octobre 1940, après la transmission par la Kommandantur de Bordeaux de l'avis d'internement de tous les nomades des territoires occupés, le camp recevra de nombreuses familles tziganes. Puis la police de sûreté allemande ordonnera, le 2 juillet 1942, l'internement des juifs de 16 à 45 ans ; 459 d'entre eux seront transférés à Drancy la même année.
Après la seconde guerre mondiale, le camp servira à l'internement des collaborateurs en attente de jugement, puis à partir de 1946 à celui des clandestins étrangers, en particulier espagnols. Il a été fermé en 1948 en tant que camp d'internement, mais hébergera temporairement des personnes sans domicile jusqu'en 1956 avant d'être définitivement détruit. Une stèle de marbre datée de novembre 1985 marque actuellement son emplacement.
Il existe un témoignage graphique de la vie du camp, sous la forme de trois estampes monochromes dessinées par Sonia Steinsapir.
En 2010, la commune de Mérignac a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ ».
Mérignac est divisée en deux cantons:
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
En dépit d'une urbanisation croissante, la commune dispose encore d'une surface verdoyante conséquente d'où se distinguent des parcs aménagés. Sept des huit parcs de la ville ont reçu le label EVE (Espaces Verts Écologiques) délivré par Ecocert. Pour obtenir ce label, le service des espaces verts a dû respecter dix critères stricts autour de la biodiversité, parmi lesquels une limitation de la consommation d'eau, l'interdiction des pesticides, la présence d'un tri sélectif dans les parcs.
Le Pin Galant constitue une vaste salle de spectacle de 1 390 places, située à proximité du stade Robert Brettes et de la mairie. Elle propose une programmation variée de concerts, de pièces de théâtres, de spectacles et conférences divers, ainsi qu'un pavillon de restauration ou d'exposition de 1 300 m2.
La Médiathèque de Mérignac, qui siège à côté de l'église du centre, offre en plus de la consultation d'ouvrages et d'œuvres sur tout support une « cyberbase » permettant l'accès à l'internet, une salle d'exposition thématique et une salle de conférence, qui accueille entre autres chaque mois un cycle sur l'architecture.
Mérignac Ciné, qui fait face à l'église du centre, dispose de quatre salles accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Le Krakatoa est une salle de concert de 250 à 1 200 places, essentiellement pop/rock, proposant également l'enregistrement en direct, en pré-production ou pour maquettes, ainsi qu'un accompagnement technique pour les groupes.
Le Conservatoire Municipal, siègeant au centre de Capeyron, dispense des cours de haut niveau en danse, musique, théâtre et arts plastiques grâce à une équipe de 41 professeurs, de la base jusqu'au troisième cycle.
La ville de Mérignac mise sur la jeunesse, elle se donne pour objectif de développer une politique jeunesse dynamique et variée.
Environ 5 000 enfants sont inscrits dans les 16 écoles maternelles et les 14 écoles primaires réparties dans les différents quartiers de Mérignac. La ville veille au bon état des locaux et du matériel scolaire et met à la disposition des élèves et des enseignants des moyens de fonctionnement variés (équipements des écoles, restauration scolaire, accueils périscolaires, accès aux installations sportives et interventions des éducateurs sportifs municipaux, transports scolaires, classes de découvertes...). La ville soutient également l'accès de tous les jeunes aux nouvelles technologies.
Plus de 4 000 enfants fréquentent chaque jours les restaurants scolaires de Mérignac. Le SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique) se charge de la préparation des repas. Cuisinés selon le procédé de « basse température », ils sont acheminés vers les différents restaurants scolaires par « liaison froide » avant d'être servis aux enfants par les équipes de restauration scolaire municipale, selon les normes de sécurité en matière d'alimentation. La qualité des repas et la satisfaction des enfants sont suivies avec attention grâce à l'intervention d'une commission de restauration et de diététiciens. Pendant cette période d'interclasse les enfants restent sous la reponsabilité d'une équipe d'animateurs qui veille à leur bonne alimentation, et qui en plus d'une fonction d'encadrement et de surveillance, propose des activités ou des jeux aux enfants.
Les accueils périscolaires prennent en charge les enfants scolarisés dans les différents établissements que compte la ville. Ils représentent un lieu de transition entre les familles et l'école ainsi qu'un espace de jeux et de convivialité, un goûter y est en outre gratuitement servi. Les activités et la surveillance des enfants sont encadrées par une équipe d'animateurs qualifiés. Ce service s'adresse en priorité aux enfants dont les deux parents exercent une activité professionnelle. Ces accueils sont ouverts pendant la période scolaire de 7 h à 8 h 30 le matin (9 h pour certaines écoles) et de 16 h 30 à 19 h le soir (17 h pour certaines écoles).
La ville de Mérignac met également à la disposition de ses habitants 6 centres de loisirs répartis dans plusieurs quartiers : Arlac, Beaudésert, Beutre, Le Burck, Capeyron (scindé en 2 pôles : un pôle maternelle pour les enfants de 3 à 5 ans et un pôle primaire pour ceux de 6 à 12 ans) et Le Parc. Ils accueillent les enfants de 3 à 12 ans répartis sur différents groupes selon leur catégorie d'âge (Maternelles : 3/4 ans, Petits : 5/6 ans, Moyens : 7/8 ans, Grands : 9/12 ans). Ils prennent en charge les enfants le mercredi pendant la période scolaire, ainsi que les autres jours de la semaine pendant les vacances scolaires. Les enfants sont accueillis à la journée (de 9 h à 17 h) ou à la demi-journée (de 9 h à 13 h/13 h 30 ou de 13 h/13 h 30 à 17 h : départs et arrivées des enfants entre 13 h et 13 h 30 après la restauration). Un encadrement de professionnels de l'animation assure des activités et des sorties ludiques à but pédagogique en rapport avec le projet éducatif de la ville. Un service d'accueil de centre de loisirs est également mis en place de 7 h à 9 h le matin (avant la journée de centre) et de 17 h à 19 h le soir (après la journée de centre). Les enfants sont alors sous la surveillance d'une équipe d'animateurs d'accueil (avant l'arrivée ou après le départ de leurs animateurs de la journée). Le déjeuner et le goûter, fournis par la ville, sont servis par les animateurs et compris dans le tarif de la journée de centre de loisirs. La ville proposent aussi plusieurs séjours de vacances encadrés par une équipe d'animation, en période de vacances. L'ensemble de ces activités emploie un grand nombre d'agents territoriaux, entre autres plus d'une centaine d'agents d'animation, 72 Atsem, 51 agents de restauration. Depuis quelques années, une carte de paiement monétique facilite aux familles le règlement des forfaits des centres de loisirs, des accueils périscolaires et de la restauration scolaire.
La ville gère aussi 5 crèches collectives (une sixième est en construction au Burck), une halte-garderie et un service d'accueil familial qui permet l'accueil des enfants au domicile de plus de 60 assistantes maternelles municipales. Pour l'année 2009-2010, 4 300 collégiens et lycéens se répartissent sur 4 collèges, dont le collège Paul Langevin qui fermera définitivement au terme de cette année scolaire, et 2 lycées (le Lycée Fernand Daguin et le Lycée professionnel Marcel Dassault). Enfin, la commune compte une douzaine de centres socio-culturels.
Équipements :
La commune met à disposition 4 stades, 4 salles omnisports, 4 gymnases, 2 complexes de tennis couverts et ouverts, 2 salles de squash et un jeu de paume, un circuit de compétition auto-moto, un stade nautique à deux bassins et une fosse à plongeons, ainsi que divers parcours santé dans les parcs.
Quelques clubs :
Le principal club de sport de Mérignac est le SAM (Sport Athlétique Mérignacais), qui constitue le plus important club omnisport d'Aquitaine avec une trentaine de sections.
La ville de Mérignac est présente depuis 1998 sur l'internet et s’adapte tous les jours aux nouvelles pratiques d’internet et aux orientations communautaires du web 2.0. En plus de merignac.com, porte d’entrée institutionnelle de la ville sur la toile, la commune mène depuis début 2009 une stratégie de communication d’ampleur sur l'internet et les principaux réseaux sociaux. La ville est en effet présente depuis plusieurs mois sur Twitter et Facebook dont le profil vient de dépasser récemment la barre des 1 000 contacts. En octobre 2009, un portail d’informations pratiques (se loger, se divertir…) sur Netvibes a été lancé pour compléter les sources d’informations à l’attention des Mérignacais et des nombreux voyageurs qui arrivent à Mérignac par son Aéroport. Des outils tels que les réseaux sociaux ou Netvibes permettent à la ville d’informer régulièrement les habitants et visiteurs sur les évènements culturels, sportifs ou économiques et de multiplier sa visibilité et ses portes d’entrées sur l'internet.
Pour compléter son écosystème web, la ville a créé des blogs d’information pour son Agenda 21 ou encore pour des manifestations telles que le centenaire de l’aéronautique à Bordeaux-Mérignac. La stratégie de communication internet de la ville est d’informer au mieux ses habitants, le plus rapidement possible, en étant présent sur les outils de communications les plus utilisés et visibles du web. La mutation de l’internet mérignacais n’est qu’à ses débuts, la ville souhaite faire de merignac.com un « hub » de communication autour duquel viendra se greffer toute sa sphère web 2.0 : blogs, facebook, twitter, netvibes, flickr, youtube, dailymotion… Actuellement la ville travaille en collaboration avec la WebAgency La Netscouade pour créer une nouvelle version de son site : moderne, pratique, tournée vers les nouveaux usages du web pour faciliter la découverte de la ville à ses habitants et ses visiteurs. Pour les principaux sites, voir les liens externes.
Dès 1910, Marcel Issartier aménage un morceau de terrain de Beaudésert, à Mérignac, pour en faire le rendez-vous des premiers pilotes de l’agglomération bordelaise. C’est ensuite en 1917 que le site est transformé en aérodrome « d’État », quand le Ministère de la Guerre décide d’y implanter un « camp d’aviation » d’une quarantaine d’hectares. Cent ans plus tard, cet aérodrome est devenu un aéroport international de plus de 800 ha, centre d’un pôle industriel et commercial de plus de 10 000 emplois. Il a permis de développer dans son sillage un tissu économique dense et dynamique, en termes d’activités et d’emplois.
En 2010, toute l’agglomération bordelaise sera mobilisée pour fêter 100 ans d’aéronautique.
L’association « 100 ans d’aviation à Bordeaux Mérignac », cheville ouvrière de cet événement, réunit des représentants de l’État et des collectivités locales, l’aéroport, les industriels (Baas en particulier), les associations de promotion scientifique, historique, économique et sociale, l’Armée et l’Éducation Nationale, les médias régionaux, des personnalités qualifiées.
Toute l’année sera jalonnée de manifestations, plusieurs temps forts sont dores et déjà envisagés (meeting aérien, spectacle son et lumières …). Les organisateurs de ce grand événement souhaitent lui donner une dimension commémorative mais surtout, regarder vers l’avenir en mettant au premier plan tout le savoir-faire aquitain en matière d’innovation aéronautique.
Composition du bureau de l'association :
Vilanova i la Geltrú (Espagne) depuis 1991
Matosinhos (Portugal) depuis 1988
Kaolack (Sénégal)
La ville de Mérignac accueille sur son territoire l'aéroport de Bordeaux - Mérignac, 5e aéroport régional de France (3 millions de voyageurs par an), situé à l'ouest de la commune ainsi que la BA 106. Ces sites sont accessibles via la sortie 11 de la rocade bordelaise ainsi que par la ligne 49 depuis le centre-ville de Mérignac (correspondance avec la ligne du tramway)
Sorties 09 : Mérignac-Capeyron 10 : Mérignac-Centre | Mérignac-Pichey 11: Parc d'activités | Centre hôtelier 11a : Aéroport de Bordeaux - Mérignac | Mérignac-Chemin Long 12 : Avenue du Souvenir | CHU PellegrinParc Cimetière Crématorium
Mérignac Centre ↔ Thiers - Benauge / La Gardette-Bassens-Carbon-Blanc / Floirac Dravemont
Même si elle n'est pas sur son territoire, la gare de Caudéran-Mérignac située dans la quartier de Caudéran à Bordeaux assure la desserte des quartiers est de la ville (Bourranville). La gare voit passer les TER assurant la liaison entre Bordeaux Saint-Jean et le Médoc.
Services de mobilité locale :