Magny-les-Hameaux est une commune française située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France.
La commune est située à environ 12 km au sud-sud-ouest de Versailles et à 23 km au nord-est de Rambouillet.
La commune est arrosée par la rivière la Mérantaise.
Outre le village (Magny-Village), coeur historique de la commune, le territoire comprend aujourd'hui sept hameaux : le Bois des Roches, Buloyer, Romainville, Brouessy, Villeneuve, Gomberville et Cressely. La fusion de plusieurs anciens hameaux suite à une importante politique d'urbanisation autour de l'ancien hameau de Cressely a créé le centre de gravité actuel de la commune et comporte plusieurs quartiers : le quartier de l'Hôtel de Ville (quartier récent qui lie peu à peu Cressely et Gomberville), la Croix aux Buis, le Vieux Cressely, la Chapelle Lacoste et le Buisson. Parmi les nombreux lieux-dits de la commune, on peut notamment citer la Croix du Bois, le Clos Rose, le Mérantais, Port-Royal et les 25 Arpents.
Les principaux commerces se trouvent aujourd'hui dans les quartiers de l'Hôtel de Ville, de Cressely et du Buisson ; de nombreuses entreprises sont installées dans les parcs d'activité de Gomberville, du Bois des Roches, de Magny-Mérantais et des Jeunes Bois.
Coeur historique de la commune, il est constitué en grande majorité de maisons en pierre meulière, typiques de la région. Structuré autour de l'église Saint-Germain, il est essentiellement orienté vers la vallée de la Mérantaise, le plateau de Magny ayant été jusqu'au XVIIe siècle essentiellement marécageux.
Cressely
C'est le centre actuel de la commune. Chacun de ses quartiers a sa tonalité particulière. Les commerces et services sont répartis essentiellement au bord de la route de Versailles (route départementale 938), autour de l'hôtel de ville (place Pierre Bérégovoy) et au coeur du quartier du Buisson (place du 19 mars 1962).
Quartier de l'Hôtel de Ville
Ce quartier est composé de plusieurs lotissements (pavillons, maisons de ville, immeubles) récents (des années 1990 à aujourd'hui) et comporte une zone commerçante et de services autour de l'hôtel de ville.
La Croix aux Buis
Quartier résidentiel, la Croix aux Buis se confond avec le quartier de Beauplan à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, de l'autre côté du chemin de la Chapelle. Il est séparé du quartier de l'hôtel de ville par la route de Port-Royal-des-Champs.
Le Vieux Cressely et la Chapelle Lacoste
Ces quartiers ont été construits en grande partie après la Seconde Guerre mondiale. Constitués majoritairement de maisons particulières modestes au centre de petits jardins, ils gardent un charme particulier hérité de l'époque où ils étaient les quartiers des résidences secondaires de Parisiens à la recherche d'un lieu de villégiature à la fois dans un cadre paisible et naturel et proche de Paris.
Le Buisson
Quartier créé au cours des années 1970, composé essentiellement de maisons mitoyennes et d'immeubles de moins de quatre étages, en grande partie HLM. Il comporte une zone commerçante en son centre, autour de la place du 19 mars 1962. Le Buisson a malheureusement connu une vague de violence au cours des années 2005-2006 mais est resté discret lors des émeutes de novembre 2005 (avec seulement 2 voitures incendiées). L'année 2006 fut également marqué par le meurtre d'un buraliste. L'affaire avait créée une vive émotion dans la commune.
Ces 4 hameaux sont parcourus d'Ouest en Est par la route de Port-Royal, qui serpente sur le plateau céréalier de Magny. Structurés autour de grandes fermes en meulière, ils ne se sont pas encore beaucoup étendu au-delà de leurs limites historiques et gardent donc un caractère authentique.
Ce hameau s'est étendu essentiellement grâce à une zone d'activité, qui accueille de nombreuses PME. Le hameau historique (en meulière, avec notamment une ferme-pépinière) est ainsi nettement séparé de ses extensions récentes. La progression du quartier de l'hôtel de ville et l'implantation de nouvelles entreprises dans la zone d'activité réduisent peu à peu la séparation de Gomberville du coeur actuel de la commune.
Seul hameau au nord-est de la Mérantaise, il n'est pas accessible par la route depuis le reste de la commune sans passer par une autre commune (Voisins-le-Bretonneux ou Châteaufort).
Les communes sont : Montigny-le-Bretonneux, Voisins-le-Bretonneux et Guyancourt au nord, de Châteaufort à l'est, Milon-la-Chapelle et Saint-Rémy-lès-Chevreuse au sud et de Saint-Lambert-des-Bois à l'ouest.
Le principal axe de circulation est la route départementale 938 qui passe dans Cressely et conduit vers le nord à Châteaufort et Versailles et vers le sud à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. La commune est traversée d'est en ouest par la route départementale 195, dite route de Port-Royal-des-Champs, qui commence à Cressely et dessert la majeure partie des hameaux du plateau au sud-ouest de la Mérantaise, avant de se terminer à la route départementale 91 qui traverse l'extrémité ouest de la commune et relie Magny à Voisins-le-Bretonneux et Chevreuse par Port-Royal. Sur le plateau de Toussus-le-Noble (au nord-est de la Mérantaise), la route départementale 36 dessert le hameau du Bois des Roches et les zones d'activité des Jeunes Bois et de Mérantais, les reliant à Montigny-le-Bretonneux et à Saclay.
La gare la plus proche est la gare RATP de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
La commune desservie par les réseaux SAVAC262 et SQYBUS464.
Magny correspond à un archétype fréquent en France dont les formes anciennes sont du type Maniacum ou Magniacum, nom de domaine gallo-romain composé avec le suffixe -acum de propriété et le nom du propriétaire Manius « né le matin » ou Magnus « le Grand ». Ces noms latins étaient bien sûr portés par des personnages d'origine gauloise. La commune s'est appelée « Magny-l'Essart » jusqu'en 1788, date à laquelle elle a pris son nom actuel.
La commune est surtout marquée par l'histoire de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs (à l'extrême ouest du territoire communal) qui accueillit des religieuses cisterciennes et fut un haut-lieu du jansénisme jusqu'en 1709, date de l'expulsion des religieuses par Louis XIV.
La commune présente encore quelques ruines de l'abbaye de Port-Royal. Au bout de la plaine de Trappes, dans un vallon retiré nommé Borroy, qui, en celtique, signifiait broussailles, et dont on fait Port-Roi, puis Port-Royal, Eudes de Sully, en 1204, avait réuni une communauté de religieuses, dotée par les plus puissants seigneurs du temps et dirigée en 1316 par Béatrix de Dreux, princesse de la maison royale ; le cloître avait été abandonné pendant les longues guerres civiles, et l'établissement, transféré à Paris, rue Saint-Jacques, lorsque, en 1630, l'abbesse Angélique Arnaud obtint que la communauté fût soustraite à l'ordre de Cîteaux et soumise à une règle nouvelle dont la base était l'adoration perpétuelle du saint sacrement.
Le mysticisme de la nouvelle doctrine, la réputation méritée de la fondatrice lui attirèrent de nombreux adeptes ; le couvent de Paris ne pouvant les contenir, on se souvint du vieux cloître des champs ; plusieurs pieux solitaires, presque tous parents ou admirateurs de la mère Angélique Arnaud s'y étaient retirés, pour y vivre en philosophes chrétiens dans l'étude et la méditation ; ils cédèrent les bâtiments de l'ancien monastère, qui furent réparés, à la sainte colonie de la rue Saint-Jacques ; mais ils ne s'éloignèrent pas ; la science et le talent de ces hommes vinrent rehausser la piété et la vertu des religieuses ; cet éclat leur devint funeste : les doctrines de Jansénius, qu'ils défendaient, furent attaquées et condamnées par le pape Clément XI. Louis XIV, guidé par les rivalités hostiles, exagéra, dans l'exécution, les rigueurs de la sentence : l'établissement fut rasé jusque dans ses fondements, et la persécution vint ajouter un nouveau lustre à la renommée de Port-Royal.
Il ne reste plus de l'abbaye que l'étang d'où sort la Rhodon, petit ruisseau qui se jette dans l'Yvette ; le moulin, le colombier, une partie des murs de clôture et des tourelles, les caves du petit palais que la duchesse de Longueville y avait fait construire, la fontaine d'Angélique Arnaud, et les fondations des murs de l'église avec la base des piliers et des colonnes. Dans un petit pavillon (XIXe) qui occupe l'emplacement du chevet de l'église, on a pieusement réuni une collection de plans, de gravures de l'ancienne abbaye, et des débris de tombes.
Du site d'origine, seuls restent debout la ferme (Granges de Port-Royal), rattachée a posteriori (1709) et le bâtiment des Petites Écoles (XVIIe siècle), accueillant depuis 1962 le musée national des Granges de Port-Royal.
Depuis 2006 un groupement d'intérêt public culturel réunissant État et collectivités territoriales gère les deux sites et sert de structure juridique de gestion et de projets au musée national de Port-Royal des Champs.
Actuellement dans le prolongement de la route aux fleurs à Voisins-le-Bretonneux la nouvelle voie le desservant n'a pas encore de nom.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
La population de la commune reste quasi-constante jusqu'au milieu du XXe siècle, autour de 450 habitants. Les Trente Glorieuses verront un premier développement de la commune, où s'implantent de nombreuses résidences secondaires de Parisiens, qui constituent près de 30 % des habitations en 1968. Le développement des banlieues parisiennes et l'entrée dans la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines feront ensuite croître très rapidement le nombre d'habitants de la commune, croissance qui sera cependant ralentie par l'entrée dans le parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse (qui fixe des quotas maximum de construction) en 1985.
Depuis son entrée dans la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines en 1973, Magny s'est fortement urbanisé, notamment à l'est du plateau ; les hameaux, initialement articulés autour de fermes-manoirs, ont également été étendus par quelques lotissements. Depuis 1985, Magny-les-Hameaux fait de plus partie du Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse. La pression immobilière forte a ainsi pu être en partie contenue, la participation au parc étant conditionnée à un certain nombre d'engagements limitant la progression de l'urbanisation. La commune fut ainsi la seule en France à faire partie à la fois d'une ville nouvelle et d'un parc naturel, intercommunalités aux buts parfois opposés.
Deux centres commerciaux de taille moyenne se trouvent sur le territoire de la commune :
Quatre zones d'activités se trouvent sur le territoire communal :
La commune accueille de grandes entreprises comme Hilti, Colas (siège social) et la Snecma au sein du parc de Mérantais. Le siège social de la société Nortel est installé dans le parc des Jeunes Bois. L'entreprise TELEHOUSE Europe[1] s'est installé dans les locaux laissés vides de l'ancienne Aérospatiale(EADS)
Il y a 28 clubs sportifs à Magny. Par ailleurs, la commune dispose de nombreuses infrastructures sportives :
On pourra également découvrir sur le site de l'abbaye de Port-Royal :
Les deux sites sont maintenant gérés par un Groupement d'Intérêt Public Culturel approuvé par le Ministère de la culture et de la communication (Arrêté du 6 mars 2007 portant approbation de la convention constitutive d'un groupement d'intérêt public pour une durée de 7 ans NOR: MCCB0601035A)[7]
Fête de la musique concert a l'estaminet
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© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Magny-les-Hameaux / Cet article est sous CC-BY-SA
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