48°38′33″N 02°13′50″E / 48.6425, 2.23056
Marcoussis (prononcé [maʁkusi] ) est une commune française située à vingt-cinq kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France.
Village maraîcher jusque dans les années 1960, Marcoussis alimentait les halles de Paris en tomates et fraises. Un petit train sur route, l'Arpajonnais, emmenait les denrées dès 4 heures du matin. Inauguré en 1894, il cessa de fonctionner en 1936.
Ses habitants sont appelés les Marcoussissiens.
Marcoussis est située à vingt-cinq kilomètres au sud de Paris, entre la RN20 à l'est, l'Autoroute A10 à l'ouest et la RN104 (appelée la Francilienne) au sud. Elle est traversée par le TGV Atlantique, ainsi que la RD446 et une petite rivière, affluent de l'Orge, appelée la Sallemouille (précédemment appelée Gadanine).
Des volontaires créent des données géographiques librement utilisables et modifiables au sein du projet OpenStreetMap. L'état d'avancement peut être consulté sur la carte de Marcoussis.
La commune est arrosée par la Sallemouille affluent de la rive gauche de l'Orge.
Le village est situé dans une vallée orientée Est-Ouest, les flancs de cette vallée sont urbanisés au Nord, mais assez peu au Sud où passe la Francillienne. Le plateau du Moulin situé au Nord est aussi urbanisé, sur le flanc sud on été exploitées de nombreuses carrières de sablon, qui ont été ensuite comblées, pour y construire.
Marcoussis, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Les températures réelles relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2 °C le juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002,.Les lignes de transports de la société Daniel Meyer transportent les voyageurs vers les gares RER de Massy et Orsay (en passant par le lycée de l'Essouriau) pour le RER B, et la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois pour le RER C.
L'origine du nom de la commune est peu connue. Le lieu fut appelé successivement Marcocincto, Marcolciis, Marcocium et Marcoussy. La commune fut créée en 1793 avec son nom actuel.
Des traces d'occupation très anciennes existent, notamment par un polissoir retrouvé sur le coteau sud de la vallée. Le village commencera vraiment à se développer autour du prieuré de Saint Wandrille, dépendant de l'abbaye normande du même nom. En 854, une charte de Charles le Chauve mentionne un bien à Marcoussis. Dans un premier temps, il ne s'agirait que d'une vigne dépendant de Bution, proche d'Arpajon. Les religieux perdant Bution s'installent à Marcoussis au début du XIIe siècle.
L'absence d'archives empêche une description exacte de ce qu'était le prieuré à l'époque. On sait seulement qu'en 1298, il reste un seul moine et que le village compte 120 habitants. Les Célestins arrivés au début du XVe siècle absorberont les possessions de l'ancien prieuré ruiné.
Mais l'histoire de Marcoussis passe aussi par les constructions voulues par Jean de Montagu en 1404-1408. Grand argentier de Charles VI, il fit édifier son château (dont il ne reste que la base et une tour, dite des Oubliettes), le couvent des Célestins (subsistent des caves et une portion du portail) et il fit reconstruire l'église du village. Celle-ci abrite une superbe vierge en marbre offerte par Jean de Berry au couvent des Célestins. Les rois venaient chasser à Marcoussis et il reste le pavillon royal édifié sous Louis XV.Il exista une commanderie de l'ordre des hospitaliers de saint Jean de Jérusalem au XIIIe siècle ( Frère Baudoyn commandeur de la "meson du déluge" en 1290); une chapelle est encore visible (domaine privé).
Sur le plateau proche de Nozay, une importante implantation d'Alcatel abritait des laboratoires de recherche.
Depuis 2002, le domaine de Bellejame à l'est de la commune, à l'abandon depuis des décennies a vu s'implanter le CNR, Centre national de rugby de Linas-Marcoussis où s'entraîne le XV de France. Le domaine de 42 ha occupé depuis des siècles par différents manoirs était en friche depuis 1969. Différents projets ont vu le jour pour occuper ce vaste domaine : il fut d'abord proposé pour accueillir le Centre technique du Football qui sera finalement installé à Clairefontaine. Aujourd'hui, la partie au nord de la Sallemouille est occupée par le CNR, le sud est aujourd'hui un parc départemental.
Le 29 juillet 2007, pour la première fois, a été ville de départ de la 20e étape du Tour de France 2007.
L'Insee attribue à la commune le code 91 3 20 363. En 2003, la commune a reçu le label « Ville Internet @ ».
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :
Élections référendaires :
Les élèves de Marcoussis sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles maternelles publiques de L'Étang-Neuf et Jean-Jacques Rousseau et des écoles élémentaires publiques des Acacias et de l'Orme , ainsi que l'école primaire privée catholique sous tutelle diocésaine Saint-Joseph. Pour le secondaire les élèves sont scolarisés dans la commune au collège Pierre Mendès-France puis au lycée polyvalent de L'Essouriau aux Ulis.
L’Université d’été internationale du cinéma Émergence, sous la direction artistique d’Élisabeth Depardieu, aide chaque année six à huit candidats auteurs-scénaristes-réalisateurs, français et étrangers à réaliser leur premier film. Après avoir été créée à Blois en 1998, elle y est restée jusqu'en 2001, avant d'élire domicile à Salon-de-Provence et enfin être accueillie à Marcoussis depuis 2005.
Jusqu'à la fin des années 1970 la spécialité maraichère de Marcoussis était la fraise, il y avait donc chaque année depuis 1966 au mois de juin une fête de la fraise, elle continue bien que la culture de la fraise, ait disparu depuis le début des années 1980.
Chaque année au printemps, le carnaval de Bineau anime les rues du village. Ce carnaval est, selon certaines sources, dédié au ministre Jean-Martial Bineau (1805-1855) qui sous Napoléon III, a pris des mesures impopulaires en diminuant le rendement d'une rente d'État.Il a lieu dans les villes suivantes: Arpajon, Leuville-sur-Orge, Nozay, La Ville-du-Bois. À Marcoussis, pas de défilé officiel de chars et majorettes, mais une véritable fête populaire à l'initiative des citoyens. Un pantin revêtu d'un pantalon noir et d'une queue-de-pie, coiffé d'un chapeau haut-de-forme, et ceint d'une écharpe tricolore est porté par les jeunes ayant 18 ans dans l'année (autrefois les conscrits, de nos jours les garçons et les filles) vêtus du même costume. Ils sont suivis par les chars et les habitants costumés. Pour certains groupes la préparation de "Bineau" dure plusieurs mois (choix du thème, des costumes et construction du char qui sera le jour venu tiré par un tracteur). Depuis une dizaine d'années plusieurs groupes se mobilisent et rivalisent d'ingéniosité pour faire de cette fête une réussite. Le défilé commence vers 15h, traverse la ville par la rue principale d'est en ouest pour se terminer sur la place de la République, à la nuit tombée. Le long du trajet, plusieurs haltes ont lieu chez des habitants qui généreusement offrent à boire aux carnavaleux. Bineau est placé au sommet d'un grand tas de paille, qui a été amassée par les conscrits les jours précédents, auquel on met le feu. La foule forme une grande farandole autour du feu, jusqu'à l'extinction de celui-ci.
La route qui relie Marcoussis à Nozay est appelée la côte de l'escargot, comme ce nom l'indique c'est une route pentue et sinueuse. Chaque année le deuxième week-end de septembre, s'y déroule une course de "caisses à savon". Les "caisses à savon" sont des véhicules sans moteur, mais munis d'un frein, le but est de dévaler la pente le plus vite possible.
Ce festival créé en 1995 par la Ville de Marcoussis pour encourager et diffuser le rock féminin français, livre annuellement les nouveaux talents de la scène française. Il a lieu aux alentours de la journée internationale des femmes. Certaines des artistes ayant fait leurs premières armes à Marcoussis sont devenues des références de la scène rock en France et ailleurs : La Grande Sophie, Camille, Superbus, Autour de Lucie, Olivia Ruiz, Cornu, Laetitia Sheriff, Candie Prune, Les Armazones, Les Kitchs, Le Minimum, Sad Machina, Aya, Clarika, Orly Chap’, Lisa Papineau, Hilpitex, Nadj, Mademoiselle K, Les Suprèmes Dindes.
La vie sportive à Marcoussis s'articule autour de l'AS Marcoussis qui compte plus de 2000 adhérents et regroupe pas moins de 17 disciplines. Dont:
La paroisse catholique de Marcoussis est rattachée au secteur pastoral de Montlhéry-Longpont et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Sainte-Marie-Madeleine.
L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.
La commune est dotée de deux zones d'activités
Sur l'ancien site des laboratoires de recherche d'Alcatel, on trouve de nos jours une pépinière d'entreprises appelée Innov'Valley et le premier data center d'Europe.
En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 290 €, ce qui plaçait la commune au 380e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au trente-quatrième rang départemental.
L'église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine fut reconstruite par Jean de Montagu en même temps que son château au début du XVe siècle, elle est inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 17 décembre 1965,. La nef à trois travées fut bâtie au milieu du XVIe siècle par Jeannne d'Amboise, fille de l'amiral de Graville dont les armoiries ornent la clef de la croisée centrale. La facade est assez dépouillée, la porte est sumontée d'un galbe en accolade, seul le vitrail au-dessus de la porte d'entrée représentant les armoiries des seigneurs de Marcoussis ( Les Montagu, les Graville, les Balzac et Iliers d'Entragues et les Esclignac) est de style gothique flamboyant. Le clocher est de style roman.
On peut admirer à l'intérieur de l'église une Vierge à l'Enfant en marbre de Carrare, de 2 mètres de hauteur, œuvre de Jean de Cambrai pour le Duc de Berry qui en fit don au monastère des Célestins en 1408, elle fut classée monument historique dès 1896.
Fut donné en 1940, par Geneviève de La Baume-Pluvinel, ainsi que les terres et le château moderne, aux orphelins apprentis d'Auteuil à condition d'en faire une école d'horticulture qui porterait le nom de Saint-Antoine en hommage à son frère mort à 18 ans pendant la Première Guerre mondiale.
Subsistent encore de nos jours et sont protégés :
Propriété communale qui abrite actuellement l'école des Arts, bâti en 1859 sur l'emplacement du couvent dédié à la Sainte Trinité, achevé en 1408 et occupé par des Célestins, incendié lors des Guerres de religion puis démoli à partir de la Révolution. Comme vestiges du couvent, les Monuments historiques répertorient notamment, sans qu'il y ait de mesure de protection, deux caves voûtées en berceau situées en enfilade, ainsi qu'une partie du portail d'entrée du château.
Le bâtiment principal du château, détruit par le feu en 1976 (il ne subsista que des constructions annexes qui restèrent à l'abandon) et le parc attenant ont fait place au Centre national du rugby qui occupe la partie nord. Au Sud, le parc est géré par le conseil général de l'Essonne, on y voit encore :
Bâtiment servant de centre de loisirs, il fut construit dans le dernier quart du XVIIIe siècle. Propriété municipale, répertoriée mais non protégée par les Monuments historiques.
Actuellement Ferme du Déluge, incluant les vestiges d'une chapelle dédiée à saint Jean Baptiste, datant du XIIe siècle et partiellement reconstruite aux XIVe et XVIIe siècles. Elle est le seul vestige de l'époque où le domaine appartenait à l'ordre des Templiers, avant de passer aux mains de l'ordre des hôspitaliers de Saint Jean de Jérusalem, elle fut ensuite réunie à Saint-Jean-de-Latran à Paris. Propriété privée, elle est répertoriée par les Monuments historiques mais non protégée.
Le Pavillon du roi fut construit sous le règne de Louis XV pour servir lors des chasses royales. C'est de nos jours une propriété privée, partiellement classée au titre des monuments historiques par arrêté du 26 novembre 1968 (protection des façades et toitures).
Le château du Bel-Ebat est situé sur le plateau, il a été reconstruit au XIXe siècle, c'est une demeure privée.
Le château du Chêne-Rond est propriété du ministère de la Marine depuis 1946, il abrita un laboratoire de recherche sur les radars. Ces recherches débouchèrent entre autres applications sur le développement du radiotélescope de Nançay.
Le château du Déluge est situé derrière l'ancienne commanderie, il fut construit en 1857, propriété privée.
Le domaine de la Ronce est situé à plus de 3 km du centre du village, au croisement du chemin de la Ronce et de la route départementale D3, il appartient à la commune de Bourg-la-Reine, qui l'a transformé en centre de vacances, il est de nos jours à l'abandon.
La ferme de l'Hôtel-Dieu est remarquable par sa charpente en carène, à la Philibert Delorme datant du début du XIXe siècle, elle est située rue Voltaire dans le quartier du Gué ou Guay.
Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Marcoussis :
Sur les autres projets Wikimédia :
Services de mobilité locale :