Margny-lès-Compiègne est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie, et dont les habitants sont nommés Margnotins.
665 hectares pour 16 km de voirie.
Cette superficie comprend notamment : 250 000 m² de jardins et 94 300 m² de terrains d'agrément dont 19 570 m² réservés à la pratique du sport.
Densité : 977 hab./km²
Margny-Lès-Compiègne est un site d’abord préhistorique puis gallo-romain. L’origine du nom de Margny est gallo-romaine, et désigne le domaine d’un dénommé Madrinius. La forme actuelle du nom ne se fixe qu’au XIXe siècle en conservant le vieux mot français « lès » qui signifie : côté, flanc.
Le village naquit au pied d’une côte, entre la « plaine » crayeuse, qui culmine à 101 m et la vallée alluvionnaire de l’Oise, qui s’abaisse à 33 m. La côte de Margny est due à une flexure, abaissement d’axe assez brutal, qui fait plonger la craie de 80 m sous l’Oise pour remonter à Compiègne avant de s’enfoncer sous la forêt. Ce coteau bien exposé, fut propice à la vigne, mais fut remplacé à la fin du XIXe siècle par des vergers et des jardins. Au pied de la flexure s’étend le lit majeur de l’Oise. La rivière s’y étalait en plusieurs bras dans les épaisses alluvions argilo-sableuses où la nappe phréatique affleure en étangs et en mares. Il existait une grande mare dite « de Margny », située sur l’emplacement du parc de la mairie, d’où l’actuel quartier des étangs mérite son nom. Cette prée marécageuse est toujours menacée par les inondations, celles de 1658, 1784, 1926, 1993-94.
Les hauts faits du Moyen Age
Le XVIIe siècle-XVIIIe siècle
Le XIXe siècle et XXe siècle
Le SDAU (Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme) qui s’applique sur la commune a été mise en place en 1973 et a abouti en 1975 à l’élaboration du POS (Plan d’occupation du Sol) de la commune. Le POS définit ainsi Margny : « petite ville tranquille, un peu rurale et agréable avec ses jardins. » La révision du POS, actuellement baptisée PLU entamée en 2000, est fondée avant tout sur la disparition des friches industrielles et économiques mais aussi sur la limitation des immeubles économiques, ainsi que l’aménagent de sites paysagers et de trames vertes. La crise de l’économie locale, industrielle et commerciale a purement touché les ressources de la commune, mais la commune tente d’y remédier avec l’aide de l’ARC (Agglomération de la Région de Compiègne), l’ex SIVOM et l’ex CCRC (Communauté de Communes de la région de Compiègne) issue en 2000.
En 2001, la police municipale délocalise ses locaux pour venir s’installer dans un bâtiment neuf situé dans le parc de la Mairie. Leurs voisins sont la maison des jeunes et des associations. En 2006-2007, l’actuel Maire de Margny, M. Bernard HELLAL, développe sa commune à l’image d’une « ville à la campagne » pour reprendre son expression.
Le village de Margny fut d’abord linéaire, le long de la rue des Gouttes d’or prolongée en amont par la ruelle des Gouttes d’or. Le cœur du village se situe dans la rue des Gouttes d’or autrefois appelé rue de l’Église (nommé selon l’église Saint-Pierre, démolie). Puis le village se développe à une croisée de chemins : rue de la République et Avenue Raymond Poincaré. Ces 2 chemins coupent transversalement l’avenue Octave Butin, aménagée comme route royale en 1772-82. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, Margny-Lès-Compiègne prit l’aspect d’un faubourg, mais très aéré avec beaucoup de maisons en briques. La construction du chemin en fer y contribua pour beaucoup, atteignit Margny en 1847. La voie ferrée forma une sorte de barrage qui double celui naturel de l’Oise.
Aujourd’hui, la rue Octave Butin continue à être l’axe central interne à la commune, à partir duquel sont irrigués les différents quartiers. Cette rue a un rôle d’organisation interne des déplacements routiers, cycle et piétonne. L’avenue Octave Butin a donc les fonctions essentielles de centralité, mixité, accessibilité des services et dessertes.
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