Maurepas est une commune française située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France.
La commune est située à 20 km environ au nord de Rambouillet, en bordure de la route nationale 10, et à 30 km de Paris.
Elle se compose d'une zone très urbanisée, qui s'étend de la RN 10 au sud à l'ancien village et du lotissement ancien hameau de la Villeneuve, au nord, près du hameau des Mousseaux de Jouars-Pontchartrain.
La commune est assez boisée : une forêt domaniale, une forêt privée (le Bois-Prudhomme) et un petit bois transformé en square urbain (le Bois de Nogent).
La commune est traversée, selon un axe nord-ouest - sud-est, par la route départementale 13 (Montfort-l'Amaury - Chevreuse).
La gare SNCF la plus proche est la gare de La Verrière.
La commune est desservie par les lignes 401, 401T, 416 et 417A de la société de transport Sqybus et par la ligne 11 de la société de transport Veolia Transport Houdan.
Le nom de la commune vient du latin Mala Repasta, devenu Malrepast au début du Moyen Âge, puis finalement Maurepas à la Renaissance. Certaines sources traduisent Mala Repasta par mauvais passage, d'autres par mauvaise pâture ou encore mauvais repaire.
La tradition locale privilégie la dernière traduction, arguant du fait que le château a été effectivement un mauvais repaire car occupé par des brigands au XVe siècle. Cette explication repose cependant sur un anachronisme, car le nom est attesté dès le VIIIe siècle (donation de Pépin le Bref).
L'hypothèse mauvais passage renvoie à d'autres toponymes lié aux voies gallo-romaines : le nom Maurepas (ou encore Le Maupas) correspond souvent à la traversée d'une zone de marécages ou à un franchissement à gué difficile (cf. le quartier de Maurepas à Rennes), ce qui est cohérent avec la géographie locale.
Le fond du vallon de Maurepas est habité dès la préhistoire. Des outils et des poteries datant du 4ème et du 3ème millénaire avant J.C. ont été retrouvés à proximité de la source (fontaine Saint-Sauveur) et le long du ru de la Courance.
Au Ier siècle après J.C., le réseau des voies romaines se développe en Gaule. Deux grands axes se croisent non loin de Maurepas, sur le territoire de Jouars-Pontchartrain : la voie qui relie Paris à Dreux, et celle qui relie Beauvais à Orléans et à Chartres. Autour de ce carrefour se développe une ville nommée Diodurum (la cité des dieux) qui passe pour une des plus importantes du monde gallo-romain. Les fermes et les champs de Maurepas doivent contribuer à son alimentation.
Après le départ des romains, les périodes d'invasion se succèdent, dont celles des normands. Pour se défendre, les paysans se regroupent sur de la butte qui domine la vallée.
Les terres appartiennent alors au roi de France. Pépin le Bref les donne à l'abbaye de Saint-Denis en 768. Elle les cède rapidement à une famille locale, qui prend le nom de la terre (Malrepast) et qui devient le vassal du seigneur de Chevreuse. Au IXe siècle, une enceinte et un donjon en meulière succèdent aux fortifications en bois des siècles précédents.
Avec la guerre de Cent Ans, le château appartient sous Charles VI au seigneur de Nancy, qui met, vers 1364 avec une troupe de brigands, à contribution les pays voisins. Les Anglais envoient finalement une équipe de mercenaires pour pacifier la région. Le château est pris d'assaut le 11 septembre 1432 et démantelé.
La baronnie de Maurepas appartient encore à la maison de Chevreuse qui la vend en 1543 au duc d'Étampes dont la femme Anne de Pisseleu est la maîtresse de François Ier. Avec la disgrâce de la duchesse, Maurepas est revendue dès 1551 au cardinal de Lorraine. Le cardinal désigne Jean du Fay, duc de Chevreuse, comme intendant. C'est lui et ses héritiers qui gèreront effectivement Maurepas pendant un peu plus d'un siècle. L'église Saint-Sauveur reçoit 1659 deux cloches offertes par ses descendants Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, et Charles d'Albert, duc de Luynes, le favori de Louis XIII. L'une des cloches sera fondue à la Révolution.
Lors de la construction du château de Versailles, un vaste chantier est lancé pour collecter toutes les eaux de la région afin d'alimenter les bassins et les fontaines. Deux rigoles sont creusées sur le plateau de Maurepas à partir de 1684 ; elles se rejoignent dans un bassin sec (l'étang des Bessières) puis un aqueduc enterré conduit l'eau vers l'étang des Noés (il passe encore sous le centre-ville actuel). Ce drainage permet d'assécher les marécages et l'agriculture peut se développer sur le plateau.
En 1691, Louis XIV érige Maurepas en comté et le cède à son ministre Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain. Son fils Jean Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, sera ensuite ministre de Louis XV et de Louis XVI.
Jusqu'à la fin des années 1960, Maurepas est un petit village vivant essentiellement de l'agriculture. Puis les champs cèdent la place à une urbanisation rapide, menée par le promoteur et urbaniste Jacques Riboud. La commune est alors rattachée à la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines qu'elle quitte en 1983.
Le partie moderne de Maurepas est principalement l'oeuvre de Jacques Riboud et de son architecte Roland Prédiéri : des pavillons mitoyens et des petits immeubles, un centre-ville piétonnier et de nombreuses sentes, des espaces de vie dans les quartiers, et une profusion d'arbres et d'espaces verts. Des lotissements ont ensuite comblé les espaces restés ou redevenus libres autour de ces nouveaux quartiers.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Histogramme(élaboration graphique par Wikipédia)Le centre ville accueille surtout des commerces et des artisans. Le sud-est de la commune est occupé par une vaste zone d'activité (ZAC Maurepas-Coignières). Initialement zone industrielle, depuis la fin des années 1980 elle se transforme en zone commerciale sous le nom de PariWest.
Maurepas comporte plusieurs maisons datant des XVIIIe et XIXe. Les deux édifices les plus anciens sont les ruines du donjon, datant de l'an mil et détruit en 1425 ( ,), et à ses pieds l'église Saint-Sauveur, datant des XVe et XVIe.
Dans la partie nouvelle, plusieurs oeuvres d'art monumentales ont été ont été installées à l'initiative de Jacques Riboud.
Sculptures de Gérard Ramon :
Autres oeuvres de Gérard Ramon :
Fresques signées Robert Lesbounit :
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© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Maurepas (Yvelines) / Cet article est sous CC-BY-SA
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