Mimizan, en gascon Mamisan, est une commune française située dans le département des Landes et la région Aquitaine. La ville se partage entre Mimizan-Bourg et Mimizan-Plage.
Mimizan est une commune de la côte landaise, située dans le pays de Born. Elle est surnommée la « Perle de la Côte d'Argent ». Le courant de Mimizan est l'exutoire du lac d'Aureilhan et se jette dans l'océan Atlantique. Les étangs de Malloueyre sont sur son territoire.
Comme d'autres bourgs côtiers du pays landais, Mimizan est divisée entre d'une part un centre historique (dit Mimizan-bourg) en retrait de l'océan, et qui constitue le cœur administratif et commercial de la ville, et d'autre part une station balnéaire (dite Mimizan-plage) qui s'est développée avec l'essor du tourisme. L'espace entre les deux, recouvert par la forêt, n'a cessé de se réduire au fil des ans.
Le Courant de Mimizan est un cours d’eau d'environ 7 km qui relie l'étang d’Aureilhan à l’océan. Il sépare Mimizan Plage et ses 10 km de plage entre le « nord », regroupant l’été la plupart des animations, et le « sud », vaste espace de villégiature. Exutoire du lac d’Aureilhan, le courant de Mimizan est également le déversoir des lacs du Nord des Landes.
Les plage de l'océan sont, du nord au sud :
Les autres plages sont : la plage du Courant, les plages du lac d’Aureilhan
Plusieurs tumulus funéraires ont été localisés autour de Mimizan. Ces nécropoles protohistoriques sont généralement constituées d’un ensemble de tumuli espacés de quelques dizaines de mètres. La fouille de l’une entre elles à Louroun a révélé deux tombes d’inhumation. Lors du rite funéraire, le corps est brûlé sur un bûcher, les os calcinés sont soigneusement recueillis et placés après lavage dans une urne funéraire en terre cuite. Des offrandes (parures, objets, denrées) sont également brûlées avec le corps. L’urne est ensuite placée dans un tumulus en terre.
Plusieurs historiens situent à Mimizan l'antique relai routier de Ségosa, sur la voie romaine littorale.
Le secteur de l'ancienne église Sainte-Marie est initialement l'un des ports maritimes les plus actifs de la côte Atlantique avant le VIIe siècle. Il a ensuite été comblé par l'avancée des sables. La vieille église est érigée au XIe siècle. Vers 1010, des moines détachés de l'abbaye de Saint-Sever s'établissent à Mimizan et construisent près de l'église un prieuré, qui devient le centre d'une sauveté, asile sacré créé par l'Église pour la protection des faibles. Sa délimitation est marquée par neuf bornes monumentales (bornes de sauveté), en forme de pyramides. Aujourd'hui, seules cinq subsistent et sont classées aux monuments historiques. Le terme de frangitas est employé dès les années 1009-1032, celui de salvitas (sauvetat) apparaît en 1270.
La ville devient une étape sur la voie littorale du chemin de Saint-Jacques. La taille et la magnificence de l'ancienne église, dont seul subsite le clocher porche, montrent l'importance du lieu à cette époque. Le grand clocher, abattu par un orage en 1790, était visible depuis la mer et servait de phare ou d'amer, repère côtier pour faciliter la navigation en mer. De cette époque date le vieux dicton gascon :« Que Diou nou preserbi dou coudic de la baleine, dou cantic de la Sirène et dou clocher de Mamisan ».
La Belle Époque voit la naissance de la station balnéaire Mimizan-Plage, qui s'appelle d'abord Mimizan-les-Bains. Ceci est possible grâce à l'arrivée du chemin de fer (disparu aujourd'hui), à la vogue des bains de mer et des bienfaits de l'air iodé sur la santé des tuberculeux.
En 1904, la ville se dote d'un établissement de bains de mer, construit en bois sur la plage. Celui-ci contribue à la renommée de Mimizan. Détruit en 1922 par une violente tempête, il est rempacé par une hydrothérapie. Établie au bord du courant, elle est inaugurée le 5 août 1923. Le 9 janvier 1924, un raz-de-marée en démolit l'aile gauche.
Le 20 mars 1905, le journaliste et poète Maurice Martin crée l'expression Côte d'Argent devant un parterre de journalistes et notables locaux parcourant lettes et villages gascons en une mémorable caravane. Le 10 juillet 1913, Mimizan devient la première station climatique des Landes. La chambre d'industrie climatique de Mimizan est créée. Ses membres, hôteliers, logeurs, commerçants et saisonniers ont pour rôle de développer la station. Le classement de la ville en station balnéaire est demandé la même année. Le syndicat d'initiative est créé en 1921 en remplacement du Syndicat des Grands Lacs de la Côte d'Argent.
Compte tenu de l'augmentation de population, la commune envisage une extension de la plage au sud du courant. Le projet prévoit la réalisation d'un marché couvert plus grand, d'une place publique et d'une salle de réunion. Le marché ouvre en 1931.
Le 16 juin 1929, les aviateurs Jean Assolant, René Lefèvre et Armand Lotti, partis d'Old Orchard Beach aux États-Unis à bord de l'« Oiseau Canari », effectuent un atterrissage forcé sur la plage Nord. Ils deviennent ainsi les premiers Français à relier par avion l'Amérique à l'Europe. Le monument des Ailes témoigne de cet évènement. Il est inauguré le 21 juin 1931.
La ligne de chemin de fer entre Labouheyre et Mimizan-Bourg est inaugurée le 21 juillet 1889. Pour répondre à l'augmentation du nombre de voyageurs, quelques hôtels voient le jour : Hôtels Magnes, Duvignac, Duprat, Taris. En raison de la mode des bains de mer, en plein essor depuis 1880, les élus demandent d'étendre cette ligne vers la plage. En effet, se rendre du Bourg à la Plage n'est alors pas chose aisée : il faut emprunter une route simplement empierrée sur 7 km et franchir le pont rouge, édifié en 1879, permettant le passage des véhicules hippomobiles.
En 1895, on envisage de construire un pont métallique pour le passage du train, mais le devis est trop élevé. Une solution provisoire est adoptée : en 1901, une passerelle en bois pour piétons est construite. Elle sera détruite en 1908. Le 28 mai 1903, le projet définitif de l'extension de la voie vers la plage est adopté par le conseil municipal. Il prévoit le tracé suivant :
La mise en service du tronçon entre Mimizan-Bourg et Mimizan-Plage démarre le 28 juillet 1907. L'année suivante, le pont métallique est construit, permettant d'accéder à la gare de Mimizan-les-Bains et favorisant le développement du trafic voyageurs. Des trains d'excursion s'ajoutent en 1934-1935. Un autorail assure notamment un service direct avec Mont-de-Marsan les dimanches d'été. Le avril 1960 marque la fin du transport de voyageurs. Des services routiers de remplacement sont assurés sur certains trajets par la RDTL.
Déroulement du projet 2004 : plan architectural d'aménagement d'ensemble 2005 : programmation des travaux de voirie et de viabilisation en fonction des implantations
Déroulement du projet 2004 : plan architectural d'aménagement d'ensemble, étude d'impact 2005 : programmation des travaux de voirie et de viabilisation en fonction des implantations
Old Orchard Beach (États-Unis) depuis le 16 juin 1989, pour commémorer le soixantième anniversaire de la première traversée française sans escale de l’Atlantique Nord dans le sens Ouest-Est, réalisée à bord de l'Oiseau Canari, parti d'Old Orchard Beach le 13 juin 1929 et atterri à Mimizan le 16 juin 1929.
La Promenade Fleurie est un site floral situé au bord du lac d'Aureilhan (côté Mimizan bourg) ouvert au public toute l’année. Comptant plus de 300 espèces de végétaux, il est qualifié en 2001 comme l’un des plus beaux sites fleuris de France et permet dès 1999 à Mimizan d’obtenir sa 4e fleur au Concours des villes et villages fleuris (renouvelée en 2005).
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