Mirecourt est une ville du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département des Vosges, dans l'arrondissement de Neufchâteau.
Ses habitants sont appelés les Mirecurtiens.
Mirecourt est située au coeur de la plaine des Vosges, au confluent du Madon et du Val d'Arol. Mirecourt est le chef-lieu de canton d'un territoire situé au coeur de la Plaine des Vosges : le Xaintois. La ville s'organise principalement sur le versant ouest du vallon du Madon. Elle se développe en paliers successifs pour atteindre au final les rives sinueuses de la rivière. De ce point bas, Mirecourt offre aux visiteurs un spectacle des plus pittoresques qui laisse apercevoir un bâti remarquable tant par sa richesse architecturale que par le contexte environnemental du site.
C'est aussi un carrefour routier, à 24 km de Vittel, 35 km d'Épinal et de son lac de Bouzey, 40 km de Neufchâteau et 48 km de Nancy. L'accès à l'autoroute A31 est à 15 km.
Mirecourt fut fondée au premier millénaire, carrefour de routes menant de Toul à Épinal et de Neufchâteau à Châtel-sur-Moselle au franchissement du Madon.
La première mention écrite de Mirecourt apparaît en 960 dans un acte d'Othon II stipulant qu'un dénommé Urson a fait don d'un important domaine situé « in Murici Curte », curtis signifiant domaine rural et Muricus étant le nom de son propriétaire.
Dans le courant du XIIIe siècle, elle était propriété du duc de Lorraine qui lui accorda des lettres de franchise en 1234. Un acte de 1284 constate l'annexion de Mirecourt et de son territoire au duché de Lorraine (Ferry III). Mirecourt, chef-lieu de l'important « Bailliage de Vôge » fut avant tout une cité de grand négoce. Dès le XVIe siècle, les ducs de Lorraine y introduisent le savoir-faire des maîtres italiens dans la fabrication des violons, savoir-faire qui se perpétue jusqu'à nos jours. Mais parallèlement à cette activité de lutherie, Mirecourt devint et est toujours un haut lieu de la facture d'orgues. En 1766, Mirecourt fut annexée à la France. En 1776, Nicolas-Louis François de Neufchâteau achète l'office de lieutenant-général de bailliage.
Mirecourt fut érigée en chef-lieu de district puis en chef-lieu d'arrondissement, distinction qu'elle abandonna en 1926.
On y fabrique encore de la dentelle notamment à la maison de la dentelle. C'est également un grand centre de lutherie depuis le XVIIe siècle. Une école de lutherie y a été créée en 1970 par Étienne Vatelot.
On y fabriquait aussi des instruments mécaniques (orgues de manège, serinettes...).La ville de Mirecourt a connu une renommée mondiale par sa production d'instruments du quatuor et surtout par sa production d'archets. Soixante maisons de luthiers et d'archetiers, de petites entreprises et d'usines de décolletage sont recensées à travers trois siècles. La majeure partie était en activité au XIXe siècle.
Mirecourt accueillit l'une des toutes premières écoles normales de garçons de France, fondée en 1828.
L'origine de la lutherie lorraine semble remonter aux voyages des ducs de Lorraine en Italie, d'où ils ramenèrent d'excellents musiciens et luthiers à la fin du XVIe siècle.
On fabrique des violons en Lorraine depuis le XVIe siècle. Si l'existence du luthier Tywersus, cité par le luthier Nicolas Lupot, est douteuse, les premiers luthiers attestés en Lorraine, désignés comme " faiseurs de violons ", sont contemporains de Girolamo Amati (1556-1630) et de Niccolo Amati (1596-1684). Il s'agit de Nicolas Renauld et de Nicolas Médard, ayant travaillé tous deux pour la Cour de Lorraine. Le premier, qui n'a pas laissé d'instruments, aurait exercé son activité dans la seconde moitié du XVIe siècle, le second, dont on connaît plusieurs instruments, a travaillé à Nancy un siècle plus tard. Nicolas Renauld aurait travaillé à Paris vers 1570, pour Charles IX de France, avec Andrea Amati à la fabrication des instruments destinés à la Chapelle du roi de France. Nicolas Médard a travaillé sur les instruments de la Chapelle ducale de Charles IV (1625-1675). Un violon de cette époque, armorié aux armes du duc de Lorraine et marqué au feu " Nicolas Médard, à Nancy, 1665 ", témoigne du talent de ce luthier. Plus tard, il aurait également fabriqué des instruments pour la Chapelle royale de Louis XIV, armoriés aux armes de France.
C'est tout particulièrement à Mirecourt que la lutherie prend son essor. Dès le début du XVIIe siècle, des luthiers s'installent à Mirecourt. Ainsi, en 1602, Dieudonné Montfort est déjà déclaré comme exerçant le métier de " faiseur de violon ". On compte déjà 43 luthiers en 1635. Au milieu du XVIIe siècle, la famille de luthiers Lupot, dont descend le grand Nicolas Lupot, exerce déjà son art à Mirecourt.
Au XVIIIe siècle, la production artisanale se développe à Mirecourt, profitant des ressources inépuisables de la forêt vosgienne. En 1732, afin de réglementer cette profession florissante, la duchesse douairière de Lorraine, Élisabeth Charlotte d'Orléans, promulgue à la demande de ces derniers une charte visant à protéger les " luthiers et faiseurs de violons " de Mirecourt et de Mattaincourt. Ce sont en effet de véritables dynasties de luthiers et archetiers qui font la renommée de cet art parmi lesquels on note les Aldric, Lupot, Gand, Bernard, Jacquot, Nicolas, Mougenot, Vuillaume, dont Jean-Baptiste, surnommé le Stradivarius français, Charotte, Apparut, Hilaire, Collin, Laberte, Magnié, Peccate, Bazin, Ouchard.
Le commerce et la fabrication de violons continue se développer au XIXe siècle, faisant de Mirecourt le principal centre de production d'instruments à cordes de France. En 1925, la lutherie à Mirecourt se composait ainsi de 18 ateliers et de 4 fabriques employant 680 ouvriers. Par après, on voit disparaître bon nombre de ces prestigieux ateliers. Toutefois, dans les années 1970 apparaît un renouveau grâce à la création de l'École nationale de lutherie à Mirecourt.
De nos jours, la lutherie fait toujours partie des traditions de la ville, qui se perpétuent grâce à l'École nationale de lutherie [2] et aux luthiers qui exercent encore dans la commune. Luthier renommé, Jean-Jacques Pages crée et produit des instruments de grande qualité qu'il copie sur les modèles des grands anciens comme Amati et Stradivarius. Les frères Gérome ne sont que fabricants de guitares et de mandolines, mais la corporation des luthiers les a adoptés. La fierté de ces deux frères qui ont aujourd'hui pris leur retraite restera d'avoir reçu un jour la visite de Georges Brassens, venu leur acheter une guitare.
Un musée municipal de la lutherie permet d'approfondir sa connaissance de cet artisanat d'art. Comme oeuvres picturales on notera un Portrait d'un musicien peint par le peintre belge François-Joseph Navez, daté de 1836 et la reproduction photographique d'un Portrait du luthier Nicolas Lupot, par Henriette Lorimier, daté de 1805, l'original a été déposé par le musée municipal de la lutherie à la Cité de la musique de Paris.
L'art aux fuseaux remonterait à l'époque égyptienne. Les grandes invasions plongèrent cet art dans l'oubli et ce n'est qu'à partir du XVIe siècle, qu'il fut introduit en Lorraine et notamment à Mirecourt par les luthiers italiens, soutenus par les Ducs de Lorraine. Saint Pierre Fourier, curé de Mattaincourt, créa la confrérie des Soeurs de Notre-Dame et encouragea celles-ci à enseigner la dentelle dans leur école et à l'orphelinat. Les jeunes filles de grandes familles travaillaient à cet art d'agrément pour garnir leur trousseau. Les enfants de l'orphelinat, les femmes de familles ouvrières, les paysannes, s'y adonnaient pour le profit. En 1790, des milliers de dentellières travaillaient déjà pour des négociants de tous les pays voisins de nos frontières, la ville était mondialement connu, ainsi vers 1850, ce fut l'âge d'or de la dentelle de Mirecourt. Au milieu du XXe siècle, il ne reste à Mirecourt que quelques dentellières qui enseignèrent cet art, assurant ainsi le maintien de cette activité. Aujourd'hui, grâce à une association dynamique avec plus de 140 participants, Mirecourt a retrouvé sa renommée internationale avec sa dentelle aux fuseaux d'une finesse incomparable, jusqu'à la création de l'association Promotion et Renouveau de la dentelle. Grâce à celle-ci la dentelle renaît à Mirecourt, on y dispense des cours et organise des expositions permanentes, avec des dentellières au travail à la Maison de la Dentelle.
Le canton de Mirecourt compte 32 communes pour une population de 11 931 habitants : Ambacourt, Baudricourt, Biécourt, Blémerey, Boulaincourt, Chauffecourt, Chef-Haut, Dombasle-en-Xaintois, Domvallier, Frenelle-la-Grande, Frenelle-la-Petite, Hymont, Juvaincourt, Madecourt, Mattaincourt, Mazirot, Ménil-en-Xaintois, Mirecourt, Oëlleville, Poussay, Puzieux, Ramecourt, Remicourt, Repel, Rouvres-en-Xaintois, Saint-Menge, Saint-Prancher, Thiraucourt, Totainville, Valleroy-aux-Saules, Villers et Vroville.
La communauté de communes du Pays de Mirecourt regroupe 12 communes : Ambacourt, Domvallier, Juvaincourt, Mirecourt, Poussay, Puzieux, Ramecourt et Thiraucourt et depuis peu Chauffecourt, Villers, Mazirot et Hymont
Sur le territoire de la commune se trouve l'aérodrome de Mirecourt-Epinal. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie des Vosges.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Mirecourt / Cet article est sous CC-BY-SA
Découvrez le relief de votre quartier, de vos lieux d'excursions ou de votre destination de vacances. Déterminez le dénivelé de vos randonnées, en pleine nature ou en ville, du littoral à la haute montagne. Prenez de l'altitude et voyagez au gré de votre curiosité dans cette carte topographique de la France.
Mirecourt, topographie, vallée, lac, île, altitude, pente, colline, sommet, plaine, rivière, carte, littoral, presqu'île, trajet, promenade, vtt, côte, relief, montée, descente, montagne, dénivelé, marche, géographie, parcours, itinéraire, fleuve, massif, mont, topographique, vélo, paysage, plateau, altimétrie, cartographie, trek, forêt, balade, randonnée.
Reproduction interdite