| Castelsarrasin | Lemboulas |
Moissac est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Moissagais(es).
Blason de gueules à la croix vidée cléchée d'or pommetée d'argent de douze pièces, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.
La commune est située à la confluence de la Garonne et du Tarn sur le canal de Garonne et la route nationale 113 entre Castelsarrasin et Valence-d'Agen.
Accès SNCF par la gare de Moissac sur la ligne Bordeaux - Sète.
En 1622, au cours d'une nouvelle guerre de religion, la ville est prise par Louis XIII.
Elle fut chef-lieu d'arrondissement de 1800 à 1926.
Cité uvale, Moissac fut l'une si ce n'est la ville la plus touchée par l'inondation de mars 1930 qui dévasta tout le Sud-Ouest. Un événement que l'historien Max Lagarrigue n'hésite pas à qualifier " d'inondation du siècle." En effet, ce dernier confirme que "l'on dénombre, à Moissac, 120 morts, 1 400 maisons détruites et 5 896 sans abris."
La commune connue aussi sous l'appellation "ville du chasselas" (du nom du raisin de table originaire du village de Chasselas, en Saône-et-Loire (71), classé en AOC, cultivé tout autour par les exploitants agricoles du canton) fut durant la Seconde Guerre mondiale, un refuge pour l'importante communauté des éclaireurs israélites de France (EIF). Ces derniers - réfugiés au Moulin de Moissac - y demeurèrent durant toute ou partie de l'occupation grâce, entre autres, à la complaisance des autorités municipales et de la population ; les plus petits trouvant refuge à la Maison des enfants de Moissac.
Au printemps 1944, une partie du 4e régiment SS « Der Führer » y est cantonné, avant d'être appelé en Normandie et de commettre de nombreuses exactions sur leur route, telles que le massacre d'Oradour-sur-Glane.
En mai 1968, les ouvriers de la Targa se mettent en grève (22 mai) précédés d'un jour par ceux, tout proche, de l'usine Péchiney à Castelsarrasin (21 mai). Des manifestations paysannes s'organisent aussi, sous la tutelle de Paul Ardouin, ancien compagnon de route du "Tribun des paysans", l'ex-député communiste Renaud Jean.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Même si son secteur fruitier reste développé avec notamment la présence de gros négociants tels que le groupe Boyer S.A. ou Blue Whale, l'économie de la cité uvale est en résistance. Ces anciens fleurons agricoles comme le fameux Chasselas de Moissac, sont devenus marginaux. Ce raisin chasselas doré : le moissac ; production : plus de 18 000 tonnes, demeure néanmoins la plus grosse production française de raisin de table. Ce fruit bénéficie de l'appellation d'origine contrôlée. La production subit depuis maintenant près d'une décennie une baisse importante due tant à des aléas climatiques (grêles et gelées, 2007-2008), une réduction des parcelles cultivées et par voie de conséquences une baisse du tonnage.
Côté industriel, l'usine de la Targa - après des rachats successifs, c'est le groupe helvétique Rieter qui détient ce site de 22 hectares - ne fait plus travailler que 103 salariés. Un site très éprouvé depuis septembre 2008 par la crise du secteur automobile et dont la perennité n'est pas assurée à long terme.
La commune a toutefois investi plusieurs millions d'euros avec l'intercommunalité Castelsarrasin-Moissac dans une nouvelle route (la RD 118) reliant la zone du Luc, à Moissac, jusqu'à l'entrée de l'autoroute à Castelsarrasin. Un pont baptisé Quercy-Gascogne a été construit pour traverser le Tarn et permettre le désenclavement de la cité qui n'était alors accessible que part le pssage sur le pont Napoléon.
Le véritable enjeu pour Moissac demeure aujourd'hui donc de réussir son développement touristique. Passage incontournable du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle GR 65, des milliers de pélérins font une halte dans l'ancien cloître bénédictin. Des pélérins auxquels s'ajoutent de plus en plus de touristes attiraient par les joyaux de l'architecture médiévale moissagaise. A ce titre, la commune bénéficie depuis peu du label Grands Sites de Midi-Pyrénées décerné par le conseil régional. Seuls 18 sites en bénéficient pour la qualité de leur patrimoine culturel et leur capacité d'accueil touristique. C'est, peut-être, sur ce dernier point que la ville aura dans les années à venir à faire des efforts pour parvenir à développer son secteur touristique, même s'il est vrai que l'actuelle capacité hôtelière suffit à la demande.
Hôtel "Moulin de Moissac"Le moulin de Moissac, surplombant le Tarn depuis 1474, a depuis quelques années repris son activité et permis de redonner un nombre de lits suffisants à la cité uvale auquel s'ajoute les gites de La Petite Lumière Moissac, d'étape au-dessus du Carmel, au panorama de la Vierge.[6] Reste que de nombreux commerces du centre ville (cafés et restaurants) ont ces dernières années de plus en plus de difficultés à pérenniser leurs activités, la commune ayant été obligée à plusieurs reprises de faire valoir son droit de préemption sur lex baux commerciaux pour éviter la fermeture définitive de ces commerces oeuvrant pour l'animation touristique de la commune.
L'abbaye Saint-Pierre et son cloître ont été inscrits en 1998 au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO sous le titre des Chemins de Compostelle en France.
Long de 356 m, à l'est de Moissac, il permet au canal latéral de la Garonne de franchir le Tarn. Le canal latéral à la Garonne, traversant les départements de Lot-et-Garonne et de Tarn-et-Garonne, construit en 1847, long de 183 km. Il trouve son origine à Toulouse et s'achève à Castets-en-Dorthe. Il prolongeait le canal du Midi qui existait entre Sète et Toulouse. Il sert aujourd'hui davantage au tourisme qu'à la batellerie.
Il est installé dans l'ancien logis des abbés, imposante construction flanquée d'une tour crénelée de briques du XIIIe siècle. Deux cartes permettent d'apprécier le rayonnement de l'abbaye au Moyen Âge. Dans la vaste cage d'escaliers, objets liés à l'histoire de l'abbaye. Les amateurs d'art régional pousseront leur ascension jusqu'à l'étage afin de découvrir céramiques, surtout d'Auvillar, des meubles régionaux des XVIIe et XVIIIe siècles, coiffes moissagaises ou encore la reconstitution d'une cuisine du bas Quercy au XIXe siècle.
La chapelle haute est consacrée à l'art religieux.
Construites en 1891 par l'architecte municipal Jean Rouma, l'édifice, à l'intérieur et autour duquel se tient le marché hebdomadaire, associe avec élégance pierre, brique et fonte, et son décor de céramique vante déjà les produits du terroir.
Décidé par Napoléon ler et terminé par Napoléon III, on a une vue sur les quais et le pont Saint-Jacques : héritier d'un ouvrage médiéval, si ce n'est romain, celui-ci a été aménagé en pont tournant pour permettre jadis le passage des péniches.
Moissac est sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
On vient de Lauzerte. La prochaine commune est Auvillar, réputée pour sa halle ronde et l'église Saint-Pierre.
Quittant Moissac par la porte Saint-Jacques, certains jacquets traversaient la Garonne en bac à La Pointe, en direction du prieuré Saint-Nicolas de La Grave.
Si d'autres préféraient franchir les eaux à Malause, tous se retrouvaient à Auvillar.
S'ils n'avaient trouvé place à l'hôtellerie, ils pouvaient compter sur la maladrerie de l'abbaye, située près de l'église Saint-Martin, ou sur les autres hôpitaux de la cité moissagaise, dont un était placé sous le vocable de Saint-Jacques.
Moissac est l'une des rares villes de la via Podiensis où l'on trouve mention d'une confrérie de Saint-Jacques. Cette association apparaît tardivement, en 1523. À cette époque, les mentalités ne sont plus ce qu'elles pouvaient être au coeur du Moyen Âge, quand les confrères fondaient ou géraient des hôpitaux.
Les confrères-pèlerins de Moissac semblent repliés sur eux-mêmes. Leurs activités essentielles sont la célébration de la Saint-Jacques, messe, procession et... banquet, ainsi que l'assistance aux funérailles des confrères morts.
Moissac, comme Cahors, possédait du reste une paroisse dédiée à l'apôtre.
Depuis cinq ans, un centre international d'hébergement accueille plus de 5 000 pèlerins par an. Il s'agit du Carmel, bâtiment historique flanqué en surplomb de la ville, entièrement restauré et confié pour sa gestion par la ville au Club alpin. Là ils trouvent des chambres communes ou indépendantes, des salles de repos et de réunion, des services (buanderie), une cuisine équipée commune. Le prix de journée est modeste.
De l'église Saint-Jacques médiévale, seul le nom reste. L'édifice actuel, du XIXe siècle, a été aménagé en musée de l'artisanat.
Thomery (France)
La Ville de Moissac est aussi jumelée avec la ville d'Astorga (Province de León), autre ville étape des chemins de Compostelle importante en Espagne.
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Moissac / Cet article est sous CC-BY-SA
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