Pour les articles homonymes, voir Montbrison. Pour les articles homonymes, voir Moingt (homonymie).
Montbrison est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.
Montbrison, cité historique mentionnée dès la fin du XIe siècle, est considérée comme la capitale historique du Forez. De ce passé prestigieux, la cité conserve un riche patrimoine, dont la Collégiale Notre-Dame d’Espérance est l’illustration la plus imposante. La ville dispose d'un centre ville commercial, dynamique et très attractif: ses 280 commerces en centre ville et son marché hebdomadaire le samedi matin sont réputés. Classée "Ville fleurie 3 fleurs", son fleurissement et sa qualité de vie font la fierté de tous les montbrisonnais.
L'ancienne commune de Moingt lui est associée depuis 1973. Une procédure de consultation des habitants de Moingt a été initiée le 18 octobre 2009 afin de procéder à une éventuelle fusion complète des deux communes, cependant les habitants de Moingt ont refusé la fusion simple ( "Non" à 55,94 %)
Géographie
Montbrison fait partie du Forez. La ville se situe à la limite de la plaine du Forez, au pieds des monts du Forez. Montbrison est à 75 km de Lyon par les Monts du Lyonnais et 37 km de Saint-Étienne. La gare de chemin de fer est sur la ligne Saint-Étienne - Clermont-Ferrand.
Montbrison est arrosée par les rivières Vizézy et Moingt.
Histoire
Vue de Montbrison
La plus ancienne mention du lieu remonte à 870.La ville de Montbrison naît autour du château des comtes du Forez, dont elle devient la capitale.
Elle est fortifiée à la suite des ravages que lui infligent les Anglais au début de la guerre de Cent Ans. François Ier la rattacha à la Couronne. Pendant les guerres de religion (France), Montbrison est prise et pillée par les protestants du baron des Adrets en 1562. La garnison est jetée du haut des remparts sur les piques des protestants.
Le couvent de la Visitation fut fondé en 1643 en pleine période de disette.Dans les années 1648-1653, sévit une crise due aux mauvaises récoltes (disette et peste).Le couvent des Augustines (Ordre des Augustins) est fondé en 1654.
- 1659 : création de l'Hôpital général (ou Charité) pour enfermer les pauvres.
- 1754 : Louis Mandrin, le “capitaine des contrebandiers” passe à Montbrison.
- En 1783 éclate une crise du clergé et des ordres religieux.
Le Vizézy au centre ville.
- En 1789, le marquis de Rostaing, président de l'assemblée du département, devient député du tiers état aux États généraux. Dans chaque paroisse ou communauté d'habitants, on rédige un cahier de doléances lors des réunions de l'assemblée générale du tiers état ou des assemblées des trois ordres.
- En 1792, face à la menace ennemie aux frontières, on proclame la Patrie en danger. C’est la conscription en masse, 5 000 hommes de Rhône-et-Loire partent. Le bataillon de Rhône-et-Loire fut le premier à chanter la Marseillaise à Strasbourg. Les députés de Rhône-et-Loire à la Convention sont élus. Le 21 septembre 1792, l'abolition de la royauté est proclamée. Les communes proclament la « patrie en danger » (guerre contre l'Autriche) : les engagements sont volontaires. Un climat de guerre civile s’installe : expulsion des prêtres réfractaires et des communautés religieuses, confiscation des registres paroissiaux. Les Clarisses et les prêtres réfractaires de Montbrison se réfugient dans les monts du Forez, où ils sont cachés par les paysans.
- En 1795, Montbrison devient la préfecture de la Loire par décret de la Convention nationale. Elle reste préfecture jusqu'en 1855.
Le couvent des Ursulines est fermé en 1851.
- En 1892, exécution de Ravachol
- En 1909, les becs électriques remplacent les becs de gaz.
- En 1918, les Fonderies & Ateliers de Construction Chavanne-Brun-Tissages s'implantent à Montbrison.
- En 1920, le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 est érigé, à l'époque à coté du portail de l'ancienne caserne de Vaux. Il fut transféré à la démolition de la caserne au jardin d'Allard, où il se trouve encore aujourd'hui. Au sujet de son ignauguration en 1920 figure une anecdote parmi les plus intéressantes de l'histoire de Montbrison: le sénateur de la Loire Emile Reymond, tué au combat le 21 octobre 1914 (dont le buste figure au centre du monument aux morts), était un ami personnel du président de la république de l'époque Paul Deschanel. Ce dernier avait donc décidé de présider l'ignauguration du monument aux morts, fixée à la date du 24 mai. Montbrison en fête s'était donc préparée à accueillir dignement le président de la république, à la mesure de l'évènement à l'époque: le tout Montbrison était en effet massé place Eugène Beaune, ou avait été dressé un podium destiné à accueillir le Chef de l'Etat... qui n'arrivera finalement jamais à Montbrison. En effet, parti la veille de Paris en train, Paul Deschanel tomba du train vers minuit aux alentours de Montargis (Loiret). Un garde barrière trouva le président de la république en pyjama sur la voie: "Je suis le président de la République" lui dit-il. Le garde barrière ne le crut pas, mais l'invitant malgré tout chez lui pour passer la nuit et lui proposant son lit, il se rendit compte qu'il s'agissait effectivement d'un personnage important : il avait les pieds propres ! Et voila comment Montbrison ne vit jamais de président de la république dans sa ville, comment cet épisode de la vie du président Deschanel fit la page de couverture du numéro 4030 du 29 mai 1920 du très sérieux journal hebdomadaire de l'époque, l'ILLUSTRATION... et comment cet évènement fit rire la France entière et apporta pendant quelques temps à Montbrison une certaine notoriété!.
- En 1940, le Forez est occupé par les troupes allemandes entre le 19 et le 23 juin 1940, Montbrison étant en zone libre, les Allemands se retirent début juillet.
- En 1944, installation des Maquis (résistance) (Ex Roche: 120 hommes) attaqués le 7 août 1944 . GMR et Allemands. Les maquis sont intégrés aux FFI, puis à l’armée régulière. Montbrison est libérée en août.
- En 1954, construction d'une station d'alimentation en eau potable.
- En 1968, tournage de la série télévisée Jacquou le Croquant.
- En 1962, la fourme de Montbrison, fromage local, bénéficie de l'AOC.
Blasonnement
Différents blasonnements sont connus :
- De gueules, à une tour crènelée d'argent tenant à un mur crènelé de même ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.'
- D'azur, au château d'argent sommé de trois girouettes d'or et trois fleurs de lis d'or en chef.
- D'or, au chevron de gueules, chargé d'un croissant d'argent.
Selon Marguerite Fournier-Néel (Montbrison coeur du Forez page 11) les armes de Montbrison sont de gueules à la montagne d'or sommée d'un château de même, au chef cousu de France.
Le site notrefamille.com donne une description très précise : de gueules, à la tour crénelée de cinq pièces, senestrée d'un avant-mur crénelé de huit, le tout d'or ; la tour et le mur ouverts, ajourés et maçonnés de sable ; au chef cousu d'azur à trois fleurs de lys d'or
Jumelages
Devise
Ad explandum hostile scelus.
Administration
Démographie
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Économie
- Antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Etienne / Montbrison.
Lieux et monuments
La collégiale Notre-Dame d'Espérance.
- La Diana : La salle héraldique de La Diana a été aménagée aux environs de l’an 1300 par le comte Jean 1er de Forez. Un ensemble de 1970 blasons de l’époque décore sa voûte ogivale en bois, unique en France par son ancienneté. Les Etats de la province se réunirent dans ce haut lieu de l'histoire médiévale du forez, et François 1er y fut accueilli en 1536. La Ville de Montbrison l’acquit en 1862, à l’instigation du duc de Persigny, ministre de Napoléon III et forézien, la restaura, y installa la Société Historique et Archéologique du Forez, qui en prit le nom, et y aménagea une bibliothèque. Le musée archéologique, créé dès 1881, témoigne de la richesse du passé forézien à travers des collections paléolithiques, néolithiques, protohistoriques, et médiévales. Un trésor d’orfèvrerie gallo-romaine y est également exposé.
- Collégiale Notre-Dame d'Espérance: la collégiale a été fondée par le Comte Guy IV, Comte de Forez. La construction de cette église gothique s’échelonne sur presque deux siècles et demi (1223-1466). Classée "monument historique", tout comme l’orgue Callinet qui y est installé, elle a figuré sur la toute première liste des monuments historiques de Prosper Mérimée en 1840. Avec sa belle architecture , elle est le coeur de la cité et une des plus belles églises de toute la région. La tour-clocher du XVème siècle, épaulée de contreforts, contribue à donner à la façade un aspect imposant.
- Jardin d'Allard: gentilhomme montbrisonnais, Jean-Baptiste d’Allard fit aménager sous le Premier Empire un immense jardin derrière son hôtel particulier, jardin qui devint le premier parc public du département de la Loire. Le parc fut orné de nombreuses curiosités, peuplé de chevreuils, de cerfs, de cygnes et de paons. Il abrite de nombreuses espèces locales mais aussi une intéressante collection d’essences exotiques originaires notamment d’Amérique du Nord. Aujourd'hui, même si le jardin d'Allard ne possède plus sa superficie originelle, il reste un lieu de détente et de calme pour de nombreux montbrisonnais.
- Musée d'Allard
- Théâtre des Pénitents
Espaces verts
Montbrison est récompensée par trois fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris. 16 jardiniers de la Mairie produisent intégralement les quelques 120 000 plantes, fleurs et arbustes qui chaque année embellissent Montbrison. Un lieu mérite le détour : le Jardin d'Allard.
Personnalités liées à la commune
- Martin Bernard (1808-1883), homme politique
- Pierre Boulez (1925 - ), compositeur et chef d'orchestre
- Jean de Chantelauze (1787-1859), homme politique
- Régis de Chantelauze (1821-1888), historien
- Jean-François Chossy (1947-), homme politique, Député de la Loire
- Astrid Chazal (1989-), joueuse de football
- Claude Marie Gustave de Damas, militaire
- Philippe Delaye (né en 1975), footballeur professionnel
- Jean-Pierre Deforis (1732-1794), bénédictin
- Jacques Joseph Duguet (1649-1733), théologien et moraliste
- Noël Duret (1590-1650?), astronome
- Pierre-Marie Gaurand (1886-1943), homme politique
- Victor de Laprade (1812 - 1882), poète
- Jean-Théophile Leclerc, révolutionnaire
- Henry J.-M. Levet (1874-1906), poète
- Mickey 3D, groupe de musique
- Marie-Anne Pierrette Paulze (1758-1836)
- Suzanne du Plessis-Bellière (1599-1705), exilée à Montbrison de 1661 à 1665
- Ravachol, anarchiste, qui y fut exécuté le 11 juillet 1892.
- Muriel Robin (1955), comédienne
- Yves Triantafilos (1948), footballeur
- Antoine du Verdier (1544-1600)
- Alain Thinet coach de basket-ball
Voir aussi
- Communes de la Loire
- Personnalités nées à Montbrison
- SIEL Syndicat Intercommunal d'Energies de la Loire
Bibliographie
- Jérôme Sagnard, Montbrison, Editions Alan Sutton, collection Mémoires en images, 2000, 128 p. (ISBN 2-84253-532-4 )
Liens externes
- Site officiel
- Histoire de Montbrison
Notes et références
- ↑ Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 232
- ↑ Étienne Brossard et Joseph de La Poix de Fréminville Nugue, Histoire du département de la Loire, 1907. Le décret daté du 6 fructidor an III (23 août 1795) désigne Montbrison chef-lieu de la Loire, département 'divisé' du Rhône par le décret du 29 brumaire an II (19 novembre 1793). Feurs avait été jusque là le chef-lieu les deux premières années.
- ↑ Modèle:L'Illustration, n°4030, 29 mai 1920
- ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- ↑ INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- ↑ rapport au ministre de la liste des monuments pour lesquels des secours ont été demandés, 1840
- ↑ Source : Villes et Villages Fleuris
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