Montbron (Montberol en limousin, dialecte occitan) est une commune française, située dans le département de la Charente et la région Poitou-Charentes.
Montbron est un chef-lieu de canton située 30 km à l'est d'Angoulême, 10 km à l'ouest de la Dordogne et 15 km au sud-ouest de la Haute-Vienne.
Les routes importantes sont la D.699 (Angoulême à Limoges par Saint-Mathieu), la D.16 (Confolens à Montmoreau par La Péruse, Marthon et Villebois-Lavalette) et la D.6 (Mansle, la Rochefoucauld, Montbron, et va vers Piégut-Pluviers nommée D.91 en Dordogne).
L'habitat est très dispersé et il y a de nombreux hameaux.
situé sur la première colline calcaire (altitude 140 m) en descendant du Limousin (Massif central, schisteux et granitique) à l'est.
La Tardoire, qui passe au pied de la ville, à la Ville basse (altitude de 107 m), quitte le Massif central et arrive dans l'Angoumois calcaire.
Au nord en allant vers Montembœuf est situé le massif de l'Arbre, qui culmine à 353 m (commune de Mazerolles). Le point culminant de la commune (287 m) est d'ailleurs sur son flanc, sur la D.16, en limite des communes de Mazerolles et Rouzède.
La végétation se compose de bois de chênes, ou châtaigniers sur les hauteurs décalcifiées occupées par un terrain tertiaire de nature détritique. On pratique la polyculture (céréales, colza, tournesol, quelques vignes), et l'élevage de vaches limousines (vallée de la Tardoire ou contreforts du Limousin).
Ces lieux étaient habités dès la Préhistoire comme en témoignent le crâne (présent au Musée de l'Homme à Paris) ainsi que divers ossements humains et réalisations humaines trouvés dans la grotte de Montgaudier (distante de 2 km) et visible dans le musée du vieux château de Montbron.
L'histoire du bourg commence avec un soldat franc : Berulfi qui donne son nom au fortin installé sur le monticule surplombant et gardant une boucle de la Tardoire (affluent de la Charente) et devient ainsi Mons Berulfi.
Le donjon fut rasé par Charles VII de France en signe d'infamie.
Au cours du Moyen Âge, Montbron se trouvait sur un itinéraire secondaire très fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle ou en revenaient, et de nombreuses épidémies et particulièrement la lèpre firent beaucoup de victimes comme l'atteste la présence de la Chapelle des Lépreux.
Vers 1577, des bandes de paysans accourus des environs de Châlus chassent une troupe de protestants de Montbron, dont ils s'étaient emparés avec un nommé Gore à leur tête. Les protestants avaient capitulé, mais un grand nombre des leurs furent massacrés.
Cette terre était anciennement du domaine des comtes de Lusignan et fut donnée ensuite en partage à un puîné de cette famille. Le comte de Fontaine qui descendait des seigneurs de cette maison portait les anciennes armes des Lusignan. Depuis l'acquisition qu'en fit Marguerite de Rohan, elle passa dans la maison de Montmorency. Gabriel de Montmorency, fils d'Anne de Montmorency, connétable de France, portait le nom de baron de Montbron. Il fut tué à l'âge de 21 ans à la bataille de Dreux. Montbron passa par acquisition dans la maison de Loménie de Brienne au commencement du XVIIe siècle. La terre fut érigée en comté en faveur de Henri-Auguste de Loménie en 1624. Ensuite, elle fut vendue à Étienne de Chérade, lieutenant général de la sénéchaussée d'Angoumois en 1699, et érigée de nouveau en comté, en faveur de son petit-fils, par lettres patentes de 1776 portant réunion de la baronnie de Marthon sous même titre de comte.
Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, la ville est identifiée sous le nom de Mont Beron.
Selon d'Hozier, la ville porte de vair à un chef componné d'argent et de sinople.
L’Église Saint-Maurice est une église romane du XIIe siècle, rénovée au XIXe siècle et classée monument historique en 1862.
Plusieurs autres bâtiments religieux ont également été édifiés sur la commune : la chapelle Notre-Dame du Bon Secours (connue sous le nom de chapelle des Lépreux), la chapelle Sainte-Marthe située à côté de la mairie et la lanterne des morts dans l’ancien cimetière.
La grotte de Fontéchevade, patrimoine du paléolithique, a été classée monument historique le 6 septembre 1933.
La Barbacane était jadis l’entrée principale de la ville fortifiée. La rampe de la Barbacane qui part du Vieux Château et descend jusqu’à la « basse Ville » a été réhabilitée en 2004.
Le château de Montbron (ou Vieux Château) que nous connaissons a été édifié au cours du XVe siècle, vers 1480, peu après la guerre de Cent Ans, sous l’autorité de Marguerite de Rohan, comtesse d'Angoulême. On remarque l'escalier à vis dans une tour polygonale. Il a été construit avec les pierres de l’ancienne forteresse féodale et intégré dans la cité entourée de remparts. Hormis deux cheminées peintes du XVIIe siècle qui sont classées, le reste du château est inscrit aux monuments historiques depuis 1985.
Le château de Chabrot, construction élégante du XVe siècle modifiée au XVIIe siècle, est un logis avec tourelles et une galerie à deux niveaux sur une portion de la façade. Il est également inscrit depuis 1973.
Le château de Ferrières, formé de trois ailes autour d'une cour ouverte, avait son entrée sous un pavillon carré. Lui aussi est inscrit depuis 1973
Le château de Menet présente trois tourelles dont une au centre de sa façade semble-t-il du XVIe siècle. Il est inscrit depuis 1983.
Le château de Sainte-Catherine est composé d'un logis ancien encadré de deux pavillons couverts de tuiles plates plus décents. C'est aujourd'hui un hôtel.
Le château de Lavaud, en bordure de la Tardoire, est aujourd'hui aménagé en chambres d'hôtes.
Avec le château de Marendat et celui de Montgaudier, Montbron compte pas moins de huit châteaux.
Deux moulins sont établis sur le territoire communal, le moulin de Menet et le moulin de Chabrot, datant du XIXe siècle, tous les deux alimentés par les eaux de la Tardoire.
La mairie occupe la maison du docteur Léon Rebière-Laborde.
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