Montereau-Fault-Yonne est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Monterelais.
Ne pas confondre la ville de Montereau-Fault-Yonne, couramment appelée « Montereau », avec la commune de Montereau dans le Loiret ou avec la commune de Montereau-sur-le-Jard, en Seine-et-Marne, à 6 km au Nord de Melun.
Située aux confins du Gâtinais au sud, de la Brie au nord, de la Bassée à l'est, la ville tient son nom de sa position géographique au confluent de l'Yonne et de la Seine ("fault", également orthographié "faut", vient du verbe faillir dans son sens ancien de choir).
Mais le débit de l'Yonne étant supérieur à celui de la Seine à la confluence, c'est géographiquement la Seine qui se jette dans l'Yonne.
Malgré plusieurs retenues sur l'Yonne et ses affluents dans le Morvan (lac des Settons mis en service en 1861, lac du Crescent mis en service en 1932, lac de Chaumeçon mis en service en 1935, lac de Pannecière mis en service en 1949), des inondations surviennent régulièrement, en particulier quand Yonne et la Seine sont simultanément en crue. La dernière grande inondation a lieu en janvier 1955. Avec la mise en service en 1966 du réservoir Seine (le lac d'Orient), les crues diminuent en fréquence et en intensité. Elles deviennent très rares avec la mise en service du réservoir Aube en 1989 et la mise en place de mesures de suivi et de prévision performantes.
Dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant du Nord, Montereau-Fault-Yonne est limitrophe de :
Le village construit au confluent par les gallo-romains porte le nom de Condate.
Une chapelle dédiée à Saint-Maurice entre Seine et Yonne lui donne le nom de Monasteriolum, qui évolue en Monsteriolum, Musterolium, Musteriolum, Monstrolium, Monterolum, Musterolum .
Depuis le 5 août 1992, l'orthographe officielle est Montereau-Fault-Yonne . Précédemment on écrivait Montereau-faut-Yonne.
Le séjour des hommes est attesté depuis plus de six mille ans autour du confluent de la Seine et de l'Yonne par plusieurs sites archéologiques du néolithique récent, de l'âge du bronze et de l'âge du fer.
La ville doit son origine à un petit monastère construit au VIe siècle dont la chapelle est dédiée à Saint Martin.
La ville est alors divisée en trois paroisses : Saint Nicolas sur la rive droite de la Seine, Saint Maurice entre Seine et Yonne et Saint Loup sur la rive gauche. L'économie de la ville se base sur le commerce, grâce à ses marchés aux blés et aux cochons.
En 1026, Raynard, comte de Sens, construit, sur la pointe formée par la Seine et l'Yonne, un château pour rançonner les marchands qui descendent ces deux rivières. Ainsi est établie la seigneurie de Montereau.
Au XIIIe siècle, Thibaut, comte de Champagne, s'étant révolté contre lui, Saint Louis, le roi de France, punit son vassal en le forçant à lui céder Montereau, qu'il réunit à son domaine.
En 1359, Charles le Mauvais, roi de Navarre, qui tient la ville en raison de son ascendance champenoise, la perd devant le régent de France (le futur roi Charles V).
Jean sans Peur, duc de Bourgogne est tué sur le pont de la ville le 10 septembre 1419 par Tanneguy du Châtel et le sire de Barbazan (voir assassinat de Jean sans Peur), au cours de l'entrevue qu'il a avec le dauphin, futur roi Charles VII. Cet acte a pour but d'empêcher un rapprochement du Dauphin avec le parti bourguignon et de venger l'assassinat de Louis d'Orléans en 1407. Cela s'inscrit dans la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui eu lieu durant la guerre de Cent Ans.
Plaque rappelant l'assassinat de Jean-Sans-Peur, le 10 septembre 1419.Sur le pont où Jean sans Peur a été assassiné on peut lire cette inscription :
Le 20 juin 1420, Philippe le Bon, fils et successeur du duc assassiné, s'empare de la ville, reprise par Charles VII en 1428.
Perdue à nouveau, elle est reprise aux Anglais le 10 octobre 1437, à l'issue d'un long siège, par l'armée de Charles VII, commandée par Arthur III de Bretagne, Connétable de France. Le dauphin, le futur Louis XI participe aux opérations.
En 1567, pendant les guerres de religion, Condé s'empare brièvement de la ville.
En 1587, les habitants de Montereau prennent le parti de la Ligue, mais finissent par accepter en 1590 la légitimité du nouveau roi Henri IV.
Statue équestre de Napoléon, placée au-dessus du confluent de la Seine et de l'Yonne.Montereau est également le lieu d'une des dernières victoires de Napoléon le 14 février 1814 contre les Autrichiens.
Article détaillé : Bataille de Montereau.En 1755, est créée la faïencerie de Montereau. En 1840, elle fusionne avec la faïencerie de Creil. Elle cesse ses activités en 1955.
En 1848, la ligne de Montereau à Troyes est mise en service par la Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes. Mais la ligne de Paris à Tonnerre n'étant pas achevée à cette date, la compagnie du Montereau-Troyes fut autorisée, de janvier à août 1849, à assurer temporairement l'exploitation de la portion de ligne entre Melun et Montereau permettant ainsi une liaison directe de Troyes à Paris par transbordement à Melun, par un coche d'eau, pour rejoindre à Corbeil le chemin de fer menant à Paris
En 1849, la ligne Paris – Lyon par Melun, Montereau et Tonnerre est mise en service. Le 30 Septembre 1888 il en est de même pour la ligne Souppes – Egreville – Montereau. En juin 1890, la locomotive à chaudière Flaman bat le record du monde de vitesse sur rail (144 km/h) entre Sens et Montereau.
Au cours du XIXe siècle, Monterau devient un petit centre industriel, avec, outre la faïencerie industrielle, des usines de produits chimiques, des verreries, ... Ce développement se poursuit durant le XXe siècle.
La place Jean XXIII, au cœur du quartier de Surville.La ville connait de lourds bombardements lors des combats de mai-juin 1940 au cours de la Seconde Guerre mondiale. Les ponts et les quartiers du centre-ville sont détruits ou subissent des dommages importants. Ils sont reconstruits au début des années 1950.
La ville connaît une nouvelle étape à la fin des années 1950 avec le Plan d'aménagement et d'organisation générale de la région parisienne (PADOG, ancêtre du Schéma directeur de la région Île-de-France) qui fait de Montereau une agglomération d'équilibre, dans le cadre du plan des "3 M" de Seine-et-Marne (Meaux, Melun et Montereau). C'est dans ce contexte qu'est décidée l'extension de la ville sur le plateau de Surville. Après la construction d'une petite cité d'urgence en 1955 dans cette zone encore agricole, c'est la construction d'une nouvelle ville qui est entreprise avec 6 000 logements prévus. Une grande zone industrielle est également prévue à la confluence Seine-Yonne, ce qui occasionne le creusement d'une gigantesque darse pour permettre un accès aux péniches à grand gabarit. L'objectif est alors pour Montereau d'atteindre une population totale de 45 000 habitants. Finalement, à la suite des difficultés économiques de la zone industrielle et de la concurrence des villes nouvelles au début des années 1970, le développement de la ville est beaucoup plus limité que prévu.
De gueules aux trois tours d’argent ouvertes du champ et maçonnées de sable, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.
En 2007, la commune a reçu le label « Mention Ville Internet ».
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Les principales industries de la ville sont :
Antoine Bertin, dans Voyage en Bourgogne (1777) garde un mauvais souvenir de son repas à Montereau mais donne une vision poétique de l'Yonne et de la Seine.
Victor Hugo ne semble pas garder non plus un bon souvenir de son passage à Montereau. Il note dans son journal : 26 juillet 1835, Montereau : Je suis parti hier matin à sept heures par le bateau à vapeur... fort contrarié de ne pas trouver de voiture, et ne sachant pas encore en ce moment si je partirai dans une heure pour Sens par la diligence ou demain matin en cabriolet pour Provins. J'ai affaire à d'affreux loueurs de voitures qui font tout ce qu'ils peuvent pour me rançonner.
Alexandre Dumas, dans Impressions de voyage (1851), donne une description de la ville et narre l'assassinat de Jean sans Peur et la bataille de 1814.
Dans l'Education sentimentale, de Gustave Flaubert (1869), le héros, Frédéric Moreau, quitte Paris en bateau sur le Ville de Montereau. Il fait plusieurs passages à Montereau.
Guillaume Apollinaire mentionne Montereau dans Le flaneur des deux rives, publié en 1918.
Camille Mulley situe dans la région de Montereau l'action de son roman, Le dernier Sainte-Hélène, publié en 1937.
Fondé en 908 sur le coteau est de la colline de Surville, il est rattaché à Saint-Laumer de Blois. Il devient une ferme qui fut abandonnée dans les années 1960.
Des fouilles sont entreprises et mettent à jour dans l'ancienne chapelle des vestiges du XIe et XIIIe siècle en particulier des sarcophages dont certains réemplois sont visibles dans les contreforts.
Depuis le 14 février 2010, il est le siège social des Tréteaux de France.
Elle est construite pour être le lieu de culte du chapitre de neuf chanoines fondé en 1195 par l'archevêque de Sens. Elle est édifiée du XIIe au XVIe siècle.
La collégiale est placée sous le double vocable de Notre-Dame et de Saint Loup lors de la suppression du chapitre en 1772.
La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup renferme, accrochée la cinquième travée de la nef, une épée qui selon la tradition aurait appartenu à Jean sans Peur (elle daterait en réalité de l'époque de Louis XIV).
Cette maison à encorbellement est l'une des trois seules qui subsistent à Montereau-Fault-Yonne.
En 1695, Jeanne Chineau, fille et épouse de notables, en fait don à la confrérie des dames de la Charité. La confrérie y recueille et y soigne les malades pauvres de la ville et des faubourgs jusqu'en 1717.
En 1867, sous le second empire, est érigée au confluent une statue équestre de Napoléon 1er, oeuvre Charles Pierre Victor Pajol (1812-1896), fils aîné du général Pajol et général du Second Empire. Elle est inaugurée le 18 août 1868.
Le socle comporte deux bas-reliefs illustrant la bataille du 18 février 1814 : Napoléon pointant les canons depuis le plateau de Surville et la charge du Général Pajol.
Le musée de la faïence de Montereau.La manufacture de faïence fine de Montereau, fondée en 1745, associée à celle de Creil de 1840 à 1895, puis à celle de Choisy en 1920, ferme ses portes en 1955.
En 1985, un musée spécialisé est ouvert dans l’ancien Hôtel des Postes. Il présente une sélection de 400 pièces illustrant l’évolution des formes et des décors au fil du temps.
Grand ensemble construit par les frères Luc et Xavier Arsène-Henry, Prix de Rome, entre 1961 et 1974. Par arrêté ministériel du 3 août 1959, un terrain de 114 hectares sur un plateau dominant la ville est déclarée Zone à urbaniser en priorité. Il comprend un des tous premiers exemples de logements évolutifs. Finalement, ce sont 4 725 logements qui sont construits (sur un total de 6 000 prévus à l'origine).
Le projet de renouvellement urbain (2004-2008) en lien avec l'ANRU prévoie la destruction de 1354 logements essentiellement dans la partie nord et ouest du quartier (quartier d'Alembert, Lavoisier, Jules Ferry et Jean-sans-Peur). 921 logements sociaux doivent être reconstruits dans le quartier.
Voir la fiche de la base Mérimée et photographies du quartier
Voir les photographies des immeubles de Arsène-Henry (1980) issues du fonds Vera Cardot et Pierre Joly, conservé à la bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou
Voir la Convention de renouvellement urbain sur le site de l'ANRU.
Créée le 27 juillet 1995, propriété de la Ville de Montereau, la réserve naturelle de Montereau est riche de plus de 400 espèces végétales, dont plusieurs espèces protégées, fréquentée par de nombreux oiseaux, insectes et mammifères. Elle présente des milieux naturels variés (boisements, pelouses sèches, prairie...)
De gueules aux trois tours d'argent ouvertes du champ et maçonnées de sable, au chef cousu d'azur chargé de trois fleur de lys d'or.
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