Montigny-lès-Metz est une commune française située dans le département de la Moselle.
Ses habitants sont appelés les Montigniens.
Enserrée entre la Moselle et son affluent droit, la Seille, traversée par le canal de Jouy-aux-Arches dans sa partie nord, Montigny est urbanisée sur la quasi-totalité de son territoire. Sa densité de population est d’ailleurs supérieure à celle de Metz, 3498 contre 2968 habitants au km² ce qui en fait la troisième ville du département avec 22 843 habitants juste devant Forbach a population quasi-égale.
Montigny-lès-Metz est située dans l’ouest de l’agglomération messine, dans laquelle elle se trouve totalement intégrée. Les limites avec les communes avoisinantes sont d’ailleurs imperceptibles, si ce n’est par les panneaux d’entrée et de sortie de commune. La ville de Metz borde Montigny sur tout son côté est, Longeville-lès-Metz au nord, Marly au sud et Moulins-lès-Metz (quartier Saint-Pierre) au sud-ouest. À l’ouest se trouve le village de Scy-Chazelles avec lequel Montigny n’est reliée que par le pont de chemin de fer sur la Moselle.
La commune est traversée par plusieurs artères de circulation de l’agglomération, comme la rue de Pont-à-Mousson (route nationale 57) se dirigeant vers Moulins-lès-Metz ou la rue du général Franiatte allant vers Marly. Le centre de Metz n’est pas très éloigné, le secteur du jardin botanique de Metz n’en est distant que d’environ 20 minutes à pied.
C’est une banlieue aux caractéristiques variées, avec une dominance résidentielle, par un habitat soit individuel soit collectif. Le centre historique a été prolongé au sud par l’installation de nombreuses casernes. Les quartiers périphériques ont permis d’accueillir progressivement une population en forte croissance : Cité Jérusalem à l’est, Saint-Ladre et Les friches à l’ouest…
Les premières traces de civilisation de Montigny-lès-Metz remontent au paléolithique. Ces nomades chasseurs-cueilleurs sont issus de peuples venus de l’Est, il y a 10 000 ans. En 1882, un « coup de poing » ou biface vieux de 200 000 ans av. J.-C., a été découvert dans une sablière de Montigny-lès-Metz. et dans le lit de la Moselle, un polissoir de pierre et des bijoux.
Par la suite, ce sont les Ligures, inventeurs du bronze et des alliages de cuivre et d’étain, qui occupent les lieux. Ils exploitent le sel dans le Saulnois et fondent sur cette prospérité le bourg où on a retrouvé des traces de leurs premières charpentes, datées de 1 200 ans av. J.-C.
Montigny dépendait du Pays Messin faisant partie de l’ancienne province des Trois-Évêchés. Vouerie épiscopale jusqu’à la Révolution. La seigneurie appartint au XVe siècle aux Heux, puis au XVIIIe siècle à l’abbaye de Saint-Antoine-de-Padoue.
Son développement a commencé au milieu du XIXe siècle : le village maraîcher est devenu une grande cité-faubourg de Metz. En 1817, Montigny-lès-Metz, village de l’ancienne province des Trois-Evêchés avait pour annexes le village de Saint-Privat, le hameau de la Basse-Montigny, les fermes de Haute Saint-Ladre, Grange-d’Agneaux, la Vacquinière, la Grange-le-Mercier, la Horgne-au-Sablon, Blory, les maisons isolées de la Ferque, Jérusalem et de la Blanchirie. À cette époque, il y avait 848 habitants répartis dans 108 maisons. Et Saint-Privat à cette époque comptait 100 habitants répartis dans 16 maisons.
Comme les autres communes de Moselle, Montigny est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Lors de la seconde annexion, le 1er octobre 1940, la commune de Montigny-lès-Metz, rebaptisée "Montenich", intégre le district urbain de Metz ou "Stadtkreis Metz".
L’origine du nom Montigny viendrait probablement de deux mots latins :
D’où « le mont du feu » ou « la hauteur enflammée » qui aurait été appelée ainsi par les Gaulois qui allumaient des feux sur le mont Saint-Quentin afin de correspondre d’un village à l’autre.
Le nom allemand de la commune pendant l’annexion était Monteningen bei Metz.
Le blason est complété par la Croix de guerre 1939-1945 avec palme, décernée à la ville par le ministre de la Défense nationale le 11 novembre 1948.
Le château de Courcelles, au 73 rue de Pont-à-Mousson, est édifié au début XVIIIe siècle dans un cadre de verdure sur la rive droite de la Moselle. Le château a une cour d'honneur, des toits en ardoise accompagnés de lucarnes, une statue rappelant le siège de 1552, son parc offre une vue ouverte sur les côtes, notamment le mont Saint-Quentin.
L'édifice figure pour la première fois sur un plan de Nicolas Duchêne de 1716 comme appartenant à « Monsieur de Courcelles ».
Le 1er septembre 1744, des festivités et réjouissances se déroulent dans la demeure « pour la convalescence du Roi » Louis XV qui est soudainement tombé gravement malade lors de sa visite et de son séjour à Metz.
La château passe de Charles Joseph de Courcelles (époux de Barbe Besser dont la famille posséde la seigneurie), conseiller secrétaire du Roi au XVIIIe siècle à Pierre Charles Baudinet de Courcelles, capitaine du régiment de Bourbonnais, seigneur de Courcelles (Meurthe et Moselle) au début du XIXe siècle.
Entre ces deux familles (sans aucun lien de parenté) qui devaient pérenniser leur homonymie pour le futur nom du château, se suivent au XVIIIe siècle, plusieurs maisons appartenant à la noblesse : les Gousseaud (1748), les Chastel de Villemont (1762), les Lecomte d'Humbepaire (1776), les Michelet, seigneurs de Vatimont (1781). Les Baudinet de Courcelles qui l'acquièrent en 1802, le conservent jusqu'en 1949, date à laquelle la ville de Montigny-lès-Metz en devient propriétaire.
La ville n'en fait pas grand usage même si écoles, associations diverses et un cabinet d'architectes l'occupent. Très délabré, plusieurs projets se font jour sans trouver un début de réalisation. Il faut attendre 2002 pour que la volonté municipale affirme une restauration dans toute son ampleur. Le château a été réhabilité entre octobre 2003 et mai 2005 par les architectes Christian François et Patricia Henrion.
Le pavillon de garde du château est devenu la Maison du Pays messin qui accueille le Syndicat intercommunal à vocation touristique (SIVT), véritable vitrine du tourisme en pays messin. Le syndicat compte 111 communes avec une population de 320 000 habitants et intervient en matière d’aménagement, d’animation, de promotion, d’aide et de conseils aux porteurs de projet qu’ils soient institutionnels ou privés. L’accueil du public est assuré à la Maison du pays messin, où ce dernier peut se renseigner sur l’offre touristique du territoire.
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