Montluçon (prononciation : /mɔ̃.ly.sɔ̃/) est une commune française située dans le centre de la France. Elle est une sous-préfecture du département de l'Allier dans la région Auvergne.
Ses 39 761 habitants (au 1er janvier 2007), appelés les Montluçonnais et Montluçonnaises, en font la première commune du département, devant Moulins la préfecture, et derrière Clermont-Ferrand pour la région Auvergne.
Ville natale de Marx Dormoy rattaché à la couronne de France en 1531, située à l'ouest du Bourbonnais, elle a longtemps été rivale de Moulins, la capitale, notamment à la création du département. Puis elle la dépasse au milieu du XIXe siècle grâce à la révolution industrielle.
Montluçon bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris. Montluçon est aussi une ville d'art.
La commune de Montluçon est située dans le massif central, au nord-ouest de la région Auvergne et à l'ouest du département de l'Allier. Elle n'est pas loin de la Méridienne Verte (ou Méridien de Paris) et du Méridien de Greenwich. Elle est la principale commune de l'aire urbaine de Montluçon qui concentre 78 015 habitants en 2006 et 32 communes. Historiquement, elle appartient à la province du Bourbonnais. Son unité urbaine regroupe les communes de Désertines, Domérat, Lavault-Sainte-Anne, Montluçon, Prémilhat, Quinssaines et Saint-Victor. Montluçon est située à 59 km de Guéret, 61 km de Moulins, 72 km de Clermont-Ferrand, 84 km de Bourges, 87 km de Châteauroux et 281 km de Paris.
Montluçon se trouve dans la région naturelle du bocage bourbonnais. Les collines qui dominent la ville à l'est sont composées de roches cristallines, cristallophylliennes (gneiss, leptynites, serpentines) et granitiques (granite à deux micas). La partie basse est constituée de roches sédimentaires tertiaires (argiles, grès, calcaires et marnes) qui datent de l'Oligocène. Ces collines ont été formées à partir d'une collision continentale, vraisemblablement hercynienne, qui a structuré le Massif central.
Le point le plus bas de la commune, à 194 m d'altitude, est situé près de la station d'épuration à la limite de la commune de Saint-Victor. Le point le plus haut culmine à 364 m d'altitude et est situé au sud-est de la commune, près du quartier Rimard.
La ville est traversée par le Cher. Long de 367 km, il est rattachée au bassin versant de la Loire. Il prend sa source à Mérinchal, à 700 m d'altitude, puis monte vers le nord à travers les gorges du Cher et atteint Montluçon au sud. Il la traverse du sud au nord en effectuant un cours sinueux et sépare la ville en deux, le vieux Montluçon se situant sur la rive droite, puis continue sa course au nord vers le Berry. Cette rivière reçoit quelques affluents, l'Amaron et le Polier en rive droite, le ruisseau des Serpents et le ruisseau de la Vernoile ou ruisseau de l'Étang de Sault en rive gauche.
Le canal de Berry, dont le cours commence au niveau du centre commercial Saint-Jacques, suit le Cher en direction du nord. Il a été construit entre 1808 et 1840 et permettait le transport du charbon et du fer car le Cher n'était pas navigable. Le canal a été recouvert suite à l'aménagement du centre commercial et n'est visible qu'environ 1 km au nord au niveau de la zone industrielle.
La commune bénéficie d'un climat continental car elle se situe loin de la mer.
Voici ci-dessous les températures et précipitations de 2008 :
Voici le tableau qui donnent les records de températures de Vichy :
Montluçon se situe près de l'A71 qui relie Orléans à Clermont-Ferrand. Elle permet d'accéder à la commune au nord par le biais de la route départementale 2144 (ancienne route nationale 144) qui vient de Bourges et qui continue au sud jusqu'à Riom. Elle est aussi accessible au nord-est par la route départementale 94 qui la relie depuis Cosne-d'Allier. Sur le réseau secondaire, la route départementale 943 part au nord-ouest en direction de Châteauroux. La route nationale 145 rejoint Guéret par le sud-ouest puis la Souterraine et enfin Bellac. La route nationale 371, déclassée en RD 2371, part à l'est jusqu'à Montmarault où elle rejoint la route nationale 79.
L'aéroport de Montluçon-Guéret est situé sur la commune de Lépaud dans la Creuse. Il est situé à 40 km de Guéret et 20 km de Montluçon.
L'aérodrome de Montluçon-Domérat est situé au lieu-dit Villars sur la commune de Domérat. Les Ailes Montluçonnaises, fondé en 1944, propose des voyages, des baptêmes de l'air ou encore une école de pilotage.
La gare de Montluçon-Ville, mise en service en 1859, est au confluent de deux grandes lignes ferroviaires. Elle est desservie par la ligne Paris - Vierzon - Bourges - Montluçon. Les trains mettent environ 3 heures pour atteindre la gare de Paris-Austerlitz. Elle est aussi desservie par les lignes Ligne Lyon - Bordeaux et Montluçon - Gueret - Saint-Sulpice-Laurière - Limoges. La ligne Paris - Vierzon - Bourges -Montluçon reste cependant la plus importante du trafic voyageur.
Jusqu'en 1972, il était possible de se rendre à Moulins via la ligne ligne Montluçon - Tronget - Moulins. Il était aussi possible de se rendre à Néris-les-Bains mais cette ligne est devenue une voie piétonne. Le trafic des lignes Montluçon - Clermont-Ferrand via Volvic et Montluçon - Ussel via Eygurande-Merlines a été suspendu respectivement en décembre 2007 et en mars 2008.
Montluçon pourrait être choisie pour être le nœud ferroviaire qui couplerait le projet de grande vitesse Nord-Sud, au projet de transversale Alpes-Atlantique par la LGV Centre France et la Transversale Alpes Auvergne Atlantique (pour le choix de la bifurcation de l'antenne TRANSLINE Montluçon est en concurrence avec Vichy).
Le Canal de Berry a grandement contribué au développement économique de Montluçon au XIXe siècle.
Une section du canal existe toujours, d'autres sections plus proches du Cher et du centre ville ont été comblées notamment celle qui était située à l'emplacement du Centre commercial Saint-Jacques. S'il n'avait pas été si inopportunément morcelé à la fin des années 1950, un plan d'eau aussi précieux à l'intérieur d'une ville aurait pu être plus facilement aménagé pour le tourisme fluvial et devenir le centre d'un quartier rénové. Malgré ces difficultés, l'Association pour la réouverture du Canal de Berry (ARECABE)agit activement en faveur d'une réouverture de ce canal.
La ville possède un réseau de pistes cyclables qui permet de se rendre n'importe où dans la ville. Ce réseau s'est encore agrandi en 2008.
Maelis est une société spécialisée dans les transports en commun qui dessert l'agglomération de Montluçon. La ville est desservie par les 12 premières lignes et la ligne Cité Maelis.
La partie la plus ancienne de Montluçon se situe sur un piton rocheux dominant le Cher. Elle est délimitée par le boulevard de Courtais.
C'est au milieu du XIXe siècle que la ville se développe grâce à l'arrivée du chemin de fer et au canal de Berry qui permettront de transporter le charbon venu de Commentry.
La ville est divisée en dix quartiers ayant chacun un adjoint : Centre Ville / Les Forges, Montluçon-Est (Mongâcher, Croix Blanche, Châtelard et Diénat), Rimard / Nerdre, Saint-Jean / Chantoiseau / Les Ilets, Buffon / Les Iles / Guineberts, Fontbouillant, Bien-Assis / Fours à Chaux, Pierre Leroux, Marais / Villars et Ville Gozet / République / Blanzat.
La commune compte 23 572 logements en 2006 soit 261 de plus qu'en 1999. Les résidences principales représentent 86,5 % de ces logements (81,2 % dans l'Allier). Parmi elles, 41 % sont des maisons individuelles et 58,6 % des appartements (71,5 % de maisons et 27,8 % d'appartements dans le département).
En 2006, 5 % des constructions neuves dataient de 1990 et après, un peu moins que dans l'Allier) (8,3 %), tandis que 34,4 % avaient été construites avant 1949 (45,9 % dans le département).
La ville possède 4 013 logements HLM, soit 19,7 % des résidences principales. Elle respecte donc les normes imposées par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains ou « loi SRU » de décembre 2000. Le nombre de logements vacants est de 11,8 % ce qui est égal à l'Allier (11,1 %).
La plupart des logements possède 3 pièces (32 %), puis 4 pièces (28,3 %), puis 5 pièces ou plus (20,2 %). Les petits logements ou « studios » représentent 5,2 % de ces logements ce qui est une sur-représentation par rapport au département (3,1 %).
Le confort de ces habitations n'est pas homogène. 97,1 % possèdent une baignoire ou une douche, 86,6 % possèdent un chauffage central et 54,7 ont un garage ou un parking.
Selon l'Insee, la ville compte 20 395 ménages en 2006, soit 5 de moins qu'en 1999.
Les Ménages en 1999
On remarque qu'il y a plus de ménages de 2 personnes ou moins à Montluçon par rapport à la moyenne nationale mais moins de ménages de 3 personnes ou plus.
Elle serait construite par Lucius, consul romain. Il bâtit un château sur un mont qui dominait le Cher d'où le nom de Mons Lucius. Une autre étymologie plus fantaisiste donnerait Mons Lucens qui signifie la montagne brillante.
La première mention de la ville date du VIIIe siècle sous le nom de Monslucii. Elle s'est appelée Monlucum aux alentours du XIIIe siècle puis Montelucionis en 1216. Au XIVe siècle, elle change huit fois de nom, s'appelant Monluzcon puis Montluzon, Monlicon, Mohlicon, Molicon, Mollicon, Moluccoz et pour terminer Moluçon.
Des traces d'occupation humaine datant de la préhistoire ont été retrouvées aux alentours de la commune comme à Nassigny, Prémilhat, Néris-les-Bains ou encore le site de Marignon.
Le sol était disputé par plusieurs peuples : les Arvernes, les Bituriges Cubes, les Eduens, les Lemovices et les Ségusiaves. Après la défaite de Vercingétorix et la conquête de la Gaule, Montluçon devint un important point stratégique. Les colonies romaines s'installèrent sur le site et édifièrent un castrum pour surveiller le comportement des Lemovices et des Arvernes. Montluçon devient un lieu de passage pour Évaux-les-Bains (Ivaonum) et Néris-les-Bains (Aquae Neriae), c'est grâce à cette proximité que doit le développement de la ville.
Suite au déclin de Rome, plusieurs peuples venant de l'est ruinent et pillent la région du Cher. Les Wisigoths s'installent en 378 puis Clovis tue Alaric II, roi des Wisigoths, en 507 et conquiert le Berry et l'Auvergne. Au Xe siècle, Montluçon détrône Néris, qui était alors la cité la plus puissante de la région. Elle connaît un grand rayonnement mais la ville est située à la frontière du royaume des Francs et du duché d'Aquitaine et les Normands envahirent le pays au Xe siècle. La ville devait se défendre, c'est ainsi qu'apparaît la seigneurie de Montluçon qui devint bientôt rivale de la baronnie de Bourbon. À la fin du IXe siècle et au début du Xe siècle, les Hongrois envahirent la région. Ils pillèrent Néris qui était une ville riche mais n'ont pas réussi à détruire Montluçon. Les habitants de Néris ont ensuite émigré vers Montluçon après la destruction de leur cité.
Le seigneur de Montluçon le plus célèbre fut Odon, il mourrut en 998. Il fit construire des remparts et un donjon pour défendre les habitants. Après la mort du seigneur, les religieux venus d'Évaux-les-Bains construisirent l'église Saint-Pierre dont les travaux s'achevèrent au milieu du XIe siècle. Montluçon fut ensuite divisée en deux paroisses. À la mort d'Odon, n'ayant aucun descendant, c'est donc son frère Hugon qui lui succéda. À la mort de ce dernier, n'ayant pas d'enfant non plus, c'est son neveu Archambaud II qui devint seigneur, réunissant les seigneuries de Montluçon et de Bourbon.
Au XIIe siècle, les Anglais font le siège de la ville car elle a une bonne situation mais les Montluçonnais gagnent. Les Anglais font un nouveau siège en 1170 et rentrèrent dans la ville en 1171. Ils l'occupèrent pendant dix-sept ans jusqu'à l'arrivée de Philippe Auguste. En 1202, le roi donna la seigneurie de Montluçon au sire de Bourbon, elle devint une simple châtellenie. Au XIIIe siècle, le seigneur Archambaud VIII, ayant besoin d'argent, fit une charte aux bourgeois de la ville. Le 27 décembre 1327, la sirerie de Bourbon devint duché. En 1356, les Anglais, dirigés par le Prince Noir, prirent et reprirent les châteaux du Bourbonnais. Ils repartirent en laissant derrière eux la peste noire, qui décima une partie de la population.
Louis II, duc de Bourbon, fortifia la ville compte tenu de l'importance stratégique de Montluçon. Il releva les murailles, creusa des fossés par les eaux de l'Amaron et construisit quatre portes pour rentrer dans la ville. Il restaura le château et l'église Notre-Dame. Louis II de Bourbon mourrut le 10 août 1410 dans le château.
Au XVe siècle, Montluçon est entouré de vignes produisant de bons vins dont les voisins du Limousin, de la Marche et des Combrailles viennent s'en procurer.
En 1531, la ville est rattaché à la Couronne de France en même temps que le duché suite à la confiscation des terres du duc Charles III. Montluçon connaît une mauvaise période à cause d'une nouvelle épidémie de peste en 1581 et des Guerres de Religion. En 1592, Henri IV de France fait renforcer les remparts qui tombent en ruines. Les habitants eurent des problèmes avec les impôts et les taxes au milieu du XVIIe siècle. Durant cette période, la femme et la mère de Nicolas Fouquet se retirent dans la ville sur ordre du jeune roi Louis XIV et résident dans le château de la Gaité. À la fin du XVIIe siècle, la ville compte environ 3 800 habitants. Il y a une église collégiale, deux couvents, un hôpital et une châtellenie. En hiver 1709, le jour des rois, une vague de froid a bloqué l'accès à la ville et a détruit toutes les récoltes. Après ce gel, il y a eu la famine qui fit de nombreuses victimes. En 1782, la fonte des neiges provoqua une inondation détruisant quatre cents maisons.
Les cahiers de doléances ont été rédigés entre le 16 et le 18 mars 1789. La Révolution française a été calme à Montluçon. D'ailleurs, peu avaient lu des textes des Philosophes des Lumières. Seule la Grande Peur agita la cité, les habitants se sont donc préparer à défendre leur ville. À la création des départements en 1790, Montluçon voulait échapper à l'autorité de Moulins. Le député montluçonnais Regnard avait présenté ses idées d'un département où Montluçon serait le chef-lieu mais il était le seul député à défendre ses propos alors que Moulins et Guéret en possédaient sept.
Le 22 janvier 1790, Moulins devient officiellement le chef-lieu du nouveau département. Montluçon tente d'avoir le siège de l'évéché mais là encore c'est Moulins qui eut le siège épiscopal. Dès le 4 mars 1790, le nouveau département de l'Allier est crée et Montluçon devient une commune. La ville ne fut que chef-lieu de district qui comprenait neuf cantons : Désertines, Estivareilles, Huriel, Lignerolles, Marcillat, Néris, Saint-Désiré et Saint-Sauvier, il fut supprimé le 22 août 1795.
Après la Révolution, un arbre de la liberté fut planté sur la place Notre-Dame, le 26 mai 1792. Les communes de Châteauvieux et de Blanzat furent rattachées à Montluçon le 1er novembre 1794.
Montluçon devient une sous-préfecture de l'Allier le 17 février 1800. Les habitants voulaient rendre le Cher navigable car on pouvait transporter le charbon venant de Commentry et le bois provenant de la forêt de Tronçais.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupèrent l'usine de Dunlop (bien que l’usine fût en zone libre) pour exploiter le potentiel de laboratoire, puisque celle-ci avait la capacité de fabriquer du caoutchouc synthétique, le caoutchouc naturel ne pouvant être importé d’Indonésie par les nazis. La fabrication de pneumatiques avions pour la Luftwaffe était également très intéressante pour les Allemands.
C’est pourquoi dans la nuit du 15 au 16 septembre 1943, dans le cadre de missions visant à détruire le potentiel industriel de l’Allemagne nazie, et notamment ses outils de production à des fins militaires, les alliés décidèrent de bombarder le site. Plus de 300 bombardiers réduirent en cendres les ateliers de production et de stockage, ainsi qu’une partie de la ville de Saint-Victor. On dénombra 36 morts et plus de 250 blessés.
Montluçon est une ville historiquement de gauche, ce bassin ouvrier élit son premier maire socialiste en 1892, Jean Dormoy. Elle le restera jusqu'en 1904 avant de le redevenir jusqu'à la Seconde Guerre mondiale où le conseil municipal de l'ancien ministre et sénateur Marx Dormoy (SFIO) est dissous par décret du Maréchal Pétain. Après une période de socialisme centré et non affilié à François Mitterrand, le PCF régnera sans partage à partir de 1977 et ce jusqu'en 2001. Aux élections municipales de 2008, la gauche, pourtant favorite, échoue dés le 1er tour face au maire sortant Daniel Duglery (UMP) à cause de sa division (quatre listes).
À la mort de Jean Nègre en 1972, le socialisme comme une partie de la SFIO bascule vers la droite modérée, l'avocat socialiste-chrétien Maurice Brun est élu maire. Cependant suite au décès d'un conseiller municipal, Pierre Goldberg et le syndicaliste Dunlop Roger Loury tous deux PCF sont élus à la surprise générale. L'année suivante, Pierre Goldberg est élu pour le nouveau canton de Montluçon-Ouest au conseil général de l'Allier, dont il devient premier vice-président en 1976, puis conseiller régional d'Auvergne en 1977. La même année, il est élu maire de Montluçon, et l'année suivante, député de l'Allier. Aux législatives de 1981, il est battu par le socialiste Albert Chaubard, provoquant une crise au sein de la majorité municipale entre communistes et socialistes, ces derniers présentant une liste autonome aux municipales de 1983, sans que la tête de la mairie ne change. En 1998, il démissionne de son poste de maire au profit de son ami et premier adjoint Jean-Claude Micouraud. Ce choix sera vivement critiqué par ses détracteurs de gauche. La liste d'union de la gauche conduite par Jean-Claude Micouraud est alors largement battue à la suite d'une très violente campagne, par la liste DVD de Daniel Dugléry, la droite ayant fait du maire sortant son bouc émissaire favori. Condamné avec Jean-Claude Micouraud et Denis Planchet, à un an d'inéligibilité, six mois d'emprisonnement et le versement de 800 900 euros de dommages-intérêts à la ville de Montluçon pour sept emplois fictifs (trois agents municipaux travaillant au siège de la section locale du Parti communiste et quatre à la radio locale Radio Montluçon Bourbonnais), Pierre Goldberg démissionne de son mandat de député le 16 mars 2007. Daniel Dugléry a échoué aux élections législatives de 2002 face à Pierre Goldberg, et en 2007 face à Bernard Lesterlin. Il a été réélu dés le premier tour des élections municipales de Montluçon le 9 mars 2008 avec 50,18% des suffrages (34 voix de plus que la majorité absolue).
Le conseil municipal de Montluçon est composé d'un maire, Daniel Dugléry, et de 12 maires adjoints, ainsi que 30 conseillers municipaux. La ville dispose d'un conseil municipal des jeunes depuis 2001. Il est ouvert aux collégiens, lycéens et jeunes adultes. En 2008, il était composé de 43 membres.
Cinq maires ont été élus à Montluçon depuis 1959 :
Montluçon est divisée en cinq cantons dont quatre ont Montluçon comme chef-lieu. Les conseillers généraux sont Bernard Dillard pour Montluçon-Nord-Est, Bernard Pozzoli pour Montluçon-Ouest, Bernardette Vergne pour Montluçon-Sud, Daniel Duglery pour Montluçon-Est et Marc Malbet pour Domérat-Montluçon-Nord-Ouest. La ville fait partie de l'arrondissement de Montluçon dont elle est la sous-préfecture, dans le département de l'Allier dans la région Auvergne. Elle se trouve dans la deuxième circonscription de l'Allier, dont le député est Bernard Lesterlin, suite à la démission de Pierre Goldberg en 2007.
La commune est membre de la communauté de communes de l'agglomération montluçonnaise depuis le 20 décembre 2000, date de sa création. Elle en est la commune la plus peuplée et le siège. D'ailleurs, son président n'est autre que le maire de Montluçon. Cette intercommunalité s'occupe des travaux d'un stade, d'un centre aqualudique, la gestion des déchets, la circulation des transports en commun, aux activités culturelles ou encore au tourisme.
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Montluçon depuis cette date :
Comparaison des pyramides des âges entre 1990 et 2006 :
Comparaison entre la pyramide des âges de Montluçon et la pyramide des âges du département de l'Allier :
En 1999, la population immigrée représentait 2 783 personnes soit 6,7 % de la population dans la commune. Ce chiffre est supérieure à la moyenne régionale (4,3 %) mais inférieure à la moyenne nationale (7,4 %). Parmi ces personnes, 34,2 % venaient du Portugal, 8,9 % de la Turquie et 8,2 % de l'Algérie.
Montluçon est située dans l'académie de Clermont-Ferrand.
La ville administre 15 écoles maternelles et 14 écoles élémentaires communales.
Le département gère 4 collèges et la région Auvergne 4 lycées :
Il existe également des établissements privés, dont les collège et lycée Saint-Joseph.
Montluçon possède deux maisons de retraite, une maison d'accueil, une résidence, un logement-foyer et une unité de soins.
Elle possède aussi un centre hospitalier qui regroupe les spécialités de médecine générale, de chirurgie, de psychiatrie ou encore de gynécologie obstétrique.
La polyclinique Saint-François, qui est située sur la commune de Désertines, regroupe les spécialités de chirurgie et d'imagerie médicale.
Montluçon est équipée de 3 complexes sportifs, 7 gymnases et 4 stades :
Il existe 16 associations sportives dont le club principal est l'ASPTT, qui propose 13 activités différentes.
La ville a été ville étape du Tour de France en 2008, en 2001, en 1992, en 1966, en 1956 et en 1953.
Aucun siège de rédaction de presse n'est situé dans la commune. Des correspondants relayent des informations locales pour la quotidien La Montagne.
Les Montluçonnais disposent de lieux de cultes catholique, protestant, musulman et bouddhique.
Le doyenné de Montluçon est rattaché au diocèse de Moulins et comprend trois paroisses : paroisse de la Trinité, paroisse Saint-François d'Assise et paroisse Sainte-Marie, dont deux couvrent la commune de Montluçon.
Les lieux de culte correspondant sont : pour la paroisse de la Trinité (Montluçon rive gauche), église Saint-Paul, chapelle Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque des Guineberts, église Saint-Martin de Fontbouillant, église Sainte-Thérèse des Marais ; et pour la paroisse Sainte-Marie (Montluçon rive droite), église Notre-Dame, chapelle Saint-Jean, église Saint-Pierre, chapelle Sainte-Jeanne-d’Arc des Îles.
La paroisse de Vichy-Montluçon de la fédération protestante de France regroupe la communauté liée à l'Église réformée de France. Montluçon dispose de deux églises regroupe la communauté évangélique : l'église protestante évangélique et l'église évangélique tzigane de la mission évangélique des tziganes de France « Vie et Lumière ».
Montluçon dispose de trois mosquées et d'un ermitage bouddhique : l'ermitage Yogi Ling de tradition Changpa Kagyu.
Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 14 991 €, ce qui place Montluçon au 20 576e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole.
Avec l'épuisement des mines de charbon de Commentry, la ville a dû reconvertir ses industries traditionnelles (haut-fourneaux, verreries) en faisant venir le minerai par le Canal de Berry. Puis Montluçon a développé son industrie sur la chimie, le pneumatique (usine Dunlop) et l'électronique (Sagem. Plus récemment, Montluçon a développé un pôle de technologie de pointe au technopôle de la Loue.
Montluçon est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montluçon-Gannat Portes d'Auvergne qui gère l’aéroport de Montluçon Guéret qui se trouve à Lépaud.
L'église Notre-Dame de Montluçon du XVe siècle, a été classée à l'inventaire des monuments historiques en 1987
L'église Saint-Pierre de Montluçon du XIIe siècle, a été classée à l'inventaire des monuments historiques en 1978
L'église Saint-Paul de Montluçon du XIXe siècle, classée à l'inventaire des monuments historiques en 1987
L'ancienne chapelle Saint-Louis église primitive des chanoines du chapitre de Saint-Nicolas, datée de 1260 a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926 Et aussi les églises Sainte-Thérèse de Montluçon, Saint-Martin de Montluçon, Sainte-Jeanne d'Arc de Montluçon ainsi que le temple de l'Église Réformée de France
Le château des ducs de Bourbon qui est propriété de la commune.
Le château des Ducs de BourbonLe château de Bien-Assis est une demeure féodale du XVe siècle qui a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926.
Le château Jaune est détruit.
Le château des Étourneaux date du XVe siècle
L'ancienne maison du doyen du chapitre de Saint-Nicolas comporte une fenêtre du XIIIe siècle
La maison des Condé et plusieurs maisons à pans de bois , rue des serruriers, 1 et 14 rue des Cinq-Piliers,5 place Saint-Pierre, 25, 40 et 56 Grand'Rue, 2 rue Porte Saint Pierre, et la tour de la porte des forges, partie d'une des portes de la ville,datent du XVe siècle la maison du 1 rue porte Bretonnie date du XVIe siècle
Le passage du doyenné est une voute croisée d'ogive datant du XIIIe siècle qui a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926
Le jardin Breda, leparc Saint-Jean, le jardin Wilson et sa roseraie, la place de la Fraternité, le parc des Ilets, sont inscrits au pré inventaire des jardins remarquables.
Montluçon est classée ville d'art et d'histoire. (Voir la société savante Les Amis de Montluçon)
Listes des unités militaires :
Sur les autres projets Wikimedia :
Services de mobilité locale :