Nancy est une ville française, préfecture du département de Meurthe-et-Moselle, en région Lorraine. Elle était la capitale politique du duché de Lorraine jusqu'à son rattachement au Royaume de France en 1766. La population intra-muros s'élève en 2006 à 105 468 habitants dans une aire urbaine de 415 765 habitants.
Nancy est située dans le nord-est de la France, entre plusieurs collines formant des petits plateaux boisés, dans une demi-cuvette sans ouverture à l'ouest vers Paris. Cette cuvette est traversée par différents cours d'eau qui n'occupent pas une position centrale dans la ville puisque la Meurthe marque la frontière est de la commune. Cette rivière n'est pas aménagée pour le transport fluvial et seul le canal de la Marne au Rhin (au gabarit Freycinet) qui lui est parallèle sur trente kilomètres permet un trafic fluvial de petit tonnage. Les cours d'eau nancéiens tendent aujourd'hui à redevenir des éléments attractifs vers lesquels se tourne la ville (ex. : jardin d'Eau dessiné par Alexandre Chemetoff).
Nancy possédait une valeur défensive géographique médiocre du fait de sa situation en « cuvette ». Frouard (qui possédait d'ailleurs un château), avec sa position au point de confluence, ou Saint-Nicolas-de-Port par exemple, auraient sans doute été des choix géographiques plus stratégiques pour une place-forte ; mais lors de la création de la ville, le site de Nancy était une plaine au cœur du Duché de Lorraine permettant un développement urbain peu contraignant.
Le découpage de la ville actuellement retenu par la Mairie pour les conseils de quartier date de juin 2008,, et compte 11 quartiers. Chacun d'eux est doté d'une mairie, d'un bureau de poste, et pour certains d'un poste de police.
Quartier Jeanne d'Arc Villa les Glycines, dans le quartier de SauruptOn peut également ajouter, bien qu'il ne fasse pas partie de Nancy intra muros, le technopôle de Nancy-Brabois.
Auparavant, le découpage comptait 12 quartiers et datait de septembre 2002 :
Dans les années 1960 à 1980, la ville de Nancy a procédé à des rénovations urbaines importantes et parfois très décriées. Le quartier Saint-Sébastien fut d'abord érigée sur d'anciens taudis, il est composé de plusieurs tours d'environs 15 à 20 étages et d'un vaste centre commercial.
Mais c'est le quartier gare qui a connu l'opération la plus spectaculaire avec la construction en 1975 de la tour Thiers qui culmine à une centaine de mètres d'altitude. Cette tour fut l'objet de vives critiques parce qu'elle jouxte des immeubles datant de l'époque Art nouveau et qu'elle bouche la perspective vers l'ouest depuis la place Stanislas.
Les quartiers Croix-de-Bourgogne et Saint-Léon à l'Ouest de la gare sont les dernières opérations d'urbanisme de grandes ampleurs qui ont eu lieu dans l'hypercentre de la ville.
Depuis le milieu des années 1990, la communauté urbaine du Grand Nancy s'est engagée dans une vaste et progressive réhabilitation des rives de Meurthe dans l'Est de la ville. Près de 400 hectares sont concernés dans l'un des plus grands chantiers qu'a connu Nancy, les objectifs sont multiples, exploiter le peu de place encore disponible sur le territoire de la ville, étendre le centre ville et reconquérir les berges de la Meurthe jusqu'ici mise à l'écart de Nancy.
Le quartier de la gare centrale est également engagé depuis 2005 dans une opération d'urbanisme dont le but est d'embellir ce quartier, y construire des immeubles de bureaux ainsi qu'un nouveau palais des congrès incluant partiellement l'ancien centre de tri postal, labélisé patrimoine du XX siècle (les colonnes de courrier, une des trois tours et les galeries côté voies ferrées seront démolies).
La commune de Nancy comptait 105 468 habitants au 1er juillet 2005. La communauté urbaine du Grand Nancy, créée en 1995 comptait 266 268 habitants au recensement de 1999. L'objectif de cette coopération est de faciliter et d'optimiser la gestion des projets urbains et périurbains.
Avec 34 420 habitants, Vandœuvre-lès-Nancy est la deuxième commune la plus peuplée de Meurthe-et-Moselle et donc le second pôle de l'agglomération. Viennent ensuite Villers-lès-Nancy (15 694 habitants) et Laxou (15 288 habitants), puis Saint-Max (10 939 habitants), Jarville-la-Malgrange (9 746 habitants), Maxéville (8 978 habitants), Tomblaine (7 717 habitants) et enfin Malzéville (7 712 habitants).
Beauregard, Boudonville, Buthégnemont, Haussonville, Haut-du-Lièvre, Saint-Nicolas, Saint-Jean, Saurupt, Trois-Maisons sont tous des lieux-dits et anciens faubourgs « hors-les-murs » intégrés à la ville au fur et à mesure de sa croissance et de son histoire. La ville se développe désormais à l'est, dans le quartier dit des Rives de Meurthe, entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin.
Le climat y est de type océanique dégradé à influence continentale assez marquée. Les températures sont contrastées, à la fois en journée et entre les saisons. Les hivers sont froids et sec par temps de gels. Les étés ne sont pas toujours ensoleillés mais chauds. Les brouillards sont fréquents à l'automne et les vents rares et peu violents. Les précipitations tendent à être moins abondantes que sur l'ouest du pays.
Météo-France utilise les relevés de la station de Nancy Essey pour ses prévisions locales.
Moyenne des relevés à Nancy-Essey 1971-2000
Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :
En décembre 1879, la température aurait atteint -30 °C.
Nancy dispose d'un contournement autoroutier Ouest A33, permettant de relier l'autoroute A31 et la RN4 qui relie Nancy à Paris, Paris étant à 320 km. Ce contournement permet également de rejoindre la Rocade Sud A330, qui fait la jonction entre la N57 au Sud et la N74 à l'Est. Une rocade Est est actuellement en chantier et permettra de relier directement le Nord de l'agglomération (A31) à l'extrémité Est de la rocade Sud N74.
À seulement deux heures de route de la Belgique, une heure et demie du Luxembourg et de l'Allemagne, elle possède aussi une ouverture intéressante sur l'international. Son économie est de plus en plus interconnectée à sa sœur jumelle Metz située à seulement quarante minutes d'autoroute. L'autoroute A31 est fréquemment saturée.
Nancy a profité de son attractivité touristique liée à un riche patrimoine pour réaliser un secteur piétonnier important en centre-ville. Ce secteur s'est particulièrement étendu en 2000 avec l'arrivée du tramway sur pneu, puis en 2005, lorsque la place Stanislas et les rues alentours ont été rendues piétonnes.
Le réseau ferré régional Métrolor a été refondu récemment pour améliorer les déplacements entre les deux villes de Nancy et Metz (tarification régionale à prix réduit, 46 trains par jour allers-retours entre Nancy et Metz (dont la plupart relient également Luxembourg), nouvelles rames climatisées à deux niveaux. Cet axe ferroviaire fort se poursuit au sud en direction d'Épinal sur le sillon mosellan et au Sud-Est en direction de Lunéville (36 trains par jour). Entre Nancy et Luxembourg et entre Nancy et Lunéville, les voyageurs peuvent compter en moyenne sur un train tous les quarts d'heure en heure de pointe.
Depuis 1989, la tarification est la même dans toute la communauté urbaine du Grand Nancy sans distinction du mode de transport, par exemple un Nancy-Jarville revient donc au même prix en train et bus urbain (une première nationale en dehors de l'Île-de-France). Le trafic ferroviaire péri-urbain est en très forte augmentation et s'appuie sur une vingtaine de gares autour de Nancy. La SNCF et la communauté urbaine souhaitent encore le développer.
En 1852, une ligne de chemin de fer met Paris à huit heures de Nancy, contre trente à quarante heures de diligence. Jusqu'à l'ouverture de la LGV Est européenne, les trains mettaient près de trois heures pour effectuer la liaison ; aujourd'hui Nancy se trouve à une heure et demie de Paris.
Pour les grandes lignes, la ville de nancy et son agglomération sont desservis par :
Pour le trafic TER, l'agglomération dispose de plusieurs autres gares :
Jusqu'aux années 90, la ville disposait d'une autre gare sur une ancienne ligne allant de Champigneulles à Jarville réservée au trafic de marchandises : Voir : Gare de Nancy-Saint-Georges
Pour ce qui est des projets, le plan de déplacements urbains de la ville annonce une série de nouveautés à propos du réseau ferroviaire nancéen avec :
Le tramway de Nancy est « sur pneu à guidage central ». Après une mise en circulation difficile en raison de nombreuses pannes et incidents, il semble aujourd'hui répondre de manière satisfaisante à la demande de déplacements au sein de l'agglomération mais au prix d'une gêne sonore des riverains. Il transporte quotidiennement 50 000 voyageurs sur ses 10 km. Le choix de la ville de Nancy vers un modèle de tramway sur pneumatique (de marque Bombardier) s'explique par la topographie de la ville, en cuvette. Un véhicule sur pneumatique propose une adhérence supérieure à un véhicule ferré, le tram sur pneu peut desservir les plateaux de la ville, comme celui de Brabois (à 400 mètres d'altitude). Les rames circulent sur la ligne T1 entre 4 h 50 et 1 h du matin.
En 2010-2011 devraient être ouvertes deux autres lignes de TCSP (transport en commun en site propre), équipées de trolleybus nouvelle génération avec guidage optique (le groupe Bombardier ayant définitivement interrompu la construction et la commercialisation du tramway sur pneu).
Avec un titre de transport appelé « PASS' », il est possible d'utiliser les lignes de tramway et de bus et une partie du Réseau TER, dans les limites de la communauté urbaine du Grand Nancy. Nancy, en 1989, a été la première ville à proposer ce ticket combiné train+bus.
Nancy est également desservi par le TER - Métrolor (trains régionaux de Lorraine).
La région Lorraine et le Sillon lorrain (groupement des agglomérations de Thionville, Metz, Nancy et Épinal sous une même entité, représentant près de 900 000 habitants le long de la Moselle) réfléchissent à la mise en place d'une carte à puce commune, sorte de Carte orange, donnant accès aux réseaux de transports en commun des quatre villes mais aussi aux musées, aux activités diverses. Une première version de cette carte, au nom de Simplicités, a vu le jour au cours du premier trimestre 2007. Elle est valable pour les abonnements travail et étudiant TER Metrolor. Destinée à être compatible avec les réseaux de transport en commun des agglomérations du Sillon lorrain, elle a été mise en service le 24 août 2008 sur les transports urbains et sururbains nancéiens qui ont été les premiersréseaux intéropérables de la région.
Enfin, des abonnements (carte Jonquille) permettent de circuler en train à l'intérieur de la Lorraine, également au Luxembourg et en Sarre (Allemagne) (partenariat Saar-Lor-Lux) et d'utiliser les réseaux de transports (bus, tram, tram-train) de Nancy, Metz, Luxembourg ou Sarrebruck. D'autres titres permettent également des liaisons vers Strasbourg et l'accès à son réseau urbain (bus, tram).
L'aéroport Metz-Nancy-Lorraine est commun aux deux métropoles, de même que la gare Lorraine TGV en service depuis le 10 juin 2007 sont situés à seulement 30 km du centre ville. Par ailleurs Nancy dispose également d'une plateforme aéroportuaire dans sa proche banlieue : l'aérodrome de Nancy - Essey à Tomblaine.
Nancy est au cœur d'un nœud fluvial : au confluent de la Moselle et de la Meurthe, la ville est traversée par le canal de la Marne au Rhin, connecté au canal de l'Est.
Nancy est mentionnée sous la forme latinisée Nanceiacum en 896, sans doute d'après une forme romanisée de son nom celtique.
Une autre trace écrite date du 29 avril 1073 (mention dans la charte de Pibon, évêque de Toul : « Olry, voué de Nancy » (« Odelrici advocati de Nanceio » qui est une forme française latinisée).
Nanceiacum (896) n'est autre que Nantiacum = Nant-i-acum, ce qui implique une ancienne forme gauloise (celtique) Nantiako- ou Nant-i-āko.
Nancy serait donc d'origine celtique, comme le sont les noms de Nantiat (Haute-Vienne), Nanthiat (Dordogne), Nandy (Seine-et-Marne), Nançay (homonyme de Nancy, Nanciacum 1239) (Cher), Nangy (Haute-Savoie), Nance (Jura), Nances (Savoie) ou Nançois (Meuse).
François Falc'hun explique ce toponyme par le gaulois nant au double sens de « vallée », et de « rivière », « ruisseau », « torrent », ou « cours d’eau » - auquel s'ajoute le suffixe i-acum.
On trouve aussi mention de la racine celtique nant = vallée, dans le nom d'un peuple gaulois habitant les vallées de montagnes, les Nantuates.
Dans la même famille de mots gaulois et celtiques proches, Pierre-Yves Lambert mentionne nantu = « rivière » et nanto- = « ruisseau », dans son ouvrage La langue gauloise. On retrouve aussi cette racine Nanto « vallée », « ruisseau », « rivière », « vallée contenant une rivière », dans Nanteuil, Nantua (Ain), Nant (Aveyron), Nans-sous-Sainte-Anne (Doubs), Nans (Var), Les Nans (Jura).
Nancy est aussi proche du toponyme Nantavia 753, avec le suffixe -avo bien connu par ailleurs (certains toponymes en -eu, Picardie, ou -ou, Ouest) : « le lieu aux ruisseaux » qui évoluera en Lantages. En Savoie, certains ruisseaux ou petits torrents portent toujours le nom gaulois de nant. Par exemple : le nant Borrand, le nant de Marnaz, le nant des Charmilles.
Albert Dauzat et Charles Rostaing préfère un nom de personne gallo-romain, ce qui est plus probable car la plupart des noms en -acum est formée avec un patronyme. Nom de personne Nantius, hypocoristique gallo-romain des noms gaulois Nantonios (nom attesté en Grande-Bretagne) et Nantonicnos « fils de Nantonios », attesté dans l'inscription gauloise de Néris-les-Bains, d'autant plus que le /i/ de Nantiacum suggère un nom de personne en -ius.
Bien que de nombreux sites préhistoriques aient été découverts sur les plateaux entourant la ville, le site historique de la ville ne semble pas avoir été vraiment occupé avant l'époque mérovingienne, vers la fin du VIIe siècle. On mentionne juste l'existence d'un gué sur la Meurthe au VIIIe siècle.
Le chardon rappelle la devise « non inultus premor » (« qui s'y frotte s'y pique» ou littéralement « on ne me touche pas avec impunité »), allusion à la victoire de 1477 contre Charles le Téméraire. Charles III autorisa la ville à utiliser les armoiries des ducs de Lorraine en 1575. Le chardon est ainsi surmonté d'un chef aux armes des quatre royaumes (Hongrie, de Naples, de Jérusalem et d'Aragon) et des quatre duchés(Anjou, de Gueldre, de Juliers et de Bar) sur lesquels les duc de Lorraines exerceraient leur droits. Ils sont chevauchés par les armes de la Lorraine.
On suspend généralement à l'écu les décorations reçues par la ville, dont la Légion d'honneur, qui lui fut décernée en octobre 1919.
La naissance de Nancy est en fait liée à l'édification d'un château féodal, au cours du XIe siècle, par Gérard d'Alsace qui y fonde une petite cité qui deviendra la capitale du duché de Lorraine sous ses successeurs au XIe siècle. En 1218, au cours de la Guerre de Succession de Champagne, sous le règne du duc Thiébaud Ier, la ville est totalement incendiée par l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Elle sera reconstruite, agrandie et protégée par un nouveau château.
C'est lors de la bataille de Nancy, qui fut précédée par un siège, que Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, meurt en janvier 1477 face au duc René II à l'étang Saint-Jean. René II est également considéré comme le premier duc bâtisseur : il fait reconstruire son palais Ducal et fait ériger à côté l'église des Cordeliers ainsi qu'un lieu de culte à Notre-Dame de Bonsecours (notons également la construction d'une basilique gothique flamboyante à Saint-Nicolas-de-Port, d'où le duc est parti pour entamer la reconquête de sa capitale). Hieronimo Citoni créa la ville neuve de Nancy en 1596.
Sous les règnes des ducs Charles III et Léopold, la ville bénéficie de nombreuses extensions (ville neuve) et construction d'hôtels particuliers ainsi que d'un rayonnement culturel sans précédent. Stanislas Leszczyński, roi de Pologne et beau-père du roi de France, sa fille Marie Leszczyńska a épousé Louis XV, est écarté du trône de Pologne mais reçoit en viager le duché de Lorraine, cédé par les Habsbourg et le duc François III de Lorraine au traité de Vienne. Il s'applique à améliorer la qualité de vie de ses nouveaux sujets et à faire du duché un pôle culturel, mais s'il règne, il n'a que peu de pouvoir de décision : c'est l'intendant dépéché par le roi qui gère les affaires du duché, préparant l'intégration à la France. Le duché, libéré de la pression militaire française, connait alors une période d'apogée, en plein siècle des lumières. Il crée en l'honneur du roi de France une place de belles proportions qui recevra plus tard son nom. À sa mort en 1766, le duché revient à la couronne de France.
Nancy est le siège d'un évêché depuis 1778 correspondant au transfert de celui de Toul. La ville possède également une cour d'appel.
En août 1790, la ville fut l'objet d'une révolte militaire réprimée sévèrement par les troupes du marquis de Bouillé : le régiment des hussards de Lauzun chargea dans les rues de la ville. Cet évènement, connu sous le nom «d'affaire de Nancy», fut le principal épisode de la période révolutionnaire à Nancy.
En 1871, la ville reste française tandis que l'Alsace et la Moselle, avec Strasbourg et Metz, sont rattachées à l'Allemagne par le traité de Francfort. Nancy connaît alors une période de prospérité et un nouvel âge d'or culturel. En effet, de nombreux optants (Alsaciens et Mosellans refusant la nationalité allemande) choisissent de s'y installer, parmi lesquels un grand nombre d'intellectuels et d'industriels. Nancy devient alors la principale ville de l'est de la France et sa population augmente de façon considérable passant de 50 000 habitants en 1870 à 120 000 en 1914. Mais avec l'annexion, Nancy devient un symbole et sombre, peu à peu, dans une crise nationaliste à partir de 1889 qui voit arriver dans les conseillers municipaux, sur les bancs de l'Assemblée des élus antisémites. Ville de sidérurgie depuis les années 1880, Nancy se rêve aussi en ville charbonnière à la toute fin du XIXe siècle. Le projet, dû à l'impulsion de maîtres de forges (les Cavallier, de Lespinats, de Saintignon, Villain…), d'ingénieurs des Mines, de banquiers et d'hommes d’affaires locaux, restera cependant sans lendemains.
A cause de la poussée démographique des années 1870-1900, l'urbanisation à Nancy sera pour le moins anarchique. C'est une ville en pleine expansion qui verra la naissance, en 1894, de la société des arts décoratifs Lorrains, future École de Nancy, dont les chefs de file seront Émile Gallé, Antonin Daum, Louis Majorelle, Victor Prouvé ou encore Eugène Vallin. L'exposition de cette société, créée sur l'initiative de l'architecte Charles André, a le mérite de faire connaître, au côté d’Émile Gallé, d'autres artistes nancéiens. Parmi eux, l'ébéniste Eugène Vallin expose, dans la section consacrée à l'architecture, un plafond de salle à manger pour la demeure qu'il est sur le point de construire boulevard Lobeau. C'est l'une des premières réalisations architecturales de l'art 1900 à Nancy.
L'Alliance provinciale des industries d'art, ou École de Nancy, dont le but est la renaissance et le développement des métiers d'art en Lorraine, va institutionnaliser ce mouvement en 1901. Les statuts de cette association, son but, et la composition de son comité directeur sont révélateurs des liens étroits existant entre les industriels, et les artistes locaux. L'exposition universelle de l'Est de la France de 1909, sera la dernière manifestation collective de l’École de Nancy. Eugène Vallin en construira le pavillon. Entre 1891 et 1911, sur 3 500 édifices construits, 250 sont influencés par l'Art Nouveau, et une cinquantaine d'édifices se démarquent.
Les commanditaires d'édifices de style 1900 sont des particuliers, des industriels ou des notables locaux, souvent originaires des territoires annexés d'Alsace-Moselle. Les maîtres d'oeuvre, architectes, ingénieurs, ou entrepreneurs, viennent d'horizons différents. La plupart des architectes, comme Lucien Weissenburger, Henry Gutton, ou Émile André, ont une formation classique: ils sont diplômés de l'École des beaux-arts de Paris, ou sortent de l'atelier de Victor Laloux. Par contre, les ingénieurs, tels le polytechnicien Henri Gutton ou Frédéric Schertzer, ont une formation plus souple, ouverte aux innovations techniques. Enfin, nous trouvons l'ébéniste Eugène Vallin, le premier semble-t-il à traduire dans l'architecture, les principes de l'Art Nouveau à Nancy.
Durant la Première Guerre mondiale, la ville a été menacée lors de la bataille du Grand Couronné. Elle a ensuite subi des bombardements par avions et zeppelins et également les tirs du Gros Max : une batterie de 380 mm modèle SKL/45 installée à 35 km de distance, dans le village de Hampont en zone annexée. Ces bombardements firent de gros dégâts matériels et causèrent la mort de 177 personnes.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la libération de Nancy de l'occupation allemande fut effectuée par la troisième armée américaine du général Patton pendant la campagne de Lorraine en septembre 1944.
Nancy est la cinquième place financière de France (elle possède entre autres les sièges « régionaux » de certaines banques françaises). Récemment, une Maison de la Finance vient d'ouvrir ses portes dans une partie du bâtiment de Saint-Gobain PAM.
Nancy est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Meurthe-et-Moselle qui gère le port de Frouard ainsi que de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Lorraine.
Nancy est le premier pôle de santé du Nord-Est de la France avec le CHRU (centre hospitalier universitaire) installé sur le site de Brabois, l'Hôpital Central dans le centre de la ville ainsi que la maternité régionale. La ville ainsi que l'agglomération possèdent de nombreuses cliniques privées.
La ville abrite également le quotidien L'Est Républicain, qui fait partie du groupe EBRA anciennement Groupe Est Républicain qui est le premier groupe de presse quotidienne régionale française.
Le technopôle de Nancy-Brabois situé sur la commune de Vandœuvre-lès-Nancy est l'un des plus importants du pays, et l'un des trois premiers aménagés avec ceux de Sophia Antipolis (Nice) et Meylan (Grenoble).
En 2007 près de 300 entreprises y emploient plus de 15 000 personnes et 17 000 étudiants sont présent sur le site.
En 1999, Nancy était considérée par l'INSEE comme centre naturel :
La zone d'emploi rassemble un total de près de 168 000 emplois (la première zone d'emploi de Lorraine selon les chiffres du recensement de 1999) et affiche un pourcentage d'emplois stables parmi les plus élevés en permettant à 88 % des actifs résidents de trouver leur emploi sur place.
Avec 13 000 emplois métropolitains supérieurs, Nancy se classe au 17e rang des aires urbaines françaises. Elle apparaît particulièrement bien positionnée sur les domaines de l'information, de la recherche et des télécommunications.
Avec plus de 23 000 entreprises,le tissu économique est essentiellement composé de PME-PMI sans qu'on puisse réellement parler de secteur industriel dominant. Elle a ainsi été relativement préservée des crises du textile, de l'industrie minière et de la sidérurgie qui ont successivement touché la région.
Nancy est une ville traditionnellement de droite. Tous les maires de la ville ont été de ce bord politique, de même que les résultats aux élections nationales. Néanmoins la sociologie politique varie selon les quartiers, certains votant plutôt à gauche, ce qui explique que 3 cantons sur 4 le sont actuellement.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Nancy suite aux élections de 2008:
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Nancy :
Les principales instances judiciaires et administratives sont la Cour d'appel de Nancy et la Cour administrative d'appel de Nancy
La ville a été récompensée par quatre fleurs avec la distinction Grand Prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris.
Le jumelage avec la ville du Pirée en Grèce a été abandonné pour cause d'arrêt des relations communes.
Unités militaires ayant tenu garnison à Nancy:
En 2006 et 2008, Nancy a été élue « ville la plus agréable de France » par le magazine Le Nouvel Observateur.
La ville, petite et densément peuplée (1 501 ha, 7 157 habitants au km²), a rejoint les communes voisines dans une forme d’urbanisation continue. À la différence de la plupart des villes d’importance au moins égale, Nancy n’a pas connu d’extension de son territoire par annexion des communes limitrophes. Les estimations donnent :
Les communes de la communauté urbaine sont considérées comme faisant partie quasi-intégrante de la ville ; les communes considérées comme banlieues lointaines étant le plus souvent celles n’ayant pas intégré la communauté urbaine.
Par ailleurs Nancy fait partie d’une association appelée Sillon lorrain, qui regroupe les principales villes et agglomération du Sillon mosellan ; Thionville et Portes de France, Metz et la CA2M, Nancy et CUGN, Épinal. Cependant cette association n’a que très peu d’influence sur la politique d’aménagement du territoire en Lorraine.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Après 1962, la population de la commune décline rapidement au profit de la première puis de la seconde couronne par un phénomène d'étalement urbain. La population de l’agglomération ne cesse de s’accroître, passant de 270 000 habitants en 1962 à plus de 330 000 en 1999. Parallèlement, la ville centre regagne des habitants depuis 1982 grâce à des opérations de réhabilitations urbaines qui laissent une large place à l'habitat notamment dans le quartier Meurthe-Canal.
Avec 331 249 habitants au dernier recensement INSEE de 1999, Nancy est la premiere unité urbaine de Lorraine et la deuxième aire urbaine.
Nancy est l'exemple même d'une agglomération qui s'est développée de manière radioconcentrique autour de la ville centre, aujourd'hui très dense et saturée. La première couronne est formée des communes limitrophes à Nancy et concentre l'habitat collectif (barres, tours) des années 1960 et 1970 (Jarville, Tomblaine, Essey, Saint-Max, Malzéville, Maxéville, Champigneulles, Laxou, Villers, Vandœuvre). Enfin la deuxième couronne, plus lointaine, est marquée par l'étalement de l'habitat individuel dans de vastes zones pavillonnaires que le développement de l'automobile a permis dans les années 1980 et 1990 (Bouxières, Heillecourt, Ludres, Dombasle, Saint-Nicolas, Varangéville, Pulnoy, Seichamps…).
Par le nombre de ses étudiants, Nancy se classe à la cinquième place des villes françaises universitaires.
Nancy relève de l'académie de Nancy-Metz. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.
Une centaine de laboratoires y abritent 2 500 chercheurs. Trois universités (INPL, Nancy-I et Nancy-II) comptent sur le site près de 20 000 étudiants sur 47 000 étudiants au total.
Ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la commune :
Listes des écolesÉcoles maternelles publiques :
Écoles maternelles privées :
Écoles primaires publiques :
Écoles primaires privées :
Collèges publics :
Collèges privés :
Lycées publics :
Article détaillé : Lycées nancéiens.Lycées privés :
Enseignement professionnel :
Formations post-bac :
...Une première université Lorraine est créée à Pont-à-Mousson en 1572. Elle s’installe, par la suite, à Nancy en 1768. Suite à la Révolution française, l’Université de Nancy est supprimée. Elle rouvre ses portes en 1854 avec la création des facultés des Sciences et des Lettres.
Entre 1870 et 1919, la guerre franco-prussienne, la première guerre mondiale et la révolution industrielle contribuent à l’essor de l’Université. Dès lors, le public universitaire se diversifie et augmente. Suite aux crises de 1968, l’Université se divise en trois entités (Nancy 1, Nancy 2 et l’INPL).
Entre 1871 et 1918, Nancy était la seule grande ville de Lorraine à rester française. Son université accueillit alors plusieurs établissements situés auparavant à Strasbourg. C'est dans ce contexte que le Strasbourgeois Hippolyte Bernheim rejoint Ambroise-Auguste Liébeault à la faculté de médecine de Nancy. Ils seront les deux piliers de l'École hypnologique de Nancy. Ils s'opposeront notamment à Jean-Martin Charcot qui considérait l'hypnose comme pathologique. Leurs travaux influencent encore de nombreux psychiatres. C'est aussi dans ce contexte qu'Albin Haller fait ses études, puis ses recherches de pharmacie et de chimie qui le conduiront à la fondation et à la création de l'Institut chimique de Nancy, puis à la présidence de l'Académie des Sciences.
C'est à Nancy que le chimiste Victor Grignard conduit ses recherches qui le mèneront au Prix Nobel de chimie en 1912 et à Nancy que Jean Delsarte fonde l'association Bourbaki et où de nombreux « bourbakistes » enseignent dans les années 1950.
Pôle universitaire européen depuis 1993, la ville forme environ 45 000 étudiants chaque année et le pôle technologique (Nancy-Brabois), l'un des tout premiers de Francerassemble quelque 1 500 chercheurs (plus de 3 000 chercheurs sur l'ensemble de l'agglomération). Nancy est une ville très étudiante, à l'instar de Grenoble ou Toulouse, et le plus grand centre universitaire de la région.
Nancy constitue un pôle géologique parmi les plus importants d' Europe et réputé dans le monde. Il comprend l'ENSG et le cursus géologique de la faculté des sciences de Vandœuvre-lès-Nancy géré par le département des sciences de la terre de la faculté (certains cours communs et étroitement liés entre l'ENSG et la faculté des sciences en master) qui proposent chacun des formations de qualité ainsi que les Laboratoires de géologie ou liés aux géosciences de l'agglomération nancéienne (au sein de la fédération de recherche EST (eau, sol, terre) notamment qui regroupe l'UPR CNRS CRPG, les UMR LEM, LIMOS et G2R associée avec le LSE, le BEF et le LCPME (laboratoire de chimie) et le LAEGO laboratoire de génie civil traite de la géologie) . Le BRGM, installé à Brabois, fait partie intégrante de ce pôle. De plus l'ENSAIA et l'École des Mines de Nancy sont liés sur certaines formations au pôle géologique.
Le projet ARTEM est l'un des plus grands projets de chantier universitaire européen. Son objectif est de regrouper sur un même site trois champs de compétence et d'enseignement distinct (la création artistique, l'ingénierie et le management) afin de créer une synergie commune dans des domaines aussi variés que le design, la communication ou les transports. Il est le fruit d'un regroupement entre trois grandes écoles nancéiennes (l'École des Mines de Nancy, l'École nationale supérieure d'art et l'ICN Business School). Le projet verra le jour sur les anciennes casernes molitor qui seront rasées au Sud-Ouest de Nancy sur une surface au sol de 10 hectares pour plus de 70 000 m² de planchers.
Trois universités possèdent des établissements à Nancy ou dans son agglomération. Celles-ci sont fédérées au sein d'un établissement public de coopération scientifique ; Nancy-Université.
Plusieurs écoles d'ingénieurs :
Une école de commerce :
Et d'autres écoles :
Parmi les personnalités ayant enseigné à Nancy on peut citer :
École de Condé, établissement privé des Arts, sous contrat avec l'État.
Les fêtes étudiantes rythment la vie de la cité (Nocturnes Étudiante, 24 heures de Stan, Gala de plusieurs facultés (GEC, Chirurgie-Dentaire, Droit, Médecine, Pharmacie, Aquacité).
Presque chaque année la ville articule une série d'évènements culturels autour d'un thème principal :
Nancy est une ville réputée pour son dynamisme nocturne , en partie grâce à la présence de plus de 47 000 étudiants. On compte par exemple environ 300 restaurants, 140 bars et une vingtaine de discothèques dans l'agglomération.
Depuis les rénovations de la place Stanislas et de la vieille ville de Nancy effectuées entre 2004 et 2007, on assiste à une concentration d'établissements autour du quartier de la place Stanislas et le long des ruelles de la vieille ville.
Nancy, classée ville d'art et d'histoire, possède un vaste secteur sauvegardé de 150 hectares qui correspond au centre historique de la ville. Trois places du XVIIIe siècle (places Stanislas, de la Carrière et d'alliance) sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983.
Relativement préservés par les siècles, les différents quartiers possèdent toujours une architecture et une ambiance caractéristique ainsi que les faubourgs environnants.
Les plus anciennes constructions de la ville datent du haut Moyen Âge. La tour de la Commanderie Saint-Jean-du-Vieil-Aître datant du XIIe siècle est le bâtiment visible le plus ancien de la ville.
Premier site bâti de la ville, on peut encore y contempler quelques vestiges des anciennes fortifications qui entouraient la ville médiévale, dont la porte de la Craffe datant du XIVe siècle. Le palais Ducal est un bâtiment du XVIe siècle. Avec sa porterie, typique du style gothique flamboyant, il abrite aujourd'hui le musée historique lorrain.
Jouxtant le palais, l'église des Cordeliers renferme les tombeaux des ducs de Lorraine.
La ville-vieille conserve également de nombreux édifices renaissance (hôtel de Lillebonne, hôtel d'Haussonville…) ainsi que quelques hôtels classiques (Hôtel Ferraris, Hôtel des Loups…).
Il faut également citer la place Saint-Epvre, au centre du quartier que la basilique du même nom domine.
Les quartiers édifiés sous Charles III constituent la ville-neuve de Nancy.
Article détaillé : Ville-neuve de Nancy.À la demande du duc, l'Italien Girolamo (ou Hieronimo) Citoni trace des rues larges et droites sur un plan en damier en vogue à l'époque pour les villes nouvelles, exception faite de la rue Saint-Nicolas (ancien faubourg) qui garde son tracé pré-existant. Des fortifications (porte Saint-Nicolas, porte Saint-Georges et Saint-Jean) protègent cette ville neuve, qui ne communique que par une esplanade avec la « vieille ville » au tracé irrégulier.
Le duc Léopold entreprend la reconstruction de sa capitale après les destructions de la guerre de Trente Ans. Il débute la reconstruction de la primatiale (future cathédrale).
De nombreux hôtels particuliers sont construits dans la ville, ainsi que des édifices civils, dans un style qui essaie d'assimiler les nouvelles conceptions classiques à une tradition Renaissance.
Devenu duc de Lorraine, le roi Stanislas veut moderniser sa capitale, il a l'idée géniale de relier la vieille ville médiévale à la « ville-neuve » de Charles III par un système de places urbaines, en marquant la transition par un arc de triomphe.
Cet ensemble, constitué par la place Royale (place Stanislas) et la place de la Carrière, articulées par l'arc de Triomphe (porte Héré), combine avec grâce des bâtiments majestueux et les fameuses portes d'or du serrurier Jean Lamour. Hôtel de ville, palais de l'Intendance (palais du Gouvernement), hôtels particuliers de la haute noblesse en font la grandeur; la place d'Alliance complète ce dispositif par un square plus intimiste.
La place Stanislas donne aussi accès au parc de la Pépinière créé par Stanislas, d'une superficie de 23 ha en plein centre-ville, avec ses jardins à l'anglaise.
Cet ensemble du XVIIIe siècle est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Après restauration, la place Stanislas fête ses 250 ans en 2005.
La ville se pare également à la même époque de nombreux hôtels particuliers construits, entre autres, par Germain Boffrand et son élève lorrain Emmanuel Héré, l'architecte de Stanislas.
Après la mort de Stanislas, le cours Léopold est créé au-delà du rempart; la longue perspective, fermée par la porte de Stainville sur la route de Metz, sera ensuite plantée de marronniers. Malgré le mélange des styles architecturaux sur trois siècles, le cours conserve aujourd'hui son ordonnance originelle calme et majestueuse.
À l'ouest de la ville, le quartier Saint-Léon date de la transition XIXe et XXe siècle, il contient de somptueuses demeures de style Art nouveau telle la villa Majorelle (avenue Foch et rue Jeanne-d'Arc…) que l'on trouve également très répandues dans le quartier de Saurupt, ainsi que dans le quartier Nancy-Thermal (Parc Sainte-Marie).
Plus généralement l'École de Nancy a laissé de nombreux édifices civils dans le centre historique (Chambre de Commerce, BNP, verrière du Crédit lyonnais) ou privés conservés (parc de Saurupt, et répartis dans toute la ville : ateliers d'Émile Gallé et d'Eugène Vallin, immeuble France-Lanord, maison Bergeret, maisons Huot…).
L'évêché du diocèse de Nancy-Toul est situé dans la ville, à côté de la cathédrale. Parmi les bâtiments religieux de la ville on peut citer :
La Révolution française a vu la vente ou destruction de nombreuses églises de la ville.
La ville possède également de nombreux autres édifices religieux récents, nouvelles paroisses ou églises remplaçant des édifices plus anciens :
Les différentes portes de la ville, vestiges des différentes époques de fortification :
La bergamote, petit bonbon rectangulaire jaune, est une spécialité nancéienne bien connue. À l'origine plaisanterie douteuse d'un pâtissier qui parfuma un bonbon à l'eau de Cologne, elle est depuis directement réalisée à partir d'essences de bergamote. Ce constituant de l'eau de Cologne est un fruit proche du citron, originaire de la Sicile qui était alors possession du duc de Lorraine René Ier.
On peut également citer la quiche lorraine, le baba au rhum inventé par le duc de Lorraine Stanislas Leszczyński, le pâté lorrain, la madeleine, la mirabelle et les macarons produits depuis le XVIIe siècle, bien que les villes de Toul et de Boulay produisent également cette spécialité depuis le XIXe siècle.
Nancy a prêté son décor à plusieurs films et téléfilms français ces dernières années :
En 1976, Joe Dassin choisit Nancy comme décor à une ballade amoureuse pour une de ses chanson ; Le Café des Trois Colombes.
En 1973, Claude François y acheta un appartement, il était fou amoureux de la place Stanislas.
Et dans l'agglomération :
Nancy, selon une étude nationale datant de 1999, serait le troisième pôle médical de France derrière Paris et Lyon.
Le centre hospitalier universitaire de Nancy (CHRU) est le premier employeur de la région.
L'Hôpital central est le premier employeur de la ville.
La ville est dotée d’un réseau Internet Très Haut Débit via fibre optique est disponible sur la plupart des parcs d'activités. Des espaces Wi-Fi sont disponibles depuis la gare jusqu'au port de plaisance (via les rues Saint-Jean et Saint-Georges), rue des Dominicains et place Stanislas.
Cette liste n'est pas exhaustive.
Services de mobilité locale :