Découvrez le relief de votre quartier, de vos lieux d'excursions ou de votre destination de vacances.
Déterminez le dénivelé de vos randonnées, en pleine nature ou en ville, du littoral à la haute montagne.
Voyagez au gré de votre curiosité dans cette carte topographique de la France.

France / Pays de la Loire / Loire-Atlantique / Nantes

Pour les articles homonymes, voir Nantes (homonymie).

47°13′N 1°33′W / 47.217, -1.55

Nantes (Naunnt ou Nàntt en gallo, Naoned en breton) est une commune française de l'ouest de la France. Chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et préfecture de région des Pays de la Loire, elle est la ville centre de la communauté urbaine Nantes Métropole. Ses habitants sont appelés les Nantais.

Ville d'art et d'histoire, Nantes était anciennement l'une des capitales du duché de Bretagne dont elle abrite toujours le château des ducs de Bretagne, témoignant de son passé breton.

Avec 283 025 habitants en janvier 2007, elle est la sixième commune la plus peuplée de France ; elle a été l’une des huit métropoles d'équilibre désignées par l’État en 1963 avec St Nazaire. Nantes est ainsi la plus importante Métropole du Grand Ouest et occupe une place prépondérante sur la façade Atlantique. À cet égard, elle joue un rôle majeur dans le commerce maritime français.

Toponymie

Évolution du nom de la ville

Dans l'Antiquité, le peuple gaulois des Namnètes s'installe sur la rive nord de la Loire, au confluent avec la rivière Erdre et crée une agglomération qui prend le nom de Contigwic ou Condegwic, issu du gaulois *cond-, désignant la confluence de deux cours d'eau. Cette racine gauloise a fourni le toponyme courant Condé mais on la trouve aussi dans d'autres noms gaulois comme Condate.

À l'époque romaine, le nom latinisé est Condivincnum ou Condevincnum avec des variantes diverses, Condevicnum, Condivicnum, Condivincum, Condivicnos ou Condivienum. À la fin de l’Empire romain, la ville est cependant couramment appelée Portus Namnetum (=port des Namnètes), indiquant désormais clairement le peuple dont elle est la capitaleréf. à confirmer : .

Ce nom évolue en Nametis au Moyen Âge,.

À la Renaissance, à l'époque de l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, Nantes prend son nom définitif.

En gallo, la toponymie est Naunnt ou Nantt, et le nom breton est Naoned, dénomination ancienne et traditionnelle, issue de "Namnetes"

L'orthographe Nantes est conservée dans la majorité des langues utilisant les caractères latins, mais les langues celtiques comme le gallois ou le gaélique privilégient la forme bretonne Naoned tandis que l’espéranto la nomme "Nanto".

Étymologie du nom de Nantes

En général, le nom de Nantes est rattaché à celui des Namnètes, de même que Paris vient du nom des Parisii ou Vannes de celui des Vénètes. L'abandon de l'ancien nom (Lutèce dans le cas de Paris) au profit du nom du peuple est très fréquent en Gaule romaine.

Contrairement aux apparences, Nantes ne se rattache pas directement à la racine gauloise *nant- (« vallée » et « rivière », « ruisseau », « torrent » ou « cours d’eau ») que François Falc'hun étudie dans un chapitre de son livre Les Noms de lieux celtiques. La racine *nant- est très fréquente en toponymie française, parfois de façon peu évidente : Château-Landon, par exemple. Mais Nantes n'est pas cité par François Falc'hun parmi les mots dérivant de *nant-. Un lien serait envisageable si Namnètes venait de *nant-, mais c'est une pure supposition. Un autre linguiste, Éric Vial, estime probable que la racine '*nanto (vallée) soit antérieure aux Celtes.

Le terme nautes, qui présente une ressemblance avec Nantes ou Naunnt, désignait dans l’Antiquité et au Moyen Âge les membres des riches confréries de transporteurs naviguant sur les fleuves et rivières de la Gaule. Mais a priori ce n'est qu'une analogie, car naute vient du latin nauta (matelot), formé sur nauis/navis (nef, navire).

Géographie

Situation

Nantes vu par le satellite Spot

Nantes est située à proximité de l'océan Atlantique, au début de l'estuaire de la Loire et au point de confluence de l'Erdre et de la Loire (47°13′05″N 01°33′10″O / 47.21806, -1.55278).

À l'échelle planétaire, il intéressant de noter que la localisation de Nantes coïncide presque exactement avec celle du pôle de l'hémisphère continental, situé dans les environs de Nantes (vers 47°13′N 1°32′W / 47.217, -1.533).

À l'échelle nationale, Nantes se trouve à 342 km au sud-ouest de Paris, 340 km au nord de Bordeaux, 100 km au sud de Rennes, 255 km au sud-est de Brest (distance orthodromique).

À l'échelle régionale, Nantes se trouve à 157 km au sud-ouest du Mans et 80 km à l'ouest d'Angers.

À l'échelle départementale, Nantes se trouve à 51 km à l'est de Saint-Nazaire, 62 km à l'est de La Baule-Escoublac, 43 km au nord-est de Pornic.

Les communes limitrophes de Nantes sont : Bouguenais, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Rezé, Saint-Herblain, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Luce-sur-Loire, Treillières et Vertou. De toutes ces communes, Treillières est la seule commune rurale et la seule à ne pas faire partie de la communauté urbaine de Nantes Métropole.

Selon les classements établis par l’INSEE, sur des critères géographiques et économiques, Nantes est la commune centre de l’unité urbaine de Nantes (couramment : agglomération nantaise) dont la banlieue inclut 19 communes ; elle est aussi le centre de l’aire urbaine de Nantes (82 communes), qui fait partie de l’espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (153 communes).

La communauté urbaine de Nantes Métropole comprend 24 communes pour un territoire de 523 km² (52 336 hectares).

L'aire métropolitaine de la métropole Nantes-Saint-Nazaire s'étend sur 2 209 km² (220 900 hectares) le long de l'estuaire de la Loire.

La commune s'étend sur 66 km² (13e commune du département pour la superficie), soit 6 600 hectares, dont 1 100 hectares d'espaces verts et jardins publics.

Communes limitrophes

Situation de la commune de Nantes dans le département de Loire-Atlantique

Topographie

La butte Saint-Anne

Nantes se trouve au sud du massif Armoricain, qui fait partie du domaine hercynien.

La ville s’étend sur les deux rives de la Loire, principalement sur la rive droite (au nord) ainsi que sur l'île Beaulieu.

Nantes sud

Au sud de la Loire, le territoire communal de Nantes est délimité à l’ouest par la Sèvre nantaise. Entre la Sèvre et la Loire, se trouvent quatre quartiers anciens de Nantes : Dos d’Âne (ou Pirmil), Saint-Jacques, Grèneraie et Sèvres.Le quartier Dos d’Âne correspond à la confluence Sèvre-Loire et le relief est plan.Les quartiers Saint-Jacques (avec le Clos Toreau) et Grèneraie, en revanche, se trouvent sur l’extrémité du plateau du Vignoble nantais d’une altitude un peu plus élevée. La dénivellation est sensible rue Saint-Jacques, route de Saint-Sébastien et rue de la Fonderie, les trois rues qui aboutissent à la Loire ; quand, partant du pont de Pirmil, on suit le fleuve vers l'est, on passe d’abord en bas de l’hôpital Saint-Jacques sur son coteau, puis, au-delà du pont Clemenceau, le long de la côte Saint-Sébastien, où le coteau est plus marqué (Côte Saint-Sébastien est aussi le nom de la rue qui à Saint-Sébastien-sur-Loire, devient boulevard des Pas Enchantés).Ces deux quartiers sont séparés par le ruisseau du Douet, qui prend sa source à Saint-Sébastien. Il coule (en général en canalisation souterraine) dans un vallonnement assez marqué, par exemple rue de la Grèneraie, où il est visible.Le quartier Sèvres (avec ceux de la Gilarderie et des Bourdonnières) se trouve un peu au sud près de la Sèvre (pont de la Morinière).

Ile Beaulieu ou Ile de Nantes

L’île de Nantes, d'une superficie de 337 hectares, est actuellement relié aux rives nord et sud par 8 ponts routiers (5 coté Nord et 3 coté Sud). Deux ponts supplémentaires sont en construction: Le pont Eric Tabarly au Nord reliant l'ile à Malakoff et le pont Léopold Sedar Sengor au Sud reliant l'ile à St Sebastien. On compte aussi une passerelle piétonne et 2 lignes ferroviaires enjambant l'île.

L'ile de Nantes résulte de l'unification au XXe siècle de plusieurs îles antérieurement séparées par des bras de la Loire : îles de la Prairie au Duc, de la Grande Biesse, de la Petite Biesse, de Vertais (qui portait, autrefois, la Prairie d'amont et la Prairie d'aval). Le relief est plan. On doit noter que plusieurs des anciennes îles ont été rattachées à la rive nord lors des comblements : près du centre, l'île Feydeau, l'île de la Madeleine et l'île Gloriette ; un peu à l'est, la Prairie de Mauves (quartiers gare d'Orléans et Malakoff).

Nantes nord

À l'exception des anciennes îles, les quartiers situés au nord de la Loire sont dans l'ensemble vallonnés. Les principaux éléments du relief sont la vallée de l'Erdre et le sillon de Bretagne.L'Erdre traverse la ville du nord au sud pour se jeter dans la Loire, actuellement, par un canal souterrain substitué au parcours ancien (l'actuel cours des 50 Otages). Le cœur historique, rive droite, s’est développé au point de de confluence de l'Erdre et de la Loire, d'abord sur la rive gauche de l'Erdre (colline de la cathédrale) puis sur la rive droite (place Royale, au niveau du fleuve et colline de la place Graslin ). Il subsiste une île sur le cours de l'Erdre : l'île de Versailles. La largeur de l'Erdre est de 300 m au nord du pont de la Beaujoire (ce plan d'eau est utilisé pour les activités nautique) et encore de 125 m au niveau de la Houssinière.

Nantes nord-ouest

Le Sillon de Bretagne, une ligne de fracture orientée nord-ouest-sud-est, liée à un plissement hercynien, se trouve à l'ouest de l'Erdre. La vallée de la Loire le coupe au niveau de la butte Sainte-Anne, à l'abrupt très marqué (altitude 38 m contre 16 m place Mellinet), à une distance de 2 km de l'ancien confluent de l'Erdre. L'altitude du sillon s'élève vers le nord-ouest : 55 m aux Hauts Moulins, à 3,5 km de la butte Sainte-Anne.La Chézine, petit affluent de la Loire venant de Saint-Herblain, coule au nord et en contrebas du Sillon de Bretagne, à l'air libre jusqu'à la rue de Gigant, puis en souterrain, se jetant dans la Loire à l'extrémité ouest du Quai de la Fosse. Sa vallée est marquée par une coulée verte, notamment avec le parc de Procé.Le Cens, affluent de rive droite (ouest) de l'Erdre venant d'Orvault, coule parallèlement 2,5 km plus au nord. Sa vallée est parfois très profonde, notamment au niveau de la route de Rennes (quartier du Pont du Cens, à la limite d'Orvault). Il passe ensuite au sud de l'hippodrome et se jette dans l'Erdre entre les collines du Tertre (facultés de Lettres et de Droit) et de la Houssinière (rectorat), face au Port-Boyer. La vallée du Cens constitue aussi une coulée verte (avec ici le parc de la Gaudinière).A 1,5 km au nord du Cens, le Gesvres, autre affluent de rive droite de l'Erdre, marque en gros la limite avec la Chapelle-sur-Erdre. Le confluent se trouve au nord du quartier de la Jonelière, près du pont de la Beaujoire.

Nantes nord-est

À l'est de l'Erdre (routes de Sainte-Luce, de Paris, de Saint-Joseph-de-Porterie),le relief est un peu moins vallonné qu'à l'ouest. Le seul cours d'eau est le ruisseau de l'Aubinière, affluent de la Loire venant de Sainte-Luce, à 6 km à l'est du confluent de l'Erdre (non loin de l'échangeur de Bellevue).

Hydrographie

L'ancien réseau hydrographique nantais

Vue nocturne des bords de l'Erdre (quai de Versailles)

Il a subi des transformations spectaculaires au XIXe et surtout au XXe siècles.

Du fait de sa position de confluent et des nombreuses îles et canaux qu'on y trouvait (île Beaulieu, île Sainte-Anne, île Feydeau, île Gloriette…), Nantes a d'ailleurs longtemps été surnommée la Venise de l'Ouest. La plupart des canaux et rivières de la rive nord ont été comblés ou recouverts au début du XXe siècle, les opérations les plus importantes étant, à partir de 1929, le comblement des bras nord de la Loire (bras de la Bourseet, partiellement, bras de l'Hôpital) ainsi que de la zone confluente de l'Erdre, désormais dévié par un canal souterrain navigable vers la portion subsistante du bras de l'Hôpital, appelée canal Saint-Félix.

Le réseau hydrographique actuel

La Loire traverse désormais l'agglomération nantaise par les deux bras qui enserrent l'île de Nantes : le bras de « la Madeleine » (au Nord) et celui de « Pirmil » (au Sud).La ville est également arrosée par deux rivières importantes : l'Erdre au nord et la Sèvre nantaise au sud, et par trois petites rivières : la Chézine, le Cens et le Gesvres, toutes trois au nord. On trouve aussi plusieurs ruisseaux, généralement canalisés et souterrains, mais dont certains sont remis en valeur, dans le cadre de l'aménagement de nombreux parcs, tel que le ruisseau des Gohards, dans le futur quartier de la Bottière.

La Sèvre nantaise

Le régime hydrographique de la Loire à Nantes

Le contrôle du fleuve en amont rend les inondations rares. Les hautes eaux d'hiver peuvent recouvrir les îles situées juste en amont de Nantes, à Saint-Sébastien-sur-Loire, qui sont inondables et non constructibles, ainsi que l'extrémité est de l'île de Nantes. La dernière inondation plus conséquente date de janvier 1995 (l'eau recouvrit alors le Boulevard des Pas Enchantés à Saint-Sébastien).

La Loire subit l'influence des marées dans tout l'estuaire et même au-delà, jusque vers Oudon, non loin d'Ancenis. Le phénomène de la marée est donc encore très sensible à Nantes, les courants de jusant faisant apparaître des estrans boueux notables à certains endroits (au confluent Loire-Sèvre par exemple).La Sèvre nantaise et l'Erdre sont chacune protégées des marées par une écluse.

Géologie

L'agglomération nantaise est traversé par une ligne de collines qui se nomme "Le Sillon de Bretagne". Le sol de l'île de Nantes ainsi que les rives de la Loire est composé d'alluvions de plusieurs dizaines de mètres d'épaisseurs (jusqu'à plus de 60 m) ce qui oblige à construire les bâtiments sur des pieux pour aller chercher le bon sol qui se trouve en profondeur. Il en est de même sur les bords de l'Erdre.

Climat

Le climat nantais, et plus généralement de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable. Les hivers sont doux (min --5 °C / max 10 °C) et pluvieux. Quoique relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C), les étés connaissent chaque année au moins un épisode caniculaire de quelques jours. Sur l'ensemble de l'année, les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Ce climat est très favorable à la végétation comme en témoignent les nombreux parcs et jardins nantais. Nantes est sous les vents de dominante ouest liés aux dépressions cyclonales de l'Atlantique. Leur direction est généralement de nord, nord-ouest et d'ouest. Les vents de sud-ouest et nord-est sont plutôt rares. Par ailleurs, on note la présence de brumes matinales dans le fond des vallées.

Climatologie de Nantes sur la période 1961 - 1990 :

Source : Relevés 1961-1990

L'environnement à Nantes

L'océan à 40 minutes en voiture, des espaces verts préservés, de nombreux cours d’eau, Nantes est une métropole « verte et bleue ». Reconnue en 2004 par le magazine Time comme la ville la plus agréable d'Europe, Nantes a su attirer de nouveaux habitants par son dynamisme, sa culture et sa créativité. Un modèle de développement équilibré pour une ville cosmopolite.

Urbanisme

Morphologie urbaine

Les premiers aménagements urbains encore visibles de nos jours remontent à l'époque médiévale.

La ville médiévale fortifiée, formant de nos jours le quartier du Bouffay, est contenue entre l'Erdre à l'ouest et la Loire au sud respectivement matérialisés aujourd'hui par les cours des 50-Otages et Franklin Roosevelt, ainsi que les Cours Saint-Pierre et Saint-André dans la partie Est (ces derniers étant d'anciennes mottes aplanies au XVIIe siècle pour former une place). Il ne reste rien des fortifications hormis la Porte Saint-Pierre dont le soubassement est d'époque gallo-romaine et le château des ducs de Bretagne, ainsi que quelques maisons à colombage et hôtels particuliers datant pour l'essentiel du XVe siècle.

La première grande expansion de la ville a eu lieu au XVIIIe siècle en gagnant progressivement sur la rive ouest de l'Erdre pour digérer le faubourg Saint-Nicolas. C'est à cette époque que sont tracées par l'architecte Mathurin Crucy les places Royale et Graslin, que sont édifiés le théâtre et le cours Cambronne ou qu'est lotie l'île Feydeau. Le centre actuel s'articule autour d'une colonne vertébrale qui est l'axe est-ouest : partant de la cathédrale traversant rues de Verdun, de la Marne, d'Orléans, Crébillon et finissant place Graslin.

Un arc formé par de grands boulevards a longtemps défini les limites de la ville avant que certaines communes alentours y soient rattachées.

Sur le plan des strates historiques, on distingue quelques ensembles typiques  :

La partie médiévale
Le château

C'est la strate la moins lisible, elle a souffert des bouleversements du XVIIIe siècle à nos jours mais aussi des bombardements de 1943 qui ont particulièrement affectés la ville. Les rues de la Juiverie, Sainte-Croix, de la Baclerie sont parmi les exemples les mieux conservés et on retrouve également quelques modèles d'architecture à colombages apparents rue de Verdun, rue Bossuet ou encore place du Change. Bien sur le château des ducs de Bretagne ainsi que son périmètre immédiat forment l'ensemble le plus caractéristique de cette époque.

La ville classique (XVIIIe siècle)
La place du commerce

À l'est, les cours Saint-Pierre et Saint-André, articulés autour de la Place du Maréchal-Foch (que les Nantais continuent d'appeler place Louis-XVI), constituent un ensemble résidentiel très homogène et caractéristique de l'époque. À l'ouest autour des places Royale-Commerce-Graslin, ensemble de style néo-classique, s'est développée la ville commerçante en lien avec les activités du port. Le cours Cambronne est le pendant résidentiel du quartier. L'île Feydeau quant à elle rassemble les demeures parmi les plus richement décorées du secteur, édifiées par une élite économique qui avait fait fortune principalement grâce au commerce triangulaire. La physionomie d'une grande partie de la cité fut donc profondément modifié en cette période qui correspond à l'essor de l'économie nantaise . Toutefois quelques beaux immeubles situés anciennement place de la Bourse et au début du quai de la Fosse échappèrent à l'ordonnancement un peu sévère voulu par l'architecte Crucy.

La ville du XIXe siècle
Quai de la Fosse

De grands boulevards réctilignes et bordées d'immeubles apparaissent avec notamment la rue de Strasbourg : percée "haussmannienne" qui constituerait aujourd'hui davantage une coupure qu'un axe central. Ce cas mis à part, le centre s'est étendu concentriquement, au XIXe siècle, rompant ainsi avec la logique en vigueur jusque là. Sur le plan urbain ces extensions ne sont pas singulières, elles s'organisent autour de repères significatifs. Autour du Jardin des plantes et du Musée des Beaux-arts à l'est se forment l'ensemble Saint Clement-Dalby-Saint Donatien , autour de l'ancien palais de justice au nord se développent les quartiers Hauts-pavés-Viarme-Saint-felix , pour le secteur du Musée Dobrée et de l'église Notre-Dame de Bon-Port à l'ouest se sont les quartiers Canclaux et Mellinet notamment , quant au quai de la fosse , il va s'étirer vers la butte Saint-Anne et le village de Chantenay (rattaché à Nantes en 1908). Le quartier de la Madeleine qui s'étend sud de Feydeau, entre la chaussée de la Madeleine et l'avenue Carnot est un cas particulier : quartier enclavé jusqu'aux comblements de la Loire dans les années 1930, il a gardé son aspect de "faubourg" qui en fait encore aujourd'hui un village dans la ville.

La ville de la reconstruction
Hôtel-Dieu

Le centre historique est parsemé d'immeubles modernes qui ont pris la place de constructions démolies par les bombardements, ils s'insèrent dans la ville avec plus ou moins de bonheur. Échappent à la règle la place Royale reconstruite à l'identique ou l'église Saint-Nicolas et la Bourse qui furent restaurées . En revanche la rue du Calvaire a été élargie et reconstruite selon les canons modernes de l'après guerre : avec la place des Volontaires de la Défense passive, elle constitue un exemple intéressant d'urbanisme des années 1950 en centre-ville. Au nord de cette rue subsistait un faubourg mal-famé, le Marchix, qui a été rasé dans la foulée pour laisser place à l'actuel quartier Bretagne : place Bretagne remaniée, rue du président Herriot, de la Porte neuve, percement de la rue de Budapest. Ces aménagements sont l'œuvre de l'architecte Michel Roux-Spitz.

À Nantes se côtoient donc différentes formes d'urbanisme liées au passé de la ville, il n'est en effet pas rare de voir des rues ou des bâtiments très anciens du centre historique se confronter à l'architecture typique de l'époque de la reconstruction : par exemple l'Hôtel-Dieu un imposant édifice en béton fait face à l'île Feydeau.

La ville actuelle
Port-Boyer sur les bords de l'Erdre un quartier type des années 1970 avec ses tours d'habitations

Au delà des grands boulevards ceinturant le centre se trouvent les quartiers populaires et historiquement ouvriers comme Chantenay ou Doulon et d'autres plus huppés tels que les bords de l'Erdre, Canclaux ou Mellinet , en se rapprochant du périphérique on retrouve entre autres les quartiers HLM des années 1960-70. Des zones urbaines sensibles ont été définies dans la commune de Nantes : le grand ensemble de collectifs de Bellevue partagé avec Saint-Herblain ayant reçu un statut de zone franche urbaine avec celui des Dervallières il forme les quartiers ouest, ainsi qu'un autre quartier formé au Nord-ouest de l'hippodrome (la Boissière, le Chêne des Anglais) et enfin, les tours et les barres de Malakoff en bord de Loire. Le Nantes bourgeois lui, s'étend en éventail à partir du centre-ville entre l'Erdre et la Chézine (mis à part la zone sensible nord) tandis que les quartiers populaires sont surtout au sud de la Loire et à l'ouest.

L'étalement urbain de Nantes est assez important ce qui est la conséquence du développement en périphérie de nombreux lotissements ou quartiers résidentiels avec des constructions relativement basses mais aussi beaucoup de centres commerciaux, de quartiers tertiaires et d'espaces verts.

Malgré une faible densité, la ville est dominée par quelques immeubles de grande hauteur tels que la tour Bretagne, en centre-ville, haute de 144 m qui est le troisième plus haut building de province ou le pyramidal Sillon de Bretagne, sur la commune voisine de Saint-Herblain, haut de 100 m pour une largeur de 200 m est la plus grande barre HLM de France véritable « ville dans la ville », qui abrite plus de 3 600 personnes à l'image de la cité radieuse construite par Le Corbusier à Rezé, abritant des commerces et une école au sommet.

L'un des plus grands projets d’urbanisme que la ville ait connu est la création du quartier Beaulieu dans les années 1970. Ce projet consistait à créer un grand quartier international d’affaires du côté est de l’île de Nantes, comprenant bureaux et logements. Mais le manque d’attractivité du projet auprès des entreprises et la crise économique ont entraîné un changement d’orientation du quartier et une ambition revue à la baisse . Une partie seulement du projet initial a pu être réalisée, faisant du quartier une zone principalement résidentielle, coupée du centre-ville. Le Tripode, l'un des grands immeubles de bureaux du quartier, a d’ailleurs été détruit le 27 février 2005, notamment à cause du fort taux d’amiante présent dans sa structure.

L'île de Nantes

Article détaillé : île de Nantes. Vue aérienne de l'île de Nantes

Île de Nantes est la nouvelle dénomination administrative de ce quartier insulaire historiquement appelé Beaulieu, cependant un grand nombre de Nantais continuent d'employer ce terme. L'île de Nantes fait actuellement l’objet d’une vaste opération de rénovation urbaine qui doit s'étaler sur plusieurs années. Il s'agit d'un des plus vastes chantiers de réaménagement en France. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la SAMOA qui est la société d'économie mixte créée pour l'occasion et la maîtrise d'œuvre est gérée par l’équipe d’Alexandre Chemetoff (Atelier Île de Nantes). Par la disparition progressive des nombreuses friches industrielles il s’agit ici de redonner de l’attractivité à cet espace situé pratiquement au cœur du centre-ville. L'île de Nantes était l'un des plus emblématique quartier ouvrier de Nantes avec les Ateliers et chantiers de Nantes qui faisaient encore vivre le port jusqu'en 1987 au côté des fonderies de l'Atlantique.

De vastes programmes immobiliers sont en cours de construction ou en projet, ils s'accompagnent d'aménagements de la voirie et de l'espace public en général. L'implantation d'équipements publics et de surfaces commerciales suit son cours, ils viendront conforter la vocation future du secteur à être une extension du centre-ville.Auprès du nouveau palais de justice et de l'école d'architecture, récemment installés sur les rives, sont aménagés des espaces de loisirs et de détente avec les Machines de l'île qui occupe les anciennes nefs des ex-chantiers navals et à la pointe de l'île le hangar à bananes héberge désormais des restaurants, bars de nuits et discothèques. Le projet laisse une place importante à la culture avec la création d'un pôle des arts graphiques ainsi que la Fabrique un espace dédié aux musiques contemporaines. Des éléments comme les Anneaux de Buren ou les grue Titan viennent marquer ce nouveau paysage urbain. Il est également envisagé le creusement d'un bassin à flots destiné à accueillir des bateaux de plaisance.

L’emplacement de l'ancien Tripode sera également amené à subir des transformations notables. Sur ce secteur va naître un quartier mixte comprenant logements, commerces et hôtels de luxe avec des immeubles de bureaux, le tout érigé autour d'une succession de bassins. Sur l'autre rive de la Loire une partie du quartier Malakoff/Pré-Gauchet (qui fait actuellement l’objet d’un Grand Projet de Ville, ou GPV) est en cours de gentrification suite à une convention avec l'ANRU. Malakoff avec l’emplacement du Tripode et l’est du Champ de Mars formeront le futur quartier Euronantes, quartier d'affaires européen où seront construits un hôtel de grand luxe, des bureaux, des logements, des équipements sportifs et de loisirs. Ils s’ajouteront à la future gare TGV, au siège social de la banque CIO, à la Cité des Congrès et au siège de la Communauté urbaine de Nantes Métropole déjà existants.

Projets urbains

Avec l'île de Nantes d'autres grands projets urbains sont en cours de réalisation avec notamment la construction d'ici 2015 de deux nouveaux quartiers et un important programme de réhabilitation.

  • Bas-Chantenay : à pour objectif la rénovation d'un ancien quartier industriel et populaire qui va s'articuler autour de la reconversion de l'ancienne usine Armor . Outre la construction de nouveaux logements le projet comporte également des réhabilitations d'habitations insalubres, des équipements publics et des aménagements des rives de la Loire.
  • Bottière-chénaie : C'est sur 35 hectares d'anciennes terres maraîchères que sont en cours de construction environ 1 600 logements et divers équipements publics tels une médiathèque, un groupe scolaire, une salle omnisports ainsi que de nombreux commerces en bordure de la Route de Sainte-Luce, qui sera totalement réaménagée afin de mêler voitures, vélos, piétons et transports en commun en toute sécurité. Le quartier sera traversé par un mail arboré et doté de plusieurs bassins, qui sera le principal centre névralgique du projet.
  • Saint-Joseph-de-Porterie : Sur 45 hectares construction à terme de 1 400 logements ainsi que de nombreux équipements publics.

les nouveaux quartiers de Saint-Joseph-de-Porterie et Bottière-Chénaie seront labellisés écoquartier , : c'est-à-dire développés dans le respect des principes de développement durable, de mixité sociale avec environ 25 % de logements sociaux de gestion écologique et durable de l’énergie, de l’eau, de la nature, du patrimoine.

D'autres programmes de renouvellement urbain entrent, eux, dans le cadre du grand projet de ville et sont en cours à Malakoff ou aux Dervallières.

Logement

En 1999 l'INSEE dénombre 142 420 Logements sur Nantes dont 2 860 résidences secondaires et 9 066 logements vacants. Le nombre de résidences principales s'élève donc à 130 494 logements avec un nombre moyen d'occupants d'environ 2 personnes.

Les logements individuels représentent 23,4 % du parc immobilier tandis que le nombre de collectifs semble évoluer à la hausse depuis 1990 (+20,9%) avec une part de 76,4 % . Par ailleurs on dénombre environ 22,7 % de logements sociaux conformément à la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) qui fixe un objectif de 20% dans les villes des agglomérations de plus de 50 000 habitants .

La majorité des Nantais sont locataires de leur logement, la répartition du statut d'occupation des résidences principales est la suivante :

Propriétaires : 36,5 % ; Locataires : 61,1 %  ; Logés gratuitement : 2,4 %

La forte hausse des prix de l'immobilier ces dernières années pourrait en partie expliquer cette tendance. Par exemple de nombreux "primos-accédants" préfèrent se reporter sur les communes limitrophes pour l'acquisition d'un logement.

Nantes compte 139 500 ménages en 2004.

  • 47% des ménages sont constitués d'une personne.
  • 27% des ménages de deux personnes.
  • 11,4% des ménages de trois personnes.
  • 8,7% de quatre personnes.
  • 5,4% de cinq personnes et plus.

Vue panoramique

On observe depuis la butte : le centre des Salorges, le dôme de Notre-Dame de Bon-Port, le Belem à quai ainsi que le Marité et le Maillé-Brézé, le quai de la Fosse, la tour Bretagne, le clocher blanc de l'église Saint-Nicolas, la cathédrale, le pont Anne-de-Bretagne enjambant le bras de la Madeleine de la Loire, la grue Titan jaune des anciens chantiers Dubigeon, le Tripode (aujourd'hui disparu), le quai des Antilles, la raffinerie de sucre Tereos (bleu et blanc), le hangar à bananes, les grues (Mofag et la Titan en pointe de l'Île de Nantes) du quai Wilson du Grand port maritime, et, au sud de la Loire, la Cité Radieuse de Le Corbusier et l'église de Rezé.

Démographie

La commune

Selon l'INSEE Nantes totalise 283025 habitants en 2007 ce qui la place au 6e rang dans le classement des villes Françaises. Mais si sa croissance démographique est très dynamique depuis les deux derniers recensements elle a néanmoins connu une baisse continue entre 1968 et 1982. À en croire la hausse sensible de la population dans l'Aire urbaine à la même période, on pourrait en déduire qu'une partie du dépeuplement du centre se fait au profit des communes périurbaines suivant ainsi un phénomène observé dans la plupart des grandes agglomérations du pays. Entre 1990 et 2006 la ville semble connaitre un regain d'attractivité puisque elle gagne à nouveau des habitants. On dénombre sur cette période 40000 personnes supplémentaires et cette hausse confirme à son tour la tendance qui voit l'augmentation de la population des villes-centres de la plupart des métropoles Françaises.

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Graphique de l'évolution démographique de la commune par recensement.

Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus

L'aire urbaine, 82 communes

Article détaillé : Aire urbaine de Nantes.

Nantes est le centre d'une aire urbaine de 804 800 habitants.En 2020, l'aire urbaine devrait atteindre les 850 000 habitants

L'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire, 153 communes

La population de l'espace urbain était estimée en 1999 à 1 006 246 habitants (voir l'article Espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire).

La communauté urbaine Nantes Métropole, 24 communes

Nantes est la principale commune de la communauté urbaine Nantes Métropole, peuplée de 600 000 habitants.

Selon une estimation de l'INSEE, Nantes Métropole devrait compter 640 000 habitants en 2020.

L'aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire

Désignée en 1963 comme métropole d'équilibre, l'aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire, dont le périmètre est défini depuis 1970 par le Schéma Directeur d'Aménagement de l'Aire Métropolitaine (SDAAM), est estimée en 2008 à 925 000 habitants (source INSEE-Agence d'urbanisme de la région nantaise) et sa population a progressé de 8,9% entre 1990 et 1999 soit un gain de 69 360 habitants. Positionnant ainsi l'ensemble Nantes-Saint-Nazaire au 5e rang national derrière Paris, Lyon, Marseille-Aix et Lille, et au 36e rang européen (source : AURAN), avec des perspectives de forte croissance démographique.

Histoire (vue d'ensemble)

Article détaillé : Histoire de Nantes.

Antiquité

La ville remonte à l'époque gauloise (Condevicnum) et est la ville principale du peuple des Namnètes, conquis par César en 56 av. J.-C.

Sous l’Empire romain, elle est appelée Portus Namnetum et est le chef-lieu de la cité des Namnètes ; à cette époque, la ville de Ratiatum (Rezé), qui appartient à la cité des Pictons, est probablement aussi importante que Nantes. Aux IIIe et IVe siècles, confrontée aux troubles des invasions, la ville se fortifie ; c'est aussi l'époque où elle se christianise (saint Donatien et saint Rogatien). Les premiers évêques de Nantes apparaissent au Ve siècle.

Moyen-Âge

Après la chute de l'Empire romain d'Occident (476), la cité de Nantes passe rapidement sous le contrôle du royaume franc de Clovis. Durant la période franque, la ville joue un rôle essentiel dans la défense contre l'expansion bretonne dans la péninsule armoricaine. Elle devient la capitale de la marche de Bretagne à l'époque de Charlemagne, la marche étant au départ dirigée par le comte Roland (qui meurt à Roncevaux en 778 dans un guet-apens tendu par les Basques).

Duché de Bretagne et ses 9 pays vers le XIVe siècle

Après la mort de Charlemagne, l'expansion bretonne reprend et Nantes est conquise en 851, année qui marque le début de l'appartenance de Nantes à la Bretagne. Cependant, les 80 années suivantes sont extrêmement difficiles en raison des attaques vikings, la plus spectaculaire ayant eu lieu dès 843 (mort de l'évêque saint Gohard). Les Vikings, installés solidement à Nantes en 919, sont chassés en 937 par Alain Barbetorte.

Nantes est désormais une ville essentielle du duché, pas toujours sa capitale. Le comté de Nantes est un long moment aux mains des comtes d'Anjou (1156-1189), et notamment des Plantagenêts, aussi ducs de Normandie et roi d'Angleterre (1189-1203). Sa situation s'améliore à l'époque de la dynastie de Dreux (XIIIe ‑ XIVe siècle) et surtout de la dynastie de Montfort (XIVe ‑ XVIe siècle), qui en fait une véritable capitale ducale. Par ailleurs, au XVe siècle, Nantes se développe, notamment grâce au commerce maritime et fluvial.

À la fin du XVe siècle, Nantes est un enjeu essentiel dans la guerre entre le roi de France et le duc de Bretagne, François II. Nantes est conquise en 1488. L'héritière, la duchesse Anne épouse Charles VIII en 1491, puis Louis XII en 1498, devenant reine de France. À sa mort, en 1514, elle lègue son cœur à la ville (actuellement au musée Dobrée).

Période moderne

Édit de Nantes.

En 1532, le duché de Bretagne est réuni à la couronne de France (c'est-à-dire que l'héritier de la couronne de France est ipso facto héritier de la couronne ducale). Une réorganisation administrative en résulte un peu plus tard, qui accroît le rôle de Rennes, siège du Parlement de Bretagne (1560), Nantes conservant cependant la Chambre des Comptes de Bretagne.

Pendant les guerres de religion, Nantes est une ville ligueuse qui soutient le gouverneur, le duc de Mercœur, dans sa lutte contre les protestants (présents à Blain, et dans d'autres villes plus petites). Elle est une des dernières grandes villes à reconnaître l'autorité d'Henri IV, de sorte que la promulgation de l’édit de Nantes en 1598 ne correspond pas à l'opinion des habitants.

La ville est secouée par la révolte du papier timbré en 1675.

De 1670 à la Révolution française, le commerce avec les colonies (sucre, tabac, et commerce des esclaves) lui assure la prospérité : c’est une des plus riches villes de France, et son port assure 44 % du commerce français.

Pendant la Révolution française, la ville est en première ligne face à la révolte vendéenne et sa résistance est une des clefs du succès républicain : elle fournit une base arrière aux armées bleues, et prive les Vendéens d’un port où recevoir de l’aide de l’Angleterre. Carrier y mène une Terreur impitoyable.

Du XiXe siècle au XXe siècle

Le pont transbordeur de Nantes

Préfecture de la Loire-Inférieure, Nantes continue son développement au XIXe siècle, annexe les communes voisines, s’industrialise. Grâce à l'activité de son port, la production agricole régionale et sa forte réactivité commerciale, Nantes se positionne notamment dans l'industrie alimentaire -biscuiterie (LU), conserveries (Saupiquet), textile, raffinerie du sucre (Beghin Say), mais aussi les engrais phosphatés (AZF), l'armement. Une image tenace reste de cette époque, avec le pont transbordeur (à nacelle) qui fut ouvert en 1903, et opérationnel jusqu'en 1958, pour faciliter la traversée du bras nord de la Loire, « la Madeleine », par le public et les entreprises du secteur, notamment les chantiers Dubigeon et la Fonderie Voruz. Puis ce fut un déclin dans un contexte de crise.

Dans les années 1930 des opérations de comblements sont entrepris avec notamment le comblement des bras de la Bourse et de l'Hôpital autour de l'île Feydeau ainsi que la portion de l'Erdre aujourd'hui Cours des Cinquante Otages. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Nantes subit d’importants bombardements ; son rôle dans la Résistance est honoré par la croix de la Libération. En 1985, Nantes est la première ville française à se doter d'un réseau de tramway moderne.

Emblèmes

Héraldique

Article détaillé : Armorial des communes de Loire-Atlantique.
Blason actuel
Blason stylé avec ornements extérieurs

À l'origine, sceau du Conseil des Bourgeois de Nantes en 1350. Confirmé par le roi de France Henri II en 1564, le blason conserva son chef d'hermine et la devise : Oculi Omnium In Te Sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et espèrent, Seigneur »). La mer était alors d'azur (bleue). En 1808, Napoléon Ier chargea le chef de Bretagne d'un comble de gueules à trois abeilles d'or et la mer devint de sinople. En 1815, le chef redevint d'hermine plain et la devise changea en : Favet Neptunus Eunti.

Logotype

Logo officiel de Nantes depuis 2003

Devise

Depuis le XIVe siècle, la devise de la ville était Oculi Omnium In Te Sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et espèrent, Seigneur »). En 1814, M. de Barante, préfet de Nantes, proposa une nouvelle devise : Favet Neptunus Eunti, ce qui se traduit par « Neptune favorise ceux qui osent », « Neptune favorise sa marche », ou encore par « Que Neptune favorise le voyageur ». Cette devise, positionnée au-dessus de l'écu, contrairement à l'usage, fut approuvée par lettres patentes du roi de France Louis XVIII le 3 février 1816. Celle-ci est toujours la devise en vigueur.

Politique et administration

L'hôtel de Derval constitue l'un des bâtiments historiques de l'hôtel de ville de Nantes

Administration municipale et tendances politiques

Les premières traces liées à l’administration de Nantes se trouvent dans des archives remontants à l'an 1333 avec l’organisation de réunions du Conseil des Bourgeois de la ville. Conseil comprend cinq ou six bourgeois, il a pour but d’arrêter, avec le capitaine de ville, plusieurs mesures relatives à la cité. En 1411, le duc de Bretagne Jean V donne aux Nantais le pouvoir d'élire un procureur des bourgeois et, en 1420, étend les libertés communales. En 1560, le roi de France François II crée par lettres patentes la Mairie de Nantes. Mais les Nantais n'auront une véritable mairie, avec maire et échevins, qu'en 1564. L'Hôtel de Ville central existe depuis 1574. Il se situe rue de Strasbourg.

À Nantes, le conseil municipal est composé de 65 membres, dont le maire, 25 adjoints et 39 conseillers municipaux. Depuis une vingtaine d'années, la municipalité se situe politiquement à gauche.

Quartiers

Article détaillé : Quartiers de Nantes.

Depuis 1995, la municipalité nantaise a divisé la ville en onze quartiers, divisés en « micro-quartiers », possédant chacun un « Comité consultatif » et des élus référents, ainsi qu'une équipe de techniciens municipaux. Ces quartiers sont :

Maires de Nantes

Article détaillé : Liste des maires de Nantes. L'actuel maire de Nantes Jean-Marc Ayrault

Le 133e et actuel maire de Nantes est le socialiste Jean-Marc Ayrault. Élu pour la première fois en 1989, il a été réélu en 1995, 2001 et 2008.

Derniers maires de Nantes :

Intercommunalité

Nantes forme, avec 23 communes voisines, la communauté urbaine Nantes Métropole.

Les élus de la Métropole Nantes Saint-Nazaire ont choisi d’élaborer un schéma de cohérence territoriale (SCOT) englobant cinq intercommunalités : Nantes Métropole, la communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (CARENE), la communauté de communes Loire et Sillon, la communauté de communes Cœur d'Estuaire et la communauté de communes d'Erdre et Gesvres, totalisant 57 communes et 766 000 habitants. Ce document d’urbanisme orientera le développement de la métropole à l’horizon 2020. Une fois établi, il esquissera, dans une logique de développement durable, le futur de la métropole en termes de localisation des logements, de développement économique, de politique des transports, de protection de l’environnement… Localement, il pourra être précisé par des schémas de secteurs.

Cantons

Nantes est divisée en 11 cantons. Tous sont constitués exclusivement d'une partie de Nantes, sauf le 10e canton qui inclut également la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire. Leur population était en 1999 comprise entre 18 251 (11e canton) et 35 648 habitants (10e canton).

Pour le détail de ces cantons, voir l'article Cantons de la Loire-Atlantique.

Région et département

Nantes est la préfecture à la fois du département de Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire. La préfecture occupe notamment l'édifice de la Chambre des comptes de Bretagne, situé place Roger Salengro.Elle est le siège du conseil général de Loire-Atlantique.Elle Abrite également le bâtiment du conseil régional des Pays de la Loire situé sur l'Île de Nantes.

Nantes et la Bretagne

Statue d'Anne de Bretagne due à Jean Fréour et située place Marc Elder, face à l'entrée du château des ducs. Articles détaillés : Question du rattachement de la Loire-Atlantique à la Région Bretagne et Histoire de la Bretagne.

La question de l'appartenance administrative de Nantes — et plus généralement de la Loire-Atlantique — à la région Bretagne est régulièrement l'objet de débats.

Nantes est la plus grande ville de ce qui fut jadis le royaume, le duché, puis la province de Bretagne, appartenance qui est toujours un élément constitutif de son identité.

Historiquement, les liens du pays nantais (Paeï de Nàntt en gallo, Bro Naoned en breton) et de la Bretagne sont nombreux, au point même qu'on vit les ducs de Bretagne faire de Nantes leur lieu de résidence principale (jusqu'au XVe siècle, comme en témoigne aujourd'hui encore la présence du château des Ducs de Bretagne au cœur de la ville et le souvenir du château du Bouffay). Plusieurs ducs de Bretagne se sont fait inhumer à Nantes même (Alain II Barbetorte, Jean IV, Pierre II, Arthur III, François II, le cœur d'Anne…) ou dans l'abbaye voisine des Sorinières (Constance et sa fille Alix de Thouars), marque d'un choix affectif et politique.

En 1789, la suppression des anciennes provinces et la création des départements découpe la Bretagne en cinq départements ; la Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique) est l'un de ces derniers.

En 1848, la Bretagne est brièvement recomposée par le mandat de commissaire général de la Bretagne qu'obtient le Nantais Michel Rocher, avec autorité sur les commissaires généraux (appellation qui venait de remplacer celle de préfet) des quatre autres départements bretons.

Au XXe siècle, les regroupements départementaux successifs (régions économiques « Clémentel » et régions touristiques créées en 1919, régions économiques créées en 1941 par le régime de Vichy, régions de programme de 1955 transformées ultérieurement en régions administratives) séparèrent à chaque fois la Loire-Atlantique des autres départements bretons. Nantes est à l'heure actuelle administrativement en région Pays de la Loire mais le débat politique persiste.

Certains découpages correspondent à la Bretagne historique et culturelle à cinq départements comme celui judiciaire, Nantes dépendant de la cour d'appel de Rennes, et religieux, le diocèse de Nantes suffragant de l'archevêché de Rennes; et bien d'autres, administratifs ou commerciaux.

La question linguistique est également complexe. Dans l'Est de la Bretagne, appelé Bretagne Gallèse ou Haute-Bretagne, les langues d'oïl, le gallo et le français, furent largement majoritaires. Le gallo surtout utilisé dans les campagnes, le français dans les grandes villes. Dans celles-ci, et particulièrement à Nantes et à Rennes, la langue bretonne était peu présente et essentiellement parlée par les immigrants venus de Basse-Bretagne comme l'attestent des voyageurs du Moyen Âge ou bien Jules Verne (de père parisien et de mère bretonne comme il l'écrivit dans un descriptif du département de la Loire-Atlantique). Dans le quartier de Chantenay, où l'immigration bretonnante fut importante, il y avait une procession où l'on chantait des cantiques en breton jusque dans les années 1950.

Aujourd'hui, la langue bretonne reste implantée à Nantes via, notamment, l'école Diwan qui propose depuis 1978 un enseignement entièrement en breton, une école publique (les Marsauderies) et une école privée (Sainte-Madeleine) accueillent depuis 1998 les enfants dans un cadre bilingue. Le gallo est menacé de disparition. La langue dominante dans la ville (et le département) reste cependant le français.

Sécurité

Nantes dispose d'un commissariat central, Place Waldeck-Rousseau et d'un commissariat subdivisionnaire situé cours Olivier-de-Clisson. Cinq bureaux de police complètent le dispositif policier (Beaujoire Nantes Erdre, Bellamy, Bellevue, Chantenay, Nantes Nord) . Il y a aussi une Gendarmerie nationale, rue Descartes.

Concernant les chiffres de la délinquance en 2008, selon l'INSEE, la circonscription de securité publique de Nantes affiche un taux de criminalité de 90,16 actes pour 1000 habitants Ce taux largement superieur à la moyenne nationale (57,51 ‰) positionne Nantes au 6e rang des circonsciptions de plus de 250 000 habitants derrière Lyon (93,13 ‰) et devant Bordeaux (89,02 ‰).

Justice

Palais de justice

Construit en 1851 dans un style néoclassique, l'ancien palais de justice de Nantes, situé place Aristide Briand et dessiné par Chenantais, a été cédé par l'État au conseil général qui a décidé de le transformer en grand et luxueux complexe hôtelier (Radisson) comportant également une galerie d'art, dont l'ouverture est prévue en 2011.En l'an 2000, le tribunal de grande instance de Nantes investit un nouvel édifice conçu par Jean Nouvel sur l'île de Nantes, dont l'architecture ne fait cependant pas l'unanimité, de par sa couleur noire et son imposante silhouette rectiligne.

Centre pénitentiaire

Le centre pénitentiaire de Nantes est organisé en quatre établissements répartis sur trois sites :

  • Une maison d'arrêt pour les hommes construite en 1865 et située en centre ville près de l'ancien palais de justice, rue Descartes, dont la fermeture a été programmée.
  • Un centre de détention ainsi qu'une maison d'arrêt des femmes construite en 1981 sont situés à la périphérie nord de la ville, boulevard Albert Einstein.
  • Un quartier de semi-liberté situé en centre ville.

En 2010, la construction d'un établissement pénitentiaire de 510 places à débuté au nord-est, à la limite de la commune de Carquefou.

Casier judiciaire national

Depuis 1966, le Casier judiciaire, qui archive l'ensemble de la justice française, est établi a Nantes.

Économie

Sur le plan économique Nantes n'a pas été épargnée par le phénomène de désindustrialisation observé sur tout le territoire national ces dernières années. La part des emplois pourvus par le secteur secondaire n'a pour cesse de diminuer au fil du temps. Ceci-étant la disparition progressive de l'industrie lourde est largement compensé par le développement de l'économie de service et des nouvelles technologies. L'agglomération est dépourvue de très grande entreprise ayant un rôle de locomotive et son tissu économique diversifié permet donc à la Métropole d’afficher de belles performances . Par exemple elle se situe au 1er rang Français pour l’agro-alimentaire et c’est aussi le 2e pôle aéronautique national ainsi que la 3e place financière du pays et enfin le 1er pôle tertiaire de l’Ouest . Par ailleurs elle constitue un lieu stratégique pour la filière bois et les matériaux.

Quant aux secteurs les plus innovants, ils s’illustrent à travers les bio-technologies, la santé, les TIC ou les composites (leader en thérapie génique, 1er pôle français de sous traitance électronique).

Quatre pôles de compétitivité impliquant directement la métropole Nantes Saint-Nazaire ont été labellisés par l'État. Des pôles qui mettent en synergie industriels, laboratoires et écoles. L'objectif est de développer leur compétitivité et leur visibilité internationale en valorisant leurs atouts respectifs, notamment en matière d'innovation et de recherche.

  • EMC2 Ensembles Métalliques et Composites Complexes
  • Atlantic Biotherapies
  • Génie civil
  • Images et réseaux

Ces pôles d’excellence profitent de l’implantation d’un réseau d’enseignement supérieur de très haut niveau et de centres de recherche en plein essor : 2 200 chercheurs au sein de 200 laboratoires à Nantes contribuent à faire des Pays de la Loire la 4e région française pour les dépôts de brevet.

Ainsi Nantes figure régulièrement en tête des palmarès des villes les plus attractives pour les entreprises.

Le PIB de l'agglomération nantaise en 2007 est de l'ordre de 30 milliards d'euros pour une population active de 510 000 personnes. À titre de comparaison, cela situe l'agglomération au niveau de celles de Toulouse et Strasbourg. (Sources Eurostats/Audiar).

Nombre d'établissements actifs au 31 décembre 2006 : 18 811

Répartition des différents secteurs d'activités en %

Industrie

L'industrie représente 7,4 % du tissus économique nantais : ce faible taux est dû au fait que la plupart des entreprises concernées se situent en dehors du territoire de la commune. À l'échelle de l'agglomération le poids du secteur secondaire est plus important. Sur Nantes Métropole, les activités industrielles regroupent plus de 44 700 emplois salariés privés pour environ 2 540 établissements. Ces activités sont aujourd'hui de plus en plus technologiques et intègrent une part importante de procédés innovants. Il existe par conséquent un lien important entre les centres de recherche et d'innovation locaux et les grands acteurs industriels

Nantes est donc avant tout une ville industrielle de par son passé.

Employés de l'usine LU en 1907

Elle est le berceau de l'industrie biscuitière française et a notamment vu naître les célèbres marques LU et BN.Dans le centre-ville, à proximité de la gare, est conservée une partie de l'usine LU, avec sa tour emblématique pour les Nantais. Les Nantais pourront en profiter pendant près de 35 ans avant que les bombardements de 1943 qui ravagent Nantes ne détruisent partiellement les tours. La première disparaîtra entièrement (laissant la place à un hôtel), l'autre conservera sa hauteur jusqu'à ce qu'elle soit décapitée lors de grands travaux en 1970.

Entre 1987 et 1989, la production est transférée à l'usine de La Haie-Fouassière, l'usine nantaise est est alors désaffectée.

En 1997 l'architecte Jean-Marie Lépinay se voit confier par la municipalité la rénovation de la tour. Objectif : reconstruire le dôme pour l'arrivée de la coupe du monde de football en juillet 1998. Le pari est réussi. À partir d'archives et de photos anciennes, les couleurs bleu, rouge et or réapparaissent aux yeux des Nantais.Aujourd'hui, les initiales LU ont changé de signification et désignent désormais le "Lieu Unique", centre d'arts aux activités multiples. En quelques secondes d'ascenseur ou 130 marches plus haut, Nantes s'observe grâce au "Gyrorama ", plate-forme qui s'oriente à l'aide d'une manivelle au bon soin des curieux. Au dernier étage, une vidéo relate l'histoire de l'usine illustrée d'un riche fonds de photos d'archives.

La ville tient aussi une place d'importance dans l'industrie de la conserverie. Deux grands noms de ce secteur sont ainsi nés dans la Cité des Ducs : Cassegrain et Saupiquet. Sur le bassin d'emploi nantais, outre la biscuiterie, de nombreux acteurs de la production agroalimentaire sont installés : Plats cuisinés (Tipiak, Domino's Pizza), Secteur laitier (Eurial Poitouraine, Nestlé), Fruits et légumes (Val Nantais, Marais, Océane), Viande (LDC, Terrena, Charal), Poisson (Groupe Adrien), Alimentation animale (Sanders).

Vue aérienne de la raffinerie Tereos (ex Beghin-Say), sur l'île de Nantes.

À l'époque, l'industrie du sucre a occupé une place importante dans le développement de la ville et du port de Nantes. L'usine Béghin-Say de Nantes a été construite en 1935. Elle est la dernière raffinerie de sucre de canne à être bâtie en France. L'usine appartient désormais au groupe Tereos, qui a annoncé son intention de fermer l'usine dans le cadre d'une délocalisation avant l'été prochain. Les Nantais espèrent que le beau bâtiment bleu et blanc sera conservé.

Nantes fut, dès les XVIIe et XVIIIe siècles, un grand centre de construction navale mais cette activité prit fin avec la fermeture des chantiers Dubigeon en 1987. Le Bougainville fut le dernier navire à glisser sur les cales du chantier.

À ce jour, les plus importantes usines sont situées en dehors de la commune, cependant elles demeurent des employeurs non négligeables pour une partie de la population.

La zone Airbus de Nantes, spécialisée dans la fabrication du nez et du fuselage central de l'A380 notamment, est située à Bouguenais à proximité de l'aéroport Nantes Atlantique. Le site va bientôt s'agrandir avec l'ouverture d'un nouvel espace dédié à la construction de l'A350Plus en aval , sur les bords de Loire, la DCNS Propulsion à Indret est spécialisée dans la conception et l'intégration des réacteurs nucléaires des sous-marins et bâtiments de surface. Face à elle, sur l'autre rive, Arcelor Packaging International une filiale d'Arcelor Mittal située à Basse-Indre est spécialisée dans la fabrication d'emballage en acier. Elle est située à proximité de l'usine de valorisation des déchets Arc en ciel ainsi que de l'anciene tour à plomb de Couëron cette dernière étant un élèment du patrimoine industriel de la région.

Tertiaire

Autrefois très liée à l'industrie l'économie Nantaise a entammé depuis quelques années une reconversion : elle est donc de plus en plus tournée vers le secteur tertiaire.

De nombreuses banques y ont implanté leurs sièges régionaux tels que la Banque populaire, le Crédit Industriel de l'Ouest ou la Société Générale de même que des compagnies d'assurances comme Suravenir (Crédit mutuel) ou bientôt Groupama avec amaguiz.com.

Le développement ininterrompu ces dernières années des "parcs tertiaires" en périphérie de la ville témoignent du dynamisme actuel du marché de l'immobilier de bureau dans l'agglomération. Un quartier d'affaires à vocation européenne est d'ailleurs en train de sortir de terre près de la gare TGV et sur l'île de Nantes : il est baptisé Euronantes.

Le quartier Chantrerie-Atlanpôle au nord de la ville accueille quant à lui les entreprises innovantes dans les domaines des biotechnologies, de la santé, de l'agroalimentaire...

La vraie dynamique que l'on observe depuis 2000 concerne le secteur des TIC : Nantes Métropole s'inscrit désormais comme un territoire de référence pour les services informatiques. Les récentes implantations de grands acteurs de l'informatique comme Steria ou Accenture en sont de bons exemples

Nantes héberge le siège social de la société de bourse Portzamparc, membre d'Euronext Paris, ce qui en fait l'une des premières places boursières françaises.

Enfin, Nantes est la 7e ville touristique française avec 2 millions de visiteurs qui passent au moins une journée dans la ville chaque année. Les trois sites nantais les plus visités en 2008 sont le musée du Château des ducs, avec 285 000 entrées, la galerie des Machines et le Grand Éléphant, qui ont reçu 194 000 visites, et le musée des Beaux-Arts, dont 103 000 visiteurs ont franchi les portes.

Emploi

Selon l'INSEE le nombre d'emplois salariés s'élève fin 2006 à 146927 postes.

Répartition des emplois par cartegorie socio-professionnelle (INSEE 2006 )

Les derniers chiffres connus (décembre 2008) affichent un taux de chômage de 9,6 % de la population active.

Répartition du chômage par tranche d'age (INSEE au 31 décembre 2008)
Liste des principaux employeurs à Nantes (sources CCI Nantes-St Nazaire)

CCI

Nantes héberge l'un des deux sièges de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire, principal acteur économique de la région qui regroupe les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire.

Nantes est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie des Pays de la Loire.

La métropole Nantes-Saint-Nazaire possède assez d'atouts pour continuer d'attirer tant les grandes entreprises internationales en quête d'implantations nouvelles que de têtes « bien faites ». La diversité de ses industries, la santé de ses services, la multiplicité de ses PME bien connectées à l'international et les progrès de son enseignement supérieur alimentent une croissance économique dont l'équilibre d'ensemble est aujourd'hui reconnu.

La proximité de la mer et la cohésion sociale d'un territoire où, selon l'économiste Laurent Davezies, « la pauvreté est inférieure à celle que connaissent d'autres grandes villes françaises », assoient cet équilibre au-delà des seuls critères économiques. Comme les nombreux événements qui jalonnent l'année culturelle nantaise et la qualité de l'environnement, elles renforcent aux yeux des cadres franciliens l'attrait d'une ville métropole en passe de devenir, selon le géographe Jean Renard, Nantes est le « pivot » de trois régions : Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes

Avec 852 sièges sociaux d'entreprises de plus de 50 salariés en 2007, Nantes est la quatrième agglomération française sur cet indicateur derrière Paris, Lyon et Toulouse.

Grand port maritime

Article détaillé : Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire. Paquebot Silver Whisper en escale quai Wilson à Nantes

Le Grand Port maritime de Nantes-Saint-Nazaire (anciennement Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire) est un établissement public de l'État français. Quatrième port français, il traite annuellement 33,6 millions de tonnes (chiffre 2008) de marchandises (dont 77 % de vracs énergétiques : produits pétroliers, GNL, charbon). Il occupe sur la ville de Nantes les terminaux de Cheviré (produits forestiers, sucre, engrais, ferraille) et de Roche-Maurice (céréales, engrais, fonte), représentant 10 % du total de ses trafics. En centre-ville, le quai Wilson, situé sur l'île de Nantes, accueille depuis 2002 les paquebots de croisière. Ses autres sites, en aval de l'estuaire, se situent à Donges, Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire.

Nota : le territoire constituant le terminal de Cheviré forme une enclave nantaise, isolée sur la rive gauche de la Loire, celle-ci n'étant pas directement desservie au reste de la ville, on ne peut y accéder que depuis les communes de Bouguenais, Rezé ou Indre. Même les viaducs d'accès au pont de Cheviré qui se trouvent pourtant sur les emprises de ces deux terminaux portuaires (Cheviré et Roche-Maurice) ne leurs permettent pas un accès direct, puisque les échangeurs routiers du périphérique les plus proches se trouvent les territoires des communes de Saint-Herblain ("Porte de l'Estuaire") et Bouguenais ("Porte de Bouguenais").

Éducation et recherche

Nantes appartient à l'académie qui porte son nom et dont elle abrite le rectorat.

Enseignement primaire

Écoles publiques et privées

Nantes possède 141 écoles sur son territoire communal, dont 110 écoles publiques et 31 écoles privées.

Écoles bilingues

  • Langue anglaise : 2 crèches, une école primaire, deux collèges, 3 lycées.
  • Langue allemande : 1 crèche, 1 lycée.
  • Langue bretonne : à la rentrée 2007, 1,1 % des enfants de la commune de Nantes étaient inscrits dans le primaire bilingue français-breton et 1,6 dans le pré-élémentaire bilingue français-breton(soit 1,3% du total des effectifs, avec une baisse de 0,01% par rapport à l'année précédente 2006-2007).

Enseignement secondaire

Lycée Georges-Clemenceau
  • Lycée Jules Vernes
  • Lycée Eugène Livet
  • Lycée Georges-Clemenceau
  • Lycée La Colinière
  • Lycée Notre-Dame de Toutes Aides
  • Lycée St Stanislas
  • Lycée Gaspard Monge
  • Lycée de La Chauvinière

Enseignement supérieur et recherche

La ville compte 47 000 étudiants dont 34 000 étaient en formation initiale au sein de l'université de Nantes au cours de l'année 2007-2008.

L'université de Nantes a été crée sous sa forme actuelle le 29 décembre 1961 cependant elle trouve son origine dans l'Université de Bretagne fondée en 1461 par François II, duc de Bretagne , considerée comme une institution bourgeoise elle fut dissoute au moment de la Révolution Française. Elle possède par ailleurs deux antennes universitaires situées l'une à Saint-Nazaire et l'autre à La Roche-sur-Yon.

L'université de Nantes participe avec l'École centrale de Nantes, les universités d'Angers et du Mans au Pôle de recherche et d'enseignement supérieure (PRES) dont le siège est situé à Nantes. L'objectif du "PRES" est de faire émerger un pôle d'excellence, attractif et visible dans la compétition internationale.

Les trois universités de la région des Pays de la Loire (Nantes, Angers et Le Mans) ont mis en place l"Université numérique en région" (UNR) qui vise à développer les nouveaux services autour de la "e-scolarité" et de la "e-formation".

Outre l'université, à laquelle sont notamment rattachés l'Institut universitaire de formation des maîtres des Pays de la Loire, l'Institut universitaire de technologie de Nantes et l'École polytechnique de l'université de Nantes, Nantes accueille des établissements privés ou publics d'enseignements supérieurs et des organismes de recherche :

L'école de management Audencia

Santé

Le Centre hospitalier universitaire de Nantes est le principal établissement médical de la ville, il est réparti sur plusieurs sites : l'Hôtel-Dieu qui abrite la direction générale en est le plus important, il se situe dans le centre ville au côté de la faculté de médecine et de pharmacie, il y a également l'hôpital Nord Laënnec à Saint-Herblain, l'hôpital Saint-Jacques à Nantes-Sud et enfin l'hôpital Seilleraye à Carquefou, ainsi que quelques autres hôpitaux de taille moindre (Beausejour, Bellier). Un projet d'implantation sur l'ile de Nantes est actuellement à l'étude. Dans le domaine privé on retrouve les cliniques dont Jules-Verne à l'est de Nantes ainsi les Nouvelles cliniques nantaises une polyclinique située sur les communes de Nantes et Rezé au sud.

Transports

Transports automobiles

À l’échelon national

Le Boulevard périphérique de Nantes à hauteur de la porte d'Atlantis

Nantes est un nœud routier et autoroutier important de la façade atlantique française, sur la route la plus simple depuis la Bretagne et la Basse-Normandie vers la Vendée et le Poitou. Elle se trouve sur l'axe de l'Autoroute des Estuaires (des Flandres au Pays basque).

La présence de l’estuaire de la Loire oblige les flux routiers à transiter par le boulevard périphérique de Nantes, régulièrement encombré aux heures de pointes le matin et le soir, qui contribue ainsi au développement des échanges routiers sur la façade atlantique. En effet, il n’existe pour l'instant aucun pont sur la Loire entre celui de Saint-Nazaire et celui de Cheviré où transitent plus de 95 000 véhicules chaque jour sur les 2x3 voies du pont. La transition sur le périphérique nantais pour se rendre du nord-ouest au sud-ouest est donc quasiment inévitable provoquant une circulation très dense lors de grands départs en vacances... C'est pour cette raison que le projet d'un second franchissement de la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire est envisagé d'ici à 2025. Il supporterait à terme le deuxième périphérique de Nantes.

En zone urbaine

Pont de Cheviré

La ville de Nantes s’est investie ces quinze dernières années dans une politique de réduction du trafic automobile en centre-ville.

À cette fin, le périphérique joue également une fonction importante dans la fluidification des trafics routiers urbains et péri-urbains. Sa réalisation a culminé par la construction du pont de Cheviré au-dessus de la Loire, en aval de Nantes. De nombreux autres ponts furent également créés afin de réguler la circulation.

Avec 43 km, le boulevard périphérique de Nantes est le deuxième plus grand en France après celui de Bordeaux. À l'intérieur de son anneau se trouvent la commune de Nantes en presque totalité, ainsi que celles de Rezé et de Saint-Sébastien au sud. Les accès à la ville se font par les différentes portes qui jalonnent ce périphérique. Il permet ainsi de contourner la ville par le nord et par le sud, il porte plusieurs noms : au nord, c'est l'autoroute A844, à l'ouest, la RN844, au sud, les RD145 et RD844, tandis qu'à l'est, c'est la RN249. Ce fractionnement montre sa construction par étape à partir des différentes axes principaux rejoignant Nantes.

La pénétrante est, constitué de l'autoroute A811, permet de relier l'échangeur numéro 22 de l'A11 à l'échangeur numéro 42 du périphérique (autre nom du boulevard) plus connu sous le nom de porte d'Anjou. Elle fut d'abord construite à 2x2 voies entre l'échangeur no 22 de l'A11 et l'échangeur de la Madeleine avec la RN23 (devenue D723 depuis 2006) et 2x1 voies entre cet échangeur et la porte d'Anjou. À la fin des années 1990 cette section fut portée à 2x2 voies. Elle fut l'unique accès à l'A11 depuis Nantes jusqu'à l'achèvement du prolongement de celle-ci jusqu'au périphérique Nord en 1993.

Plusieurs autoroutes radiales permettent d'accéder au périphérique nantais : l'autoroute A11 vers Angers et Paris, l'autoroute A83 vers Niort et Bordeaux, la RN165 (future autoroute A82) vers Quimper et Brest (travaux de mise aux normes autoroutières par l'élargissement de la route à 2x3 voies entre Nantes et Savenay, avant 2x4 voies sur 1,5 kilomètre avant la bifurcation vers Saint Nazaire) et la RN137 (future autoroute A84) vers Rennes et Caen.

Par ailleurs, Nantes a été dotée, en 2008, d'un système d'autopartage baptisé Marguerite en partenariat de la ville de Nantes, des réseaux de transport en commun et de vélopartage.

Transports en commun

Articles détaillés : Histoire des transports en commun à Nantes, Tramway de Nantes, Busway de Nantes et Lignes de bus de Nantes. Réseau de tramway prévu vers 2015

L'agglomération nantaise possède un réseau de transports en commun payant et important géré par la Semitan. En 2007 celui-ci est constitué notamment par le réseau nantais de tramway (3 lignes - 43,5 km) est le plus fréquenté de France. Un projet connexion des lignes 1 et 2 passant au nord de l'agglomération par le pont de la Jonelière, est en cours d'élaboration et doit permettre de faciliter les déplacements de quartier en quartier, sans passer par le centre-ville. Il a valu à la ville le reçu du prix Civitas award 2009.

Il y a 59 lignes de bus (sans compter la vingtaine de services annexes), dont 3 lignes de Chronobus (les lignes 25 ; 32 et 86) et 3 lignes de bus « express » (vers Carquefou, Couëron et Vertou) qui sillonnent également Nantes et son agglomération. D'autre part, une ligne de bus à haut niveau de service (Busway ligne 4) de 9 kilomètres a été inaugurée en 2006.Une 5e ligne de transport en site propre devrait également voir le jour sur l'île de Nantes, le mode de transport pour cette ligne (tramway ou BHNS) n'a pas encore été clairement défini.

Enfin, Nantes possède aussi un transport en commun fluvial, avec deux lignes fluviales appelés Navibus (Loire et Passeur) gérés par Nantes Métropole. On trouve aussi deux services de bacs gérés par le conseil général de la Loire-Atlantique, reliant d'une part, Le Pellerin à Couëron, et d'autre part, Indret à Basse-Indre (toutes deux sur la commune d'Indre). Ils permettent de traverser la Loire en aval du pont de Cheviré (sans utiliser celui-ci ni passer par le centre de Nantes).

Transports ferroviaires

À l’échelon national

Article détaillé : Gare de Nantes. Gare de Nantes (accès sud) Le TGV et le TER en gare de Nantes

Nantes était historiquement reliée à deux réseaux ferroviaires nationaux au XIXe siècle : la Compagnie des chemins de fer d'Orléans, aboutissant à la gare d'Orléans, remplacée par l'actuelle gare SNCF ; et la Compagnie des chemins de fer de l'État, aboutissant à la gare de l'État devenue par la suite gare de marchandises. Les chemins de fer d'Orléans avaient également ouvert deux autres gares : la gare de la Bourse, desservant le centre-ville au niveau du quai de la Fosse, et la gare de Chantenay en périphérie ouest, sur la ligne de Nantes à Saint-Nazaire. La Compagnie de l'État avait de son côté ouvert la gare de Doulon, en direction de Brest, de Rennes, de Laval. Notons enfin que le Petit Anjou (ligne locale vers Angers et Cholet) disposait d'une gare, la gare d'Anjou, qui jouxtait la gare d'Orléans.

Aujourd'hui, Nantes est reliée par le réseau de la SNCF au reste de la France. La gare de Nantes est une destination importante des TGV Atlantique en provenance de Paris, mais aussi de Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg. Lors des grands départs en vacances, la gare est souvent saturée et frôle l'asphyxie. En effet elle ne peut pas s'agrandir du fait de sa situation géographique en plein centre de la ville. La gare dispose de deux accès. L'accès nord, le plus ancien, est constitué d'un vaste bâtiment peu esthétique, abritant un hall spacieux et un point de restauration. L'accès sud a quant à lui été inauguré en 1989, lors de l'arrivée du TGV dans la cité des Ducs. Le but était de désengorger la gare nord mais surtout de créer un accès direct à la cité des Congrès, achevée en 1991. Cette gare sud est constituée d'un grand hall moderne, et de divers commerces. Elle est reliée à la partie nord par deux tunnels souterrains, par lesquels on accède aux 14 voies qui composent la gare.

Mais l'actuelle gare n'étant plus suffisante en vue de l'augmentation du trafic et de la population, une restructuration importante est en projet : les infrastructures existantes devraient être détruites, de manière à reconstruire une seule grande gare moderne tournée vers le centre-ville et le fleuve, et facilement accessible. La nouvelle gare sera plus adaptée au trafic en hausse : 16 voies en surface, dont 6 voies réservées au trafic national / international, 7 voies réservées au trafic régional / départemental et 3 voies réservées au futur tram-train. Enfin, le bâtiment principal de la gare prendra place au-dessus des voies, avec différents accès au nord et au sud. Un boulevard aérien sera créé de manière à faire passer une ligne de transports en commun, taxis, et piétons. Le site sera recouvert d'un gigantesque dôme de plexiglas. Ce projet devrait voir le jour en même temps que l'aéroport et le terminal croisières.

Vers l'ouest, pour rejoindre les gares du Croisic, de Vannes et de Rennes, la ligne passe sous le centre-ville, en tranchée couverte dans l'ancien lit remblayé du bassin de la Fosse puis en tunnel dans la roche de la Butte Sainte-Anne à partir du niveau de la médiathèque. Ce souterrain est classé parmi les plus dangereux, néanmoins de nombreux TGV y passent tous les jours. Il a remplacé en 1956 la ligne qui longeait la Loire et desservait la gare de la Bourse, sur les quais.

Une vingtaine d’allers-retours quotidiens sur Paris sont assurés. Le trajet Paris-Nantes sans escale est effectué en deux heures. C'est l'une des lignes ferroviaires les plus fréquentées de France avec plus de 30 millions de voyageurs depuis l'inauguration en 1989 du service du TGV sur cette ligne.

La ligne TGV dessert notamment entre Paris et Nantes, les villes du Mans et d'Angers. Après Nantes, deux lignes principales se constituent :

  • vers l'ouest, desservant à partir de Savenay, soit la côte de Loire-Atlantique (Saint-Nazaire, Pornichet, La Baule, Le Croisic), soit la Région Bretagne (Redon, Vannes, Lorient, Quimper, et Rennes à partir de Redon).
  • vers le sud, par le pont de la Vendée, en direction de la Vendée (desservant La Roche-sur-Yon, Les Sables-d’Olonne…), puis la Côte Atlantique (La Rochelle, Bordeaux…).

De Nantes, partent également des lignes secondaires TER vers Pornic, Challans et Saint-Gilles-Croix-de-Vie (via Sainte-Pazanne).

Le trafic de fret ferroviaire concentré essentiellement sur l'ancienne gare de l'État doit également faire l'objet d'une restructuration importante, par le transfert de cette activité à l'horizon 2012, vers l'ancienne Gare de triage du Grand-Blottereau dans le quartier de Doulon, qui sera transformée pour l'occasion en plate-forme multimodale.

En zone urbaine et périurbaine

Dessertes TER
Article détaillé : TER Pays de la Loire.

Les onze gares SNCF de l'agglomération nantaise sont accessibles avec la tarification des transports urbains TAN, les gares sont : Nantes, Saint-Sébastien-Pas Enchantés, Saint-Sébastien-sur-Frêne Rond, Vertou, Thouaré, Mauves, Rezé - Pt Rousseau, Bouaye, Chantenay, Basse-Indre - Saint-Herblain et Couëron. Ces gares sont desservies par le TER de l'agglomération nantaise.

Dessertes tram-train
Article détaillé : Tram-train de Nantes.
  • Nantes - Clisson : l'électrification d'une partie de la Ligne Nantes - Saintes (vers La Roche-sur-Yon et Les Sables-d'Olonne) va permettre la mise en service dès 2010 d'une liaison entre Nantes et Clisson, prévue depuis des années.
  • Nantes - Châteaubriant : dans la décennie qui va suivre, la ligne SNCF en direction de Châteaubriant devrait également être rouverte au trafic voyageur sous la forme d'un tram-train (pour plus de détails voir l'article : Ligne Nantes - Châteaubriant). Dans un premier temps, cette liaison devrait notamment desservir, à l'horizon 2009-2010, les gares de La Chapelle-sur-Erdre, Sucé-sur-Erdre, Nort-sur-Erdre, ainsi que quelques arrêts supplémentaires spécialement créés pour l'occasion à Nantes et La Chapelle-sur-Erdre. Puis, dans les trois ans qui suivront, les gares d'Abbaretz, d'Issé et de Châteaubriant devraient être desservies à leur tour. La construction d'un tronçon vers le futur aéroport international de Nantes situé à Notre-Dame-des-Landes et qui serait ainsi greffé à la ligne au niveau de La Chapelle-sur-Erdre, est aussi à l'étude.

Dans un premier temps, sept des rames "Citadis Dualis" (Alsthom) commandées pour la ligne Nantes <> Châteaubriant, seront affectées à la ligne Nantes <> Clisson, et ce, dés 2010.L'atelier de maintenance des trams-trains, dont les travaux ont débuté sera implanté à Doulon.

Déplacements doux

Station Duchesse Anne - Château des Ducs du Bicloo

Cyclistes

L'agglomération nantaise possède un réseau cyclable de 373 km dont l'expansion est l'un des objectifs du plan de déplacements urbains 2000-2010 de Nantes Métropole. Par ailleurs, Nantes a été dotée, en mai 2008, d'un système de vélopartage baptisé Bicloo et géré par JCDecaux pour le compte de la communauté urbaine.

Piétons

Le réaménagement de nombreux espaces publics du centre-ville, qu'il s'agisse des abords de l'île Feydeau, du cours des 50-Otages ou de la place Royale, laissent la part belle aux zones piétonnes afin de renforcer le caractère convivial de ces lieux et de mettre en valeur le patrimoine urbain.

Transports aériens

Aéroport Nantes Atlantique

Article détaillé : Aéroport Nantes Atlantique. Aéroport Nantes Atlantique

Nantes possède un aéroport international, l’aéroport Nantes Atlantique, situé au sud-ouest de l’agglomération, à cheval sur le territoire des communes de Bouguenais et Saint-Aignan-de-Grandlieu. En 2007, le trafic s'est établi à 2,6 millions de passagers, soit + 7,13 % par rapport à 2006. L'aéroport de Nantes Atlantique possède actuellement une capacité de traitement de 3,5 millions de passagers par an.

Le projet d'aéroport international de Notre-Dame-des-Landes

Article détaillé : Projet d'aéroport du Grand Ouest.

Le 10 février 2008, un décret d'utilité publique a été signé pour l'aéroport à Notre Dame des Landes, sous réserve que cet aéroport soit de haute qualité environnementale. Il stipule que les travaux de construction devraient débuter en 2011. La mise en service de ce nouvel aéroport international est prévue pour 2015.

Ce projet soulève de nombreuses protestations. Le Conseil de la Communauté de communes d'Erdre et Gesvres a d'ailleurs décidé le 9 juillet 2008 d’engager un recours en annulation devant le Conseil d’État contre cette déclaration d'utilité publique.

Ce projet nécessite plusieurs la construction de plusieurs intrastructure routières et ferroviaires afin de permettre un accès rapide au futur aéroport depuis les villes de Rennes et Nantes.

Patrimoine et culture

Vue aérienne du Château des ducs de Bretagne

Tourisme et patrimoine

Nantes appartient au réseau des Villes et pays d'art et d'histoire, animé par le ministère de la Culture et les collectivités territoriales, et qui rassemblent les villes soucieuses de préserver et de promouvoir leur patrimoine. Ainsi, dès 1972, la ville a délimité un secteur sauvegardé compris entre le quai de la Fosse et les cours Saint-Pierre et Saint-André et incluant notamment le château, la cathédrale, le quartier du Bouffay, l'île Feydeau, la place Royale et le quartier Graslin. Avec 126 ha, il est l'un des secteurs sauvegardés les plus importants de France. Par ailleurs, Nantes est riche d'un patrimoine statuaire important disséminé dans la ville ainsi que de quatre fontaines Wallace. Le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, souhaite faire inscrire la ville et l'estuaire de la Loire au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Château des ducs de Bretagne

Article détaillé : Château des ducs de Bretagne.

Le château des ducs de Bretagne est situé sur la rive droite de la Loire dans le centre-ville de Nantes. Il était la résidence principale des ducs de Bretagne du XIIIe au XVe siècle. C'est une forteresse constituée de sept tours reliées par des courtines. L'intégralité du chemin de ronde est ouverte au public depuis sa réouverture en février 2007, après 15 ans de fermeture. La cour possède plusieurs bâtiments datant du XVe, XVIe et XVIIIe siècle dont la résidence ducale construite en pierre de tuffeau. Le grand chantier de rénovation débuté en 1990 et terminé en 2007 offre un nouveau visage à l'ensemble architectural du château. Un musée de l'histoire de la ville de Nantes s'est installé dans ces murs depuis la réouverture. Il rassemble des documents, des cycles de tableaux, des écrits, etc. Le musée est doté d'un dispositif multimédia moderne, qui rend la visite plus simple et plus enrichissante, grâce à des documents photos, audio ou vidéos interactifs inédits.

Quartiers historiques

Nantes a un avantage non négligeable, celui d'avoir su préserver un grand nombre de quartiers historiques, de toutes époques, contrairement à certaines grandes villes qui ont vu les leurs centres détruits pendant les guerres. Les quartiers historiques de Nantes possèdent de nombreux monuments. Le quartier médiéval du Bouffay proche du château et de la cathédrale, à l'intérieur des limites de l'ancienne enceinte, datent du XVe siècle. Ils regroupent un ensemble de maisons aux façades à pans de bois, à colombages et à encorbellements, ou reconstruites en pierre au XVIIIe siècle dans le parcellaire médiéval.

Les quartiers du XVIIIe siècle dont les architectes sont Jean-Baptiste Ceineray et Mathurin Crucy est le cœur de la ville. On y retrouveplusieurs places comme la place Graslin avec le théâtre et la brasserie La Cigale ; la Place Royale, dont la majestueuse fontaine, les sols, les façades et les éclairages ont été totalement rénovés ; la place du Commerce, la plus animée du centre-ville et la place du Maréchal-Foch avec sa colonne Louis XVI. Ces places sont reliées par de larges perspectives comme le cours Cambronne ou le cours Saint-Pierre et Saint André. Ces quartiers regroupent aussi la préfecture de Région (ancienne Cours des Comptes de Bretagne), le palais de la Bourse qui abrita l'Office de tourisme puis aujourd'hui la FNAC et enfin l'île Feydeau (rue Kervégan, Temple du Goût, cour Ovale), urbanisée en un seul ensemble, comparable à l'île Saint-Louis à Paris. Le quai de la Fosse et les rues qui y descendent, où se trouvaient les maisons de filles à matelots, est le témoin de l'ancien port de Nantes, qui commence à se réveiller en ce XXIe siècle.

Les quartiers du XXe siècle présentent aussi quelques monuments importants comme la maison des Compagnons du Devoir au sud de la gare, qui possède un très beau clocher tors, la tour Bretagne, l'immeuble CGA et le Blockhaus DY10.

Le comblement des bras nord de la Loire et de l'Erdre canalisée (devenue le Cours des 50-Otages) à partir de 1929 a grandement altéré le caractère de la ville ancienne. Il faut s'imaginer le château des Ducs, la place du Commerce, les façades de l'île Feydeau et du quai de la Fosse en arrière des quais, au bord de l'eau. Une figuration de quais a été reconstruite le long de la face sud de l'île Feydeau (conçu par l'urbaniste Bruno Fortier). Un projet de restitution d'une partie du bassin de la Fosse est à l'étude.

Lieux de culte

Article détaillé : Lieux de culte à Nantes. Cathédrale de Nantes.

De nombreux lieux de culte sont construits sur le territoire de la commune, principalement des églises catholiques. On note que le christianisme est présent à Nantes depuis très longtemps avec son premier évêque dénommé Clair dès les années 290. Les églises érigées avant la séparation de l’Église et de l’État (1905), appartiennent à la ville de Nantes. Celles postérieures à cette date appartiennent au diocèse de Nantes, à l’exception de Saint-Médard de Doulon, et de l’église de la Madeleine, reconstruites à la suite de sinistres ayant détruits les édifices datant d’avant 1905.

La cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul est sans doute l'édifice religieux de Nantes le plus connu. Construction de style gothique, elle est située sur la place Saint-Pierre. Sa construction s'étalla de 1434 à 1891 (457 ans). La construction de l’édifice démarre sous l'impulsion du duc de Bretagne Jean V et de l’évêque Jean de Malestroit en 1434. La façade est achevée dès la fin XVe siècle, les tours ne le sont qu’en 1508, la nef et les collatéraux le sont également au début du XVIe siècle, la voûte gothique de la nef, le bras sud du transept et les arcs-boutants sont terminés au XVIIe siècle et le chevet fin XIXe siècle. L'édifice est finalement inauguré le 25 décembre 1891. Après avoir subit les dommages de la pollution urbaine, du manque d’entretien et bombardements de 1944, une restauration de l'édifice est entreprise. Mais un incendie se déclenche à la fin des travaux, en 1972. Un nouveau chantier de restauration commence un an plus tard. Cette cathédrale fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1862.

La basilique Saint-Nicolas est l'un des premiers projets néo-gothiques de France datant du XIXe siècle. L'édifice se situe dans le centre ville de Nantes. Celle-ci est construite par Jean-Baptiste-Antoine Lassus, élève de Viollet-Leduc. Elle fut érigée en basilique le 28 octobre 1882. Bâtie sur un terrain exigu, la basilique est orientée sur un axe nord-sud inhabituel pour un édifice de tradition chrétienne. Les principaux matériaux nécessaires à sa construction sont le granit local et le tuffeau de Touraine. L'édifice est grandement endommagé lors du bombardement du 16 septembre 1943. Cette basilique fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1862.

L'église Notre-Dame de Bon-Port est construite en 1852 par les architectes Seheult et Joseph-Fleury Chenantais. Elle se situe place du Sanitat près du quai de la Fosse, où se tenait l’essentiel du trafic du port de Nantes au moment de sa construction, d’où son nom. Elle est coiffée d'un dôme faisant référence à celui des Invalides de Paris. Au sommet de la flèche, on trouve un archange doré. Elle est fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 octobre 1975.

La Mairie de Nantes et les différentes communautés musulmanes de la ville ont engagé une politique de construction de mosquées. La mairie facilite cette construction par des baux emphytéotiques aux loyers modérés , les communautés musulmanes récoltant des fonds par contributions des fidèles (notamment).

Deux grandes mosquées ont été construites en 2009. La Mosquée Arrahma de Nantes est située dans le nord de la ville. La Mosquée dite Mosquée des turcs est située boulevard du Bâtonnier Cholet. Elle a adopté une architecture traditionnelle avec un minaret haut de 18 mètres. Une troisième, La Mosquée Assalam de Nantes, est en cours de construction. Celle-ci, située à Malakoff, aura une surface d'environ 3.100 m², et adoptera un style moderne, avec un minaret éclairé.

Musées

La ville de Nantes contient divers musées présents dans des domaines très variés : histoire, arts, sciences, techniques, etc. Parmi eux le Musée d'histoire de Nantes qui se situe à l'interieur du Château des ducs de Bretagne offre au public une rétrospective des activités nantaises au fil des siècles ainsi qu'une vaste ouverture au monde contemporain : les thèmes proposés au fil de la visite montrent l'évolution de la cité antique jusque à la ville contemporaine en passant par la révolution Française , ou encore l'histoire du port colonial. Parmi les pièces rares on trouve notamment le reliquaire du cœur d’Anne de Bretagne. Afin de rendre la visite plus ludique le musée fait parfois appel aux dernières technologies audiovisuelles et multimédia.

Situé entre le château des ducs de Bretagne et le jardin des Plantes , Le Musée des Beaux-Arts de Nantes constitue une riche réserve artistique composée essentiellement de peintures tels que: le Portrait de Madame de Senonnes par Ingres , Les Cribleuses de blé de Courbet et les trois chefs-d'œuvre de Georges de La Tour : Le Vielleur, Le Songe de Saint Joseph et Le Reniement de Saint Pierre , la collection du musée a été sans cesse enrichie depuis sa fondation, ce qui lui permet de proposer une véritable histoire de la peinture occidentale du XIIIe siècle à nos jours. Le musée fut édifié dès 1893 sur les plans de l'architecte nantais Clément-Marie Josso et inauguré en 1900, le Palais des Beaux-Arts de Nantes présente une architecture analogue aux autres bâtiments officiels construits à la même époque.

Situé quartier Graslin tout près du Muséum d'histoire naturelle, le musée Dobrée abrite une riche collection d'œuvres du Moyen Âge jusqu'au XXe siècle et compte plusieurs pièces rassemblés par Thomas Dobrée un collectionneur issu d'une famille de négociants et armateurs du port de Nantes. Il rassemble aussi un très large eventail d'objets archéologiques allant de l'ère glacière jusque à la période Carolingienne au fil des époques il fut enrichi par de nombreux dons de peintures, de sculptures ou d'autres ouvrages anciens receuillis au sein de La bibliothèque du Musée départemental Dobrée. Le musée ouvert à la fin du XIXe Siècle appartient désormais au Conseil général de la Loire-Atlantique.

Au sommet de la Butte Saint-Anne le Musée Jules Verne est entièrement consacré à l'écrivain né à Nantes en 1828. Il retrace la vie de l'auteur et restitue au public différentes collections en rassemblant Livres, manuscrits, documents, extraits des œuvres et illustrations, affiches et objets La visite du musée prèsente , entre-autres , une reconstitution du salon de Jules Verne qui évoquent le décor de la pièce où furent reçus les journalistes venus d’Amérique, d’Angleterre, d’Allemagne ou de France pour s’entretenir avec le romancier. Le musée Jules Verne fut inauguré en 1978 à l'occasion du 150e anniversaire de la naissance de l'écrivain et rénové dans le cadre de l'année du centenaire de sa disparition en 2005

Dans un tout autre registre le Muséum d'histoire naturelle de Nantes présente des collections de sciences naturelles et abrite différentes collections de zoologie générale, de faune régionale, de minéralogie ainsi qu'un vivarium présentant reptiles et batraciens de toutes origines.Il fut inauguré en 1875 dans l'ancien Hôtel de la Monnaie.

Toujours dans le domaine scientifique et plus particulièrement de l'astronomie , le Planétarium de Nantes situé sur la butte Sainte-Anne à proximité du musée Jules Verne, propose sous un dôme de 8 mètres de diamètre, des projections reprèsentant le système solaire et les diffèrentes constellations. Il est également equipé d'un planétaire numérique de dernière génération Le Planétarium de Nantes est ouvert depuis 1980.

Le musée de l'Imprimerie de Nantes expose les différentes techniques de compoition manuelle ou mécanique, les presses typographiques, la gravure taille douce et la lithographie. Le musée fondé en 1986 est situé quai de la fosse.

Plus insolite, le Musée de la Machine à coudre qui se trouve entre le Musée des beaux arts et le Jardin des Plantes expose plus de 100 modèles témoignants de l'histoire de la machine à coudre au travers des siècles.

Enfin, le premier mémorial à l'abolition de l'esclavage d'Europe devrait voir le jour le long du quai de la Fosse, entre le pont Anne-de-Bretagne et la passerelle Victor-Schoelcher.

liste des musées de Nantes
  • Musée d'histoire de Nantes
  • Musée des Beaux-Arts de Nantes
  • Muséum d'histoire naturelle de Nantes
  • Planétarium de Nantes
  • Musée naval du Maillé-Brézé
  • Musée Jules Verne
  • Musée de l'imprimerie
  • Musée des Compagnons du Devoir
  • Musée de la Machine à coudre
  • Musée de La Poste
  • Musée des sapeurs-pompiers de Loire-Atlantique
 

Principaux parcs et jardins

Nantes est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs avec distinction Grand Prix aux palmarès 2006 et 2007 du concours des villes et villages fleuris.

La Petite Amazonie, seul site classé Natura 2000 en milieu urbain, est un marécage sauvage situé au nord du quartier Malakoff et au sud de la gare. Le site est interdit au public mais des visites guidées sont organisées par la LPO.

Autres patrimoines

Patrimoine industriel

Commerces de caractère

  • Passage Pommeraye
  • Chocolaterie Gautier (rue de la Fosse)
  • Decré

Patrimoine SocialC'est à Nantes que le scoutisme est expérimenté pour la première fois en France dès 1909 , par Emmanuel Chastand. Une première unité d'adolescents, issu de la mission populaire évangélique, se développait dû aux contacts privilégiés que les groupements d'unions chrétiennes avaient avec leur organisation dirigeante située en Angleterre, berceau du scoutisme.

La reconquête de la Loire maritime

Le Marité à quai dans le port de Nantes

Transformation du site des chantiers

  • Nantes a longtemps été une ville portuaire et maritime, notamment grâce à l'activité des chantiers navals Dubigeon sur l'île de Nantes, qui ont fermé en 1987.

La ville tourne alors le dos à la Loire et sur son passé maritime. Cependant, l'élection à la tête de la ville de Jean-Marc Ayrault en 1989 va bousculer les choses. La grue Titan jaune est acquise par la ville qui souhaite la conserver en tant que témoin du long passé industriel et maritime de nantes. En avril 1994, la Maison des Hommes & des Techniques, ancien bâtiment des Ateliers et Chantiers de Nantes est inaugurée.

Pendant ce temps, une grande phase d'études est lancée et doit déterminer les grandes lignes du projet de l'île de Nantes. Outre la question de réaménager cette partie ouest de l'île, les architectes Dominique Perrault et François Grether imaginent une requalification de l'ensemble du territoire.

En 1996, le fleuve est placé au centre de la stratégie territoriale. Il en convient de lui donner l'exclusivité dans ce projet urbain d'envergure.

Après plus de 10 ans de réflexion et d'études menées de longue haleine, les travaux débutent en 2002 sous la houlette d'Alexandre Chemetoff, architecte désigné pour 10 ans à la transformation et la mutation de l'Île de Nantes.

"Le site des chantiers", tel qu'il est aujourd'hui surnommé, reprend vie sous une autre forme. Les gigantesques nefs sont réhabilitées, ainsi que la Maison des Hommes & des Techniques ; les cales no 1, 2 et 3 sont défrichées et mises en valeur, afin de souligner 250 ans de construction navale ; les bords de Loire sont redessinés, des parvis sont créés, des quais rénovés...

  • Après plus de 5 ans de chantiers, le site est totalement transformé. Les nefs abritent désormais les célèbres Machines de l'île alors que la Maison des Hommes & des Techniques devient en quelque sorte un musée retraçant l'histoire de la navale. Le Hangar à bananes à la pointe des Antilles accueille une dizaine de bars, des restaurants, une discothèque, une galerie d'art contemporain...

Les quais sont accessibles et offrent une belle promenade le long du bras de la Madeleine ; divers jardins luxuriants, exotiques ou sauvages jonchent l'ancienne friche industrielle ; une plage urbaine et une plaine de jeux marquent la polyvalence du site...

  • Depuis peu, la construction de navires est relancée grâce à l'association La Cale 2 l'île, qui a entre autres mis à l'eau le 27 juin 2009 la réplique du Saint-Michel II, un voilier de 20 mètres ayant appartenu à l'écrivain nantais Jules Verne. L'association est installée à l'intérieur même de la cale no 2 de l'île de Nantes, récemment réhabilitée, et dispose d'un hangar pour la contruction de ses navires à proximité.

Accueil des paquebots

Depuis 2005, la ville de Nantes accueille les paquebots de croisière. Ceux-ci accostent au quai Wilson, où était encore déchargé en 2005 le sucre destiné à alimenter la raffinerie Béghin-Say.

Chaque année, les paquebots à faire escale à Nantes sont de plus en plus nombreux, et ce grâce au travail de l'association Accueil des Paquebots, qui vante les mérites de la cité des ducs auprès des compagnies, et lors de salons de la croisière ou du tourisme à travers le monde.

Seuls les paquebots ayant un tirant d'eau inférieur à 8 mètres peuvent accoster quai Wilson. En effet, cette partie de la Loire s'envase assez facilement malgré un draguage effectué chaque année. Théoriquement, la longueur des paquebos accueillis ne doit pas excéder 180 mètres. Toutefois, des "dérogations" sont obtenues jusqu'à 200 mètres. Ainsi, jusqu'ici, le plus gros paquebot à avoir touché Nantes est le MS Europa de l'armement Hapag Lloyd Cruises (198 mètres).

Lors de leur escale, les passagers (entre 150 et 450 selon les navires) découvrent les charmes de la région, tels que les Marais salants de Guérande, le Château de Goulaine, la côte vendéenne ou ligérienne, les Chantiers de l'Atlantique, l'Ecomusée de Saint-Nazaire, la Forêt du Gâvre... Les passagers ne partant pas en excursion ont toutefois la possibilité de rejoindre le centre-ville grâce aux nombreuses navette bus mises en place par la Semitan.

Cependant, si l'escale à Nantes promet de belles découvertes, elle ne se fait pas dans des conditions optimales. En effet, les passagers débarquenet sur une ancienne friche industrielle faisant partie d'une partie de l'île encore oubliée, pourtant située derrière le site des chantiers. La première image de la ville n'est donc pas exceptionnelle, ce qui a été reporté à plusieurs reprises par des touristes ou des commandants de bord. Pourtant, des aménagements sont prévus dans le plan de réaménagement de l'île de Nantes (réfection des quais, aménagement de parkings, d'une gare maritime et d'un boulevard paysager)

Ports de plaisance

La demande de places de port au cœur de la ville se fait de plus en plus ressentir auprès des plaisanciers. Actuellement, la sem Nantes Gestion Equipements sous l'insigne Les 3 ports, gère 3 zones principales d'accueil des bateaux de plaisance :

  • Port de Trentemoult, sur la commune de Rezé, situé au sud-Loire, à 6 minutes en Navibus du centre de Nantes.
  • Port de Couëron, situé dans la commune du même nom et à 20 minutes en voiture du centre de Nantes.
  • Port de Nantes, divisé depuis peu sur deux sites en centre-ville : l'Erdre (bassin Ceineray & bassin Malakoff) et la Loire (ponton Anne-de-Bretagne & ponton des chantiers).

Le ponton des chantiers, installé en 2007 sur l'île de Nantes, est toutefois reservé en priorité aux navires à passagers. Le ponton Anne-de-Bretagne, installé en 2009 le long du quai de la Fosse (au pied du pont Anne-de-Bretagne), est attenant au nouveau ponton du trois-mâts barque Belem.

Ces capacités d'accueil, honorables il y a quelques années, deviennent très limitées. Dans le cadre du grand projet urbain de l'Île de Nantes, il est prévu depuis le départ le creusement d'un bassin à flot de 600 mètres de long par 65 mètres de large à l'emplacement de l'actuelle gare de triage. Relié à la Loire par une double écluse juste au nord du Hangar à bananes, ce bassin doit abriter 300 places de port au sein même d'un futur quartier. Cependant, la situation économique actuelle a contraint la municipalité à revoir ses priorités en termes d'aménagement urbain. En effet, le coût d'un tel chantier (creusement, installations, environnement...) serait un frein au développement d'autres projets tout aussi importants dans l'agglomération. Ainsi, même si le maire a certifié que l'intention de ce bassin à flot reste valide, il n'y a pas d'échéance établie.

Si elle voit le jour (peut être même sous une autre forme), cette nouvelle "portion de Loire serait une véritable aubaine pour les plaisanciers.

La Loire théâtre d'événements

Afin que la Loire reprenne petit à petit sa place dans les esprits et les cœurs des nantais, il faut la mettre sur un piédestal et la faire vivre à travers des événements nautiques et culturels d'envergure :

  • En 2006 a été lancée la première édition des Rencontres du Fleuve. Cette manifestation a pour but de rassembler toutes sortes de navires fluviaux ou maritimes typiques d'hier ou d'aujourd'hui. "Ambulantes", ces Rencontres du Fleuve parcourent l'estuaire de la Loire d'Ancenis à Saint-Nazaire en faisant escale dans les diverses communes bordant le fleuve.

En 2006 et 2008, les Rencontres du Fleuve ont enthousiasmé les ligériens qui sont venus nombreux assister aux animations. Proposée en juin, cette manifestation s'est établie dans les mœurs et a désormais lieu tous les deux ans durant deux semaines. Le prochain rendez-vous est fixé du 3 au 12 juin 2010.

  • En 2007, la saga Estuaire était lancée. Conçue en trois opus, cette biennale d'art contemporain a pour but de présenter diverses œuvres artistiques toutes plus farfelues et originales les unes que les autres ; des œuvres prenant pour la plupart place dans la nature ou le tissu urbain.

Avec les deux premiers "épisodes" en 2007 et 2009, Estuaire a fait connaître près d'une soixantaine d'artistes contemporains qui ont su jouer avec les éléments pour offrir au public un véritable condensé de curiosité. Estuaire se visite à pied, en vélo, en bateau ou en car sur les 60 km de rives qu'offre l'estuaire de la Loire. Le festival se déroule de juin à août, mais des œuvres pérennes s'établissent après chaque édition dans les diverses communes de l'estuaire. Le prochain et dernier rendez-vous est fixé à l'été 2011. Il marquera l'épilogue de cette aventure rocambolesque.

  • Du 2 au 8 octobre 2008, l'Île de Nantes a vécu au rythme de la course océanique. En effet, Nantes a été choisie pour baptiser le plus grand trimaran de course du monde : le Maxi Banque Populaire V. Ce trimaran impressionnant de par ses dimensiosn et le 5e multicoque de la "team" Banque Populaire. Long de 40 mètres et haut de 47 mètres, le géant des mers n'a même pas eu besoin de courber la tête pour passer sous le pont de Cheviré.

Durant près d'une semaine, un grand village sur la voile et la course océanique était installé sur le parvis des chantiers et rpoposait une multitude d'animations. Le grand baptême a eu lieu le samedi 4 octobre. À la nuit tombée, la Loire s'est embrasée et a laissé éclater ses plus beaux artifices dans une mise en scène pyrotechnique et acquatique signée Féérie. Lors de son séjour dans la ville de Naissance de Jules Verne et Éric Tabarly, il paraissait logique que le Maxi Banque Populaire V soit accompagné de la flotte des Pen Duick ainsi que de son prédécesseur le trimaran Banque Populaire IV. Ce baptème en grandes pompes aura marqué tous les nantais venus nombreux ainsi que Pascal Bidégorry, skipper du géant...

  • En 2009, le skipper Damien Grimont, fondateur du Record SNSM, annonce officiellement la création d'une nouvelle transat solidaire, sportive et événementielle. Cette course est unique en son genre puisqu'elle est entièrement dédiée aux monocoques Class'40 et a pour but de financer des associations soutenant une œuvre d'intérêt général grâce à des mécènes.

Cette transat, qui relie Nantes / Saint-Nazaire à Progreso dans le Yucatan (Mexique), sera donc baptisée Solidaire du Chocolat. Elle permettra en effet de ravaiver l'ancienne route maritime du chocolat, empruntée notamment par le trois-mâts nantais Belem, qui transportait dans ses cales les fèves de cacao destinées à la Chocolaterie Menier en France. Le 9 octobre, les 24 bateaux engagés dans la course sont donc arrivés un à un dans la soirée et ont mouillé dans le bras de la Madeleine, sous l'œil bienveillant du Belem, sans qui la Solidaire du Chocolat ne pouvait démarrer.

Ainsi, après deux jours d'animations et de fête autour du chocolat et de la culture Maya sur le village solidaire installé sur le parvis des nefs de l'Île de Nantes, la flotille a descendu le fleuve jusqu'à Saint-Nazaire, guidés par le silllage du Belem le dimanche 11 octobre 2009. Là, l'ensemble de la fotte, les associations, les skippers ainsi que les mécènes sont de nouveau réunis dans le village de Saint-Nazaire avant le grand départ qui sera donné à 17h00 le dimanche 18 octobre.

La Solidaire du Chocolat prendra son départ de Nantes / Saint-Nazaire tous les deux ans à l'automne, en direction du Yucatan, de l'autre côté de l'Atlantique...

Événements culturels majeurs

Théâtre de rue

Article détaillé : Royal de Luxe. La Petite Géante

Née en 1979, la compagnie Royal de Luxe s'installe à Nantes dix ans plus tard. Le Royal y a notamment présenté La véritable histoire de France, Cargo 92, Les embouteillages, le Géant tombé du ciel, Le péplum, La maison dans les arbres, Retour d'Afrique, Petits contes nègres titre provisoire, La visite du sultan des Indes, La révolte des mannequins et, le dernier en date, La petite géante et le scaphandrier. Par ailleurs, l'idée de l'éléphant de La visite du sultan des Indes est reprise et développée avec succès par Les Machines de l'Île.

Équipements culturels et de loisirs

Nantes dispose de plusieurs équipements dédiés à la culture et les loisirs Le Zénith de Nantes Métropole (situé à Saint-Herblain) est une salle de spectacles d'une capacité maximum de 8 500 spectateurs, le Zénith conçu par l'Atelier d'architecture Chaix & Morel et associés fut inauguré en 2006. La Cité internationale des congrès de Nantes, centre d'affaires, de conférences, de congrès et de spectacles fut édifiée de 1986 à 1992 d'après les plans de l'architecte Yves Lion. Dédié aux foires-expositions et salons évènementiels, le Parc des Expositions de la Beaujoire est un complexe situé sur les bords de l'Erdre. Il accueil notamment les Floralies Internationales de Nantes. Le Théâtre Graslin est salle d'opéra. Le théâtre a été conçu par l'architecte Mathurin Crucy en 1788 et est situé sur la place du même nom. Le Lieu Unique est un ancien bâtiment de la biscuiterie LU situé quai Baco, dus à l'architecte Auguste Bluysen. une partie fut transformés par l'architecte Patrick Bouchain en un centre culturel.

Les autres lieux culturels importants sont:

Cinéma

Cinémas d'art et d'essai

  • Le Bonne Garde
  • Le Cinématographe
  • Le Concorde
  • Le Katorza

Multiplexes

Nantes dispose de complexes cinématographiques :

  • Gaumont Nantes (place du Commerce)
  • UGC Ciné Cité Atlantis (Saint-Herblain)
  • Pathé Atlantis (Saint-Herblain)
  • Cinéville (Saint-Sébastien-sur-Loire)

Musique

Article détaillé : Groupes et musiciens originaires de Nantes. Article détaillé : Rock à Nantes.

À Nantes, la musique classique est représentée par différents orchestres. Il y a notamment l'Orchestre national des Pays de la Loire, dirigé par Isaac Karabtchevsky, qui propose une saison symphonique à Nantes et Angers (siège social et logistique depuis sa création en 1971). Les musiciens sont répartis par moitié entre les deux villes. Angers-Nantes Opéra qui officie à Nantes au Théâtre Graslin et à Angers au Grand Théâtre. La Philhar, orchestre d'harmonie de Nantes, composée de musiciens amateurs (70%) et professionnels (30%) sous la direction musicale de Frédéric Oster. Le Bagad de Nantes représente la musique traditionnelle bretonne.

Le rock a une place importante à Nantes. Celui-ci connaît un essor dans les années 1980 avec notamment Elmer Food Beat puis c'est en 1990 qu'une seconde vague rock arrive avec tout d'abord Dominique A et ensuite plusieurs groupes comme Dolly. Le groupe le plus emblèmatique de la ville reste cependant Tri Yann, toujours en activité plus de 35 ans après sa fondation.

Médias nantais

Presse écrite locale

La presse écrite locale est principalement dominée par le Groupe Ouest-France et ses éditions de Ouest-France et Presse-Océan. Des journaux locaux dont la diffusion est plus modeste sont également publiés. On peut citer l'Hebdomadaire gratuit Wik, Pulsomatic (agenda des sorties), La lettre à Lulu (satirique nantais) et le magazine mensuel Terra Eco diffusé dans toute la France, qui est édité à Nantes.

Télévisions locales

Deux chaînes locales se partageant un canal émettent sur la région nantaise : TéléNantes et Nantes 7. Pour les informations locales, la chaîne France 3 émet un décrochage local avec France 3 Ouest Estuaire.

Le 2 septembre 2009 la télévision locale Nantes 7 est placée en redressement judiciaire, au 28 septembre 2009, date limite de dépôt des dossiers de candidature à la reprise de l'activité, seul TéléNantes s'est portée candidate.

Radios locales

Il existe plusieurs radios locales basées à Nantes et dans sa région.

  • Les radios locales publiques sont représentés par les filiales de Radio France : France Bleu Loire Océan (101.8 FM) et FIP Nantes (95.7 FM).
  • Les radios locales associatives de catégorie A sont Jet FM (91.2 FM) PRUN', (radio étudiante, 92 FM), SUN FM, (93 FM), AlterNantes FM (98.1 FM), Euradionantes (101.3 FM) Atlantis FM (107.0 FM), NTI (93.4 FM) et Fidélité (radio chrétienne, 103.8 FM).
  • les radios locales commerciales de catégorie B sont Hit west (ex-Radio Nantes, 100.9 FM), Alouette (89.5 FM) et radio Côte d'amour (99.9 FM).

Internet

  • nantes.indymedia.org fait partie du réseau d'information Indymédia.
  • www.nantes.maville.com est édité par Ouest-France Multimédia.

Les personnalités célèbres liées à Nantes

Les Nantais d'origine

Article détaillé : Liste de personnes nées à Nantes.

Parmi les plus connus :

Les Nantais d'adoption

  • Jean-Baptiste Armonville (1756 -1808), homme politique, né à Reims, vécut à Nantes et s'y maria.
  • Joseph Fouché (1759 –1820), homme politique, né au Pellerin, fait ses études à Nantes, y est professeur au collège de l'Oratoire et y commence sa carrière politique pendant la Révolution.
  • René Laennec (1781 – 1826), médecin, né à Quimper, a passé une partie de sa jeunesse à Nantes chez son oncle Guillaume François, lui aussi médecin, directeur de l'école de médecine, médecin-chef à l'Hôtel-Dieu de Nantes et recteur de l'université.
  • John-James (ou Jean-Jacques) Audubon (1785 -1851), né à Saint-Domingue, ornithologue, naturaliste et peintre américain (naturalisé en 1812), nommé le premier ornithologiste du Nouveau-Monde. Il fut élevé à Nantes et à Couëron par sa belle-mère.
  • Ange Guépin (1805 – 1873), médecin et homme politique, né à Pontivy, a vécu à Nantes.
  • René Waldeck-Rousseau (1809-1882), homme politique, né à Avranches, est maire de Nantes de 1870 à 1871 et de 1872 à 1874 ; c'est le père de Pierre Waldeck-Rousseau.
  • Eugène Livet (1820-1913), né à Vernantes (Maine-et-Loire), fut un éducateur français et le précurseur de l'enseignement technique en France.
  • Georges Clemenceau (1841-1929), homme politique, né à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), fait ses études au lycée impérial de Nantes, qui porte aujourd'hui son nom.
  • André Breton (1896 – 1966), écrivain, né à Tinchebray dans l'Orne, un des pères du surréalisme, y suivit ses études de médecine.
  • Jean Bouhier (1912 – 1999), écrivain, originaire de La Roche-sur-Yon, fondateur de l'École de Rochefort, fit une partie de ses études (médecine et pharmacie) à Nantes.
  • Julien Gracq (1912-2006), écrivain, né à Saint-Florent-le-Vieil en Maine-et-Loire, est professeur d'histoire-Géographie au lycée à Nantes au début de sa carrière.
  • René Guy Cadou (1920-1951), écrivain, né à Sainte-Reine-de-Bretagne, vit à Nantes, où son père a été nommé directeur de l'école du quai Hoche, de 1930 à 1940 ; il fait ses études secondaires au Lycée Clemenceau et publie ses premiers recueils de 1937 à 1939. Il évoque cette période nantaise dans son livre de souvenirs Mon enfance est à tout le monde (3 ° partie : "5, quai Hoche").
  • Paul Guimard (1921-2001), écrivain, né à Saint-Mars-la-Jaille, a fait ses études secondaires à Nantes, au collège Saint-Stanislas, et y a travaillé comme journaliste dans les années 1940.
  • Sim (1926-2009), acteur, comique, chanteur, auteur et écrivain né à Cauterets (Hautes-Pyrénées), il passa une partie de sa jeunesse dans la région : d'abord à Ancenis où ses parents tenaient un cinéma, pour venir ensuite à Nantes afin de prendre la gérance d'une autre salle, et où il suit ses études au lycée Leloup-Bouhier. Il quittera la ville en 1942 pour Rennes, où il débutera sa carrière.
  • Jacques Demy (1931-1990), cinéaste, né à Pontchâteau, vit à Nantes, où son père est garagiste, de 1931 à 1949 ; il fait ses études secondaires au collège technique Launay ; il met en scène la ville de Nantes dans deux de ses films : Lola et Une chambre en ville.
  • Jean Rouaud (1952 - ), écrivain, né à Campbon en 1952, a fait ses études supérieures (Lettres) à l'université de Nantes ; il évoque cette période de sa vie dans son livre Le Monde à peu près, 1996.
  • François Bégaudeau (1971 - ), écrivain, originaire de Luçon, passe une partie de son enfance à Nantes ; il est l'auteur du livre Entre les murs et acteur dans le film l'adaptation cinématographique, Entre les murs, Palme d'or au festival de Cannes 2008.

Spécialités culinaires

Les produits typiques

La gastronomie nantaise se compose de plusieurs produits typiques. La position de la région nantaise le long de la vallée de la Loire a favorisé le maraîchage. La région assure près de 85% de la production nationale de mâche. Salade cultivée depuis la Renaissance dans des sols sablonneux, les maraîchers nantais du bassin de l’estuaire de la Loire la récoltent surtout en hiver.

Une des spécialités proposé au menu de quelques restaurants locaux est le lard nantais, une préparation composé de couenne, de foie, de poumon et de côtelettes de porc dégusté de préférence avec du muscadet, se consomme aussi aux alentours de Nozay et Savenay.

Le beurre blanc également appelé beurre Nantais est une sauce typique de la région qui accompagne aussi bien des poissons de rivière (comme la sandre ou le brochet), que des poissons marins (comme le Lieu noir ou l’alose). Inventée par Clémence Lefeuvre, cuisinière du marquis de Goulaine, au début du XXe siècle. Il s'agit d'une réduction d'échalotes grises hachées dans du muscadet et ensuite montée au beurre.

La région nantaise a aussi son fromage traditionnel : le Curé nantais. Celui-ci est à base de lait cru et entier de vache, à pâte molle à croûte lavée. Il est de forme carré avec les bords arrondis. Créé en 1880 à Saint-Julien-de-Concelles, il est désormais produit à Pornic.

Du côté des desserts et confiseries, on trouve le berlingot Nantais crée par des confiseurs locaux au XIXe siècle, profitant des arrivages de sucre des Antilles dans le port de commerce. Plus tendre que le berlingot, la rigolette, inventée en 1902 est une coque de sucre cuit renfermant de la pulpe de fruit. Le « gâteau nantais » un quatre-quarts fabriqué à base de poudre d’amandes et relevé de rhum . Autre pâtisserie locale , la fouace nantaise est à l'origine fabriquée à La Haie-Fouassière , elle accompagnait la dégustation de muscadet à l'automne : il s'agit d'un pain enrichi en sucre et en beurre, aplati et façonné en forme d'étoile à 6 branches. On compte aussi d'importantes biscuiteries dont les plus connues sont LU et BN qui produisent respectivement le Petit beurre et les biscuits fourrés.

Le vignoble nantais produit notamment deux vins blancs secs réputés. Le premier, le muscadet est issu d'un cépage unique, le melon dont l'aire de production se situe sur les coteaux de l'est du département entre le lac de Grand-Lieu et la vallée de la Loire. Il est divisé en quatre sous-appellations labellisées AOC. Une fête annuelle se tient en son honneur à Mouzillon. Le second, le Gros plant nantais issu du cépage folle blanche est labellisé VDQS. Ce sont des vins très appréciés en accompagnement des fruits de mers et coquillages.

Le Nantillais, autre boisson typiquement nantaise, est un sirop créé au XVIe siècle composé de gingembre, de zestes d’orange douce, de citron jaune, de cassis ou de fleur d’hibiscus. Il est souvent servi avec du muscadet lors de l’apéritif.

Sports

Article détaillé : Sport à Nantes. Le stade de la Beaujoire où réside le FCN depuis 1984.

Le sport à Nantes est représenté par 370 associations sportives (dont 30 clubs de haut niveau) couvrant 80 disciplines pratiqué par 60 000 licenciés (dont 16 000 scolaires et universitaires). Dans les sports les plus médiatiques, on peut citer :

  • le football avec le club du Football Club de Nantes (F.C.N.), octuple champion de France de football.
  • le basketball avec l'Hermine de Nantes Atlantique évoluant en Pro B.
  • le handball avec le Handball Club de Nantes en Division 1 depuis 2008.

Garnison

Jumelage, coopération et liens d'amitié

Nantes est jumelée avec sept villes :

Elle nourrit des relations de coopération avec :

Elle entretient également des liens d'amitié avec :

Annexes

Sources et bibliographie

  • (fr) Louis Deroy, Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, Les usuels Robert, 1992 (ISBN 978-2-85036195-1) 
  • (fr) François Falc'hun, Bernard Tanguy, Les Noms de lieux celtiques, Première série, Vallées et plaines, Editions Jean-Paul Gisserot, 1966 
  • (fr) Stéphane Pajot, Nantes Fascinante, Editions d'Orbestier, 2006 (ISBN 978-2842380960) 
  • (fr) Daniel Quesney, Retour à Nantes, Les Beaux Jours, 2008 (ISBN 2351790197) 
  • (fr) Cécile Souchon, L'Édit de Nantes, Editions Jean-Paul Gisserot, 1998 (ISBN 978-2-87747379-8) 
  • (fr) Éric Vial, Les noms de villes et de villages, Belin, Paris, 1983 (ISBN 978-2701104768) 
  • Max Lagarrigue, Comment les Français vivent-ils les bombardements alliés ?, in 99 questions... La France sous l'occupation, Montepellier, CNDP, 2007.

Bibliographie littéraire et citations

  • André Breton : Nadja (1928)"Nantes : peut-être avec Paris, la seule ville de France où j'ai l'impression que peut m'arriver quelque chose qui en vaut la peine, où certains regards brûlent par eux-mêmes de trop de feux [...], où pour moi la cadence de la vie n'est pas la même qu'ailleurs, où un esprit d'aventure au-delà de toutes les aventures habite encore certains êtres, Nantes, d'où peuvent encore me venir des amis. Nantes où j'ai aimé un parc : la parc de Procé.".Extrait de Nadja, Éditions Gallimard, 1964, coll. Le Livre de Poche, page 33.
  • Paul Nizan : Antoine Bloyé (1933)Paul Nizan situe à Nantes le lieu de la retraite en 1924 (et, en 1927, de sa mort et de ses funérailles au cimetière de Miséricorde) du personnage central de son livre, qui représente son propre père. Il parle de Nantes dans une tonalité beaucoup plus terne qu'André Breton :"Nantes est une ville où le commerce de mer, les banques, les usines, les faces blanches des femmes dévotes, la mort et l'inquiétude sont les éléments mystérieux d'une vie que nulle autre ville française n'impose à ses habitants. Les gens de Nantes, accoutumés depuis leur enfance aux façons de leur ville, ne prennent plus garde à l'air qu'on respire sur les deux rives de la Loire. Cette ville était peut-être celle où Antoine pouvait le mmoins facilement trouver le repos qu'il cherchait, l'absence d'inquiétude qui doivent composer pour un homme au bout de sa tâche l'atmosphère morale de la vieillesse.[...] Nantes ne pouvait être pour lui que la ville où l'on s'installe pour attendre la mort, la ville d'où l'on ne déménagera plus.".Extrait de Antoine Bloyé, Éditions Grasset, 1933, chapitre XXII : Nantes est une ville.
  • Paul Guimard : L'Ironie du sort (1961)Pluie sur Nantes"Il pleuvait lorsque le camion freina rue Mercoeur, devant la porte d'Antoine, un de ces grains venus du golfe de Gascogne, qui remontent comme par erreur l'estuaire de la Loire mais qui, loin dans les terres, restent encore marins et crèvent sur la ville ainsi que sur un navire."Edition Folio, page 25 (Première partie, chapitre 2)Avant l'attentatLe 11 septembre 1943, à 11 heures du soir, Antoine Desvrières attend l'arrivée du lieutenant Werner qu'il est chargé d'abattre."Entre Saint-Stanislas et la porte cochère, la distance est moins grande dans l'espace que dans le temps, huit cents mètres à vol d'oiseau, mais hors de portée du souvenir. De ce côté-ci un adolescent très vieux, comme savent en fabriquer les guerres. De l'autre, un garçon doué qui "pouvait mieux faire", plein d'élans et de velléités, mal assuré dans ses projets, faiseur de phrases, cœur de héros, tête incertaine, craignant le péché moins que le châtiment. Entre les deux, il a coulé de l'eau sous les ponts de cette Erdre qui sépare le collège Saint-Stanislas de la porte cochère devant laquelle un homme va mourir. Huit cents mètres et trois ans de guerre, telles sont les dimensions du fossé creusé entre l'élève moyen qui "pouvait mieux faire" et le tueur de vingt ans qui assure dans sa main moite la crosse de bois du Webley."Edition Folio, page 15 (Première partie, chapitre 1)Après la guerreEn 1959, Antoine Desvrières se trouve à Wiesbaden ; le portier de l'hôtel est l'ancien soldat allemand dont l'intervention aléatoire a fait échouer l'attentat. Il est intéressé par le lieu de naissance d'Antoine."-Ah ! Monsieur Desvrières, Nantes... J'ai connu très bien, pour deux années. Rue Crébillon, place Graslin, café de France, La Cigale, formidable ! Madame aussi est née à Nantes ?Les origines d'Ursula ne suscitèrent pas le même enthousiasme.- Je ne connais pas la Suisse. Nous n'avons pas allé en Suisse pendant la guerre, .... Je regrette; Mais je connais beaucoup Nantes. Elle était mon poste, et Saint-Nazaire et Angers. Nantes est le mieux. Je suis très heureux de parler du bon temps; Compris ?"Edition Folio, page 141 (Quatrième partie, chapitre 2)
  • Julien Gracq : La Forme d'une ville (1985)"Ville du vin, et non du cidre, presque autant vendéenne que bretonne, mais solidement accrochée et retenue aux dernières pentes du Sillon de Bretagne, n'aventurant qu'un pied peureux vers les grèves déjà méridionales de la rive gauche, elle semble regarder les rivages de Saint-Sébastien et de Trentemoult comme les lisières d'un pays de Cocagne, pays où elle puise sa sève populaire, pays qui la séduit et qui l'attire, mais dont un fleuve difficile lui a mesuré chichement les accès."Extrait de La Forme d'une ville, Éditions José Corti, 1985.

Filmographie

Notes

  1. ↑ Nancy (Meurthe-et-Moselle), Nantiat (Haute-Vienne), Nanthiat (Dordogne), Nandy (Seine-et-Marne), Nançay (homonyme de Nancy, Nanciacum 1239) (Cher), Nangy (Haute-Savoie), Nance (Jura), Nances (Savoie), Nangis (Seine-et-Marne) ou Nançois (Meuse).
  2. ↑ La commune s'étend en fait un peu au delà de la Sèvre dans le secteur du confluent, de sorte que la limite communale traverse les Nouvelles cliniques nantaises (Source : panneaux de fin d'agglomération Rezé et Nantes devant les NCN.
  3. ↑ Avec, jusqu'à la création des communes en 1790, un statut particulier : la paroisse Saint-Jacques était une annexe de celle de Saint-Sébastien.
  4. ↑ Le ruisseau coule un moment à l'air libre à Saint-Sébastien, dans une tranchée maçonnée, de l'extrémité de la rue Bonne Garde jusqu'à la rue de la Grèneraie, près de l'entrée de la résidence du Val Joli ; il passe ensuite sous l'hôpital Saint-Jacques.
  5. ↑ La direction nord-ouest-sud-est est caractéristique des reliefs hercyniens.
  6. ↑ Actuel cours Franklin Roosevelt
  7. ↑ Actuels cours John Kennedy et d'Estienne d'Orves
  8. ↑ Actuel cours des Cinquante Otages
  9. ↑ La mairie de Cardiff se situe d'ailleurs sur le « boulevard de Nantes »
  10. ↑ Une place de Sarrebruck a été baptisée « place de Nantes »

Références

  1. ↑ Nantes, entre Bretagne et Pays de la Loire sur www.editions-belize.com Consulté le 10 août 2009. Mais le mot Contigwic ne s'y trouve pas le 13 août 2009;
  2. ↑ La vague de peuplement celtique sur www.ac-reims.fr Consulté le 10 août 2009
  3. a et b Les voies romaines en Ille-et-Vilaine sur voiesromaines35.e-monsite.com Consulté le 10 août 2009
  4. ↑ Toponymie : Origine des noms des villes françaises sur www.culture-generale.fr Consulté le 10 août 2009
  5. ↑ [1]
  6. ↑ www.artyuiop.fr/artyuiop/cartes_postales_Nantes_Venise_de_louest_files/artyuiop12AP-nantes-venise-de-l'ouest.pdf -
  7. ↑ http://www.sc.edu/ltantsoc/cond0162.htm
  8. ↑ http://www.communes-francaises.com/44/guerande/. Condivicnos n'est cependant pas une forme latine, mais gauloise ou grecque.
  9. ↑ http://fr.wikisource.org/wiki/Page:Diderot_-_Encyclopedie_1ere_edition_tome_11.djvu/14
  10. ↑ Site de la ville de Nantes
  11. ↑ http://www.ouest-france.fr/2006/01/29/pays-de-loire/-Nantes-a-Nantes-la-geographie-explique-les-choses.-...-47687567.html
  12. ↑ Laboratoire de linguistique de Nantes, exemple d’utilisation, consulté le 28 mars 2009
  13. ↑ Louis Deroy, Marianne Mulon 1992, p. 331
  14. ↑ Cf. Charles Rostaing, Les Noms de lieux, Que Sais-je, 1969, page 46-47.
  15. ↑ François Falc'hun, Bernard Tanguy 1966, p. 57,71
  16. ↑ Éric Vial 1983
  17. ↑ Le latin utilise indifféremment le u et le v, prononcés comme voyelle (u) ou comme semi-consonne (w)
  18. a, b et c Calcul de la distances entre Nantes et les grandes villes sur www.lion1906.com Consulté le 7 août 2009
  19. ↑ Page INSEE [2]Cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection
  20. ↑ Nantes métropole, le territoire
  21. ↑ nantes.fr, géographie
  22. ↑ Sources pour la section topographie : principalement le plan de Nantes de l'IGN au 1/13 000° et la carte IGN au 1/25 000°.
  23. ↑ Source : plaques de rue au début du boulevard et de la rue)
  24. ↑ Ile de Nantes - Plus d'histoire sur www.iledenantes.com Consulté le 10 août 2009
  25. ↑ relief general de Nantes sur www.nantes.fr Consulté le 7 août 2009
  26. ↑ [3]
  27. ↑ climat de Loire-Atlantique
  28. ↑ nantes.fr Climat
  29. ↑ Article de TIME Europe Magazine (en anglais) : [4]
  30. ↑ Histoire de la ville de Nantes .Auteurs Alfred Lescadieu, Auguste Laurant.Éditeur Laffitte, 1975
  31. ↑ Revue urbanisme, Numéros 359-361 Éditeur Publications d'architecture et d'urbanisme, 2008
  32. ↑ Histoire de Chantenay, sur www.nantes.fr, consulté le 16 décembre 2009.
  33. ↑ http://www.maisonradieuse.org/
  34. ↑ 1000 et un documents sur Nantes et les pays de la Loire: bibliographie économique et sociale , Auteurs : Chambre de commerce et d'industrie de Nantes, Observatoire économique de l'ouest, Bibliothèque municipale de Nantes Éditeur Le Observatoire
  35. ↑ http://www.samoa-nantes.fr/fr/samoa_html.html
  36. ↑ http://www.euronantes.com/
  37. a, b et c Les projets urbains sur Nantes sur www.nantes.fr Consulté le 7 août 2009
  38. ↑ Les projets urbains sur Nantes - Bottière Chénaie sur www.nantes.fr Consulté le 7 août 2009
  39. ↑ Les projets urbains sur Nantes - Saint-Joseph de Porterie sur www.nantes.fr Consulté le 7 août 2009
  40. ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  41. ↑ INSEE: Population depuis le recensement de 1962
  42. ↑ www.insee.fr
  43. ↑ http://classes.belem44.free.fr/guemene/site%20Belem/la_conjoncture_historique_et_eco.htm
  44. ↑ « 8. D'un siècle à l'autre, Nantes en images », dans Ouest-France, François Régis Hutin(dir.), Rennes, 11 août 2009, quotidien (ISSN 0999-2138) [lire en ligne], p. 8
  45. ↑ Daniel Quesney 2008, p. 34-41
  46. ↑ [5]
  47. ↑ La France illustrée, Victor Adolphe Malte-Brun, 1882.
  48. ↑ www.citations.com
  49. ↑ La France illustrée, Victor Adolphe Malte-Brun, 1882.
  50. ↑ Historique du bâtiment de l'Hôtel de Ville sur www.archives.nantes.fr Consulté le 7 août 2009
  51. ↑ Composition du conseil municipal 2008 - 2014 sur www.nantes.fr Consulté le 7 août 2009
  52. ↑ [6]
  53. a et b Police, gendarmerie, justice, fourrière automobile sur www.nantes.fr Consulté le 9 août 2009
  54. ↑ http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/094000198/0000.pdf
  55. ↑ http://www.annuaires.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10113&ssrubrique=10127&article=10809
  56. ↑ http://www.nantes-developpement.com/67043787/0/fiche___pagelibre/&RH=CONTEXTE_ECO&RF=EE02_SECT
  57. ↑ http://www.nantes-developpement.com/67077965/0/fiche___pagelibre/&RH=EE02_SECT&RF=EE02_POLE
  58. ↑ INSEE 2006
  59. ↑ http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES/DL/DEP/44/COM/DL_COM44109.pdf
  60. ↑ http://www.linternaute.com/nantes/magazine/histoire/pratique/tours-lu.shtml
  61. ↑ http://www.nantes-developpement.com/67469893/0/fiche___pagelibre/&RH=EE03_TIC&RF=EE03_AERO.
  62. ↑ http://www.nantes-developpement.com/67377788/0/fiche___pagelibre/&RH=FILIERES&RF=EE03_TIC
  63. ↑ Nantes en 7e position, Nantes.maville.com, 14 mai 2009
  64. ↑ http://www.statistiques-locales.insee.fr/FICHES/DL/DEP/44/COM/DL_COM44109.pdf
  65. ↑ CCI Nantes-St Nazaire, sur nantesstnazaire.cci.fr, consulté le 8 novembre 2009.
  66. ↑ http://www.ccfb-nantes.org/fr/en-bref/informations.php
  67. ↑ Ambassade d'allemagne à Paris
  68. ↑ (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  69. ↑ http://www.nantes.fr/vie-quotidienne/jeunes-et-etudiants.html
  70. ↑ http://www.univ-nantes.fr/22814952/0/fiche___pagelibre/&RF=1182582642425
  71. ↑ http://www.chu-nantes.fr/jsp/menu_navigation.jsp?RH=ETAB
  72. ↑ http://www.chu-nantes.fr/projets-architecturaux-9011.kjsp?RH=PROJETS&RF=PROJETS_ARCHITECT
  73. ↑ Prix décerné une fois par an par les 36 villes européennes partenaires du programme Civitas
  74. Busway de Nantes, Métropole de Nantes. Consulté le 22/10/2007
  75. Navettes fluviales, Métropole de Nantes. Consulté le 22/10/2007
  76. ↑ Article sur nantes.maville.com
  77. ↑ [Protocole d'accord d'octobre 2007 entre Nantes Métropole, Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF sur les projets urbains de la métropole nantaise et l'implication des acteurs ferroviaires.]
  78. ↑ Article Ouest-France du 8 novembre 2008
  79. ↑ Aéroport Notre-Dame-des-Landes: l'appel à candidatures est lancé -Article de Presse-Océan du 21 juin 2008
  80. ↑ - Site de l'ACIPA : Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre-Dame des Landes
  81. ↑ http://www.nantes-renaissance.org/img/PSS.jpg
  82. ↑ http://www.nantes.fr/decouverte/ville-dart-et-histoire.html
  83. ↑ http://www.seve.nantes.fr/patrimoine/sculpture/sculptureliste.asp
  84. Renaissance d'un monument, Musée d'histoire de Nantes. Consulté le 22/10/2007
  85. ↑ Stéphane Pajot 2006, p. 29
  86. ↑ Les églises nantaises et la Cathédrale sur www.nantes.fr, consulté le 6 novembre 2009
  87. ↑ Stéphane Pajot 2006, p. 34
  88. ↑ Base Mérimée sur www.culture.gouv.fr, consulté le 7 novembre 2009
  89. ↑ Base Mérimée sur www.culture.gouv.fr, consulté le 8 novembre 2009
  90. ↑ Classement de l’église Notre-Dame de Bon Port, sur la base Mérimée, ministère de la Culture. Consulté le 31 août 2009
  91. ↑ Compte rendu du conseil municipal de Nantes du 1er juillet 2005 (Transaction foncières diverses, Approbation) concernant les baux emphytéotiques pour la mosquée de Nantes Nord
  92. ↑ http://www.mosquee-arrahma.fr/
  93. ↑ http://mosqeeassalamnantes.free.fr/
  94. ↑ http://culture.loire-atlantique.fr/culture/jcms/c_7106/musee-dobree
  95. ↑ http://www.nantes.fr/julesverne/acc_5.htm
  96. ↑ http://musee.imprimerie.free.fr/SITE/present.htm
  97. ↑ http://machinesacoudre.fr/index1/
  98. ↑ http://www.nantesmetropole.fr/28836968/0/fiche___pagelibre/
  99. ↑ http://www.villes-et-villages-fleuris.com/nantes.htm
  100. ↑ Scouts et Guides en Bretagne éditeur : Yoran Emmbanner Auteur : Christophe Carichon ISBN 978-2-916579-10-8
  101. ↑ thèse sur l'histoire de la mission populaire évangélique, auteur Jean Paul Morley
  102. ↑ Les rendez-vous de l'Erdre
  103. ↑ [7]
  104. ↑ la Solidaire du chocolat
  105. ↑ http://www.philhar.com
  106. ↑ http://bagadnantes.free.fr
  107. ↑ Télénantes - La chaîne sur www.telenantes.com Consulté le 10 août 2009
  108. ↑ Liste des radios à Nantes sur www.annuradio.fr Consulté le 10 août 2009
  109. a, b, c et d Personnalités historiques de la ville sur www.nantes.fr Consulté le 7 août 2009
  110. ↑ Mort du comédien Sim : il avait des attaches nantaises
  111. ↑ La Mâche Nantaise, une origine authentique sur http://www.mache-nantaise.com Consulté le 10 août 2009
  112. ↑ Site officiel de Saint-Julien-de-Concellessur www.st-julien-de-concelles.fr Consulté le 7 août 2009
  113. ↑ Les fromages de France - Le curé nantais, sur www.fromages-de-terroirs.com, consulté le 8 novembre 2009.
  114. ↑ Stéphane Pajot 2006, p. 87
  115. ↑ Stéphane Pajot 2006, p. 34
  116. ↑ LU, notre histoire sur www.lu-france.fr Consulté le 7 août 2009
  117. ↑ Nantes, ville sportive sur www.nantes.fr Consulté le 7 août 2009
  118. ↑ Site officiel de la Ligue de football Professionnel sur www.lfp.fr Consulté le 7 août 2009
  119. a, b et c Nantes et les relations internationales sur www.nantes.fr Consulté le 10 août 2009
  120. ↑ Jumelage - Nantes et Niigata officialisent leur relation sur www.nantes.fr Consulté le 10 août 2009

Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Nantes, sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
  • Nantes, sur Wikiquote (recueil de citations)
  • Communes de la Loire-Atlantique
  • Loire-Atlantique
  • Liste des ponts de Nantes
  • Liste des ponts sur la Loire
  • Tombeau de François II
  • Liste des comtes de Nantes
  • Liste des évêques de Nantes
  • Lefèvre-Utile
  • Biscuiterie nantaise
  • Cassegrain
  • Traites négrières

Liens externes

  • Mairie de Nantes
  • Office de Tourisme de Nantes Métropole
  • Portail de Nantes
  • Portail de la Loire
  • Portail des communes de France

Services de mobilité locale :

Mots-clés

carte relief

,

carte altitude

,

carte topographie

,

carte topographique

,

nantes

,

alpinisme

,

altimétrie

,

altitude

,

baie

,

balade

,

bassin

,

bocage

,

bois

,

carte

,

cartographie

,

colline

,

confluent

,

contrefort

,

côte

,

cyclisme

,

cyclotourisme

,

dénivelé

,

département

,

descente

,

éperon

,

escarpé

,

étang

,

étape

,

excursion

,

fleuve

,

forêt

,

garrigue

,

géographie

,

île

,

îlot

,

itinéraire

,

jardin

,

lac

,

lagune

,

littoral

,

maquis

,

marais

,

marche

,

maritime

,

massif

,

mer

,

mont

,

montagne

,

montée

,

nature

,

naturel

,

océan

,

parc

,

parcours

,

paysage

,

péninsule

,

pente

,

piémont

,

plaine

,

plateau

,

prairie

,

presqu'île

,

promenade

,

randonnée

,

région

,

relief

,

rivière

,

roller

,

sédimentaire

,

sommet

,

territoire

,

topographie

,

topographique

,

tourisme

,

trajet

,

trek

,

vallée

,

vélo

,

ville

,

visite

,

vtt

Développé par Tessanet, développement web et création de sites internet
Valid XHTML 1.0 Transitional
Reproduction interdite