Neuville-en-Ferrain est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.
Commune frontalière avec la Belgique (ville de Mouscron) et, en France, limitrophe de Halluin, Roncq et Tourcoing.
Son nom vient du latin villa (ferme, domaine agricole), de neuf (construction nouvelle au Moyen Âge), et du nom du pays, le ferrain (sol fertile).
Fondation de la ville due au grand défrichement, aux progrès agricoles et à l’augmentation de la population de la région du Nord.
En 1609, un acte autorise les habitants à fabriquer des ouvrages de bourgeterie (fabrication d'étoffe de laine en patois lillois). Le village devient français en 1668, avec le traité d’ Aix-la-Chapelle
La ville est envahie par les prussiens en 1792 et en 1793 la bataille de Tourcoing touche la ville. Elle se soldera par une victoire des tourquennois en 1794.
La frontière avec la Belgique fut créée en 1820. Après 1830, l’afflux d’immigrants belges fît passer le statut du village à celui de ville. Plus des ¾ de la population est belge en 1876.
Après la deuxième guerre mondiale la contrebande de tabac, pétrole, café, chocolat, dentelles, animaux d’élevage et d’essence se fait de la Belgique vers la France mais aussi en sens inverse du fait de l'interdiction du parfum et de l’alcool en Belgique.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Il y avait, jusqu'à récemment, la Ferme des Caudreleux construite au Moyen Âge et qui a été rasée en 2001 afin de laisser place à des terrains de tennis et à un espace public paysager. De l'ancienne ferme, subsiste le pont (rénové) enjambant une partie de la douve se trouvant originellement à l'arrière des bâtiments, auquel on accédait par un étroit passage entre le corps de logis et les bâtiments agricoles. Il reste aussi, isolé dans un espace herbeux, l'un des piliers de l'entrée de la cour, couvert de lierre.
Une autre ferme remarquable a disparu ; située au lieu-dit « Le petit Menin », limitrophe de la commune de Roncq, on y accédait par un chemin pavé conduisant du quartier des Orions, à Tourcoing, vers le centre du village. Elle a été rasée après le rachat des terrains en vue de l'extension d'un centre commercial proche. Le porche, de construction estimée XVIIe siècle, conservait dans sa partie intérieure sa conception originelle dite « en rouges barres », alternance de lits de briques et de moellons calcaires. Un chaînage de grès ourlait l'entrée principale vers la cour intérieure. La façade du porche supportait une fleur de lys métallique sertie dans la brique, de même que le blason des Preud'homme d'Ailly, seigneurs de Neuville durant près de deux siècles (écu de sinople -vert- portant un aigle écartelé d'argent becqué et membré de gueule -bec et serres de couleur rouge. L'écu était surmonté d'un tortil, couronne baronnale autour de laquelle était passé en spirale un collier de perles).
Yannick Bamps, Archéologue
La ville a une intense activité sportive (football, handball, tennis, tennis de table, basket-ball, taekwondo, judo...)
Le club de football (FAN 96) avec ses 804 licenciés est le plus important de la Région Nord-Pas-de-Calais.
L'ancien village, qui a connu des modifications substantielles au cours des ans, subsiste néanmoins, développé autour du centre-ville et sur les axes menant à la ville voisine, Tourcoing, ou en direction d'Halluin dans la vallée de la Lys. À partir des années 1960, une majorité des terres agricoles ont disparu au profit de nombreux lotissements. La population est très peu diversifiée.
Jusque dans les années 1880 le tissage à domicile domine, puis il est remplacé par le travail à l’usine. Actuellement, l'activité est dominée par l'industrie et le commerce de gros (présence d'une zone industrielle directement accessible depuis l'autoroute, sur l'axe Lille-Gand). Le commerce y est actif.
Il y a plusieurs établissement scolaires:
Elle est au cœur d’un important nœud autoroutier.
Elle est très fleurie.
Le Craquelin.
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